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P-001

PhĂ©ochromocytome dĂ©couvert lors de l’exploration d’un incidentalome surrĂ©nalien s’intĂ©grant dans le cadre d’une neurofibromatose de type 1 (NF1)

Auteur:

Dr. K.Mankour

EPH BOLOGHINE IBN ZIRI

Co-auteurs :
H. Kherrab, M. Azzouz

EPHBOLOGHINE IBN ZIRI

Introduction :

Les phĂ©ochromocytomes sont des tumeurs neuroendocrines rares. Ils reprĂ©sentent 5 % des incidentalomes surrĂ©naliens. Ils s’intĂšgrent Ă  un syndrome de prĂ©disposition gĂ©nĂ©tique chez 30 Ă  40 % des patients, dont 3 % dans le cadre d’une neurofibromatose de type 1 (NF1).

Observation :

  1. Nous rapportant le cas d’un patient ĂągĂ© de 49 ans, qui nous a Ă©tĂ© adressĂ© pour exploration et prise en charge d’un incidentalome surrĂ©nalien dĂ©couvert aprĂšs une Ă©chographie abdomino-pelvienne faite dans le cadre d’exploration d’une pour hernie inguinale droite. Elle retrouve une volumineuse masse solido-kystique de 102x101 mm, ainsi qu’une hernie inguinale droite Ă©piploĂŻque non compliquĂ©e, complĂ©tĂ©e par uroscanner, objectivant une volumineuse masse tumorale solido-kystique occupant la loge surrĂ©nalienne gauche, mesurant 98x93x97 mm, contenant une petite calcification en son sein, rehaussĂ©e intensĂ©ment et de façon trĂšs hĂ©tĂ©rogĂšne par le contraste, Wash out absolu estimĂ©e Ă  15 %.Afin d’évaluer le statut sĂ©crĂ©toire, un dosage des dĂ©rivĂ©s mĂ©thoxylĂ©s plasmatique est revenu Ă  8.95 x la norme, posant le diagnostic du phĂ©ochromocytome. Cliniquement : absence de signes cliniques en faveur d’un phĂ©ochromocytome, par contre on note la prĂ©sence taches cafĂ© au lait, lentigines au niveau des plis axillaires et inguinaux et de plusieurs neurofibromes, ce qui permet de poser le diagnostic d’une NF1, nĂ©anmoins une Ă©tude gĂ©nĂ©tique est souhaitable. Le patient s’est fait opĂ©rĂ©, ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une surrĂ©nalectomie gauche, dont l’étude anatomopathologique et immunohistochimique est revenue en faveur d’un phĂ©ochromocytome.

Conclusion :

Un contexte syndromique doit toujours ĂȘtre recherchĂ© devant un phĂ©ochromocytome, quel que soit l’ñge du diagnostic, pour cela un interrogatoire minutieux et un examen clinique complet sont nĂ©cessaire.

 

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PREVALENCE DE L'OSTEOPOROSE :UNE COHORTE DE 342 PATIENTS REALISANT UNE ANALYSE PAR DENSITE MINERALE OSSESE

Auteur:

F. BOUZI

CHU TLEMCEN SERVICE MEDECINE INTERNE

Co-auteurs :
M. BAROUDI , A. LOUNICI, E. TABTI

CHU TLEMCEN , LAREDIAB ,SERVICE MEDECINE INTERBE

PREVALENCE DE L'OSTEOPOROSE :UNE COHORTE DE 342 PATIENTS REALISANT UNE ANALYSE PAR DENSITE MINERALE OSSESE

Introduction :

Le diabÚte entraine des modifications des paramÚtres osseux, à la fois  une augmentation du risque du fracture.

Matériels et Méthodes :

Etude prospective transversal sur 24 mois, du juin 2022 au juin 2024, le bilan d’exploration comporte, la recherche des facteurs de risque de fracture. La mesure densitĂ© minĂ©rale osseuse (DMO) se fait grĂące Ă  l’appareil LUNAR DXA GE, dotĂ© d’un logiciel Corescan, pour l’adultes diabĂ©tiques. L’ostĂ©oporose est dĂ©finie par un T-score 1.35.

Discussion :

Ils existent plusieurs Ă©tudes sur l’impact du diabĂšte type 2, sur la prĂ©valence de l’ostĂ©oporose comme complication osseuse majeur , et l’augmentation remarquable du risque de fracture, illustrant un lien entre la chronicitĂ© de la maladie et le remodelage osseux . Des Ă©tudes prospectives ont montrĂ© qu'un control optimal de la maladie chronique mĂ©tabolique comme le diabĂšte est associĂ© Ă  une diminution de la perte osseuse .

Résultats :

Nous avons rĂ©alisĂ© 342 DMO, 105 hommes et 237 femmes l’ñge moyen 59 ans,l'hb1c moyenne 9.4± 2. L'ostĂ©oporose est retrouvĂ©e chez 07% selon Trabecular bone score(TBS), T-score fĂ©moral 03%, T-score rachis lombaire 11% .L’ostĂ©opĂ©nie est retrouvĂ©e chez 32% des patients selon TBS, T-score fĂ©moral 12%, T score rachis lombaire 34%.La DMO Ă©tait normale dans 61% des diabĂ©tiques selon TBS, 85% au T-score fĂ©moral et 55% au T-score rachis lombaire .

Les facteurs de risques de fractures : AGE>60 ans (09 patients) ,IMC<19.2/m2(07patients), antécédent de fracture chez( 02 patients), hypovitaminose D chez la majorité des diabétiques.

Conclusion :

le contrÎle radiologique et biologique du statut osseux et phosphocalcique chez les diabétique type2 est nécessaire pour la prévention de ostéoporose.

P-002

L’index de pression systolique chez le diabĂ©tique Ă  propos de 228 cas.

Auteur:

F. BOUZI

CHU TLEMCEN LAREDIAB

Co-auteurs :
A. LOUNICI

CHU TLEMCEN LAREDIAB

 

L’index de pression systolique chez le diabĂ©tique Ă  propos de 228 cas.

  Introduction :

 la mesure des index de pression systolique (IPS) est un outil de dépistage précoce, fiable, peu onéreux et accessible.

 L’objectif de cette Ă©tude est de dĂ©pister l’AOMI par l’IPS.

Materiels et Méthodes :

C’est une Ă©tude prospective incluant des patients diabĂ©tiques adultes pendant 24 mois (2023-2024), explorĂ©s en ambulatoire au service de mĂ©decine interne du CHU de Tlemcen.

Les sujets ont Ă©tĂ© placĂ©s en position couchĂ©e pendant au moins 10 minutes avant de commencer les mesures, l’IPS Ă©tait obtenu en utilisant un appareil IPS automatique ABPI-MESI, la pression du bras la plus Ă©levĂ©e Ă©tait retenue pour placer le brassard de l’IPS automatique.

L’IPS correspond au rapport entre la PAS Ă  la cheville et la PAS humĂ©rale, les seuils de normalitĂ© sont entre 0,91 et 1,30. Un rapport infĂ©rieur Ă  0,90 signe une AOMI alors qu’une valeur supĂ©rieure Ă  1,30 tĂ©moigne d’artĂšres incompressibles et dĂ©finit une mĂ©diacalcose.

Résultats :

 228 patients diabĂ©tiques ont Ă©tĂ© inclus dont 141 femmes 87 hommes, l’ñge moyen Ă©tait de 55ans, 38% avaient un BMI>30, 27% avaient une dyslipidĂ©mie. 48% des patients Ă©taient connus hypertendus. la durĂ©e moyenne d’évolution du diabĂšte est de 5.2 ans, 74 % avaient une HbA1C >7%. Une macro-angiopathie Ă©tait prĂ©sente chez 12% des patients, une microangiopathie chez 11% des patients.

Le traitement anti diabétique incluait la Metformine chez 81%, Sulfamide chez 29%, et une insulinothérapie chez 36%.

 L’IPS Ă©tait pathologique chez 36 patients (16%), 1.30 orientant vers une mĂ©diacalcose.

Conclusion :

 Dans notre population de diabĂ©tiques l’IPS Ă©tait pathologique chez 16% des patients avec une prĂ©dominance de la mĂ©diacalcose.

P-003

HypoglycĂ©micĂ©mie induite par tramadol chez un patient diabĂ©tique sous antidiabĂ©tiques oraux non hypoglycĂ©miants : Ă  propos d’un cas

Auteur:

H. Mouadeb Merabet

Eph Relizane

Introduction : Le tramadol, analgésique souvent prescrit pour la douleur neuropathique, peut rarement provoquer des hypoglycémies, un risque peu connu chez les patients diabétiques.

Observation : Nous rapportons le cas d’un homme de 46 ans prĂ©sentant une neuropathie pĂ©riphĂ©rique sĂ©vĂšre, traitĂ©e de façon chronique par tramadol depuis sa dĂ©couverte, qui reste le seul traitement efficace pour ses douleurs. Il a dĂ©couvert rĂ©cemment son diabĂšte et est traitĂ© par metformine et inhibiteurs SGLT2 avec une HbA1c Ă  7,3%. Le patient a dĂ©veloppĂ© des hypoglycĂ©mies lĂ©gĂšres puis un malaise sĂ©vĂšre, survenu aprĂšs la prise de 200 mg de tramadol la veille. AprĂšs arrĂȘt du tramadol, les hypoglycĂ©mies ont disparu sans modification du traitement antidiabĂ©tique.

Discussion : Ce cas illustre un effet indĂ©sirable rare mais sĂ©rieux du tramadol chez les patients diabĂ©tiques. Les mĂ©canismes possibles incluent la stimulation de la sĂ©crĂ©tion d’insuline ou l’inhibition de la gluconĂ©ogenĂšse.

Conclusion : Une surveillance attentive des hypoglycĂ©mies est recommandĂ©e chez les diabĂ©tiques sous tramadol. Cette observation souligne la nĂ©cessitĂ© d’une vigilancetu clinique accrue.

P-004

HYPERTENSION ARTERIELLE PERSISTANT REVELANT UN PHEOCHROMOCYTOME

Auteur:

BOUZI FAYSSAL

CHU TLEMCEN LAREDIAB

Co-auteurs :
LOUNICI ALI , BAROUDI ELMAHI

CHU TLEMCEN LAREDIAB

HYPERTENSION ARTERIELLE PERSISTANT  REVELANT UN PHEOCHROMOCYTOME

INTRODUCTION :

PhĂ©ochromocytome est une tumeur rare de la mĂ©dullosurrĂ©nale caractĂ©risĂ©e par une sĂ©crĂ©tion excessive de catĂ©cholamine, responsable d’une hypertension artĂ©rielle souvent rĂ©sistante au traitement classique.

Cette Ă©tiologie doit ĂȘtres systĂ©matiquement recherchĂ©e devant HTA sĂ©vĂšre ou paroxystique associĂ©e a des signes cliniques Ă©vocateurs.

OBSERVATION :

C’est un patient ĂągĂ© de 42 ans sans antĂ©cĂ©dent particulier, admis pour la prise en charge  d’une  cĂ©phalĂ©e intense aigue sur hypertension artĂ©rielle sĂ©vĂšre 210/105 mm hg, Ă©voluant depuis quelque mois, sans signe d’attente neurologique centrale ou pĂ©riphĂ©rique  avec rĂ©sistance au traitement antihypertenseur.

Exploration diagnostic comprend un ECG avec un rythme sinusal rĂ©gulier  écho-cƓur revenait sans particularitĂ©, ainsi le bilan biologique, patient mis sous Nicardipine a la SAP, sur notion de sueur profuse nocturne faisant suspectĂ© un phĂ©ochromocytome (Triade de MĂ©nard)

Un dosage de mĂ©tanĂ©phrine plasmatique en dehors IEC/ARA2   revenant plus de 4 fois la normal suivie d’un IRM des surrĂ©nal confirmant une masse de 4cm en faveur d’un phĂ©ochromocytome.

Notre patient a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une intervention chirurgical un mois aprĂšs suivie de la scintigraphie 03 mois n’objective aucune autre localisation .

DISCUSSION :

Ce cas illustre l’importance de rechercher un phĂ©ochromocytome devant toute HTA rĂ©sistante, notamment chez les jeunes patients sans antĂ©cĂ©dents. Bien que rare (< 1 % des HTA), cette Ă©tiologie endocrine nĂ©cessite un diagnostic prĂ©coce pour prĂ©venir les complications cardiovasculaires et cĂ©rĂ©brovasculaires liĂ©es Ă  l’hypersĂ©crĂ©tion catĂ©cholaminergique.

CONCLUSION :

Le diagnostic des HTA secondaires endocrines est parfois difficile du fait de l’absence de spĂ©cificitĂ© clinique mais Le caractĂšre Ă©ventuellement curable des HTA endocrines, fait qu’il est important de la dĂ©pister devant toute HTA sĂ©vĂšre, rĂ©sistante au traitement, ou en prĂ©sence de signes cliniques, biologiques ou radiologiques Ă©vocateurs.

 

P-004

Impact du soutien psychologique dans le suivi d'une adolescente diabĂ©tique de type 1 en situation de dĂ©ni : Ă  propos d’une observation

Auteur:

H. Mouadeb Merabet

Eph Relizane

Impact du soutien psychologique dans le suivi d'une adolescente diabĂ©tique de type 1 en situation de dĂ©ni : Ă  propos d’une observation

Mouadeb Merabet. H

EPH Relizane

 

Observation

Nous rapportons le cas d'une adolescente de 17 ans, suivie pour diabĂšte de type 1 depuis deux ans, prĂ©sentant un dĂ©sĂ©quilibre glycĂ©mique chronique. La patiente prĂ©sente des Ă©carts diĂ©tĂ©tiques frĂ©quents, des oublis volontaires d’injections d’insuline, ainsi que des Ă©pisodes rĂ©currents d’hypoglycĂ©mies. MalgrĂ© le soutien constant de ses parents, notamment de sa mĂšre, celle-ci rapporte que sa fille nĂ©glige intentionnellement son traitement. Lors de l’entretien mĂ©dical, la patiente manifeste un discours marquĂ© par le dĂ©ni et une non-acceptation de la maladie, accompagnĂ© d’un repli sur soi et d’une tendance dĂ©pressive.

 

Conclusion

L’intĂ©gration du soutien psychologique dĂšs l’annonce du diagnostic du diabĂšte de type 1 est essentielle, notamment chez l’adolescent. Cette prise en charge globale permet non seulement de prĂ©venir les complications mĂ©dicales, mais aussi de favoriser une meilleure adaptation Ă©motionnelle et sociale Ă  la maladie chronique.

P-005

COMPARAISON DE L'EFFICACITÉ DES GLUCOMÈTRES CONNECTÉS VERSUS CLASSIQUES DANS LA PRISE EN CHARGE DU DIABÈTE : ÉTUDE PROSPECTIVE RANDOMISÉE

Auteur:

A. Khodja

Hmruc

Co-auteurs :
S. Bensalem , A. Braham , D. Djoumana

Service médecine interne. Hmruc

INTRODUCTION:

En AlgĂ©rie, oĂč coexistent diffĂ©rents types de diabĂšte. l'impact des glucomĂštres connectĂ©s locaux n'a jamais Ă©tĂ© Ă©valuĂ© de maniĂšre comparative et dans la vie rĂ©elle.

L'objectif de notre étude est de comparer l'impact des glucomÚtres connectés et classiques sur l'observance thérapeutique, l'équilibre glycémique et sur la qualité de vie des patients diabétiques.

MATÉRIEL ET MÉTHODES :

Notre étude est prospective randomisée contrÎlée menée de janvier 2024 à mars 2025, au niveau de l'HMRU Constantine, Algérie. Population : 200 patients adultes (DT1, DT2 et DG) randomisés en 2 groupes :

‱ Groupe intervention (n = 100) : glucomĂštres connectĂ©s (modĂšles disponibles en AlgĂ©rie)
‱ Groupe contrîle (n = 100) : glucomùtres classiques

Collecte des données :
‱ Questionnaire standardisĂ© (donnĂ©es dĂ©mographiques, frĂ©quence d'utilisation...)
‱ ParamĂštres cliniques (HbA1c, hypoglycĂ©mies....)

Analyse statistique :
‱ Logiciel SPSS version 26
‱ Tests t de Student, χÂČ et ANOVA
‱ Seuil de significativitĂ© p < 0,05

RÉSULTATS :

Concernant l'observance : la frĂ©quence quotidienne Ă©tait de 5,4 ± 1,2 scans (connectĂ©) vs 2,1 ± 0,9 mesures (classique) (p < 0,001). Pour le contrĂŽle glycĂ©mique : ΔHbA1c Ă  6 mois : -1,8% vs -0,6% (p = 0,002). La rĂ©duction des hypoglycĂ©mies sĂ©vĂšres : 60% vs 25% (p = 0,01). Le niveau de satisfaction : le score moyen Ă©tait de 8,9/10 vs 5,7/10 (p < 0,001).

DISCUSSION :

Nos résultats démontrent la supériorité des glucomÚtres connectés sur tous les critÚres d'évaluation, avec une amélioration significative de l'observance, un meilleur contrÎle glycémique et une plus grande satisfaction des patients.

Mots-clés :
DiabÚte - GlucomÚtres connectés - Essai clinique - Observance - Algérie

P-010

NeutropĂ©nie induite par le carbimazol chez un jeune patient non compliant atteint d'une maladie de Basedow – Ă  propos d’un cas

Auteur:

Mouadeb Merabet.H

Eph Relizane

NeutropĂ©nie induite par le carbimazol chez un jeune patient non compliant atteint d'une maladie de Basedow – Ă  propos d’un cas Mouadeb Merabet EPH Relizane Introduction : Le carbimazole est un antithyroĂŻdien de synthĂšse frĂ©quemment utilisĂ© dans la prise en charge de la maladie de Basedow. Parmi ses effets indĂ©sirables rares mais potentiellement graves figure la neutropĂ©nie, qui peut engager le pronostic vital en cas de retard diagnostique. Observation clinique : Nous rapportons le cas d’un patient de 28 ans, tabagique suivi pour une maladie de Basedow, prĂ©sentant une mauvaise observance thĂ©rapeutique. AprĂšs une interruption volontaire du traitement par carbimazole, le patient reprend le traitement (30mg/j). DĂšs la premiĂšre semaine de reprise, il dĂ©veloppe une fiĂšvre, des vertiges et une otite externe. Une numĂ©ration formule sanguine (NFS) montre une neutropĂ©nie avec un taux de polynuclĂ©aires neutrophiles (PNN) Ă  1000/mmÂł, imposant l’arrĂȘt immĂ©diat du traitement. AprĂšs rĂ©cupĂ©ration (PNN Ă  1700/mmÂł), le carbimazole est repris Ă  la dose de 20 mg/jour avec une surveillance rapprochĂ©e. L’évolution a Ă©tĂ© favorable, sans rĂ©cidive de la neutropĂ©nie, avec retour Ă  l’euthyroĂŻdie aprĂšs 6 mois de traitement.

P-011

Orbitopathie basedowienne sévÚre : A propos de 04 cas

Auteur:

Zaimi Mahmoud

CHU Bejaia Service de médecine interne

Co-auteurs :
Kaouache Nadjib

CHU Bejaia Service de médecine interne

Introduction:

L’ophtalmopathie basedowienne (OB) reprĂ©sente la complication extrathyroĂŻdienne la plus frĂ©quente de la maladie de Basedow, avec un potentiel Ă©volutif vers des formes sĂ©vĂšres nĂ©cessitant une prise en charge spĂ©cifique. Selon les critĂšres de l’European Group on Graves’ Orbitopathy (EUGOGO), l’atteinte sĂ©vĂšre justifie une immunosuppression rapide et efficace, principalement via la corticothĂ©rapie.

Méthodologie

Une étude rétrospective a été menée au service de médecine interne du CHU de Béjaïa entre janvier 2024 et décembre 2024, incluant 04 patients hospitalisés pour OB sévÚre.

Résultats

Il s’agit d’une sĂ©rie de 04 patients, 3 hommes et 1 femme avec un Ăąge moyen de 42.5 ans.

Deux patients Ă©taient tabagiques. Le score d'activitĂ© clinique moyen Ă©tait de 5/7. Tous les patients ont Ă©tĂ© traitĂ©s par antithyroĂŻdiens de synthĂšse et ont reçu des bolus hebdomadaires de mĂ©thylprednisolone pendant six semaines, suivis d’un relais par mycophĂ©nolate mofĂ©til, sauf un patient, dĂ©jĂ  traitĂ© par azathioprine pour une maladie de Crohn.

L’évolution Ă©tait favorable chez trois patients, avec une amĂ©lioration significative du score d’activitĂ©. Un cas a prĂ©sentĂ© une rĂ©sistance thĂ©rapeutique, marquĂ©e par une persistance de l’exophtalmie, une baisse de l’acuitĂ© visuelle et un score d’activitĂ© Ă©levĂ©, nĂ©cessitant une escalade thĂ©rapeutique par rituximab. Aucun recours Ă  la chirurgie de dĂ©compression ni Ă  l’iode radioactif n’a Ă©tĂ© observĂ© dans cette sĂ©rie.

Discussion et conclusion

Pour assurer une prise en charge adĂ©quate de l’OB, il est nĂ©cessaire d’évaluer son activitĂ© et sa sĂ©vĂ©ritĂ©. Le tabagisme et le taux d’anticorps anti-rĂ©cepteurs de la TSH sont prĂ©dictifs de la rechute. La prise en charge de l’OB est multidisciplinaire nĂ©cessite le recours Ă  plusieurs moyens thĂ©rapeutiques et l’intensification d’une corticothĂ©rapie au besoin, l’objectif Ă©tant d’amĂ©liorer le pronostic visuel et la qualitĂ© de vie.

Bibliographie :

-Salvi M, JCEM 2015, 100(2):422-31

 

P-012

INCIDENTALOMES SURRÉNALIENS : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE MÉDECINE INTERNE DU CHU DE BÉJAÏA (2022-2024)

Auteur:

Zaimi Mahmoud

CHU de Bejaia

Co-auteurs :
Kaouache Nadjib

CHU de Bejaia

Introduction

Les incidentalomes surrĂ©naliens correspondent Ă  des masses dĂ©couvertes de maniĂšre fortuite lors d'examens d'imagerie rĂ©alisĂ©s pour des raisons indĂ©pendantes du systĂšme endocrinien. Leur prĂ©valence croĂźt avec l’ñge et leur gestion repose sur une analyse morphologique et fonctionnelle visant Ă  distinguer les lĂ©sions bĂ©nignes, malignes ou sĂ©crĂ©tantes.

Méthodologie

Une étude rétrospective a été menée au service de médecine interne du CHU de Béjaïa entre janvier 2022 et décembre 2024, incluant 33 patients hospitalisés ou suivis pour incidentalome surrénalien.

Résultats

Parmi les 33 patients inclus, l’ñge moyen Ă©tait de 54,7 ± 14,08 ans, avec une prĂ©dominance masculine (60 %). Une hypertension artĂ©rielle Ă©tait prĂ©sente chez 42,9 % des patients.

La dĂ©couverte de la masse surrĂ©nalienne s’est faite dans 84,7 % des cas par tomodensitomĂ©trie abdominale, suivie de l’IRM (12 %) et de l’échographie (3,3 %). Les motifs d’imagerie incluaient principalement des douleurs abdominales (43,3 %) et des bilans pour d'autres pathologies (MICI, lombalgies, etc.). La majoritĂ© des lĂ©sions Ă©taient unilatĂ©rales (90 %), localisĂ©es Ă  gauche dans 83,33 % des cas. La taille moyenne des masses Ă©tait de 2,5 cm, avec une densitĂ© spontanĂ©e moyenne de 11 UH.

L’évaluation hormonale a rĂ©vĂ©lĂ© une prĂ©dominance des adĂ©nomes non sĂ©crĂ©tants (47,5 %), suivis des adĂ©nomes de Conn (33,7 %), des phĂ©ochromocytomes (6,6 %), des corticosurrĂ©nalomes (6,6 %), et dans une moindre mesure, des cas de Cushing infraclinique et de tuberculose surrĂ©nalienne (3,3 % chacun). Une surrĂ©nalectomie a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e chez 23,3 % des patients.

Conclusion

Notre série confirme que la majorité des incidentalomes surrénaliens sont bénins et non sécrétants, en accord avec les données de la littérature. L'adénome de Conn est fréquent, probablement en raison d'un biais de recrutement de patients hypertendus.

Bibliographie

-Fassnacht M, Arit W, Bancos I et al. Prise en charge des incidentalomes surrénaliens

 

P-013

Short-term exposure to glyphosate as isopropylamin salt induced pituitary gland adenoma and pituicytoma

Auteur:

HARITI Meriem

Endocrinology team - Biological Sciences Faculty - USTHB

Co-auteurs :
HAMOULI-SAID Zohra

Endocrinology team - Biological Sciences Faculty - USTHB

Abstract

Glyphosate is a systemic, non-selective and broad-spectrum herbicide, introduced in 1974 for weed control in agricultural crops, whose use is constantly increasing and numerous data in the literature have reported its deleterious effects (Duke et al., 2018; Ferreira et al., 2022). The aim of the present study is to evaluate the toxic effects of glyphosate on hypophysis, by analyzing the impact of glyphosate as isopropylamin salt administrated orally to laboratory adult rats for 20 days. A group of 20 adult rats were divided into two groups, a control group (T) which received water and a treated one (G) where animals received 250 mg/kg of bw glyphosate for 20 days. For histopathological examination, hypophysis were removed and fixed in 10% formalin buffer. Histological analysis revealed changes in the adenohypophysis, including the presence of an adenoma in the treated rats, and a pycnotic nucleus with pituicytoma-like cells in posthypophisis. These findings suggests that glyphosate, which is widely used in agricultural activities, may cause deleterious effects on hypophysis.

Keywords: Glyphosate, Hypophysis, adenoma, pituicytoma.

P-014

Effet d’un rĂ©gime hypercalorique sur la fonction ovarienne chez la souris Mus Muculus

Auteur:

Oudahmane - Akdader Samira1,2

1Faculte des sciences biologiques et des sciences agronomiques, Université Mould Mammeri Tiiz Ouzou

Co-auteurs :
Kamel Assia2; Lakabi Lynda1; Medjdoub Bensaad Ferroudja1

1 Faculte des sciences biologiques et des sciences agronomiques, UniversitĂ© Mould Mammeri Tiiz Ouzou 2 Equipe d’endocrinologie LBPO, FacultĂ© des sciences biologiques, universitĂ© des sciences et de la technologie Houari Boumediene, Alger, AlgĂ©rie

Introduction: L'infertilitĂ© fĂ©minine constitue un enjeu de santĂ© publique prĂ©occupant, souvent associĂ© Ă  des facteurs nutritionnels et mĂ©taboliques. Le but de notre Ă©tude est d’évaluĂ© les effets d'un rĂ©gime hypercalorique sur la fonction ovarienne chez la souris femelle Mus musculus. MatĂ©riel & MĂ©thode: Un lot de 12 souris femelles ont Ă©tĂ© rĂ©parties deux groupes (tĂ©moins et expĂ©rimentales), ayant reçu un regime hypercaloriques pendant 3 mois. Des prelevement d’oragnes et sanguins ont etee realisĂ© permettant le dosage de certains parametres biochimiques et l’etude hustochimique ainsi que morphometriques a Ă©tĂ© realisĂ© sur le tissu adipeux. RĂ©sultats: Les rĂ©sultats ont mis en Ă©vidence une augmentation significative du poids corporel et de la masse adipeuse chez les souris soumises Ă  un rĂ©gime hypercalorique, avec une hypertrophie et hyperplasie des adipocytes, ainsi qu’une hyperglycĂ©mie. ParallĂšlement, une diminution significative du poids ovarien a Ă©tĂ© observĂ©e chez les animaux traitĂ©s. Au niveau ovarien, l'Ă©tude a rĂ©vĂ©lĂ© une modification des marqueurs du stress oxydatif (Ă©lĂ©vation du MDA, et diminution du GSH) et une rĂ©duction des protĂ©ines totales. L'analyse du cycle Ɠstral a mis en Ă©vidence des perturbations majeures, notamment une prĂ©pondĂ©rance de la phase de diƓstrus, suggĂ©rant un blocage de l'ovulation et une altĂ©ration de l'activitĂ© ovarienne. Discussion: Ces observations dĂ©montrent qu'un rĂ©gime hypercalorique prolongĂ© altĂšre profondĂ©ment la fonction ovarienne chez la souris femelle. Conclusion: Cette Ă©tude souligne l'importance d'une alimentation Ă©quilibrĂ©e pour la santĂ© reproductive et suggĂšre la nĂ©cessitĂ© de recherches complĂ©mentaires sur les mĂ©canismes molĂ©culaires, la rĂ©versibilitĂ© des effets et les interventions potentielles.

P-015

PARAGANGLIOME PRE-CAVE : ENTRE RARETE ANATOMIQUE ET DEFI CLINIQUE : A PROPOS D'UN CAS

Auteur:

Dr AIT OURDJA SARA

service d'endocrinologie et maladies métaboliques CPMC ALGER

Co-auteurs :
Dr LOUNIS RADHIA , Pr MEZIANI NABILA , Pr MIMOUNI SAFIA

service d'endocrinologie et maladies métaboliques CPMC ALGER

Introduction : Les paragangliomes sont des tumeurs neuroendocrines rares issues des cellules chromaffines extra-surrĂ©naliennes. Leur localisation prĂ©-cave est exceptionnelle et peut ĂȘtre responsable d’hypertension artĂ©rielle secondaire.

Observation : Une patiente de 51 ans, suivie depuis 12 ans pour une hypertension mal contrĂŽlĂ©e, avec des accĂšs paroxystiques de flush syndrome et de triade de Menard. Lors de l'exploration d'une colopathie fonctionnelle, une masse rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale prĂ©-cave de 32 × 27 mm a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©e par imagerie. Le bilan biologique a objectivĂ© une lĂ©gĂšre Ă©lĂ©vation des normĂ©tanĂ©phrines urinaires. L'exĂ©rĂšse coelioscopique a confirmĂ© le diagnostic de paragangliome, avec une Ă©volution post-opĂ©ratoire favorable et sans rĂ©cidive.

Discussion : Bien que rare, la localisation prĂ©-cave d’un paragangliome doit ĂȘtre envisagĂ©e en cas d’hypertension avec symptĂŽmes Ă©vocateurs mĂȘme paroxystique L’imagerie et le dosage des catĂ©cholamines sont cruciaux pour le diagnostic, et le traitement est principalement chirurgical, prĂ©cĂ©dĂ© d’une prĂ©paration mĂ©dicale adaptĂ©e avec la nĂ©cessitĂ© d’une surveillance au long court afin de guĂȘtre les rĂ©cidives.

Conclusion : Ce cas illustre les dĂ©fis diagnostiques des paragangliomes prĂ©-cave, dont la raretĂ© et la prĂ©sentation clinique atypique peuvent retarder la prise en charge d’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’une approche diagnostic rigoureuse.

Bibliographie :

  • Fishbein L. Pheochromocytoma and paraganglioma: genetics, diagnosis, and treatment. Hematol Oncol Clin North Am. 2016;30(1):135-150.
  • Lenders JWM, et al. Pheochromocytoma and paraganglioma: an endocrine society clinical practice guideline. J Clin Endocrinol Metab. 2014;99(6):1915-1942.
  • Neumann HP, et al. Genetics and clinical characteristics of paraganglioma. N Engl J Med. 2019;381(6):552-565.

P-016

RECIDIVE TARDIVE D'UNE MALADIE DE CUSHING 24 ANS APRES REMISSION : UN CAS A PRESENTATION PSYCHIATRIQUE INITIALE ET RECIDIVANTE

Auteur:

Dr AIT OURDJA SARA

service d'endocrinologie et maladies métaboliques CPMC Alger

Co-auteurs :
Dr BAZ RAHIMA , Dr LOUNIS RADHIA , Pr MEZIANI NABILA , Pr MIMOUNI SAFIA

service d'endocrinologie et maladies métaboliques CPMC Alger

Introduction :

La maladie de Cushing peut rĂ©cidiver plusieurs annĂ©es aprĂšs traitement, avec un pic durant les cinq premiĂšres annĂ©es. Des rĂ©cidives exceptionnellement tardives, parfois au-delĂ  de deux dĂ©cennies, ont cependant Ă©tĂ© dĂ©crites. Nous rapportons un cas rare de rĂ©cidive 24 ans aprĂšs rĂ©mission complĂšte, avec rĂ©apparition d’un syndrome dĂ©pressif mimant le tableau initial.

Observation :

Patiente ĂągĂ©e de 56 ans, ayant prĂ©sentĂ© en 2001 une maladie de Cushing avec syndrome dĂ©pressif majeur, stigmates cliniques d’hypercorticisme et complications mĂ©taboliques multiples, Ă  type d’hypertension artĂ©rielle, diabĂšte secondaire et dyslipidĂ©mie. L'exploration paraclinique avait objectivĂ© un hypercorticisme endogĂšne ACTH-dĂ©pendant et un adĂ©nome hypophysaire de 7,6 mm. AprĂšs rĂ©section trans-sphĂ©noĂŻdale, une rĂ©mission complĂšte avait Ă©tĂ© obtenue.
Depuis trois mois, la patiente prĂ©sente un tableau clinique similaire au prĂ©cĂ©dent, avec rĂ©apparition d’un syndrome dĂ©pressif sĂ©vĂšre et d’une mĂ©lanodermie accentuĂ©e au niveau de la face. L’ensemble des examens complĂ©mentaires confirme cette rĂ©cidive.

Discussion :

La rĂ©cidive de la maladie de Cushing aprĂšs rĂ©mission est bien documentĂ©e, avec une frĂ©quence maximale dans les cinq premiĂšres annĂ©es suivant le traitement. Toutefois, des rĂ©cidives trĂšs tardives, au-delĂ  de 10 Ă  20 ans, bien que rares, ont Ă©tĂ© dĂ©crites dans la littĂ©rature. Dans ces formes, la symptomatologie initiale peut ĂȘtre atypique ou insidieuse, retardant le diagnostic. Le cas prĂ©sentĂ© souligne plusieurs points d’intĂ©rĂȘt : la possibilitĂ© d’une latence extrĂȘmement prolongĂ©e (24 ans), la rĂ©apparition d’une symptomatologie psychiatrique mimant l’épisode initial, et l’importance de la surveillance prolongĂ©e, y compris chez les patients asymptomatiques depuis de nombreuses annĂ©es.

Références bibliographiques :

1- Pivonello R, et al. Lancet Diabetes Endocrinol. 2016;4(7):611-629.

2- Fleseriu M, et al. J Clin Endocrinol Metab. 2021;106(3):e1143-e1160.

3- Papoian V, Futterweit W. Endocr Pract. 2002;8(6):437-441

P-017

ETUDE BIOLOGIQUE DE CERTAINS PARAMETRES DU STATUT MARTIAL CHEZ LES SUJETS OBESES.

Auteur:

MAOUCHE NAIMA

DĂ©partement SNV, FacultĂ© des Sciences, UniversitĂ© Benyoucef benkhedda Alger 1, Alger, AlgĂ©rie; Laboratoire d’Endocrinologie et MĂ©tabolisme (LEM), UniversitĂ© Benyoucef benkhedda Alger 1, Alger, AlgĂ©rie.

Co-auteurs :
MESKINE DJAMILA

Laboratoire d’Endocrinologie et MĂ©tabolisme (LEM), UniversitĂ© Benyoucef benkhedda Alger 1, Alger, AlgĂ©rie.

ETUDE BIOLOGIQUE DE CERTAINS PARAMETRES DU STATUT MARTIAL CHEZ LES SUJETS OBESES.

Maouche NaĂŻma1, 2, Meskine Djamila2

1 Département SNV, Faculté des Sciences, Université Benyoucef benkhedda Alger 1, Alger, Algérie.

2 Laboratoire d’Endocrinologie et MĂ©tabolisme (LEM), UniversitĂ© Benyoucef benkhedda Alger 1, Alger, AlgĂ©rie.

L'obĂ©sitĂ© est une maladie Ă©volutive, chronique et complexe, caractĂ©risĂ©e par une accumulation excessive du tissu adipeux, nuisible Ă  la santĂ©. Elle est associĂ©e Ă  des comorbiditĂ©s telles que le diabĂšte de type 2, la dyslipidĂ©mie et le cancer, ainsi qu’à des carences nutritionnelles, notamment en fer vu l’état d’inflammation qu’elle engendre. L'objectif de ce travail est d'Ă©valuer quelques paramĂštres du bilan martial (fer, ferritine) chez les sujets obĂšses.

Cette Ă©tude a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur un Ă©chantillon de 50 sujets, adultes (20 normopondĂ©raux et 30 obĂšses). L’ensemble des sujets ont subi une exploration anthropomĂ©trique et des dosages sanguins du fer sĂ©rique et de la ferritine.

En comparant avec le groupe tĂ©moin, les rĂ©sultats obtenus montrent que les taux de fer sĂ©rique et de la ferritine chez les obĂšses Ă©taient diminuĂ©s. La diffĂ©rence Ă©tait trĂšs significative pour le fer (**p<0,01) et significative pour la ferritine (*p<0,05). De plus il a Ă©tĂ© constatĂ© l’existence d’une corrĂ©lation nĂ©gative et significative entre le fer sĂ©rique et les paramĂštres anthropomĂ©triques (IMC et TT).

En conclusion, il ressort que l’hypertrophie et l’hyperplasie des adipocytes conduisent Ă  l’augmentation de la production des cytokines pro-inflammatoires. Ces molĂ©cules sont libĂ©rĂ©es dans la circulation sanguine et elles vont accĂ©lĂ©rer la libĂ©ration de la molĂ©cule hĂ©patique « Hepcidine » qui assure un rĂŽle dans l’inhibition de l’absorption intestinale du fer alimentaire, d’oĂč la diminution du fer au niveau sanguin.

Mots clés : Obésité, fer sérique, ferritine.

 

P-019

AVORTEMENTS A REPETITION REVELANT UNE MALADIE DE BASEDOW

Auteur:

Lydia BENAZZOUZ

EPH Amir Abdelkader, OUED ZENATI

 

INTRODUCTION :

La maladie de Basedow est la cause la plus frĂ©quente d’hyperthyroĂŻdie chez la femme jeune. C’est une maladie auto-immune due Ă  des anticorps stimulant le rĂ©cepteur de la TSH. Le traitement repose selon les cas, sur les anti-thyroidiens de synthĂšse ou la chirurgie ou iode radioactif.

OBSERVATION :

B.A ĂągĂ© de 33ans, 5 avortements prĂ©coces. Consulte pour un amaigrissement, asthĂ©nie et sueurs. État gĂ©nĂ©ral moyen asthĂ©nique, IMC 20kg/mÂČ. Pas d’exophtalmie, sueurs au niveau des paumes des mains, palpitation. NervositĂ© avec trouble du sommeil rĂ©cent. Pas d’antĂ©cĂ©dents de thrombose. Cycle rĂ©gulier de 28jours, transit conservĂ©. TA : 12/08, FC : 100b/min, FR 14c/min. ECG : tachycardie sinusale. GAJ : 0.80g/dl, FNS:, HB : 9 g/dl anĂ©mie hypochrome microcytaire, CRP nĂ©gative, TSH 0.002 mUI/l  T4 24 mUI/l T3 4 mUI/l anticorps antiTRAK 20 UI/l. Bilan immunologique SAPL nĂ©gative a deux reprises.ETT : FE 80% pas HVG pĂ©ricarde libre. Echographie cervicale : Goitre modĂ©rĂ© non nodulaire, hypoĂ©chogĂšne homogĂšne avec hypervascularisation diffuse. Scintigraphie thyroĂŻdienne : hyperfixataion homogĂšne diffuse.

Discussion :

C’est une maladie de basedow mise sous carbimazole 20mg/J avec surveillance fns et bilan hĂ©patique. tardyfĂ©ron 80mgx2 /j, bisoprolol 5mg œ cp /j. AprĂšs 8 mois de suivi, normalisation de la TSH ,correction de l’anĂ©mie. La patiente revient en consultation en annonçant sa grossesse, arrĂȘt du carbimazole switch vers le basdĂ©ne 25mgx3/J. Explication des effets secondaires ainsi que les risques encourus avec la prise du traitement. Suivi rapprochĂ© en parallĂšle avec la gynĂ©cologue. La patiente ayant accouchĂ© d’une fille bien portante. Actuellement bien Ă©quilibrĂ©e sous carbimazole 10mg/J,TSH 3mUI/L.

Référénces bibiliographiques :

1-HyperthyroĂŻdies- SociĂ©tĂ© française d’endocrinologie.

2- Maladie de basedow et grossesse à propos de 189 cas colligés au centre hospitalier Abass Ndao- La revue de médecine interne Elsevier Masson vol45, supplément2, décembre 2024.

 

P-020

POLYARTHRITE RHUMATOÏDE ET HYPERCALCEMIE: QUEL LIEN?

Auteur:

Lydia BENAZZOUZ

EPH Amir abdelkader, OUED ZENATI, Service de Médecine Interne

Introduction :

La polyarthrite rhumatoĂŻde est une maladie autoimmune qui se caractĂ©rise par une atteinte articulaire distale bilatĂ©rale et symĂ©trique, d’évolution chronique, destructrice et dĂ©formante. L’hyperparathyroĂŻdie primaire est due Ă  une sĂ©crĂ©tion excessive et inappropriĂ©e d’hormone parathyroĂŻdienne ayant pour consĂ©quence une hypercalcĂ©mie et compliquĂ©e d’atteinte osseuse, le diagnostic de certitude est biologique. Le traitement de rĂ©fĂ©rence est chirurgical.

 

Observation :

Z .F ĂągĂ©e de 67 ans, Admise pour une poussĂ©e de PR, AEG et hypercalcĂ©mie. Apathique, myalgies,douleurs osseuses diffuses.Raideur matinale qui cĂšde aprĂšs 1h, aspect 2 mains en fuseau. Aspect en boutonniĂšre 2 Ă©me MCP, Squeeze test +, tĂ©nosynovite de l’extenseur ulnaire du carpe. Coude en flessum avec une arthrite bilatĂ©rale et symĂ©trique. DAS28-CRP : 5.3 Anti-CCP > 195Ui/L, FR  -. VS 105mmH1, CRP 45mg/l. hypercalcĂ©mie corrigĂ© : 139mg/l, PTH 476UI /L, hypo-phosphorĂ©mie 18ng/ml, hypovitaminose D 22.4 ng/ml. Radio des mains: Ă©rosion IPP, MCP, carpite fusionnante, dĂ©minĂ©ralisation en bande. Echographie cervicale :nodule parathyroĂŻdien droit bilobĂ© hyperĂ©chogĂšne (1.6x0.8x1cm) faiblement vasculaire. Scintigraphie: adĂ©nome parathyroĂŻdien polaire infĂ©rieur droit.

Discussion:

L’hyperparathyroĂŻdie  a Ă©tĂ© retenu associĂ©e Ă  une poussĂ©e sĂ©vĂšre articulaire d’une PR.

L’HPP est souvent asymptomatique, due Ă  un adĂ©nome unique 80 % des cas. L’atteinte articulaire y est frĂ©quente.  HPP chez les patients atteints de PR est fortuite.Il ya une association significative entre la prĂ©sence d’une HPP et la longue durĂ©e d’évolution de la PR avec une moins bonne rĂ©ponse thĂ©rapeutique initiale.La patiente a reçu du MĂ©thotrexate, Ac folique et substitution en vit D. Le DAS28-CRP Ă©tait Ă 3.3 aprĂšs traitement. AprĂšs normalisation de la calcĂ©mie la malade a Ă©tĂ© orientĂ©e pour exĂ©rĂšse du nodule parathyroĂŻdien.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

  1. CollÚge français des enseignants en rhumatologie COFER 7éme édition 2020, item 196 la polyarthrite rhumatoïde. 2. Endocrinologie, diabétologie et maladies métaboliques, 5éme édition 2021, item 268 hypercalcémie.

 

P-021

EFFETS DE L’HYPERTHYROÏDIE NÉONATALE SUR HISTOMORPHOMÉTRIE TESTICULAIRE DES RATS PRÉPUBÈRE

Auteur:

KAMEL Assia

USIHB

Co-auteurs :
AKDADER-OUDAHMANE Samira , HAMOULI -SAID Zohra

, UMMTO , USTHB.

Les cellules spermatiques et Sertoli constituent un Ă©lĂ©ment physiologique et morphologique vital du tissu et qui est sous le contrĂŽle de l’axe hypothalamo-hypophyso gonadique. L’action principale du triidothyronine (T3) est son influence prĂ©coce et forte sur la prolifĂ©ration et la maturation des cellules Les HT semble ĂȘtre impliquĂ©es dans le contrĂŽle des Ă©tapes prĂ©mĂ©iotiques de l’initiation de la spermatogenĂšse. Cependant T3 exerce un effet biphasique sur le nombre des cellules de Sertoli chez le rat, il semble que la maturation prĂ©coce et la diffĂ©renciation finale des cellules de Sertoli soutient la prolifĂ©ration et la diffĂ©renciation des spermatogonies (Katarzyna et Coll., 2011).DĂ©s la mise bas, les nouveau-nĂ©s des rats Wistar mĂąles  sont rĂ©partis en deux lots : Lot  contrĂŽle recevant des injections journaliĂšres de NaOH (0.025M) + NaCl) et un lot traitĂ© recevant des injections journaliĂšres de T 4 (8”g /100g  poids corporel dans une solution saline.  Le traitement est maintenu pendant 21j, les animaux sont sacrifiĂ©s Ă  10,20, 30 jpp.. Les rĂ©sultats obtenus indiquent une diminution de la masse corporelle des rats traitĂ©s par rapport aux contrĂŽles, une variation du poids des gonades et une augmentation des paramĂštres morphomĂ©triques ; diamĂštre des tubes sĂ©minifĂšres , hauteur de l’épithĂ©lium sĂ©minifĂšre  , et augmentation du pourcentage des tubes ouverts  .Les changements morphomĂ©triques  pourrait ĂȘtre expliquĂ©e par les effets  du T3et T4  sur le nombre des cellules de Sertoli chez le rat, T3 et T4 intervient dans la rĂ©gulation de la spermatogenĂšse chez le rat

 

Mots-clés : spermatogenÚse, tubes séminifÚres, Sertoli, thyroxine , T4,   Morphométrie, testicule.

P-023

APPROCHES INNOVANTES POUR LA PRISE EN CHARGE DES TROUBLES ENDOCRIENS PENDANT LA GROSSESSE EN ALGÉRIE : ÉTUDE OBSERVATIONNELLE PROSPECTIVE EN UNITÉ D'ENDOCRINOLOGIE DIABÉTOLOGIE

Auteur:

Khodja amina

HMRUC

Co-auteurs :
Bensalem sihem, Djohor djoumana, Braham akram

Médecine interne. HMRU Constantine

Introduction

La grossesse est une pĂ©riode critique durant laquelle les troubles endocriniens, peuvent entraĂźner des complications importantes. L’amĂ©lioration de la prise en charge par les nouvelles technologies et lÂŽIA reprĂ©sente un enjeu majeur, surtout dans les pays Ă  ressources limitĂ©es comme l’AlgĂ©rie. LÂŽObjectif de notre Ă©tude est d®Évaluer l’impact des technologies connectĂ©es disponibles en AlgĂ©rie, sur la prise en charge du diabĂšte gestationnel (DG) et des dysthyroĂŻdies pendant la grossesse.

Matériel/Patients et Méthodes

Étude observationnelle prospective menĂ©e entre janvier 2023 et mai 2025 dans un service de mĂ©decine interne de lÂŽHMRUC . 50 patientes enceintes (35 avec DG, 15 avec troubles thyroĂŻdiens) ont Ă©tĂ© suivies via un protocole intĂ©grant glucomĂštres connectĂ©s, applications mobiles de suivi glycĂ©mique et nutritionnel, outils de calcul des apports caloriques personnalisĂ©s, et suivi de l’activitĂ© physique. Des algorithmes simples d’aide Ă  la dĂ©cision ont guidĂ© l’ajustement thĂ©rapeutique. Les critĂšres Ă©tudiĂ©s comprenaient l’évolution de l’HbA1c, la frĂ©quence des hypoglycĂ©mies, l’équilibre hormonal, la satisfaction des patientes et les issues obstĂ©tricales.

Résultats

L’HbA1c moyenne a diminuĂ© chez les patientes avec DG, passant de 6,9 % ± 0,4 Ă  5,9 % ± 0,3 (p < 0,01). La frĂ©quence des hypoglycĂ©mies sĂ©vĂšres a diminuĂ© de 28 % par rapport aux donnĂ©es historiques. L’équilibre hormonal chez thyroĂŻdiennes a Ă©tĂ© atteint en moyenne en 4 ± 1 semaines, contre 7 ± 2 semaines auparavant. L’utilisation des applications pour la nutrition et l’activitĂ© physique a amĂ©liorĂ© l’adhĂ©sion thĂ©rapeutique. La satisfaction des patientes 8,8/10. Une tendance Ă  la rĂ©duction des complications obstĂ©tricales a Ă©tĂ© observĂ©e.

Discussion

L’intĂ©gration des technologies connectĂ©es et des outils adaptĂ©s aux ressources locales amĂ©liore la gestion des endocrinopathies pendant la grossesse en AlgĂ©rie. Ces innovations contribuent Ă  un meilleur contrĂŽle mĂ©tabolique et hormonal et Ă  la diminution des complications materno-fƓtales. Leur gĂ©nĂ©ralisation nĂ©cessite un dĂ©ploiement plus large et des Ă©tudes multicentriques pour confirmation.

P-024

Une thyroĂŻdectomie totale pour un goitre nodulaire rĂ©vĂšle un carcinome parathyroĂŻdien intra thyroĂŻdien : Ă  propos d’un cas

Auteur:

LAIB Soumia

CHU Batna , service d'endocrinologie

INTRODUCTION

Le carcinome parathyroĂŻdien est l’un des cancers les plus rares (0,005 % des cancers) et reprĂ©sente moins de 1 % des causes d’hyperparathyroĂŻdie primaire mais peut mettre en jeu le pronostic vital. La localisation intra thyroĂŻdienne est extrĂȘmement rare et reprĂ©sente un challenge diagnostic. Nous rapportons le cas d’un goitre nodulaire rĂ©vĂ©lant un carcinome parathyroĂŻdien intra thyroĂŻdien.

OBSERVATION

Patiente ĂągĂ©e de 60 ans sans antĂ©cĂ©dents particuliers, consulte pour goitre nodulaire de dĂ©couverte fortuite Ă  l’échographie thyroĂŻdienne. L’examen clinique ne retrouvait pas des signes d’hypercalcĂ©mie. L’échographie cervicale objectivait deux nodules thyroĂŻdiens l’un de 20×19×15mm classĂ© TIRADS4 et l’autre de 16×15×18mm classĂ© TIRADS5. La cytoponction thyroĂŻdienne Ă©tait en faveur de Bethesda III. La patiente est adressĂ©e pour thyroĂŻdectomie totale. Un bilan prĂ©opĂ©ratoire retrouvait une hyperparathyroĂŻdie primaire avec PTH : 255,0ng/l, calcĂ©mie Ă  121mg/l ; Vit D 25 OH Ă  33 .41ng/ml sans retentissement rĂ©nal, osseux ou cardiaque. La scintigraphie des parathyroĂŻdes au sestamibi-Tc99mobjectivait un adĂ©nome parathyroĂŻdien polaire infĂ©rieur droit. L’étude anathomopathologique et immuno-histologique Ă©tait en faveur d’un carcinome parathyroĂŻdien intra thyroĂŻdien sur hyperplasie nodulaire avec effraction capsulaire.

DISCUSSION/CONCLUSION

Le carcinome parathyroĂŻdien intra thyroĂŻdien peut mimer un nodule thyroĂŻdien suspect de malignitĂ©. Son diagnostic reprĂ©sente un challenge surtout en l’absence d’hypercalcĂ©mie symptomatique comme dans notre cas, de similaritĂ©s morphologiques Ă  la cytoponction et de la proximitĂ© anatomique. Ce cas souligne l’importance de rechercher d’une hyperparathyroĂŻdie chez les patients candidats Ă  une thyroĂŻdectomie totale.

P-025

Des cĂ©phalĂ©es chroniques rĂ©vĂ©lant un insulinome multiple: Ă  propos d’un cas

Auteur:

LAIB Soumia

CHU Batna, service d'endocrinologie

Introduction: L’insulinome est une tumeur neuroendocrine pancrĂ©atique rare, typiquement de petite taille avec une incidence annuelle de 0. 4 cas par 100.000 personnes. Approximativement 10% des insulinomes sont multiples. Son diagnostic et sa localisation reprĂ©sentent un challenge. Les manifestations cliniques sont liĂ©es aux signes de neuroglycopĂ©nie et Ă  l’augmentation de sĂ©crĂ©tion des catĂ©cholamines. Ils peuvent mimer des pathologies cardiaques, psychiatriques ou neurologiques, ce qui est souvent responsable du retard diagnostic.

Observation: Patiente ĂągĂ©e de 51 ans, sans antĂ©cĂ©dents pathologiques, consulte pour des cĂ©phalĂ©es chroniques sĂ©vĂšres, Ă©voluant depuis 5 ans, sans signes associĂ©s ni facteurs dĂ©clenchants et cĂ©dants aprĂšs prise alimentaire. Son appĂ©tit a significativement augmentĂ© durant les derniĂšres annĂ©es La patiente n’apporte pas la notion de prise mĂ©dicamenteuse. L’examen clinique  Ă©tait sans anomalie  La biologie rĂ©vĂ©lait une hypoglycĂ©mie Ă  24 mg/dl, une hyperinsulinĂ©mie Ă  14.9 ”UI/ml et un peptide c Ă  2.97 ng/ml, avec absence d’insuffisance d’organe ou de dĂ©ficit endocrine associĂ©s. l’hypophysiogramme, le reste de bilan biologique et L’IRM cĂ©rĂ©brale Ă©taient sans anomalies. Le diagnostic d’insulinome multiple est fait devant l’hypoglycĂ©mie associĂ©e Ă  une hyper insulinĂ©mie endogĂšne avec triade de Whipple et les rĂ©sultats de l’imagerie. Le diagnostic de nĂ©oplasies endocriniennes multiples de type 1 a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©. Discussion : Les hypoglycĂ©mies chroniques et rĂ©pĂ©tĂ©es diminuent le seuil glycĂ©mique qui dĂ©clenche la libĂ©ration des hormones de contre rĂ©gulation et les signes adrĂ©nergiques peuvent ĂȘtres attĂ©nuĂ©s voire mĂȘme absents, ce qui retarde le diagnostic. Typiquement les symptĂŽmes associĂ©s Ă  l’insulinome se dĂ©veloppent Ă  jeun et seulement 21% des patients dĂ©veloppent des symptĂŽmes dans les deux pĂ©riodes postprandiales et de jeĂ»ne.

Conclusion: Ce cas souligne l’importance de complĂ©ter l’examen clinique pour Ă©tablir le diagnostic appropriĂ©. Les endocrinopathies doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©es chez les patients prĂ©sentant des cĂ©phalĂ©es chroniques qui peuvent ĂȘtre le premier symptĂŽme de consultation chez un patient prĂ©sentant un insulinome.

P-026

Une association rare au premier trimestre : pancrĂ©atite aigĂŒe et hyperĂ©mesis gravidarum Ă  propos d’un cas

Auteur:

LAIB Soumia

CHU Batna, service d'endocrinologie

L’hyperĂ©mĂ©sis gravidarum est une manifestation sĂ©vĂšre de nausĂ©es et vomissements durant la grossesse associĂ©e Ă  une perte de poids et des troubles mĂ©taboliques. La pancrĂ©atite aigue est rare dans la grossesse, particuliĂšrement au premier trimestre et elle est idiopathique dans seulement 11.1% des cas. Elle touche une grossesse sur  3000 et elle est associĂ©e Ă  des complications maternelles et fƓtales sĂ©vĂšres potentiellement mortelles. Leur  prise en charge reprĂ©sente un challenge et nĂ©cessite la collaboration d’endocrinologue, gynĂ©cologue et gastroentĂ©rologue.

Observation:Patiente ùgée de 22 ans , gestante 13 SA,  consulte   pour épigastralgies  et vomissements incoercibles évoluant depuis 2mois.

L’examen clinique retrouvait t des signes de dĂ©shydratation globale accoisĂ©es à  une cĂ©tonurie Ă  3 croix avec notion d’amaigrissement   en 3mois.

La biologie révélait une hypercleucocytose à PNN  un léger syndrome inflammatoire ,une élévation de la lipasémie et une hyperthyroïdie avec des AC anti TPO, anti rec TSH  négatifs.

Le diagnostic d’hyperĂ©mesis gravidarum associĂ© Ă  une pancrĂ©atite aigĂŒe idiopathique est fait devant les Ă©lĂ©ments cliniques, biologiques et les rĂ©sultats de la bili IRM  .

Un traitement symptomatique a été entamé  et évolution était  favorable avec une grossesse  menée à terme sans complications .

Discussion:Les nausĂ©es et vomissements durant la grossesse sont frĂ©quents  et s’observent dans 85% des cas .GĂ©nĂ©ralement sont lĂ©gers ,leur forme la plus sĂ©vĂšre est l’hyperĂ©mesis gravidarum qui est un diagnostic d’élimination.

Une lĂ©gĂšre Ă©lĂ©vation de la lipasĂ©mie peut s’associer Ă  l’hyperĂ©mĂ©sis gravidarum mais une Ă©lĂ©vation marquĂ©e associĂ©e Ă  une douleur Ă©pigastrique doit faire Ă©voquer une pancrĂ©atite aigĂŒe.

Conclusion:Ce cas souligne l’importance de l’élimination des autres conditions (endocriniennes, mĂ©taboliques et digestives) mimant un hyperĂ©mesis gravidarum et du dosage des enzymes pancrĂ©atiques chez les gestantes prĂ©sentant une douleur abdominale, pour affirmer ou exclure le diagnostic de pancrĂ©atite.

P-027

EVALUATION OF CARDIOVASCULAR RISK IN PATIENTS WITH TYPE 1 DIABETES: HOW ANKLE BRACHIAL INDEX CAN BE USEFULL?

Auteur:

Assia MEFTAH

Mustapha university hospital departement of diabetology

Co-auteurs :
Houssem BAGHOUS, Said ALI, Aissa BOUDIBA

Mustapha university hospital

Background: Patients with type 1 diabetes (T1D) have higher mortality risk compared to the general population; this is largely due to increased rates of cardiovascular disease (CVD). Early detection of ccardiovascular disease (CVD) at the preclinical stage is primordial for effective primary prevention in this relatively young people. We aimed to assess the relationship between steno risk and subclinical atherosclerosis disease detected by the ABI in T1D patients and to determine the frequency of these abnormalities among them.

Methods: A cohort of 312 adults with T1D (151 M /161F, mean age 31 ± 12 years) were studied. Patients were stratified in different ABI categories (ABI < 0.9: peripheral arterial disease (PAD), ABI ≄ 1.3 arterial calcification (AC), ABI between 0.9 and 1.3 normal). We analysed the relationship between ABI anomalies and cardiovascular factors and the stage of steno-risk.

Results: There were 138 (44, 2%) subjects with normal ABI, 112 (35, 9%) with PAD and 62 (19, 9%) with AC. AC were more frequent in men than in women (p = 0,006). A family history of stroke were frequent in both PAD and AC groups (p = 0,042 and p = 0,046 respectively). Patients with AC were more frequently older (36 ± 13 vs. 30 ± 12; P = .012), had a longer diabetes duration (20 ± 11 vs. 14 ± 9; P < 0,001), a higher prevalence of hypertension (25, 8 % vs. 14, 5 %, P = 0, 05) and higher prevalence of smoking (19, 3 % vs. 9, 4 %, P = 0,046). There were more subjects with AC in the Steno-Risk 10–20% and in the Steno-Risk ≄20% than in the Steno-Risk < 10 % (37, 5 vs. 15, 5; 29 vs. 15, 5 p = 0, 0106 respectively).

Conclusion

Our study shows that ABI > 1, 30 is more frequent in older patient with type 1 diabetes and it is associated with long duration of diabetes, male gender, smoking, hypertension and a family history of stroke. Moreover, ABI > 1,30 which marks the presence of arterial calcification is significantly associated to moderate and high cardiovascular risk evaluated by steno- risk in patient with type 1 diabetes. ABI may be a simple tool to screen atherosclerosis in T1D.

P-028

ASSOCIATION RARE D'UN CARCINOME PAPILLAIRE DE LA THYROIDE ET D'UN PHEOCHROMOCYTOME A SECRETION DOPAMINERGIQUE : A PROPOS D'UN CAS

Auteur:

Dr AIT OURDJA SARA

SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE ET MALADIES METABOLIQUES CPMC ALGER

Co-auteurs :
Dr LOUNIS RADHIA , Pr MEZIANI NABILA , Pr MIMOUNI SAFIA

SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE ET MALADIES METABOLIQUES CPMC ALGER

Introduction :
L’association d’un carcinome papillaire de la thyroĂŻde (CPT) et d’un phĂ©ochromocytome est exceptionnelle, et peut suggĂ©rer une pathologie gĂ©nĂ©tique sous-jacente. Les phĂ©ochromocytomes Ă  sĂ©crĂ©tion dopaminergique pure sont rares, souvent asymptomatiques et de dĂ©couverte tardive.

Observation :
 Nous rapportons le cas d’une patiente ĂągĂ©e de 67 ans, suivie depuis 2007 pour un CPT traitĂ© par thyroĂŻdectomie totale et deux cures d’Ira thĂ©rapie, au cours de son suivi un incidentalome surrĂ©nalien de 18 mm en hypersignal T2 avec un rehaussement intense Ă  l’IRM a Ă©tĂ© objectivĂ© en 2019. À l’époque, le bilan mettait en Ă©vidence une Ă©lĂ©vation isolĂ©e du 3-orthomĂ©thyl-DOPA (×5N), sans Ă©lĂ©vation des autres mĂ©tanĂ©phrines, la chirurgie fut rĂ©cusĂ©e par la patiente. En Avril 2025 Ă  l’occasion d’une consultation pour programmation d’une troisiĂšme cure d’Ira thĂ©rapie, la patiente a prĂ©sentĂ© une bradycardie sĂ©vĂšre avec un bloc auriculo-ventriculaire complet Ă  l’ECG ayant Ă©tĂ© pris en charge en urgences cardiologiques, un nouveau dosage des dĂ©rivĂ©s mĂ©thoxylĂ©s urinaire retrouve uniquement une Ă©lĂ©vation des 3-orthomĂ©thyl-DOPA Ă  4,1N. L’ensemble des Ă©lĂ©ments cliniques et biologiques sont en faveur d’un phĂ©ochromocytome Ă  sĂ©crĂ©tion dopaminergique pure.

Discussion :
Ce cas illustre une association rare entre CPT et phĂ©ochromocytome Ă  sĂ©crĂ©tion dopaminergique , dont la prĂ©sentation clinique atypique a retardĂ© le diagnostic. Ce type de sĂ©crĂ©tion Ă©chappe souvent au dĂ©pistage conventionnel. Bien que non encore confirmĂ©e, une mutation des gĂšnes de la succinate dĂ©shydrogĂ©nase pourrait ĂȘtre en cause. Ce cas souligne l’importance de ne pas nĂ©gliger un incidentalome, mĂȘme ancien et silencieux, en prĂ©sence d’une pathologie endocrinienne associĂ©e.

Bibliographie :

  1. Agrawal B et al. J Endocr Soc. 2024;8(Suppl 1):bvae163.057.
  2. Hoo CE et al. Int Heart J. 2022;63(4):786-792.
  3. Bugalho MJ et al. Fam Cancer. 2015;14(4):603–607.

P-029

GIGANTOMASTIE FAMILIALE ASSOCIEE A UNE HYPERANDROGENIE : UNE CONSTELLATION CLINIQUE RARE CHEZ LA FEMME JEUNE A PROPOS D'UN CAS

Auteur:

Dr AIT OURDJA SARA

SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE ET MALADIES METABOLIQUES CPMC ALGER

Co-auteurs :
Dr LOUNIS RADHIA , Pr MEZIANI NABILA , Pr MIMOUNI SAFIA

SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE ET MALADIES METABOLIQUES CPMC ALGER

Introduction :

La gigantomastie est une affection rare, dĂ©finie par une hypertrophie mammaire massive, pouvant entraĂźner des complications physiques et psychologiques. Lorsqu’elle apparaĂźt dans un contexte familial ou s’associe Ă  des signes d’hyperandrogĂ©nie elle soulĂšve la question d’un trouble endocrinien ou gĂ©nĂ©tique sous-jacent.

Observation :
Nous rapportons le cas d’une patiente ĂągĂ©e de 23 ans prĂ©sentant une gigantomastie bilatĂ©rale d’installation prĂ©coce, apparue Ă  l’ñge de 11 ans, avant la mĂ©narche, ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© de deux rĂ©duction mammaire (en 2015 puis en 2022 ), l’examen anatomopathologique a objectivĂ© des adĂ©nofibromes bilatĂ©raux associĂ©s Ă  une adĂ©nose floride.
La patiente prĂ©sente Ă©galement un hirsutisme sĂ©vĂšre, avec un score de Ferriman et Gallwey Ă  24. L’histoire familiale est Ă©vocatrice : deux tantes paternelles ont prĂ©sentĂ© une gigantomastie isolĂ©e et sa sƓur prĂ©sente une association gigantomastie–hirsutisme.
Le bilan biologique rĂ©alisĂ© en 2023 retrouve  une hyperandrogĂ©nie biologique, avec une Ă©lĂ©vation de la delta-4-androstĂšnedione et de la testostĂ©ronĂ©mie totale. L’IRM pelvienne n’a pas mis en Ă©vidence de cause ovarienne spĂ©cifique, en dehors d’un kyste simple de l’ovaire gauche classĂ© ORADS 2 et aucun autre signe de virilisation n’a cliniquement Ă©tĂ© dĂ©celĂ©. Des bilans Ă©tiologiques endocrinien et gĂ©nĂ©tique sont en cours.

Discussion :
Cette prĂ©sentation associant gigantomastie prĂ©pubertaire rĂ©cidivante et hyperandrogĂ©nie dans un contexte familial suggĂšre une entitĂ© clinique rare, possiblement gĂ©nĂ©tique. Parmi les diagnostics Ă©voquĂ©s figurent les formes atypiques de syndrome des ovaires polykystiques, certaines mutations des rĂ©cepteurs hormonaux ou des anomalies de la stĂ©roĂŻdogenĂšse. Ce cas illustre la nĂ©cessitĂ© d’une approche multidisciplinaire et d’un dĂ©pistage familial ciblĂ©.

Bibliographie :

  1. Dancey A et al. Gigantomastia — a classification and review of the literature. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2008.
  2. Brincat M et al. Hirsutism. BMJ. 2021;374:n1510.
  3. Witchel SF. Disorders of androgen excess in adolescents. Pediatr Clin North Am. 2017;64(2):355–371.

P-030

PHEOCHROMOCYTOME DANS LE CADRE DE LA NEUROFIBROMATOSE DE TYPE 1 : A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

BENFERHAT SHAHRAZADE

Service de diabétologie-endocrinologie du CHU ABDELKADER HASSANI de SBA

Co-auteurs :
KAMEL ATTOUYA, HADJ HABIB MOHAMED

Service de diabétologie-endocrinologie du CHU ABDELKADER HASSANI de SBA

Introduction                                                                                                                                                                                                                                           La neurofibromatose 1 (NF1) ou maladie de Von Recklinghausen, est une maladie multi viscĂ©rale d’origine gĂ©nĂ©tique autosomique dominante, frĂ©quente et de sĂ©vĂ©ritĂ© trĂšs variable, coexiste avec des affections endocriniennes dont la plus connue est le phĂ©ochromocytome qui survient dans 0,5 Ă  5 % des NF1.                                                                                                                                                                                                                Observation                                                                                                                                                                                                                                                 Une patiente ĂągĂ©e de 56 ans, aux antĂ©cĂ©dents d’une tumeur neurogĂšne de la gouttiĂšre costo vertĂ©brale de T8 droite dĂ©couverte en 2021 et un micronodule thyroĂŻdien Ă©voluant depuis 2024. Elle consulte pour des malaises et une toux. AdressĂ©e en consultation d’endocrinologie pour prise en charge d’un incidentalome surrĂ©nalien dĂ©couvert aprĂšs une TDM thoraco-abdominale qui objectivait une masse surrĂ©nalienne gauche de 26x14mm, Le dosage des dĂ©rivĂ©s mĂ©thoxylĂ©s  confirmait le phĂ©ochromocytome.                                                                                                                                                  A l’examen, la patiente Ă©tait normo-tendue sans hypotension orthostatique ni tachycardie ni cĂ©phalĂ©es ni sueurs ce qui est en faveur d’un phĂ©ochromocytome asymptomatique. PrĂ©sence des multiples taches cafĂ© au lait avec les neurofibromes cutanĂ©s et des lentigines axillaires, comme ses quatre sƓurs ce qui permet de poser le diagnostic de NF1.                                                                                                                                                            L’échographie cervicale montrait un micronodule de 5,5mm medio lobaire gauche  classĂ© EU TIRADS III, le bilan thyroĂŻdien, phosphocalcique et taux de la calcitonine Ă©taient normaux.  La patiente avait subi une SurrĂ©nalectomie gauche et l’évolution clinico-biologique Ă©tait favorable. L'aspect histopathologique et immunohistochimie Ă©tait celui d'un  phĂ©ochromocytome agressif.                                                                                                                Discussion                                                                                                                                                                                                                                                       Un phĂ©ochromocytome dans le cadre de la  (NF1) est une association possible, mais rare,  Le caractĂšre silencieux de ces formes de phĂ©ochromocytome peut ĂȘtre expliquĂ© par une sĂ©crĂ©tion d’adrĂ©naline prĂ©dominante ou par une forte capacitĂ© mĂ©tabolique plutĂŽt intra-tumorale. C'est une tumeur grave par ses complications cardiovasculaires. d’oĂč l’importance de diagnostiquer et de traiter ces tumeurs.

Références                                                                                                                                                                                                                                        1. Pappachan JM, Raskauskiene D, Sriraman R, Edavalath M, Hanna FW. Diagnosis and management of pheochromocytoma: a practical guide to clinicians. Curr Hypertens Rep. juill 2014;16(7):442

P-031

ASSOCIATION D’UNE PELADE UNIVERSELLE À LA MALADIE DE BASEDOW

Auteur:

BENFERHAT. SCHAHRAZADE

Service de diabĂštologie- endocrinologie CHU Abdelkader hassani de SBA

Co-auteurs :
KAMEL.ATTOUYA, HADJ HABIB MOHAMED

Service de diabĂštologie- endocrinologie CHU Abdelkader hassani de SBA

Introduction                                                                                                                                                                                                                                                   La pelade universelle est la forme la plus sĂ©vĂšre d'alopĂ©cie areata, une maladie inflammatoire auto-immune du follicule pileux. Elle est caractĂ©risĂ©e par une absence complĂšte de cheveux au niveau du cuir chevelu et de poils dans toutes les zones pileuses du corps.                                                        Nous rapportons le cas d’une association de pelade universelle avec la maladie de basedow.                                                                              Observation                                                                                                                                                                                                                          Patiente ĂągĂ©e de 22ans avait prĂ©sentĂ©e une pelade universelle depuis l’ñge de 8 ans et une exophtalmie bilatĂ©rale depuis l’ñge de 4ans. Un bilan thyroĂŻdien demandĂ© en 2025 dans le cadre d’une thyrotoxicose et un goitre a montrĂ© une hyperthyroĂŻdie avec une TSH bloquĂ©e Ă  0,006”UI/ml, une FT4 Ă  89,1pmol/l et les TRAK positifs Ă  33,34UI/L. Échographie cervicale en faveur d’une glande hyper vascularisĂ©e et homogĂšne, un aspect d’un goitre diffus hypercaptant compatible avec la maladie de basedow. Elle a Ă©tĂ© mise sous 8cp de carbimazole depuis fĂ©vrier 2025, FT4 de control aprĂšs trois est revenu à  11,6 pmol/l. Une FNS et les transaminases Ă©taient normaux.

Discussion et conclusion                                                                                                                                                                                                            La pelade est une alopĂ©cie non cicatricielle acquise auto-immune touchant les Hommes et femmes en proportions Ă©quivalentes, A tout Ăąge, mais avant 20 ans dans 60% des cas, gĂ©nĂ©tiquement susceptibles et exposĂ©es Ă  des facteurs environnementaux dĂ©clenchant mal dĂ©finis. D'autres maladies auto-immunes (MAI) peuvent s'y associer, L’une des principales associations systĂ©miques des maladies auto-immunes sont les troubles thyroĂŻdiens (tels que la maladie de Graves). Selon l’International Journal of Dermatology, une maladie thyroĂŻdienne se dĂ©veloppe chez 8 Ă  28 % des patients atteints d’alopĂ©cie areata, elle coexiste Ă©galement avec, Polyarthrite rhumatoĂŻde, SclĂ©rodermie, Lichen plan, Maladie de Biermer, Pemphigus, Maladie cƓliaque, Maladie d’Addison, Vitiligo,...                                                                                                                                         RĂ©fĂ©rence                                                                                                                                                                                                                             « Alopecia universalis | Disease | Overview | Genetic and Rare Diseases Information Center (GARD) – an NCATS Program» [archive du 7 mars        2016], rarediseases.info.nih.gov (consultĂ© le 1er mars 2016)

 

P-032

Delayed diagnosis of pituitary stalk interruption syndrome in a girl with short stature, spaniomenorrhea and normal secondary sexual characteristics: A case report.

Auteur:

LAIB Soumia

service d'endocrinologie, CHU Batna

Pituitary stalk interruption syndrome (PSIS) is a rare developmental defect identified by MRI and characterized by a thin or interrupted pituitary stalk,aplasia or hypoplasia of the anterior pituitary and absent or ectopic posterior pituitary. The presenting phenotype and symptomatology vary widely. It includes variable degree of isolated or combined pituitary hormone deficiencies with progressive onset, most commonly growth hormone or gonadotropin and extrapituitary malformations.  Although PSIS is most frequently diagnosed during childhood and the neonatal period, some individuals may not be diagnosed until adulthood.

We report an 18-year-old girl with a history of irregular menstruation that had started 2 years prior to the visit. There was no history of any systemic illness,drug intake or head injury. The pregnancy,  labor, delivery and neonatal period had been unremarkable. Family history was not significant.On examination she weighed 75 Kg with a BMI of 35,76 kg/m,the waist circumference was 109cm, and her height was 145cm (-3SD) . She had severe proportionate short stature with typical facies of GH deficiency .She had normal pubertal onset and development without galactorrhea.The rest of physical examination was unremarkable.

Endocrine analysis, showed isolated GH deficiency with hyperprolactinemia.

Hand Bone age was ∌17year and X ray evaluation of iliac apophysis was found in Risser GradeV.

MRI of brain showed nonvisible stalk with ectopic posterior pituitary and hypoplastic anterior pituitary. The reminder biochemical and imaging evaluation was normal.

Late diagnosis of PSIS leads to definitive adult short stature and psychosocial problems. Prompt and appropriate hormone substitution improve final adult height .Our case is interesting because,it highlights the importance of physician clinical awareness and early identification and referral for children with growth disorders to pediatric endocrinologists and because the unique association of GH deficiency and hyperprolactinemia  in PSIS with resultant spaniomenorrhea despite having a conserved pituitary gonadal axis and normal pubertal development.

P-033

Impacte de la grossesse sur les carcinomes papillaires de la thyroĂŻde

Auteur:

A. Bouchenna

hopital central de l'armée

Co-auteurs :
Ghennam Brahim, Katia Benabdelatif, Meriem Medjaher, Meriem Bensalah

hopital central de l'armée

Introduction : Le carcinome papillaire de la thyroĂŻde (CPT) survient le plus souvent chez la femme jeune en Ăąge de procrĂ©er. Les hormones de la grossesse peuvent stimuler la croissance du CPT, mais on ne sait si la grossesse affecte le pronostic des patientes atteints. MatĂ©riel et mĂ©thode : Nous nous sommes intĂ©ressĂ©s aux patientes atteintes de CPT suivies au niveau du service d’endocrinologie de l’HCA qui sont tombĂ©s enceinte. Un total de 26 patientes ont Ă©tĂ© inclues.

RĂ©sultats : L’ñge moyen est de 28 ans [24-36], le CPT est classĂ© PT1a chez 6 patientes, PT1b chez 10 patientes, PT2 chez 8 patientes et PT3 chez 2 patientes. 11 Patientes ont des adĂ©nopathies mĂ©tastatiques. L’irathĂ©rapie a Ă©tĂ© administrĂ©e chez 23 patientes et 3 d’entre elles ont nĂ©cessitĂ© l’administration de plusieurs doses. La grossesse est survenue aprĂšs rĂ©mission chez la majoritĂ©, chez 2 patientes le diagnostic de CPT a Ă©tĂ© posĂ© au moment de la grossesse, une patiente est tombĂ©e enceinte avant l’irathĂ©rapie, alors que 5 d’entre elles au cours de la premiĂšre annĂ©e du suivi et une patiente au moment de la dĂ©freination Ă  9mois de traitement. Concernant le retentissement fƓtal 2 patientes ont accouchĂ© d’un mort-nĂ© sans qu’un lien avec le CPT ne soit Ă©tabli. Pour le retentissement de la grossesse sur la maladie 4 patientes ont eu une Ă©volution de mĂ©tastases ganglionnaires cervicales ayant nĂ©cessitĂ© une reprise chirurgicale.

Conclusion : La relation entre CPT et grossesse est bidirectionnelle. La grossesse peut influencer l’évolution du CPT par l’effet stimulant des hormones thyrotropes et des ƓstrogĂšnes, pouvant conduire Ă  une progression du CPT. D’autre part, le CPT n’altĂšre pas le dĂ©roulement de la grossesse, Ă  condition d’une surveillance adaptĂ©e. Ainsi, la prise en charge doit ĂȘtre individualisĂ©e, avec une Ă©valuation rigoureuse du risque oncologique sans compromettre la sĂ©curitĂ© materno-fƓtale.

P-034

Qualité de la prise en charge du diabÚte chez les survivants du cancer de la thyroïde : une étude transversale

Auteur:

N. KAOUACHE

Faculté de médecine de Béjaia

Co-auteurs :
N. Nouri

faculté de médecine de Constantine

Introduction
Avec l’amĂ©lioration de la survie des patients atteints de cancer, la gestion des comorbiditĂ©s comme le diabĂšte devient cruciale. Bien que le cancer de la thyroĂŻde prĂ©sente un bon pronostic, les survivants sont Ă  risque accru de diabĂšte. Cette Ă©tude Ă©value la qualitĂ© de la prise en charge du diabĂšte chez ces patients.

Méthodes
Entre janvier 2021 et juillet 2022, nous avons mené une étude observationnelle incluant des patients atteints de cancer de la thyroïde suivis en endocrinologie. Les données recueillies portaient sur les caractéristiques cliniques, tumorales, les facteurs de risque cardiovasculaires et les indicateurs de contrÎle du diabÚte.

Résultats
Sur 732 patients, 125 (17,1 %) Ă©taient diabĂ©tiques, dont 90,4 % de femmes, avec un Ăąge moyen de 55,3 ans. Le carcinome papillaire reprĂ©sentait 82,4 % des cas ; 88,8 % Ă©taient au stade I ou II, et 76 % en rĂ©mission. L’hypertension concernait 49,6 %, les statines 36 %, et 12 % avaient une maladie cardiovasculaire.
La durée médiane du diabÚte était de 9 ans. La metformine était prescrite dans 83,2 % des cas, 28 % étaient sous insuline (dont 23,2 % avec multi-injections). Le contrÎle du diabÚte était insuffisant : 29,6 % avaient une HbA1c <7 %, 25,6 % une PAS >130 mmHg, et seulement 18,4 % un LDL-cholestérol <0,7 g/L.

Conclusion
Malgré une rémission cancéreuse, le contrÎle métabolique reste sous-optimal chez les patients diabétiques. Des efforts ciblés sont nécessaires pour améliorer leur prise en charge et limiter les complications à long terme.

P-035

UN AVC HEMMORAGIQUE REVELANT UN MACROPROLACTINOME

Auteur:

Dr A. KAMEL

Service de diabétologie-endocrinologie et maladies métaboliques. CHU de Sidi-Bel-AbbÚs. ALGERIE

Co-auteurs :
Pr Sc. BENFERHAT, Pr M. HADJ HABIB, Dr S.ABBOU

Service de diabétologie-endocrinologie et maladies métaboliques. CHU de Sidi-Bel-AbbÚs. ALGERIE

Introduction

Les adĂ©nomes hypophysaires reprĂ©sentent entre 10 et 20% des tumeurs intracrĂąniennes de l’adulte. Ces tumeurs ont une prĂ©valence de 78 Ă  94/100 000 habitants avec une tendance Ă  l’augmentation des dĂ©couvertes fortuites, « incidentalomes » . L’adĂ©nome Ă  prolactine (PRL) est le plus frĂ©quent (60% de l’ensemble des adĂ©nomes, ratio femme-homme : 10/1, une prĂ©valence de 440/100000

Observation

Il s’agit de la patiente B.A. ĂągĂ©e de 75ans aux antĂ©cĂ©dents d’une insuffisance rĂ©nale chronique depuis 1an au stade terminal, traitĂ©e par hĂ©modialyse, une hypertension artĂ©rielle depuis 20 ans, une dyslipidĂ©mie a Ă©tĂ© hospitalisĂ©e pour hĂ©miparĂ©sie droite avec paralysie faciale et une aphasie d’installation brutale. L’interrogatoire retrouve la notion de cĂ©phalĂ©es rebelles aux traitements antalgiques.  Un scanner cĂ©rĂ©bral a rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence d’un AVC hĂ©morragique   avec un macro adĂ©nome hypophysaire. IRM hypophysaire a objectivĂ© la prĂ©sence d’un volumineux macro adĂ©nome hypophysaire mesurant 17/25/22 mm, prĂ©sentant un important rehaussement aprĂšs injection de gadolinium, comblant la citerne opto-chiasmatique en haut et venant au contact avec le chiasma optique, venant au contact avec la paroi sellaire dĂ©bordant sur les carotides caverneuses sans thrombose avec discret effondrement du plancher du sinus sphĂ©noĂŻdal sans signe d’agressivitĂ© locorĂ©gionale.

L’exploration hormonale a objectivĂ© une prolactinĂ©mie a 322 ng/ml, une insuffisance corticotrope, thyrĂ©otrope. La patiente a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un traitement mĂ©dical avec une surveillance rĂ©guliĂšre. Elle a prĂ©sentĂ© une amĂ©lioration clinique notable

Discussion

 Les adĂ©nomes hypophysaires sont des tumeurs de l'antĂ©hypophyse qui peuvent causer une morbiditĂ© considĂ©rable, due Ă  une sĂ©crĂ©tion hormonale excessive ou Ă  la compression et l'invasion locale des structures environnantes. Les AVC en relation avec les adĂ©nomes hypophysaires sont rares, ils ont Ă©tĂ© dĂ©crits surtout dans le cadre de la survenue de l’apoplexie hypophysaire.

Bibliographie

https://doi.org/10.1016/j.ando.2020.07.399

 

P-036

SYNDROME D’ALLGROVE : A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

Dr A. KAMEL

Service de diabétologie-endocrinologie et maladies métaboliques. CHU de Sidi-Bel-AbbÚs. ALGERIE

Co-auteurs :
Pr Sc. BENFERHAT, Dr A. ZEKRI, Dr S. ZEKRI, Pr M. HADJ HABIB.

Service de diabétologie-endocrinologie et maladies métaboliques. CHU de Sidi-Bel-AbbÚs. ALGERIE

Introduction

Le syndrome des 3A est une affection rare qui se manifeste Ă  la premiĂšre dĂ©cade de vie. Il associe une insuffisance surrĂ©nalienne, une achalasie et une alacrymie. Il se manifeste essentiellement chez l’enfant et sa prise en charge est basĂ©e sur la substitution en hormone adrĂ©no-corticotrope, ainsi que la cure chirurgicale de l’achalasie associĂ©es Ă  des mesures symptomatiques afin d’amĂ©liorer leur qualitĂ© de vie.

Observation

Il s’agit du patient A. Z ĂągĂ© de 17 ans, aux antĂ©cĂ©dents d’une alacrymie depuis l'enfance traitĂ©e par des larmes artificielles, une achalasie opĂ©rĂ©e Ă  l’ñge de 12ans.  L’examen clinique montrait la prĂ©sence d’une dĂ©formation de la cage thoracique, une hyperpigmentation de la face dorsale des mains, des pieds, des zones de frottement, des mamelons et des OGE, une hyperkĂ©ratose plantaire, un syndrome cordonal postĂ©rieur, un syndrome pyramidal, un ralentissement psychomoteur. Une cortisolĂ©mie a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e revenue basse Ă  29.6 ng/ml, avec un taux d’ACTH Ă©levĂ© Ă 1035 pg/l ce qui nous a permis d'Ă©voquer une insuffisance surrĂ©nalienne. L’association de ces trois atteintes : achalasie, alacrymie et insuffisance surrĂ©nalienne a permis de retenir le diagnostic du syndrome des 3A. le patient a Ă©tĂ© traitĂ© par hydrocortisone avec une bonne Ă©volution.

Discussion

Le syndrome d'Allgrove est une maladie autosomique rĂ©cessive rare, de prĂ©dominance masculine, caractĂ©risĂ©e par une alacrymie, une insuffisance surrĂ©nalienne et une achalasie de l''Ɠsophage qui reste le trouble le plus frĂ©quemment rencontrĂ© aprĂšs l’alacrymie. Des troubles neurologiques peuvent apparaĂźtre Ă  un moment variable de l'Ă©volution de la maladie.

Bibliographie

[1] Allgrove J, Clayden GS, Grant DB, Macaulay JC. Lancet 1978;1:1284 6

[2] ENDERLIN Thibaut Samuel Le syndrome Triple-A. Méta-analyse et étude de cas cliniques. Th. D. Pharm., Lyon 1, 2013, 122p.

P-037

UNE HYPOGLYCEMIE SEVERE REVELANT UNE INSUFFISANCE SURRENALE POST CORTICOTHERAPIE : À PROPOS D’UN CAS.

Auteur:

Dr A. KAMEL

Service de diabétologie-endocrinologie et maladies métaboliques. CHU de Sidi-Bel-AbbÚs. ALGERIE

Co-auteurs :
Pr Sc. BENFERHAT, Dr A. ZEKRI, Dr S. ZEKRI ,Pr M. HADJ HABIB

Service de diabétologie-endocrinologie et maladies métaboliques. CHU de Sidi-Bel-AbbÚs. ALGERIE

Introduction 

Les corticoĂŻdes de synthĂšse sont largement utilisĂ©s dans le traitement des poussĂ©es des maladies inflammatoires chroniques. En cas de corticothĂ©rapie prolongĂ©e, il existe un risque d’insuffisance surrĂ©nale Ă  l’arrĂȘt du traitement, liĂ© au freinage de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrĂ©nalien qui contrĂŽle la sĂ©crĂ©tion de cortisol endogĂšne. Cette insuffisance est le plus souvent transitoire, mais peut durer plusieurs mois

Observation

Il s’agit d’une patiente ĂągĂ©e de 17ans aux antĂ©cĂ©dents d’asthme bronchique mal contrĂŽlĂ© depuis l'Ăąge de 18mois traitĂ© par une corticothĂ©rapie prolongĂ©e (automĂ©dication) avec des Ă©pisodes d'hypoglycĂ©mie sĂ©vĂšres depuis 2 mois. L’examen clinique retrouve des signes d’hypercorticisme iatrogĂšne : obĂ©sitĂ© facio-tronculaire avec des vergetures pourpres horizontales au niveau de l’abdomen, un IMC a 34.1Kg/m2. Le bilan biologique a montrĂ© une hypokaliĂ©mie Ă  3.07meq/l avec une natrĂ©mie normale. Une insuffisance corticotrope isolĂ©e Ă©tait confirmĂ©e par un taux de cortisol bas au moment d’une hypoglycĂ©mie Ă  0.35g/L avec une ACTH basse Ă  7pg/ml. L’IRM hypothalamo-hypophysaire n’a pas montrĂ© d’anomalie. La patiente a reçu un traitement par hydrocortisone

Discussion

L’automĂ©dication aux corticoĂŻdes reprĂ©sente la cause la plus frĂ©quente de l’insuffisance surrĂ©nale secondaire, complication assez frĂ©quente chez les patients asthmatiques non contrĂŽlĂ©s. Plusieurs auteurs recommandent le dosage du cortisol basal en premiĂšre intention et plusieurs valeurs ont Ă©tĂ© proposĂ©es pour affirmer ou exclure le diagnostic d’insuffisance surrĂ©nalienne post-corticothĂ©rapie. La dĂ©croissance progressive de corticoĂŻdes est obligatoire afin d’éviter la survenue de l’insuffisance surrĂ©nalienne.

Bibliographie

  1. Crowley Inhaled glucocorticoids and adrenal function: an update Paediatric Resp (2003)

R.A Hrachovy et al.High-dose, long-duration versus low-dose, short-duration corticotropin therapy for infantile spasmsJ Pediatr(1994)

 

 

 

P-038

FROM DEPRESSION TO FERTILITY:A SURPRISING DIAGNOSTIC OF HYPOTHYROIDISM

Auteur:

TOUMI.Z

EPH IBN ZIRI BOLOGHIN ALGER , SERVICE DE GYNECOLOGIE ET OBSTETRIQUE

Co-auteurs :
LAHLOU KATIA , DAMMENE DEBBIH AMEL

EPH IBN ZIRI BOLOGHIN ALGER , SERVICE DE GYNECOLOGIE ET OBSTETRIQUE

I-Introduction :

Infertility affects about 17.8% of couples globally and may stem from female, male, or unexplained causes. Secondary infertility—the inability to conceive or carry a pregnancy after a prior successful one—can cause significant emotional distress, often manifesting as depression. Could such depression occasionally mask a treatable cause of infertility, such as hypothyroidism?

II-Observation :

    We report a 36-year-old woman (blood type O Rh positive) with a two-year history of secondary infertility and spaniomenorrhea. Initial examination and pelvic ultrasound were normal. Hormonal assays (FSH, LH, estradiol, progesterone) and her partner’s semen analysis were also within normal limits. The patient declined further investigation at that time.

Four years later, she presented with depressive symptoms initially attributed to prolonged infertility. Clinical evaluation revealed weight gain (BMI 31.25 kg/mÂČ), bulimic behavior, fatigue, and signs of anemia. Laboratory tests showed microcytic hypochromic anemia. Thyroid function testing revealed elevated TSH and low free T4, consistent with primary hypothyroidism. Pelvic ultrasound was unchanged; abdominal ultrasound showed hepatic steatosis.

Levothyroxine therapy (100 ÎŒg/day) led to marked clinical improvement: mood stabilization, energy recovery, resolution of bulimia, normalized thyroid levels, and, one year later, spontaneous conception. The pregnancy was complicated by type 2 diabetes, managed with lifestyle interventions.

III-Discussion  :

       This case highlights the underrecognized link between hypothyroidism, infertility, and depression. Thyroid dysfunction can impair ovulation, disrupt menstrual cycles, and contribute to mood and metabolic disturbances. In this patient, thyroid hormone replacement reversed both psychological and reproductive symptoms. It also emphasizes that depression may not only be a consequence of infertility but a clinical clue to an underlying treatable disorder. Including thyroid screening in infertility workups, especially in the presence of depressive or metabolic symptoms, is essential.

P-039

UNMONITORED HYPERTHYROIDISM AMD UNDETECTED PREGNANCY: A CASE OF CARBIMAZOLE INDUCED HYPOTHYROIDISM AND OBSTETRIC CATASTROPHE

Auteur:

TOUMI Z

EPH IBN ZIRI BOLOGHINE- ALGER - service de GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE

Co-auteurs :
LAHLOU KATIA , DAMMENE DEBBIH AMEL

EPH IBN ZIRI BOLOGHINE- ALGER- SERVICE DE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE

I-Introduction:
Thyroid dysfunction, especially hyperthyroidism, is a significant concern in women of reproductive age. Treatment with antithyroid drugs like carbimazole requires close monitoring to avoid overtreatment and iatrogenic hypothyroidism. In unrecognized pregnancies, lack of surveillance may lead to serious maternal and fetal complications, including miscarriage, preterm labor, and placental abnormalities. This case asks: Can unmonitored hyperthyroidism contribute to avoidable obstetric risks?

II-Observation :
We report the case of a 41-year-old woman (blood type B Rh positive) with a one-year history of hyperthyroidism treated with unsupervised carbimazole. After discontinuing treatment on her own, she presented with vaginal bleeding. Examination showed pallor, tachycardia, and a moderately impaired general condition. Ultrasound revealed a 25-week viable pregnancy, cervical length of 19 mm (threatened preterm labor), a single umbilical artery, and a low-lying posterior placenta (Type III), without other anomalies.

Lab tests showed severe anemia (hemoglobin 3 g/dL), hyponatremia, and normal renal and liver function. She received urgent transfusions, raising hemoglobin to 8.6 g/dL. Thyroid tests showed TSH 1.23 ÎŒIU/mL, low free T4 (7.8 pmol/L), and negative thyroid-stimulating immunoglobulins, consistent with carbimazole-induced hypothyroidism. Levothyroxine was started at 25 ÎŒg/day.

At 27 weeks, uterine contractions became unresponsive to tocolytics, progressing to catastrophic hemorrhage and hypertension (150/100 mmHg). Emergency cesarean was performed. Intraoperatively, BP peaked at 200/110 mmHg, managed with IV nicardipine. Placental exam revealed aberrant cotyledons (30 × 20 mm). The fetus died due to extreme prematurity; the mother's postpartum course was uneventful.

III-Discussion:
This case illustrates the dangers of unmonitored antithyroid treatment in unrecognized pregnancy. Iatrogenic hypothyroidism can cause severe anemia, placental abnormalities, and preterm labor. Monitoring both TSH and free T4 is essential. Early detection and follow-up are crucial to prevent avoidable maternal-fetal complications.

P-040

THE IMPACT OF UNDIAGNOSED PREGESTATIONAL DIABETES ON PREGNANCY OUTCOUMES: A CASE REPORT OF SEVERE CARDIAC MALFORMATION

Auteur:

TOUMI.Z

EPH IBN ZIRI BOLOGHINE - ALGER - SERVICE DE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE

Co-auteurs :
LAHLOU KATIA, DAMMENE DEBBIH AMEL

EPH IBN ZIRI BOLOGHINE - ALGER- SERVICE DE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE

-Introduction :

Pregestational diabetes mellitus is a major risk factor for adverse pregnancy outcomes. When undiagnosed or poorly managed, it significantly increases the risk of congenital anomalies—particularly neural tube defects and complex cardiac malformations—due to hyperglycemia during fetal organogenesis. This case raises a key question: what are the consequences of undetected pregestational diabetes on fetal development?

II- Observation :

We report the case of a 41-year-old woman (O Rh positive) with inadequately controlled type 2 diabetes mellitus and a history of macrosomia (previous cesarean for a 5500 g newborn). She was gravida 7, para 5, with one prior cesarean (G7P5C1), and had required insulin during two prior pregnancies for gestational diabetes.

At 32 weeks’ gestation, with no prior prenatal follow-up, she presented while on low-dose aspirin alone. Physical examination was unremarkable, but capillary glucose was elevated (3.19 g/L), and urine analysis revealed ketonuria, consistent with diabetic ketosis. Insulin therapy and IV hydration were initiated, and glycemic control was achieved through insulin titration and diet.

Fetal ultrasound revealed a complete atrioventricular septal defect and reduced fetal movements. Given the severity of the findings, the patient was referred to a specialized center for multidisciplinary evaluation and management.

III- Discussion :

This case illustrates the serious consequences of unrecognized pregestational diabetes. Poor glycemic control during the first trimester likely contributed to the congenital cardiac defect and third-trimester ketosis. Hyperglycemia during early gestation disrupts organogenesis and increases the risk of malformations. The absence of prenatal care delayed diagnosis and intervention.

This case underscores the urgent need for early screening and glycemic management in women with known risk factors, to reduce maternal-fetal morbidity and improve pregnancy outcomes.

P-041

ASSOCIATION DIABÈTE INSIPIDE CENTRAL ET DIABÈTE DE TYPE 2

Auteur:

BENFERHAT SHAHRAZADE

Service de diabĂštologie- endocrinologie CHU Abdelkader hassani de SBA

Co-auteurs :
KAMEL ATTOUYA, HADJ HABIB MOHAMED

Service de diabĂštologie- endocrinologie CHU abdelakader hassani de SBA

Introduction                                                                                                                                                                                                                                              Le diabĂšte insipide central (DIC) est dĂ©fini par une incapacitĂ© Ă  retenir de l’eau libre en raison d’une carence en hormone antidiurĂ©tique liĂ©e Ă  une atteinte des neurones hypothalamiques. Il se manifeste par un syndrome polyuro-polydipsique (SPUPD). La coexistence d’un DIC avec un diabĂšte sucrĂ© reste rare.                  Nous rapportons le cas d’un patient prĂ©sentant un DIC associĂ© Ă  un diabĂšte de type 2.                                                                                                                  MatĂ©riels                                                                                                                                                                                                                                                Un homme de 49 ans ayant prĂ©sentĂ© 1 mois auparavant un SPUPD, une asthĂ©nie et une perte de poids de 6 kilos suite auquel un diabĂšte de type 2 a Ă©tĂ© diagnostiquĂ©. Le patient a Ă©tĂ© traitĂ© par metformine mais sans amĂ©lioration du SPUPD d’oĂč son orientation;                                                                                    RĂ©sultats                                                                                                                                                                                                                                                    Le SPUPD persistait malgrĂ© un bon profil glycĂ©mique, un dosage plasmatique du Na+, K+, Ca+, urĂ©e, crĂ©atinine et glycĂ©mie Ă©tait correcte, la quantification des entrĂ©es d’eau Ă©tait de 1O,5L/24H et des sorties de 9L/24H. La densitĂ© urinaire Ă  1005 et les urines Ă©taient trĂšs diluĂ©es. L’IRM HH rĂ©alisĂ©e objectivait une perte de l’hypersignal de la post hypophyse avec un Ă©paississement de tige pituitaire. Notre patient Ă©tait mis sous desmopressine avec bonne Ă©volution.                                  Discussion                                                                                                                                                                                                                                                Le diagnostic du DIC passe par plusieurs Ă©tapes. AprĂšs avoir confirmĂ© le SPUPD, il faut Ă©liminer toutes les situations qui peuvent en ĂȘtre la cause telles que le diabĂšte sucrĂ©, la polydipsie primaire,...etc, avant de rĂ©aliser une IRM HH. Si celle ci est normale l’exploration sera complĂ©ter par un test de restriction hydrique ou un test thĂ©rapeutique Ă  la desmopressine                                                                                                                                                                                        Conclusion                                                                                                                                                                                                                                               DiabĂšte insipide et le diabĂšte de type 2 sont deux troubles distincts qui nĂ©cessitent des approches thĂ©rapeutiques diffĂ©rentes. Le diagnostic de DIC peut parfois ĂȘtre sujet d’errance diagnostique en particulier lorsqu’il existe une pathologie pouvant expliquer le SPUPD.                                                                                        RĂ©fĂ©rence                                                                                                                                                                                                                                CHASSELOUP, Fanny, TABARIN, Antoine, et CHANSON, Philippe. MUST 2023–DiabĂšte insipide: un dĂ©ficit en vasopressine.

                                                                                                               

 

P-042

EVALUATION DES FACTEURS DE RISQUE DE L’OBESITE DANS UNE POPULATION DE PATIENTS EN HOSPITALISATION .

Auteur:

boudina hayet

service endocrinologie EPH laghouat

Introduction : L’obĂ©sitĂ© est un problĂšme majeur de santĂ© publique,  nous avons recherchĂ© les facteurs de risque dans une population de patients en hospitalisation..

MatĂ©riel et mĂ©thodes: C’est une Ă©tude descriptive, transversale Ă  visĂ©e analytique.

RĂ©sultats: L’analyse de 72 patients  hospitalisĂ©s pour diffĂ©rent motifs :  connectivites et maladies auto-immunes  22 %, pathologies digestives 13 %, pathologies vasculaires et mĂ©taboliques 25% des cas retrouve :

48,61 % des patients avec un IMC ≄ 25 versus 51,39% avec un IMC <25.

26.39% étaient en surpoids  et 22,23 % étaient obÚses  avec prédominance féminine, sexe ratio 1,5.

Les  facteurs de risques retrouvĂ©s sont  : un Ăąge avancĂ© , une mĂ©narchie  Ă  un Ăąge jeune entre 10 et 12 ans  retrouvĂ© dans 47,62% des obĂšses et surpoids  vs 26,32% non obĂšse (P=0,02) ,  la multiparité  est retrouvĂ©e chez  76% des femmes , alors que 47,37% des  nullipares sont en normopoids  (P=0,01), 48,52% des obĂšses et surpoids  sont hypertendu vs 27.03% des non obĂšses (P= 0,05) ,  les antĂ©cĂ©dents  familiaux d’obĂ©sitĂ© sont retrouvĂ©s dans 28,58% des obĂšse et surpoids  vs 10,81% non obĂšses, 34,29% des obĂšses  sont sĂ©dentaires  vs 10,81% non obĂšses (P=0,03).

Conclusion : Les principaux facteurs de risque de l'obĂ©sitĂ© retrouvĂ©s  dans cette population sont une mĂ©narchie Ă  un Ăąge jeune, la multiparitĂ©, un Ăąge avancĂ©, l’ hypertension artĂ©rielle, la sĂ©dentaritĂ© et les antĂ©cĂ©dents familiaux obĂ©sitĂ©.

 

P-043

OBÉSITÉ UN FLÉAU AUX MULTIPLES CONSEQUENCES

Auteur:

FOUZIA BOUYOUCEF

SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO

Co-auteurs :
ALI EL MAHDI HADDAM

SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO

Introduction

L’obĂ©sitĂ©, dĂ©finie par un excĂšs de masse grasse ayant des consĂ©quences nĂ©fastes pour la santĂ©, est reconnue depuis 1997 par l’OMS comme une maladie en raison de ses rĂ©percussions sanitaires, Ă©conomiques et sociales, et de son incidence mondiale.

Matériels et méthodes

Étude rĂ©trospective en consultation spĂ©cialisĂ©e d’obĂ©sitĂ© faite de 163 patients ĂągĂ©s de 16 à 73 ans.

Objectif de l’étude

Évaluation des complications de l’obĂ©sitĂ©.

Résultats
 Sur les163 consultants16,56% étaient des hommes dont 44,44% étaient ùgés entre 16-40 ans et 83,43 % étaient des femmes dont 57,35 % étaient ùgées entre 40 et 60 ans.

L’obĂ©sitĂ© entraĂźne une multitude de complications mĂ©dicales dont certaines sont spĂ©cifiques tel que SAOS dans notre Ă©tude, il Ă©tait retrouvĂ© chez 14 % des femmes et 18,5 % des hommes. D’autres sont non spĂ©cifiques comme : HTA retrouvĂ©s dans 35,3% des femmes et59,25%des hommes ,DT2 (58 % chez les femmes - 85,18% chez les hommes), stĂ©ato-hĂ©patite (38 % femmes et 63% chez les hommes) ainsi que des complications cardiovasculaires et ostĂ©oarticulaires.

Par ailleurs, l’obĂ©sitĂ© est source de prĂ©judice et de discrimination sociale, notamment Ă  l’embauche et de stigmatisation dans tous les domaines de la vie quotidienne, y compris par la famille et les soignants eux-mĂȘmes. Il est Ă©tabli que 20 à 70 % des personnes en obĂ©sitĂ© sĂ©vĂšre souffrent de troubles psychiatriques, la dĂ©pression Ă©tant au premier plan. Dans notre Ă©tude une frĂ©quence de 33,1 % chez les femmes et 30 % chez les hommes Ă©tait retrouvĂ©e.

Conclusion

L’obĂ©sitĂ© est une maladie chronique source de nombreuses complications. La PEC de ces complications constitue une prioritĂ©, doit ĂȘtre multidisciplinaire et adaptĂ©e aux patients.

Bibliographie:
1- Complications des obésités communes P. Faucher EMC 2019
2- Les obésités :Médecine et chirurgie 2021, Elsevier Masson SAS.

P-044

UNE HYPERPLASIE PARATHYROÏDIENNE QUADRIGLANDULAIRE RÉVÉLÉE PAR UNE HYPERCALCÉMIE MALIGNE

Auteur:

A.BRAHAM

UnitĂ© d’endocrinologie, diabĂ©tologie et maladies mĂ©taboliques, HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire de Constantine

Co-auteurs :
D.DJOHOR, A.KHODJA, S.BENSALEM

UnitĂ© d’endocrinologie, diabĂ©tologie et maladies mĂ©taboliques, HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire de Constantine

Introduction :

L’hyperparathyroĂŻdie primaire est le plus souvent causĂ©e par un adĂ©nome unique. L’hyperplasie des quatre glandes reste plus rare, reprĂ©sentant moins de 15 % des cas, et les formes gĂ©antes multiglandulaires sont exceptionnelles. 

Observation :

Il s'agit d'un patient ĂągĂ© de 76 ans adressĂ© pour exploration d’une hypercalcĂ©mie Ă  150 mg/L avec PTH Ă  2198 pg/mL. Cliniquement, il prĂ©sente un Ă©tat gĂ©nĂ©ral moyen, une gonalgie droite avec Ă©panchement articulaire et des troubles digestifs modĂ©rĂ©s. Le Holter ECG retrouve de nombreux troubles du rythme. La scintigraphie au MIBI rĂ©vĂšle quatre glandes hypertrophiĂ©es dont la plus volumineuse rĂ©trotrachĂ©ale droite mesurant 60×27 mm. Une parathyroĂŻdectomie des quatre glandes Ă©tait rĂ©alisĂ©e avec une conservation d'une partie du tissu sain. L’évolution Ă©tait favorable avec une chute de la PTH en per-opĂ©ratoire de plus de 50% du taux initial et une normalisation de la calcĂ©mie et de la PTH en post-opĂ©ratoire. 

Discussion :

Les formes gĂ©antes d’hyperplasie parathyroĂŻdienne sont rares et peuvent se prĂ©senter avec une hypercalcĂ©mie maligne. Les complications cardiovasculaires, notamment les troubles du rythme doivent ĂȘtre redoutĂ©es. L’imagerie fonctionnelle est essentielle pour repĂ©rer les glandes, surtout en cas de localisation ectopique. Le traitement repose sur la chirurgie, suivie d’une surveillance rigoureuse afin de dĂ©pister les rĂ©cidives et de prĂ©venir les complications post-opĂ©ratoires. 

Conclusion :

Ce cas illustre une forme rare et sĂ©vĂšre d’hyperparathyroĂŻdie primaire. La reconnaissance prĂ©coce, l’imagerie prĂ©cise, la chirurgie adaptĂ©e et la suivi post-opĂ©ratoire permettent une issue favorable malgrĂ© la complexitĂ© du tableau. 

Références bibliographiques :

1. Le Bras M, Leenhardt L, Sebag F, Taïeb D, Henry JF, et al. Consensus SFE–AFCE–SFMN 2024 sur la prise en charge de l’hyperparathyroïdie primaire. Ann Endocrinol (Paris). 2024;85(2):123–132. doi:10.1016/j.ando.2024.01.005

  • 2. Catherine Y. Zhu et al. Diagnosis and Management of Primary Hyperparathyroidism. JAMA. February 7, 2020. doi:10.1001/jama.2020.0538

P-045

INSUFFISANCE SURRENALIENNE AIGUE : A PROPOS DE 02 CAS

Auteur:

Choubane

chu bab el oued service des urgences

Introduction :
L’insuffisance surrĂ©nalienne aiguĂ« (ISA) est une urgence endocrinienne rare mais potentiellement fatale, souvent sous-diagnostiquĂ©e en contexte de dĂ©faillance hĂ©modynamique. Elle peut rĂ©sulter soit d’une pathologie surrĂ©nalienne primitive, soit d’un sevrage brutal de corticothĂ©rapie chronique. Nous rapportons deux cas cliniques illustrant ces situations.

 

Observation

La premiĂšre patiente, 30 ans, sans antĂ©cĂ©dents, a prĂ©sentĂ© un tableau d’ISA dans un

contexte infectieux, rĂ©vĂ©lant une probable maladie d’Addison.

 

La seconde patiente, 48 ans, suivie pour polyarthrite rhumatoĂŻde sous corticoĂŻdes, a

interrompu brutalement son traitement, induisant une ISA secondaire.

Dans les deux cas, le diagnostic a Ă©tĂ© confirmĂ© biologiquement, et l’évolution fut favorable

sous hydrocortisone IV et réanimation adaptée.

 

Discussion :
Ces deux cas illustrent les formes typiques d’ISA : primitive et secondaire. Les signes cliniques (hypotension, troubles digestifs, hypoglycĂ©mie, hyponatrĂ©mie) sont Ă©vocateurs mais non spĂ©cifiques, soulignant l’importance d’un diagnostic rapide. La prise en charge repose sur l’initiation immĂ©diate d’une corticothĂ©rapie substitutive et la correction des dĂ©sordres hydro-Ă©lectrolytiques.

 

Conclusion :
L’ISA doit ĂȘtre systĂ©matiquement Ă©voquĂ©e devant tout tableau de collapsus inexpliquĂ©, surtout chez les patients Ă  risque. L’éducation thĂ©rapeutique des patients et la vigilance des soignants jouent un rĂŽle clĂ© dans la prĂ©vention des formes graves.

 

Mots-clĂ©s : Insuffisance surrĂ©nalienne aiguĂ«, maladie d’Addison, corticoĂŻdes, urgence endocrinienne, hydrocortisone.

 

 

P-046

GROSSESSE ET DIABÈTE : UN DUO SOUS HAUTE SURVEILLANCE

Auteur:

FOUZIA BOUYOUCEF

SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO

Co-auteurs :
NESRINE MADANI , NADIRA AIT AMOKHTAR, ALI ELMAHDI HADDAM

SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO

Introduction :

La survenue d’une grossesse  chez la  diabĂ©tique type1  comporte de nombreux risques pour la mĂšre  et pour l’enfant. La grossesse  reste  possible conditionnĂ©e par une prise en charge optimisĂ©e avant et pendant la conception est adĂ©quate.

Matériels et méthodes :

Etude rĂ©trospective en  consultation spĂ©cialisĂ©e de grossesse et diabĂšte  (Janvier 2023-Mars 2025), 658 patientes suivies  dont 30 diabĂ©tiques type1, ĂągĂ©es  de  18 Ă  39ans ; Ăąge gestationnel  lors de la 1Ăšre consultation surspĂ©cialisĂ© est de 5 à  35 semaines d’amĂ©norrhĂ©e, 76% de ses Gss ne sont pas  programmĂ©es.

Les objectifs de l’étude sont: l’évaluation du profil glycĂ©mique,  des complications fƓtales et maternelles et  de la prise en charge multidisciplinaire.

Résultats :

57% des patientes sont ĂągĂ©es de 20 Ă 30ans, Dans les ATCD P : 20% d’ avortement spontanĂ© et 16% de MIU (mort in utĂ©ro). 36% d’accouchement  par voie haute et 28%  par voie basse. Sur les 30 patientes DT1 , 77% des Gss ne sont pas programmĂ©s. L’HbA1c prĂ©sente à  la 1Ăšre consultation dans 56%, 10% l’HbA1C ≀6% .30% ont une complication dĂ©gĂ©nĂ©rative prĂ©existante. 40% des Gss Ă©voluent  avec cycle satisfaisant  et les hypoglycĂ©mies  prĂ©sentent dans 23% des cas .Complications fƓtal: ABRT et  malformations  3%, macrosomie  14%.Complications maternelle: toxĂ©mie gravidique et hypothyroĂŻdie respectivement à  10% et 7% .Gss menĂ©es  Ă  terme dans 36% des cas, dont 30%  accouchement programmĂ© par voie haute.

50% sont perdues de vu au cours du suivi  dont 18%  adressĂ©es au gynĂ©cologue pour  programmation de l’accouchement sans suite. 27%  des nouveau nĂ©e sont des macrosomes.

Discussion-conclusion :

La Gss diabĂ©tique et en particulier  de la DT1 est une Gss Ă  haut risque notamment en l’absence d’équilibre glycĂ©mique en prĂ© et per conception, comme constatĂ© dans notre Ă©tude. La littĂ©rature dĂ©crit des complications aigues au cours de la grossesse diabĂ©tique;  l’acidocĂ©tose  (2-3% des cas), aucune dans notre sĂ©rie par contre les hypoglycĂ©mies  sont prĂ©sentes dans 23% (hypoglycĂ©mies modĂ©rĂ©es et ressenties), les Ă©tudes les rapportent chez 20-70% des patientes.

30% de nos DT1 présentent des complications antérieurs à la Gss, dont 66% de rétinopathie et la forme minime prédomine, ceci est en corrélation avec les données de la littérature .

La prĂ©valence des complications fƓtales notamment des malformations dans la littĂ©rature varie de 4-15%, dans notre sĂ©rie elles sont de 3%, la macrosomie 14%; alors que la MIU ou la  souffrance fƓtale ou la prĂ©maturitĂ© au cours du suivie ne sont pas rapportĂ©s.  Pour ce qui est des complications maternelles  Ă  savoir toxĂ©mie gravidique et hypothyroĂŻdie, sont prĂ©sentes dans 10 et 7% des cas.

Le schĂ©ma basal bolus et les sĂ©ances d’éducations renforcĂ©s sont rĂ©guliĂšrement Ă©valuĂ©, cependant les objectifs d’HbA1c  ne sont atteints que chez 26% des patientes, pour les autres leurs taux  varie de 7 Ă  11% tĂ©moignant de la difficultĂ© de prise en charge. Quant au profil glycĂ©mique au cours du suivi; 40% des cycles glycĂ©miques sont satisfaisants contre 33% moyens. Malheureusement 50% des patientes sont perdues de vu au cour du suivi, nĂ©anmoins 36% de nos patientes ont menĂ© une grossesse jusqu’au terme, cependant le taux d’accouchement par cĂ©sarienne reste encore Ă©levĂ© qui est de 60% (dans notre sĂ©rie reprĂ©sente 30%).

Une grossesse chez une femme diabétique  est à risque cependant un traitement optimisé pour des objectif glycémiques aussi proches que possible de la normale permet de réduire les risques associés au diabÚte.

P-047

70ANS DE DIABETE TYPE 1 : AVEC QUELLES COMPLICATIONS ? « A PROPOS D’UN CAS »

Auteur:

FOUZIA BOUYOUCEF

SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO

Co-auteurs :
NAIMA ALOUI, ALI ELMAHDI HADDAM

SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO

Introduction: le diabĂšte de type1 est une maladie chronique  frĂ©quente chez l’enfant, liĂ© Ă  une carence totale en insuline, qui   reprĂ©sente environ 10 % des cas de diabĂšte, avec une incidence annuelle de  3  ‰   dans le monde. L'augmentation de l'espĂ©rance de vie et la  prĂ©valence du diabĂšte dans la population gĂ©nĂ©rale sont Ă  l'origine  de recommandations adaptĂ©es Ă  la population ĂągĂ©e.

A long terme, un dĂ©sĂ©quilibre glycĂ©mique  entraĂźne des complications graves  (souvent aprĂšs 10 Ă  20 ans),Concernant principalement le cƓur et les vaisseaux .  En effet , le diabĂšte altĂšre  la  rĂ©tine , le rein et les nerfs des membres infĂ©rieurs  Ă©galement des lĂ©sions vasculaires qui  augmentent le risque d’athĂ©rosclĂ©rose , d’infarctus du myocarde ,d’AVC , ou encore d’artĂ©rite des membres infĂ©rieurs.

Cas clinique : Patiente T .F ĂągĂ©e de 81 ans, DT1 depuis l’ñge de 11ans (soit 70 ans d’évolution) sous insulinothĂ©rapie optimalisĂ©e , au suivi rĂ©gulier ; au stade des complications dĂ©gĂ©nĂ©ratives :

-rétinopathie diabétique lasérisée stabilisée.

-neuropathie périphérique hyperalgique sous traitement.

Admise pour instabilitĂ© glycĂ©mique avec des hypoglycĂ©mies jusqu’à 0,2 g/L et des hyperglycĂ©mies majeurs  sans cĂ©tose.

1-Examen clinique : patiente en normo –poids , normo-tendue , pas de Lipodystrophies, sans signe de dysotonomie cardiaque ni digestive  ni vĂ©sicale , ni de signes de maladies auto-immune.

2-Examens  para clinique : une HbA1C = 8,6 %  en regard d’HB =13 g/ dl. sans retentissement mĂ©tabolique ni infectieux.

3-le bilan de retentissement:

  • ophtalmologique: FO: RD stabilisĂ©e.
  • NĂ©phrologique : chimie urinaire : nĂ©gatif , crĂ©atinĂ©mie=12g/l ,DFG selon MDRD = 45ml/mn (fonction rĂ©nale habituellement objectivĂ©e Ă  cette Ăąge indĂ©pendamment de toute pathologie).  micro- albuminurie = 6mg/24h (-) .
  • FOGD: gastrite fundique et antrale  sans signe de stase mise sous TRT adaptĂ©e.
  • Cardio-vasculaire:
  • cycle tensionnel normal: en moyenne 130/60 mm Hg sous aucune thĂ©rapeutique.
  • ECG + Echocoeur : sans particularitĂ©.
  • IPS: 1  bilatĂ©rale (normal).
  • Echo-doppler TSAO +membres infĂ©rieurs : surcharge athĂ©romateuse diffuse sans stĂ©nose.
  • Bilan thyroĂŻdien ainsi que de la maladie cƓliaque est sans particularitĂ©

 

DISCUSSION/CONCLUSON:

GrĂące aux progrĂšs des traitements, il n'est heureusement plus exceptionnel de rencontrer des diabĂ©tiques de type 1 parvenus Ă  un grand Ăąge . malgrĂ© leur fragilitĂ©s , leur inactivitĂ©s et  dĂ©pendances ; rendant leur prise en  thĂ©rapeutique difficile , ainsi que le vieillissement sensoriel, auditif , visuel,  l’ altĂ©ration de la fonction rĂ©nale et la dĂ©gradation des fonctions cognitives qui  compliquent plus cette  prise en charge; 25 %  ne prĂ©sente pas de complications dĂ©gĂ©nĂ©ratives comme le cas de notre patiente ; faut-il voire chez notre patiente une protection gĂ©nĂ©tique qui reste Ă  dĂ©terminĂ©e.

Les objectifs généraux du traitement chez les sujets ùgées diabétiques visent à réduire les symptÎmes liés à l'hyperglycémie, à prévenir les complications métaboliques aiguës, à dépister et traiter à temps les autres  complications, à prendre en charge les pathologies associées et surtout à inclure le traitement dans une démarche cohérente  avec l'environnement social et familial.

 

P-048

Un diabÚte sucré révélateur d'un prolactinome

Auteur:

FD.BARKA

Hopital militaire constantine service medecine interne

Co-auteurs :
Pr .BENSALEM ,DR KHOUDJA

Hopital militaire constantine service medecine interne

Introduction
Les adĂ©nomes hypophysaires sont souvent dĂ©couverts fortuitement. Nous rapportons ici un cas de prolactinome rĂ©vĂ©lĂ© lors de diagnostic d’un diabĂšte sucrĂ©.

Observation
Patient ĂągĂ© de 37 ans, a Ă©tĂ© hospitalisĂ© pour complĂ©ment d’exploration et prise en charge d’un diabĂšte sucrĂ© inaugural, dĂ©couvert fortuitement avec une glycĂ©mie Ă  jeun de 2 g/L et une HbA1c Ă  9 %. L’interrogatoire rĂ©vĂšle une infertilitĂ© primaire Ă©voluant depuis 6 ans. De ce fait, un hypophysiogramme demandĂ© a rĂ©vĂ©lĂ© une hyperprolactinĂ©mie Ă  470 ng/mL (soit 31 fois la normale), associĂ©e Ă  un hypogonadisme hypogonadotrope (testostĂ©rone basse avec FSH et LH inappropriĂ©es). L’IRM hypothalamo-hypophysaire a mis en Ă©vidence un adĂ©nome hypophysaire mesurant 25 × 29 mm, Ă©tendu sur 40 mm, laminant et comprimant le chiasma optique.

Discussion
La dĂ©couverte concomitante d’un prolactinome lors d’un diabĂšte sucrĂ© soulĂšve des questions importantes quant aux liens physiopathologiques, diagnostiques et thĂ©rapeutiques entre les trois entitĂ©s : le diabĂšte, l’adĂ©nome hypophysaire et l’infertilitĂ©.
Le prolactinome peut rester asymptomatique pendant une longue pĂ©riode. Toutefois, son identification au moment du diagnostic d’un diabĂšte sucrĂ© suggĂšre une possible interrelation entre le dysfonctionnement mĂ©tabolique et d’autres troubles endocriniens hypophysaires. Par ailleurs, l’hypogonadisme hypogonadotrope peut Ă©galement exacerber les troubles mĂ©taboliques. Ainsi, le diagnostic simultanĂ© dans ce cas suggĂšre que l’hyperprolactinĂ©mie pourrait ne pas ĂȘtre un simple incident de dĂ©couverte fortuite, mais potentiellement un facteur aggravant, voire causal, du dĂ©sĂ©quilibre glycĂ©mique.

Conclusion
Ce cas souligne l’importance de rĂ©aliser un bilan endocrinien Ă©largi en prĂ©sence d’un diabĂšte sucrĂ© inaugural chez un sujet jeune.

1- Chanson P, Maiter D. Prolactinoma. In: Endotext [Internet]. South Dartmouth (MA): MDText.com, Inc.; 2021. Disponible sur : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK279031/

P-049

Impact de la transition dans Le diabĂšte sucrĂ© type 1 sur l’équilibre mĂ©tabolique et les complications aigues

Auteur:

FOUZIA BOUYOUCEF

SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO

Co-auteurs :
ZAKIA ARBOUCHE(2) , ALIELMAHDI HADDAM(1), MENOUBA BENSMINA(3),KARIMA BERKOUK(3)

1-SERVICE DE DIABETOLOGIE CHU DE BEO 2-SERVICE D ENDOCRINOLOGIE CHU DE BENIMESSOUS 3-SERVICE DE PEDIATRIE CHU DE BEO

Introduction:

La transition mĂ©dicale des diabĂ©tiques de type1 des soins pĂ©diatriques aux soins adultes reprĂ©sente aujourd’hui un challenge en consultation de diabĂ©tologie,  pour de multiples raisons, dont on peut citer les plus Ă©videntes : difficultĂ© de la sĂ©paration avec le pĂ©diatre accentuĂ©e par la prise en charge par une nouvelle Ă©quipe Ă  un moment particulier marquĂ© par le passage de l’enfance Ă  l’adolescence.

But de travail :

L’objectif de notre Ă©tude est d’évaluer l’impact de la transition des jeunes diabĂ©tiques Type 1 sur  l’équilibre mĂ©tabolique et les complications  aigue.

Patients et méthodes :

 Notre étude a porté sur des patients jeunes adultes DT1 suivis sur une période de trois années de 2017 à 2019.

Le protocole de transition se caractĂ©rise par l’annonce de la transition  au moins 6 mois avant  son dĂ©but, par le pĂ©diatre, suivi par des consultations communes pĂ©diatre et  diabĂ©tologue au sein du service de pĂ©diatrie. Lorsque le patient est prĂȘt « à faire le pas », il est transfĂ©rĂ© Ă  la consultation de transition et pris en charge par le diabĂ©tologue, une psychologue et un soignant dĂ©diĂ© Ă  l’éducation thĂ©rapeutique. Les deux services de pĂ©diatrie et de diabĂ©tologie sont situĂ©s dans le mĂȘme CHU.

Tous les examens biologiques ont effectués dans un seul laboratoire. Les données ont été analysées par le Logiciel  EPI info v0.6 et le logiciel  epi data v 03.2.

Résultats :

Au total, 53 patients ont Ă©tĂ© colligĂ©s. Le taux moyen d’HbA1c 1 an aprĂšs la transition est de 8,51%,Il n’y a pas de diffĂ©rence significative (p = 0,419) entre les 2 pĂ©riodes : avant et 12 mois aprĂšs la transition  (8,60% VS 8,51%) avec une  diffĂ©rence moyenne  estimĂ©e à :-0,154 ± 1,363. 57,7%  ont eu une HbA1C stabilisĂ© ou diminuĂ© durant la pĂ©riode de transition (p0 = 0,577 ;  IC Ă  95% : 0,577 ± 0,134 = (0,443 ; 0,711)). Seul 13,46% de nos patients ĂągĂ©s de ≄19ans Ă©taient aux objectifs recommandĂ©.                    On a objectivĂ© la survenue des complications  aigues Ă  savoir  une cĂ©toacidose dans 7,5% aprĂšs transition et  on a notĂ© une diminution d’hypoglycĂ©mie sĂ©vĂšre durant cette pĂ©riode.

Conclusion :

Une transition structurĂ©e et planifiĂ© permet de prĂ©venir les complications aigues et d’amĂ©liorer l’équilibre mĂ©tabolique.

P-050

LE SYNDROME HYPEROSMOLAIRE HYPERGLYCEMIQUE : A PROPOS DE 02 CAS

Auteur:

choubane

chu bab el oued service des urgences

Introduction : Le syndrome hyperosmolaire hyperglycĂ©mique (SHH) est une complication aigue grave du diabĂšte de type 2, survenant principalement chez le sujet ĂągĂ©. Il associe hyperglycĂ©mie sĂ©vĂšre, hyperosmolaritĂ©, dĂ©shydratation profonde et troubles neurologiques, en l’absence d’acidocĂ©tose significative. Son pronostic dĂ©pend du terrain sous-jacent et de la prĂ©cocitĂ© de la prise en charge.

 

Cas clinique 1   : Un homme de 70 ans, diabétique de type 2 mal équilibré, est admis pour troubles de la conscience. Il présente une hyperglycémie à 55 mmol/L, une osmolarité à 360 mOsm/kg, une natrémie corrigée à 154 mmol/L, sans cétonémie. La prise en charge intensive par réhydratation isotonique, insulinothérapie IV et correction hydro-électrolytique a permis une amélioration rapide avec récupération neurologique complÚte.

 

Cas clinique 2 : Un homme de 69 ans, diabĂ©tique de type 2 et porteur d’une fibrillation atriale sous anticoagulants, est admis au service des urgences pour agitation. L’hyperglycĂ©mie est Ă  48 mmol/L, l’osmolaritĂ© Ă  350 mOsm/kg, avec une natrĂ©mie corrigĂ©e Ă  150 mmol/L, une insuffisance rĂ©nale fonctionnelle. L’évolution a Ă©tĂ© dĂ©favorable, marquĂ©e par un coma puis un dĂ©cĂšs au troisiĂšme jour.

 

Discussion et Conclusion : Le SHH est une urgence mĂ©tabolique redoutable, avec une mortalitĂ© estimĂ©e entre 10 et 30 % selon les sĂ©ries. Le pronostic est fortement corrĂ©lĂ© Ă  la prĂ©cocitĂ© du diagnostic, Ă  la sĂ©vĂ©ritĂ© neurologique initiale et Ă  la rapiditĂ© de mise en Ɠuvre du traitement, reposant sur une rĂ©hydratation IV adaptĂ©e, une insulinothĂ©rapie et une correction Ă©lectrolytique, La prĂ©vention passe par une Ă©ducation des patients Ă  risque, une vigilance accrue des soignants, et une structuration des parcours de soins pour permettre une prise en charge rapide dĂšs les premiers signes. Le SHH impose une approche standardisĂ©e et prĂ©coce, afin de rĂ©duire une mortalitĂ© qui reste significativement Ă©levĂ©e.

P-051

DEUX FRÈRES, UN SYNDROME : SUR LES TRACES D'UN HERMANSKY-PUDLAK 

Auteur:

A.BRAHAM

UnitĂ© d’endocrinologie, diabĂ©tologie et maladies mĂ©taboliques, HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire de Constantine

Co-auteurs :
D.DJOHOR, A.KHODJA, S.BENSALEM

UnitĂ© d’endocrinologie, diabĂ©tologie et maladies mĂ©taboliques, HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire de Constantine

Introduction :

Le retard de croissance staturo-pondĂ©ral (RCSP) constitue un motif frĂ©quent de consultation en endocrinologie pĂ©diatrique. Ses causes sont variĂ©es, les Ă©tiologies gĂ©nĂ©rales Ă©tant les plus frĂ©quentes, tandis que les causes endocriniennes ne reprĂ©sentent qu’environ 10 % des cas. Plus rarement, le RCSP peut s’intĂ©grer dans un cadre syndromique. Une identification prĂ©coce de ces situations est cruciale pour une prise en charge adaptĂ©e et pour limiter les rĂ©percussions Ă  long terme. 

 

Observation :

Nous rapportons le cas clinique de deux frĂšres, ĂągĂ©s respectivement de 7 et 9 ans, orientĂ©s pour une exploration de leur RCSP. Les deux prĂ©sentaient une taille et un poids infĂ©rieurs Ă  -2 dĂ©viations standards pour l’ñge et le sexe. L’examen clinique et radiologique a mis en Ă©vidence une notion d’épistaxis Ă  rĂ©pĂ©tition, un albinisme oculocutanĂ© et un syndrome polymalformatif. Le dosage de l’IGF-I rĂ©vĂ©lait des taux infĂ©rieurs aux normes pour l’ñge et le sexe. Un test de stimulation Ă  l’Avlocardyl-glucagon a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©, confirmant un dĂ©ficit en hormone de croissance (GH). 

 

Discussion :

Le RCSP chez ces deux frĂšres s’inscrit dans un contexte syndromique complexe. L’association d’un albinisme oculocutanĂ©, de malformations ostĂ©o-articulaires et d’un dĂ©ficit en hormone de croissance suggĂšre une Ă©tiologie gĂ©nĂ©tique rare suspectant fortement le syndrome de Hermansky-Pudlak (HPS), caractĂ©risĂ© par un albinisme associĂ© Ă  d’autres anomalies systĂ©miques. Ce diagnostic repose sur une Ă©valuation pluridisciplinaire et idĂ©alement une confirmation gĂ©nĂ©tique. La prise en charge doit ĂȘtre pluridisciplinaire. La substitution en hormone de croissance est Ă  Ă©viter, en raison du risque d’aggravation des anomalies osseuses. 

 

Conclusion :

Identifier précocement une étiologie rare comme le syndrome de Hermansky-Pudlak permet une prise en charge ciblée, essentielle pour améliorer le pronostic fonctionnel et la qualité de vie. 

 

Références bibliographiques :

1. Huizing, M., Helip-Wooley, A., Westbroek, W., Gunay-Aygun, M., & Gahl, W. A. (2020). Hermansky-Pudlak syndrome.

P-052

PROFIL DE L’ACIDOCÉTOSE DIABÉTIQUE AU SERVICE DE DIABÉTOLOGIE DU CHU DE SBA

Auteur:

BENFERHAT SHAHRAZADE

Service de diabĂštologie- endocrinologie CHU Abdelkader hassani de SBA

Co-auteurs :
KAMEL ATTOUYA, HADJ HABIB MOHAMED

Service de diabĂštologie- endocrinologie CHU Abdelkader hassani de SBA

Introduction                                                                                                                                                                                                                                                Le diabĂšte est une maladie qui est Ă  l’origine de complications mĂ©taboliques aigues pouvant rĂ©vĂ©ler cette pathologie, dont la cĂ©tose qui la plus frĂ©quente              MatĂ©riels et MĂ©thodes                                                                                                                                                                                                                                Il s’agit d’une Ă©tude d’observation transversale, dont la population d’étude est constituĂ©e de patients hospitalisĂ©s au service de diabĂ©tologie pour cĂ©toacidocĂ©tose diabĂ©tique, entre le 1er janvier 2O24 au 31 dĂ©cembre 2024. Elle porte sur 73 patients. La collecte des donnĂ©es a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en janvier 2025 Ă  partir des dossiers des patients et a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sur Excel et analysĂ©e Ă  l’aide de SPSS17                                                                                                                                              RĂ©sultats                                                                                                                                                                                                                                                Sex ratio hommes/femmes :1.02. Age moyen : 46,7 ans (± 17,8). 36% des patients prĂ©sentaient un diabĂšte de type 1. La glycĂ©mie moyenne Ă  l’entrĂ©e dans l’étude Ă©tait de 4,32 g/l (± 0,88). Le degrĂ© de la cĂ©tose Ă©tait le suivant : 46% des patients prĂ©sentaient 2 croix, 45% 3croix, 5% 1 croix et 4% 4 croix la durĂ©e moyenne du diabĂšte Ă©tait 8,4 ans (± 11). 19% des patients ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s pour cĂ©tose inaugurale. DĂ©lai moyen nĂ©cessaire Ă  la nĂ©gativation de la cĂ©tonurie Ă©tait de 7heures (±5) sous une dose moyenne d’insuline rapide de 31unitĂ©s (±16). L’infection Ă©tait la plus souvent en cause dans 31% des cas, suivie de l’arrĂȘt volontaire ou non de l’insulinothĂ©rapie.                                                                                                                                                                                                                     Discussion                                                                                                                                                                                                                                                  Il n’existe pas de diffĂ©rence significative entre les deux sexes. Le diabĂšte de type 2 constitue la forme la plus frĂ©quente. Contrairement aux Ă©tudes, la prise en charge des jeunes est probablement assurĂ©e par les pĂ©diatres. En revanche le dĂ©lai nĂ©cessaire est proche de celui constatĂ© dans la littĂ©rature. L’infection et la non observance du traitement constituent les causes les plus frĂ©quentes de CĂ©toacidose.

Conclusion                                                                                                                                                                                                                                                      La CĂ©toacidose constitue une des urgences les plus frĂ©quentes en diabĂ©tologie, l’hospitalisation s’avĂšre dans beaucoup de situations indispensable.

P-053

SYNDROME DE LARON : À PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE LA LITTERATURE

Auteur:

S.BENFERHAT

Service de PĂ©diatrie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Co-auteurs :
N.DJOUDI

Service d’Endocrinologie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Introduction:

Le syndrome de Laron, ou insensibilité à l'hormone de croissance, est une maladie rare caractérisée par un retard de croissance postnatal sévÚre. Cliniquement, dans la plupart des cas, il est impossible de le distinguer d'un déficit en hormone de croissance. Il est important de distinguer ces deux affections, car les modalités de traitement sont différentes, coûteuses et longues.

Observation:

Nous partageons  un cas de petite taille sévÚre chez lequel un déficit en hormone de croissance a été initialement diagnostiqué et traité par hormone de croissance humaine recombinante. Cependant, le diagnostic du  syndrome de Laron a finalement été posé et un traitement par facteur de croissance analogue à l'insuline-1 recombinant (rhIGF-1) a été initié.

Discussion:

Le syndrome de Laron, est une maladie rare, mais reste un diagnostic diffĂ©rentiel important de petite taille.  Les patients ont gĂ©nĂ©ralement un poids et une taille normaux Ă  la naissance, mais prĂ©sentent un retard de croissance postnatal modĂ©rĂ© Ă  sĂ©vĂšre. La taille varie gĂ©nĂ©ralement de -4 Ă  -10 SDS. Les critĂšres diagnostiques du syndrome de Laron ont Ă©tĂ© proposĂ©s par Savage et al. Le score incluait l'Ă©valuation des sept paramĂštres. Le diagnostic de syndrome de Laron peut ĂȘtre posĂ© si 5 des 7 paramĂštres sont positifs. Notre patient remplissaient les critĂšres de Savage pour le diagnostic du syndrome de Laron

Références

1.Savage MO, Blum WF, Ranke MB, et al. Clinical features and endocrine status in patients with growth hormone insensitivity (Laron syndrome). J Clin Endocrinol Metab 1993 Dec;77(6):1465–71.

2.Chernausek SD, Backeljauw PF, Frane J, Kuntze J, Underwood LE for the GH Insensitivity Syndrome Collaborative Group. Long-term treatment with recombinant insulin-like growth factor (IGF)-I in children with severe IGF-I deficiency due to growth hormone insensitivity. J Clin Endocrinol Metab 2007 Mar 1;92(3):902–10.

P-054

SYNDROME D'INTERRUPTION DE LA TIGE PITUITAIRE : A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE LA LITERRATURE

Auteur:

S. BENFERHAT

Service de PĂ©diatrie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Co-auteurs :
N. DJOUDI

Service d’Endocrinologie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Introduction :

Le syndrome d'interruption de la tige pituitaire (SITP) est une affection congĂ©nitale rare caractĂ©risĂ©e par des anomalies morphologiques de la glande pituitaire, se traduisant par un dĂ©ficit hormonal variable. Il associe dans sa forme complĂšte une hypoplasie hypophysaire, une interruption de la tige pituitaire et une post hypophyse ectopique. Il s’agit d’une cause importante de retard de croissance par dĂ©ficit en hormone de croissance.

Observation :

Nous rapportons le cas d’un garçon ĂągĂ© de 9 ans, issu d'un mariage non consanguin, prĂ©sentait un retard staturopondĂ©ral sĂ©vĂšre. Le bilan hormonal confirme un dĂ©ficit isolĂ© en hormone de croissance (GH) qui a Ă©tĂ© substituĂ© par une bonne Ă©volution clinique. L'IRM hypophysaire rĂ©vĂ©lait une hypoplasie antĂ©hypophysaire et une ectopie post-hypophysaire, Ă©lĂ©ments caractĂ©ristiques du SITP.

Discussion:

Le syndrome d'interruption de la tige hypophysaire est une maladie rare, il s'agit d'une anomalie congénitale de l'hypophyse responsable d'une insuffisance hypophysaire et caractérisée en général par une triade :

- tige pituitaire trĂšs fine ou interrompue

- post-hypophyse ectopique ou absente

- hypoplasie ou une aplasie de l'hypophyse antérieure, visibles à l'IRM.

Chez certains patients, l'anomalie peut se limiter Ă  une post-hypophyse ectopique ou Ă  une tige pituitaire interrompue.

Son mécanisme demeure inconnu. Le caractÚre multiple et évolutif des déficits endocriniens rend compte de la nécessité d'une exploration hypophysaire systématique et complÚte, ainsi que d'une surveillance par des contrÎles réguliers.

 

Références

1.DESPERT. F, GHENPARAULT. I, BRICARD. P, AUBRY. J.C. Hypopituitarisme Syndrome d'Interruption de la Tige Infundibulaire HypothÚse Pathogénique à propos de 07 observations. Arch. Pediatr. 1993, 48 : 639-644.

2.KAFFEL. N, MNIF.M, REKIK. N, MNIE. J.M, ABID. M. Syndrome d'Interruption de la Tige Pituitaire : A propos de 6 Observations. Maghreb Médical. 2006 ; volume 26, n°380, p 154 - 157

 

P-055

SYNDROME DE HOFFMANN:UNE FORME RARE DE MYOPATHIE THYROIDIENNE

Auteur:

S.ZATLA

EPH YOUB ,SAIDA

INTRODUCTION:

Le syndrome de HOFFMANN est une manifestation rare de la myopathie hypothyroidienne et peut à titre exceptionnel en constituer la manifestation initiale.Nous rapportons un  cas de myopathie hypertrophique sévÚre révélant une hypothyroïdie profonde ,chez un homme de 37ans .

Observation: un homme ĂągĂ© de 37ans sans antĂ©cĂ©dents particuliers adressĂ© pour une asthĂ©nie profonde,dyspnĂ©e et une cytolyse hĂ©patique dont l’enquĂȘte Ă©tiologique Ă©tait nĂ©gative .L'examen clinique retrouve une infiltration cutanĂ©o-muqueuse,un oedĂ©me pĂ©ri-orbitaire,une macrogolssie,dysphonie,comblement des creux sus-claviculaire,une hypertrophie musculaire importante indolore au niveau des membres supĂ©rieurs,infĂ©rieurs et  du dos, l'examen du cou ne retrouve pas de goitre.L'examen cardiaque rĂ©vĂšle une bradycardie sans assourdissement des bruites cardiaque,un microvoltage Ă  l'ECG.A l'Ă©chocardiographie on note:une dilatation du VG avec FEVG=50% et un Ă©panchement pĂ©ricardique de faible abondance .Le bilan biologique objective :une anĂ©mie normocytaire normochrome,une cytolyse hĂ©patique et un syndrome inflammatoire.Le bilan hormonal montre ,taux TSH Ă  100UI /ml avec FT4 basse.L'Ă©chographie cervicale conclue Ă  une glande thyroĂŻde rĂ©duite de taille avec un aspect de thyroidite.Le diagnostic d'une thyroidite d'haschimoto a Ă©tĂ© posé  devant des anticorps anti peroxydases Ă©levĂ©s.Cette hypothryoidie est associĂ©e Ă  une rhabdomyolyse avec un taux CPK =7405U/L, en normo KaliĂ©mieet normocalcĂ©mie et en  cytolyse hĂ©patique.Les bilans inflammatoire ,lipidique,et rĂ©nal sont normaux.L'Ă©lĂ©ctromyogramme a montrĂ© un tracĂ© myogĂ©ne. Le diagnostic d'une hypothryoidie profonde sur myopathie ou syndrome de Hoffmann a Ă©tĂ© retenu.Un traitement par L-Thyroxine Ă  dose journaliĂšre progressive avec de l'hydrocortisone a Ă©tĂ© instauré  .L'Ă©volution a Ă©tĂ© favorable avec disparition de la symptomatologie et la normalisation du bilan thyroĂŻdien et des CPK .

Conclusion: Il est rare que les manifestations musculosquelettique révélent une hypothyroïdie .Cette observation souligne l'importance d'évoquer le diagnostic d'hypothyroidie devant tout tableau de myopathie hypertrophique afin d'éviter le retard diagnostic et de limiter les investigations couteuse et inutiles .

P-056

LE SYNDROME DE MAURIAC,UNE ENTITE RARE,A NE PAS MECONNAITRE,A PRPOS DE DEUX CAS.

Auteur:

S.ZATLA

EPH YOUB ,SAIDA

Introduction: Le syndrome de Mauriac (SdM) ou Glycogénose hépatique, est une complication rare du diabÚte de type 1
mal Ă©quilibrĂ©, dĂ©crit pour la 1re fois par Mauriac en 1930. Il est dĂ©fini par l’association dune hĂ©patomĂ©galie due Ă  une surcharge glycogĂ©nique,
une perturbation du bilan hĂ©patique et un retard staturo-pondĂ©ral et pubertaire. Ce syndrome dĂ©crit surtout chez l'enfant et l’adolescent
déséquilibré. Nous rapportons ici, deux cas de jeunes patients diabétiques type 1 atteints de ce syndrome.
Observation:Il s'agit de deux jeunes patients ùgés respectivement de 18ans et 19ans ,aux ATCDS  de DT1 depuis leur enfance mal équilibrés avec notion de plusieurs hospitalisations pour déséquilibre métabolique majeur.Ils ont comme motif de consultation une hépatomégalie.L'examen clinique a révélé chez les deux adolescents un état général conservé ,une apyrexie, un IMC de 19.5KG/M2 , 21.58 kg/m2 ,un retard staturo-pondéral, ils présentaient une hépatomégalie indolore sans aucun autre signes associés .Leur HBA1C était respectivement 13 % et 11%, leurs bilan hépatique était correct,les sérologie virales (HCV,HVB,HIV)étaient négatives, le bilan immunologique à la recherche d'anticorps anti nucléaire,antiLKM1,anti muscle lisse, anti mitochondrie étaient normal. La maladie coeliaque a été diagnostiqué chez le premier patient .L'échographie abdominale a révélé dans les deux cas une hépatomégalie homogÚne modérée.Notre PEC s'est basé sur l'éducation thérapeutique,l'insulinothérapie intensifiée et le régime sans gluten pour la maladie coealique .AprÚs 06 mois de suivi nous avons obtenu un bon profil glycémique chez les deux patients .Mais malheureusement aprÚs une année nous avons noté la non volonté à l'adhérence au traitement de la part des 02 patients malgré l'effort fourni pour améliorer la situation clinico-métabolique
Conclusion: Le syndrome de Mauriac est une entité clinique rare à ne pas méconnaitre évoqué chez les jeunes DT1  déséquilibrés avec un retard staturo pondéral.L'éducation thérapeutique et l'équilibre glycémique constituent la pierre angulaire de la PEC de ce syndrome.

P-057

Impact de l'imagerie hypophysaire sur le succÚs de la chirurgie trans sphénoïdale dans la maladie de Cushing : étude rétrospective de 60 cas

Auteur:

Dr H AKKADI

bebloued service endocrinologie et maladie metabolique

Co-auteurs :
Dr S NIA Dr I akhrouf Pr L Ahmed ali

chu bebloued , service endocrinologie et maladies métaboliques

introduction:

a maladie de Cushing (MC) est une affection rare, le plus souvent causĂ©e par un adĂ©nome hypophysaire, responsable d’un hypercortisolisme. Le diagnostic repose notamment sur l’IRM, bien que certains adĂ©nomes restent invisibles Ă  l’imagerie (IRM nĂ©gative), compliquant ainsi la prise en charge. Le traitement de rĂ©fĂ©rence est la chirurgie transsphĂ©noĂŻdale, avec des taux de rĂ©mission variant entre 64 et 93 %, mais plus faibles en cas d’IRM nĂ©gative. Cette Ă©tude vise Ă  explorer l’impact des rĂ©sultats IRM sur les taux de succĂšs chirurgical.

matériels et méthodes :

Soixante patients opĂ©rĂ©s entre 2010 et 2024 ont Ă©tĂ© inclus : 51 avec adĂ©nome visible Ă  l’IRM (Groupe A) et 9 sans lĂ©sion identifiable (Groupe B). Le diagnostic reposait sur au moins deux tests biologiques anormaux associĂ©s Ă  un taux d’ACTH Ă©levĂ©. Les patients du Groupe B ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un cathĂ©tĂ©risme des sinus pĂ©treux pour localiser la tumeur.

Les patients du Groupe A Ă©taient en moyenne plus ĂągĂ©s et plus obĂšses. Le cortisol Ă  8h Ă©tait Ă©levĂ© dans les deux groupes, tandis que le cortisol urinaire libre (CLU) Ă©tait plus souvent Ă©levĂ© dans le Groupe B. L’ACTH Ă©tait significativement plus Ă©levĂ©e dans le Groupe A. L’IRM a permis de localiser majoritairement des adĂ©nomes latĂ©ralisĂ©s dans le Groupe A. Dans le Groupe B, la latĂ©ralisation par cathĂ©tĂ©risme a rĂ©ussi dans 88 % des cas.

Ces rĂ©sultats confirment l’intĂ©rĂȘt de l’IRM pour guider la chirurgie, tout en soulignant l’utilitĂ© du cathĂ©tĂ©risme dans les formes Ă  IRM nĂ©gative.

conclusion

La prise en charge de la maladie de Cushing Ă  IRM nĂ©gative reste un dĂ©fi diagnostique et thĂ©rapeutique. Le cathĂ©tĂ©risme des sinus pĂ©treux constitue l’examen de rĂ©fĂ©rence pour localiser la source ACTH-dĂ©pendante et guider la chirurgie. Une prise en charge experte et protocolisĂ©e est indispensable pour amĂ©liorer le pronostic de ces formes complexes.

P-058

Effets des stratégies nutritionnelles sur la qualité de vie dans le diabÚte de type 2

Auteur:

Dahmani Aicha

Laboratoire de physiologie/CHU Blida

EFFETS DES STRATEGIES NUTRITIONNELLES SUR LA QUALITE DE VIE DANS LE DIABETE DE TYPE 2

Objectif :

Le diabÚte de type 2 est une maladie chronique en constante augmentation, ayant un impact significatif sur la qualité de vie des patients. Les interventions nutritionnelles sont reconnues comme un pilier essentiel dans la gestion de cette maladie. Cette étude vise à évaluer l'impact des interventions nutritionnelles sur la qualité de vie des patients atteints de diabÚte de type 2.

Matériel/Patients et Méthodes :

Une étude prospective a été menée sur 300 patients atteints de diabÚte de type 2, répartis en deux groupes : un groupe témoin suivant un régime standard et un groupe d'intervention suivant un régime personnalisé basé sur les recommandations nutritionnelles actuelles. La qualité de vie a été évaluée à l'aide du questionnaire SF-36, administré au début de l'étude et aprÚs six mois d'intervention. Les paramÚtres métaboliques, tels que l'hémoglobine glyquée (HbA1c), le poids corporel et le profil lipidique, ont également été mesurés.

Résultats :

AprÚs six mois d'intervention, le groupe d'intervention a montré une amélioration significative de la qualité de vie, avec des scores plus élevés dans les domaines physique et psychique. De plus, une réduction significative de l'HbA1c, du poids corporel et une amélioration du profil lipidique ont été observées dans le groupe d'intervention par rapport au groupe témoin (p < 0,05).

Discussion :

Les rĂ©sultats de cette Ă©tude soulignent l'importance des interventions nutritionnelles personnalisĂ©es dans l'amĂ©lioration de la qualitĂ© de vie des patients atteints de diabĂšte de type 2. Les amĂ©liorations observĂ©es dans les paramĂštres mĂ©taboliques et la qualitĂ© de vie suggĂšrent que les interventions nutritionnelles devraient ĂȘtre intĂ©grĂ©es de maniĂšre systĂ©matique dans la prise en charge globale des patients diabĂ©tiques. Des Ă©tudes futures pourraient explorer les mĂ©canismes sous-jacents de ces amĂ©liorations et Ă©valuer l'impact Ă  long terme des interventions nutritionnelles.

 

 

P-060

PROLONGED BREASTFEEDING: AN UNUSUAL CAUSE OF GLYCEMIC INSTABILITY IN A PATIENT WITH TYPE 1 DIABETES

Auteur:

Mohamed ARKOUB

Department of diabetology, CHU MUSTAPHA BACHA

Introduction:
Breastfeeding provides well-documented benefits for both infant and mother, including for women with gestational or pregestational diabetes [1]. However, its hypoglycemic effect in women with type 1 diabetes remains poorly understood and varies across studies [2–3]. No data are available on the impact of prolonged breastfeeding (beyond 12 months) on glycemic control.

Case Presentation:
We report the case of a 35-year-old woman with type 1 diabetes for 7 years, previously well-controlled (HbA1c ~7%). After an uneventful pregnancy, she experienced new-onset glycemic instability with frequent moderate hypoglycemia. Comprehensive clinical and biological evaluations excluded common causes. During hospitalization, glycemia remained stable under usual insulin doses, with no hypoglycemia recorded. Upon discharge, hypoglycemia reappeared, coinciding with the resumption of breastfeeding at home. Increasing carbohydrate intake and adjusting insulin doses helped reduce hypoglycemic episodes.

Discussion:
This case highlights the potential influence of prolonged breastfeeding on insulin requirements in type 1 diabetic patients. Nutritional and therapeutic adjustments are essential in this context. Further research is warranted, particularly in countries where prolonged breastfeeding is culturally prevalent [4].

References:

  1. World Health Organization. Infant and young child feeding. WHO; 2009.
  2. Nielsen LR, et al. Diabetes Care. 2009;32(6):1052–1057.
  3. Riviello C, et al. Diabetes Res Clin Pract. 2009;83(1):e23–e25.
  4. Bartok CJ. Curr Diab Rep. 2011;11(1):1–7.

P-061

LUJAN-FRYNS SYNDROME ASSOCIATED WITH TYPE 1 DIABETES: FIRST CLINICAL DESCRIPTION OF A RARE OVERLAP

Auteur:

Mohamed ARKOUB

Department of diabetology, CHU MUSTAPHA BACHA

Co-auteurs :
TOUABET Neila, AOUICHE Samir, AZZOUG Said

Department of diabetology, CHU MUSTAPHA BACHA

Introduction:
Lujan-Fryns syndrome is a rare X-linked genetic disorder, first described by Fryns et al. in 1991 [1]. It is characterized by mild to moderate intellectual disability, marfanoid habitus, dysmorphic facial features (high forehead, long face, thin nose), hypernasal voice, and neuropsychiatric disturbances. To date, no association with type 1 diabetes (T1D) has been reported.

Case Presentation:
We report the case of a 31-year-old male hospitalized for glycemic optimization before planned surgery. Clinical examination revealed mild intellectual disability, marfanoid features (tall stature, joint hypermobility, arachnodactyly), suggestive facial dysmorphism, hypernasal voice, and anxiety disorders. The patient has been followed for type 1 diabetes since the age of 18.
Marfan syndrome, Klinefelter syndrome, and fragile X syndrome were ruled out through clinical and paraclinical evaluations. Genetic confirmation of Lujan-Fryns syndrome could not be performed. Diagnosis was made based on clinical criteria, as described in the literature [1,2].

Discussion:
The diagnosis of Lujan-Fryns syndrome relies on thorough clinical assessment. Its rarity makes identification difficult, especially in the presence of associated metabolic conditions. This case highlights the need to consider this syndrome in suggestive contexts and to document any metabolic features that may be observed.

References:

  1. Fryns JP et al. Am J Med Genet. 1991;38(3):251–6.
  2. Froyen G et al. Hum Mutat. 2007;28(5):478–87.

P-062

MALADIE DE VON HIPPEL-LINDAU PAR DELETION EXONS 1 ET 2 DU GENE VHL AVEC ATTEINTE MULTI VISCERALE : A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S. Boulkadid (Dr)

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

Co-auteurs :
CE Mouats (Dr), N Nouri (Pr)

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

MALADIE DE VON HIPPEL-LINDAU PAR DELETION EXONS 1 ET 2 DU GENE VHL AVEC ATTEINTE MULTI VISCERALE: A PROPOS D’UN CAS

Boulkadid (Dr), CE Mouats (Dr), N Nouri (Pr)

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

 

Introduction: La maladie de von Hippel-Lindau (VHL) est un syndrome autosomique dominant rare qui se manifeste par un spectre de tumeurs bénignes et malignes.

Observation:

Le Patiente A.A, 35 ans, sans antĂ©cĂ©dents familiaux particuliers, s'est initialement plaint de vertige d’installation aigue avec chute de sa propre hauteur, l’imagerie cĂ©rĂ©brale d’urgence a rĂ©vĂ©lĂ© une hĂ©morragie cĂ©rĂ©brale tĂ©tra-ventriculaire avec 2 masses hyper vasculaires Ă©vocatrices d’hĂ©mogioblastomes de la fosse postĂ©rieure, l’exĂ©rĂšse neurochirurgicale a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e avec Ă©tude anatomopathologique : HĂ©mogioblastomes du SNC (Grade I OMS).

La TDM TAP a mis en Ă©vidence la prĂ©sence d’une masse surrĂ©nalienne bilatĂ©rale, Biologie : dĂ©rivĂ©es mĂ©thoxylĂ©s Ă©levĂ©s, avec un paragangliome rĂ©tro hĂ©patique interaorto-cave, des kystes pancrĂ©atiques multiples et une tumeur tissulaire rĂ©nale sous capsulaire droite.

Le patient a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une surrĂ©nalectomie totale gauche et partielle droite, avec chirurgie du paragangliome et Ă©nuclĂ©ation de la tumeur rĂ©nale au mĂȘme temps : anapath : PhĂ©ochromocytome bilatĂ©ral, et carcinome rĂ©nal Ă  cellules claires.

Des tests génétiques moléculaires ont permis de détecter une mutation hétérozygote du gÚne VHL avec délétion des exons 1 et 2, confirmant la maladie de von Hippel-Lindau.

Deux ans plus tard, le scanner abdominal de suivi a montré des kystes pancréatiques et rénaux simples, sans rehaussement pathologique.

Discussion : Nous prĂ©sentons ici le cas d'un jeun patient atteint de VHL confirmĂ©e gĂ©nĂ©tiquement, faite d’une atteinte multiviscĂ©rale : 2 hĂ©mogioblastomes cĂ©rĂ©belleux, phĂ©ochromocytome bilatĂ©ral, avec un paragangliome rĂ©tro hĂ©patique interaorto-cave , des kystes pancrĂ©atiques multiples et un carcinome rĂ©nal Ă  cellules claires , sans antĂ©cĂ©dents familiaux notables de maladie de VHL. Un dĂ©pistage familial et un suivi rĂ©gulier par imagerie est nĂ©cessaire pour suivre les lĂ©sions antĂ©rieures et dĂ©tecter toute tumeur nouvellement dĂ©veloppĂ©e associĂ©e Ă  VHL.

 

 

 

P-063

IMPACT DES ANNEES COVID SUR L’EQUILIBRE GLYCEMIQUE D’UNE COHORTE DE GRANDS ADOLESCENTS ET D’ADULTES JEUNES ATTEINTS DE DT1 SUIVIS AU LONG COURS EN MILIEU PEDIATRIQUE

Auteur:

S. BENFERHAT

Service de pédiatrie. HÎpital Militaire Régional Universitaire d'Oran

Co-auteurs :
M. Touhami(2) , C. Latroch(3), F.-Z. Serradji(3), M. Gharnouti(1), K. Bouziane-Nedjadi(3)

(1) HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire, (2) Association d’Aide aux Enfants Atteints de DiabĂšte, (3) Service de PĂ©diatrie «C». ORAN (AlgĂ©rie)

Introduction

Le DT1 chez le jeune est susceptible de dĂ©sĂ©quilibre et peut de surcroĂźt ĂȘtre impactĂ© par de nombreux alĂ©as.

Objectif

Ce travail retrace l’évolution de l’équilibre glycĂ©mique d’adolescents et d’adultes jeunes suivis en milieu pĂ©diatrique traversĂ© par les annĂ©es COVID.

Matériel et Méthode

Etude monocentrique. Inclusion : Ăąge 15-30 ans, dĂ©but du DT1< 16 ans et d’anciennetĂ©> 8 ans. L’évolution de l’équilibre glycĂ©mique (HbA1c) ressort des annĂ©es 2013-2023 et d’un minimum de 2 contrĂŽles annuels/patient. L’équilibre actuel est apprĂ©ciĂ© sur l’annĂ©e 2023

Résultats

120 DT1. Age actuel 19,87±3,80, dĂ©but DT1 6,97±3,62, anciennetĂ© 12,90±3,98 ans. CĂ©libataires 115 fois, Ă©tudiants 75 fois. Originaires d’Oran 87 fois. Ils prĂ©sentent 33 fois des associations et/ou des complications dont 17 immunopathies, 8 microangiopathies et 8 affections diverses.

L’HbA1c entre 2013-2024 :8,12±0,95 et celui 2023 de 8,33±1,41%.Comparaison HbA1c des annĂ©es 2013-2019 (7,93±1,17%,) avec celle des annĂ©es 2020-2024 (8,20±1,25%) non significative (p<0,075). La cible 7,5% Ă©tait 49,27% avant COVID et 38,63% pendant (p<10-7).

Les facteurs prĂ©dictifs de dĂ©sĂ©quilibre pour 2023 montre une diffĂ©rence pour l’ñge actuel (8,72±1,19 vs 8,01±1,43% > et < 18 ans, respectivement, p<0,01) et l’anciennetĂ© du diabĂšte (8,76±1,35 vs 8,18±1,35%, respectivement > et < Ă  10 annĂ©es, p<0,05) mais non pour l’ñge de dĂ©but (8,44±2,00 vs 8,25±1,81% < et > 5 ans respectivement p<0,47). Il existe une diffĂ©rence pour les affections associĂ©es (HbA1c 7,92± 1,12) vs leur absence (8,47±1,43 p<0,05) de mĂȘme que pour l’inactivitĂ© (7,91± 1,20) vs l’occupation (8,50±1,40 p< 0,01)

Discussion

Ce travail montre un Ă©quilibre, quoique d’une façon non significative, sans retour glycĂ©mique dĂ©gradĂ©, au cours de l’épidĂ©mie de COVI D des annĂ©es 2020-2022 par rapport aux 7 annĂ©es prĂ©cĂ©dentes l’équilibre antĂ©rieur en 2023. Les raisons tiennent essentiellement Ă  la pĂ©riode critique de la grande adolescence en perte d’activitĂ© et Ă  l’assiduitĂ© en baisse durant et aprĂšs cette Ă©pidĂ©mie.

P-065

ASSOCIATION RARE : RHABDOMYOSARCOME ET DIABETE TYPE 1 A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S.BENFERHAT

Service de pĂ©diatrie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Co-auteurs :
M. Touhami(2), N. Djoudi(1), C. Latroch(3), F.-Z. Serradji(3), K. Bouziane-Nedjadi(3)

(1) HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran, (2) Association d’Aide aux Enfants Atteints de DiabĂšte, (3) Service de PĂ©diatrie «C » CHU. ORAN.

Introduction 

Le rhabdomyosarcome est une tumeur maligne qui représente environ 3% de l'ensemble des tumeurs solides pédiatriques. Beaucoup plus faible chez l'adulte, représentant environ 1 % des cancers solides.

Observations 

Nous rapportons un cas rare de rhabdomyosarcome chez un jeune ĂągĂ© de 18 ans, diabĂ©tique depuis l’ñge de 5ans.Suivi rĂ©guliĂšrement pour son diabĂšte bien Ă©quilibrĂ© non compliquĂ©. Apparition d’une formation ovalaire sous cutanĂ©e occupant le tiers supĂ©rieur de la cuisse gauche non douloureuse de contours rĂ©guliers. Un bilan d’investigation a Ă©tĂ© demandĂ© :Ă©chographie complĂ©tĂ©e par une IRM de la cuisse gauche et biopsie pour Ă©tude anatomo-pathologique. Le diagnostic de RMS a Ă©tĂ© confirmĂ©. Une chimiothĂ©rapie a Ă©tĂ© instaurĂ©. L’évolution fut dĂ©favorable par l’apparition de mĂ©tastases osseuses et pulmonaires.

Discussion 

Le RMS est le sarcome malin des tissus mous le plus frĂ©quemment diagnostiquĂ© chez l'enfant ; seulement 1 Ă  2 % de ces cancers sont observĂ©s chez l'adulte. L'Ă©tiologie et les facteurs de risque restent largement inconnu. L’association entre RMS et diabĂšte est possible, mais il n'existe pas de lien direct connu entre ces deux affections. La prĂ©sence de diabĂšte chez un patient qui dĂ©veloppe un rhabdomyosarcome peut compliquer le traitement. Il est donc essentiel de suivre  le traitement du rhabdomyosarcome et de gĂ©rer le diabĂšte de maniĂšre appropriĂ©e pour minimiser les risques de complications.

Références

1.Skapek SX, Ferrari A, Gupta AA, Lupo PJ, Butler E, Shipley J, Barr FG, Hawkins DS. Rhabdomyosarcome. Nat Rev Dis Primers. 7 janvier 2019 ; 5 (1) : 1.

2.Amer KM, Thomson JE, Congiusta D, Dobitsch A, Chaudhry A, Li M, Chaudhry A, Bozzo A, Siracuse B, Aytekin MN, Ghert M, Beebe KS. ÉpidĂ©miologie, incidence et survie des sous-types de rhabdomyosarcome : analyse des bases de donnĂ©es SEER et ICES. J Orthop Res.Oct. 2019 ; 37(10) : 2226-2230.

 

P-066

DIABETE GESTATIONNEL ET MALFORMATIONS NEONATALES : A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S.BENFERHAT

Service de PĂ©diatrie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran.

Co-auteurs :
C. Khalfallah(1), N. Hammoudi(1), D. Benkerroum(1), K. Chater(1), M. Gharnouti(1)

(1)Service de PĂ©diatrie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Introduction 

Le diabĂšte gestationnel (DG) dĂ©fini par un trouble de la tolĂ©rance glucidique conduisant Ă  une hyperglycĂ©mie, dont le diagnostic est Ă©tabli au cours de la grossesse. Cette hyperglycĂ©mie est associĂ©e Ă  de nombreuses complications maternelles et fƓtales. Les consĂ©quences et la gravitĂ© des complications chez le nouveau-nĂ© sont diffĂ©rentes.

Observation

Nouveau-nĂ© de sexe fĂ©minin. ATCD  diabĂšte gestationnel chez la mĂšre. NĂ©e Ă  terme par voie haute indiquĂ©e pour dystocie de dĂ©marrage avec bonne adaptation Ă  la vie extra-utĂ©rine (APGAR 8 /10). Eutrophique (poids 3kg700, taille 47cm et pc 35 cm). L’examen clinique retrouve un souffle cardiaque. Pas de tachycardie. ICT Ă  0,62. Une Ă©chographie cardiaque faite retrouve une coarctation de l’aorte focale pĂ©ri-ductale trĂšs serrĂ©e. Canal artĂ©riel large de 6mm alimentant l’aorte descendante. Foramen ovale de 4mm.Bonne fonction systolique du VG. Fuite mitrale grade 2 par dilatation de l’anneau. HTAP modĂ©rĂ©e. Bilan malformatif fait ; une Ă©chographie abdomino-pelvienne retrouve une formation nodulaire hĂ©patique Ă  cheval entre les segments IV et V Ă©voquant une malformation artĂ©rioveineuse. Un bilan sanguin fait (NFS, biochimie, fonction hĂ©patique et rĂ©nale) revenant sans anomalies. Patiente mise sous traitement (Loprit+furosĂ©mide) avec indication chirurgicale de sa cardiopathie.

Discussion

La prĂ©valence du DG est gĂ©nĂ©ralement estimĂ©e entre 2 et 6 %.Les nouveau-nĂ©s issus de grossesse avec diabĂšte prĂ©gestationnel ont une augmentation du risque de malformations cardiaques , de syndrome de rĂ©gression caudale, d’anomalies du systĂšme nerveux , de malformations digestives , d’anomalies squelettiques  et de malformations gĂ©nito-urinaires. Le risque de malformations en cas de diabĂšte est  augmenté  de trois Ă  quatre fois comparĂ© Ă  la population gĂ©nĂ©rale.le rĂŽle d’une hyperglycĂ©mie maternelle dans la genĂšse des malformations est actuellement clairement Ă©tabli.

Références

Balsells M and al.Congenital malformations in women with gestational diabetes mellitus . Diabetes Metab Res Rev 2012 ; 28 ( 3 ) : 252 – 7

 

 

P-067

CORTICOSURRENALOME ET GROSSESSE: A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S. BOULKADID

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

Co-auteurs :
CE Mouats (Dr), N Nouri (Pr)

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

CORTICOSURRENALOME ET GROSSESSE: A PROPOS D’UN CAS

S. Boulkadid (Dr), CE Mouats (Dr), N Nouri (Pr)

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

 

 

Introduction :

Le diagnostic d'ACC pendant la grossesse et chez les femmes ayant un désir maternel, en particulier chez les survivantes à long terme, pourraient représenter des scénarios cliniques différents.

Observation :

Une patiente de 38 ans, suivie pour un carcinome corticosurrénalien, opéré, score de Weiss 5,  R0, Ki67 8 %, stade ENSAT III. Avec un traitement adjuvant par Mitotane.

La patiente a été informée de la nécessité d'une contraception non hormonale.

La surveillance par TDM thoracique et abdominale tous les 3 mois n'a pas révélé de récidive de la maladie.

AprÚs 01 année de suivi, la patiente s'est présentée avec une grossesse auto-déclarée (06 SA) (la posologie journaliÚre de mitotane était de 3000 mg/jour et la mitotanémie 17,7 mg/L ).

Le Mitotane a Ă©tĂ© immĂ©diatement arrĂȘtĂ©.

La patiente et son mari ont Ă©tĂ© informĂ©s des effets tĂ©ratogĂšnes possibles du Mitotane et le risque de rĂ©cidive tumorale a Ă©tĂ© discutĂ©. La grossesse a Ă©tĂ© menĂ©e Ă  terme sans complications maternelles avec un Accouchement sans incident d‘un nouveau-nĂ© de sexe masculin, sans anomalies de diffĂ©rentiation sexuelle.

Le nouveau-nĂ© prĂ©sentait Ă  la naissance une altĂ©ration de l’état gĂ©nĂ©ral avec vomissements, avec biologiquement une insuffisance surrĂ©nalienne pĂ©riphĂ©rique confirmĂ©e, nĂ©cessitant une hospitalisation de 2 semaines avec prise en charge pĂ©diatrique d’urgence puis mis sous traitement par Hydrocortisone.

LA TDM TAP de contrĂŽle faite 01 mois post partum n’a pas montrĂ© de rĂ©cidive tumorale.

 

Conclusion :

Dans les rares cas d'ACC survenant pendant la grossesse, les mĂ©decins doivent guider les patientes vers des dĂ©cisions thĂ©rapeutiques Ă©clairĂ©es, en Ă©valuant les risques pour la mĂšre et le fƓtus, et en tenant compte des circonstances oncologiques et des souhaits de la patiente.

 

P-068

ASSOCIATION ENTRE L'INSULINORÉSISTANCE, L'INDICE DE MASSE CORPORELLE ET LES STADES D'ÉVOLUTION DU CANCER COLORECTAL

Auteur:

OUERDANE FAIRROUZ

USTHB

Co-auteurs :
Aissam CHIBANE b, Sabrine DEGHIMA c, Nawal HABAK d, Kamel DJENOUHAT c, Hassen MAHFOUF e, Yacine SOLTANI a

a Laboratoire de biologie et Physiologie, Equipe d'Endocrinologie. FacultĂ© des Sciences Biologiques, USTHB, Alger, ALGÉRIE ; b Service Chirurgie en oncologie digestif au CPMC, Alger, ALGÉRIE ; c Laboratoire central de Biologie au EPH-Rouiba, Alger, ALGÉRIE ; d Laboratoire de biochimie au CPMC, Alger, ALGÉRIE ; e Service Oncologie au EPH-Rouiba, Alger, ALGÉRIE.

Objectif : L’étude vise Ă  analyse l’association entre l’indice de masse corporelle (IMC), l’insulinorĂ©sistance (IR) et les stades d’évolution du cancer colorectal (CCR), en comparant deux groupes de patients : ceux avec un IMC < 25 kg/mÂČ (minces) et ceux avec un IMC ≄ 25 kg/mÂČ (en surcharge pondĂ©rale). Patients et mĂ©thodes : L’analyse a portĂ© sur une cohorte algĂ©rienne de 163 patients atteints de CCR, d’un Ăąge moyen de 61.13±0.97 ans. Les patients ont Ă©tĂ© rĂ©partis selon leur IMC et classĂ©s en quatre stades d’évolution du cancer (I Ă  IV). L’IR a Ă©tĂ© mesurĂ©e Ă  l’aide de l’indice HOMA-IR (≄ 2.5), calculĂ© Ă  partir de la glycĂ©mie et de l’insulinĂ©mie Ă  jeun (respectivement dosĂ©es par COBAS 6000 et COBAS e411). Les donnĂ©es ont Ă©tĂ© analysĂ©es Ă  l’aide des tests de Mann-Whitney, Kruskal-Wallis et spearman. RĂ©sultats : Les patients au stade IV prĂ©sentaient une IR significativement plus Ă©levĂ©e que ceux au stade I (HOMA-IR : 5.56±0.54 vs 1.69±0.20 ; P=0.0002), une hyperinsulinĂ©mie marquĂ©e (15.64±1.08 vs 6.24±0.67 ”UI/mL ; P=0.00005440), une hyperglycĂ©mie (1.38±0.08 vs 1.11±0.07 g/L ; P=0.0019) et un IMC plus faible (24.24±0.61 vs 28.66±1.35 Kg/m2 ; P=0.0249). Les patients en surcharge pondĂ©rale (28.84±0.44 Kg/m2), comparĂ©s aux patients minces (21.44±0.27 Kg/m2), prĂ©sentent une IR plus Ă©levĂ©e (HOMA-IR : 5.37±0.46 vs 3.46±0.25), une hyperinsulinĂ©mie (14.83±0.98 vs 11.91±0.55 ”UI/mL), et une hyperglycĂ©mie (1.41±0.06 vs 1.14±0.05 g/L). Une corrĂ©lation positive significative a Ă©tĂ© observĂ©e entre l’IMC et le HOMA-IR (r=0,24 ; P=0.0017). Discussion : Le tissu adipeux favorise l’IR et l’hyperinsulinĂ©mie, qui peuvent stimuler la progression tumorale par des voies pro-mitogĂšnes, angiogĂšnes et anti-apoptotiques. L’hyperglycĂ©mie alimente les cellules tumorales via la glycolyse aĂ©robie (effet Warburg). Aux stades avancĂ©s IV, la diminution de l’IMC s’explique par la cachexie cancĂ©reuse, un syndrome caractĂ©risĂ© par une perte de poids sĂ©vĂšre et une dĂ©nutrition profonde.

P-069

Carcinome papillaire de la thyroĂŻde chez l’enfant : expĂ©rience du service d’endocrinologie de l’HĂŽpital central de l’armĂ©e.

Auteur:

Amira Bouchenna

hopital central de l'armée

Co-auteurs :
B.Ghennam, A.Tibouk, F.Bendjebour, Y.Yahia Messaoud, M.Medjaher, M.Bensalah

hopital central de l'armée

Introduction :

Le cancer papillaire de la thyroĂŻde touche rarement l’enfant. De forme plus agressive, il est souvent mĂ©tastatique dĂšs le diagnostic ; ces mĂ©tastases concernent le plus souvent les adĂ©nopathies cervicales et le poumon. Son pronostic reste excellent car les mĂ©tastases gĂ©nĂ©ralement bien Ă  la chirurgie et le traitement par iode radioactif.

Matériel et méthode :

Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective sur 13 patients suivis auprĂšs de notre structure entre 2003 et 2024. Au total 13 enfants, sex-ratio 2,25 filles, moyenne d’ñge 14,84 ans [5-18 ans], un enfant avait un antĂ©cĂ©dent d’irradiation cervicale pour lymphome. Tous les enfants avaient subi une thyroĂŻdectomie totale avec curage ganglionnaire au moins central. La taille tumorale 21,11 mm les emboles vasculaires, l’effraction thyroĂŻdienne et l’envahissement extra-thyroĂŻdien Ă©taient notĂ© chez la moitiĂ© des patients. 8 patients avaient des adĂ©nopathies mĂ©tastatiques, 5 d’entre eux des mĂ©tastases pulmonaires et une patiente une mĂ©tastase crĂąnienne rĂ©vĂ©lant son microcarcinome thyroĂŻdien. La moyenne d’activitĂ© d’iode reçue Ă©tait de 300mci [30-900mci], malheureusement une patiente a eu comme effet secondaire le dĂ©veloppement d’une insuffisance ovarienne primaire. Actuellement, 9 patients sont en rĂ©mission, une stabilitĂ© lĂ©sionnelle est notĂ©e chez 3 d’entre eux et une patiente est perdue de vue.

Discussion/Conclusion :

La survenue d’un carcinome papillaire de la thyroĂŻde chez l’enfant est source d’angoisse pour son entourage et pour le mĂ©decin. Pourtant le diagnostic prĂ©coce, ainsi que la prise en charge intensive permettent le plus souvent la stabilitĂ© et la guĂ©rison.

 

P-070

PancytopĂ©nie rĂ©vĂ©lant une maladie de Basedow : Ă  propos d’un cas.

Auteur:

Amira Bouchenna

hopital central de l'armée

Co-auteurs :
B.Ghennam-L.Heffaf-A.Yahi-M.Medjaher-M.Bensaleh

hopital central de l'armée

Introduction :

L’atteinte hĂ©matologique est rare au cours de l’hyperthyroĂŻdie ; et se manifeste le plus souvent par une anĂ©mie.

La pancytopénie est exceptionnelle seulement une trentaine de cas ont été rapporté à travers le monde.

Nous rapportons un cas.

Observation :

Patiente ùgée de 38 ans qui consulte pour pùleur cutanéo-muqueuse, asthénie, anémie à 5gr/dl, plaquettes à 45.000/mm3, globules blancs à 1800/mm3, le myélogramme retrouve une moelle riche, sans blastose.

Un bilan thyroĂŻdien est demandĂ© devant la notion d’amaigrissement, palpitations : TSH < 0.05 Uui/ml,

FT4 > 100pmol/l, anticorps anti-TPO positif Ă  1728.84UI/L, anticorps anti-rĂ©cepteur de la TSH Ă  31 U/L. Le carbimazole Ă©tant contre indiquĂ©, une corticothĂ©rapie est mise en route Ă  dose d’1mg/kg sans amĂ©lioration hĂ©matologique.

Elle a reçu une premiĂšre cure de 10mci d’irathĂ©rapie avec une : FT4 68.3 pmol/L, FT3 : 21.7 pmol/L Ă  15jours, toujours sans amĂ©lioration de la formule numĂ©ration sanguine (FNS) ; d’oĂč dĂ©cision de traiter par immunoglobuline puis par 3 lignes de dexamĂ©thasone, Rituximab, Etoposide, Endoxane, pendant 6 mois, toutes soldĂ©es d’un Ă©chec.

Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d’une deuxiĂšme cure d’irathĂ©rapie 10 mci, avec obtention d’une hypothyroidie Ă  l’issue et nette amĂ©lioration de la FNS. 

 

Discussion:

L’hyperthyroĂŻdie ne fait pas partie des Ă©tiologies Ă  rechercher devant une pancytopĂ©nie, cette derniĂšre est le plus souvent une consĂ©quence du traitement antithyroĂŻdien. La prise en charge de la pancytopĂ©nie fait appel au traitement de l’hyperthyroĂŻdie, avec le plus souvent une rĂ©solution hĂ©matologique complĂšte.

 

P-071

Curage central prophylactique des carcinomes papillaires de la thyroĂŻde en situation d’auto-immunitĂ© : Ă  propos d’une sĂ©rie.

Auteur:

Amira bouchenna

hopital central de l'armée

Co-auteurs :
B.Ghennam, A.Tibouk, K.Benabdelatif, F.Bendjebour, M.Medjaher, M.Bensalah

hopital central de l'armée

Introduction :

L’association entre le carcinome papillaire de la thyroĂŻde et thyroĂŻdite a Ă©tĂ© rapportĂ© la premiĂšre fois en 1955, si le lien entre les deux est bien Ă©tabli des questionnements subsistent quant au pronostic notamment concernant les mĂ©tastases ganglionnaires et Ă  distance.

Matériel et méthodes :

Nous rapportons une Ă©tude prospective rĂ©alisĂ©e dans un centre hospitalier en AlgĂ©rie entre 2020 et 2022 qui a inclue 267 cancers papillaires de la thyroĂŻde, dont 97 (36.3%) des patients avaient une thyroĂŻdite.  Les patients ont bĂ©neficiĂ© d’une thyroidectomie totale avec curage ganglionnaire chez 142 (52,8%) d’entre eux. Ce dernier Ă©tait prophylactique chez 105 (39.3%).

Parmi ces 105 patients qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un curage ganglionnaire central prophylactique, la thyroĂŻdite Ă©tait presente chez 40 (38.1%) patients, seulement 4 (10%) d’entre eux avaient des mĂ©tastases ganglionnaires, Il n’a pas Ă©tĂ© retrouvĂ© de diffĂ©rence significative entre la thyroĂŻdite et les mĂ©tastases ganglionnaires (p 0.18). Par contre, des complications post-opĂ©ratoires etaient notĂ©s chez 13 (32.5%) des patients avec thyroĂŻdite avec une diffĂ©rence significative entre la prĂ©sence de la thyroĂŻdite et la survenue de complications post-opĂ©ratoires (p 0.02).

Discussion :

En situation de thyroĂŻdite, on retrouve plus de multifocalitĂ© dans le carcinome papillaire de la thyroide ce qui a fait soulever l’interet d’un curage ganglionnaire prophylactique chez ces patients.  Pourtant de nombreux auteurs pensent que l’envahissement ganglionnaire dans cette situation n’aggrave pas le pronostic, la cellule cancĂ©reuse envahissant le rĂ©seau lymphatique exprime un antigĂšne thyroĂŻdien spĂ©cifique dont l’anticorps auto-immun fait que la cellule reste localisĂ©e uniquement dans le ganglion. Par contre du fait de l’inflammation de la thyroĂŻdite la chirurgie est plus laborieuse exposants les patients Ă  plus de complications post-opĂ©ratoires.

Conclusion :

L’indication du curage ganglionnaire central ne nous semble pas diffĂ©rer de son indication hors contexte de thyroĂŻdite.

P-072

Prise en charge des exophtalmies Basedowiennes modĂ©rĂ©es Ă  sĂ©vĂšres actives : expĂ©rience du service d’endocrinologie de l’hĂŽpital central de l’armĂ©e.

Auteur:

Amira Bouchenna

hopital central de l'armée

Co-auteurs :
B.GHENNAM, F.BENDJEBOUR, M.M’HAMMEDI BOUZINA, K.BENABDELATIF, M.MEDJAHER, DJ.SOUTOU, S.OULD KABLIA*, M.BENSALAH*

hopital central de l'armée

Introduction :

Décrite par De Graves pour la premiÚre fois en 1835 l'ophtalmopathie basedowienne (OB)  est la premiÚre manifestation extra-thyroïdienne de la maladie de Basedow. Elle concerne prÚs de 40% des patients atteints de maladie de Basedow.

Matériel et méthode :

Entre 2018 et 2025, nous nous sommes intĂ©ressĂ©s aux patients consultants au niveau du service d’endocrinologie de l’HĂŽpital central de l’armĂ©e d’Alger pour OB. Au total 12patients ont Ă©tĂ© colligĂ©s.

Résultats :

La moyenne d’ñge au diagnostic de l’exophtalmie est de 32ans [23-49], 11hommes et une femme. Le tabagisme Ă©tait notĂ© chez 8patients sevrĂ© chez uniquement 3 d’entre eux. Le dĂ©lai d'apparition de l’exophtalmie est de 19,63mois [12-60] aprĂšs le diagnostic de la maladie thyroĂŻdienne. Le score de Morits est de 4 Ă  6. Le volume thyroĂŻdien moyen Ă  l’échographie 31,3 cc [12-62]. La moyenne de la FT4 au diagnostic de l’exophtalmie est de 28,75 pmol/ml [5,78-88,9], la moyenne des anticorps anti-rĂ©cepteurs de la TSH est de 12,27 UI/ml. Concernant le traitement Ă©tiologique de la maladie de Basedow : 8 patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une irathĂ©rapie dont 3 sous couverture corticoĂŻde IV, un patient d’une thyroĂŻdectomie totale, le reste sous traitement mĂ©dical. L’exophtalmie a Ă©tĂ© traitĂ©e par corticothĂ©rapie par voie veineuse selon le schĂ©ma d’EUGOGO (500 Ă  750mg/semaine de mĂ©thylprednisolone pendant 6 semaines puis 250mg/semaine pendant 6 semaines), 3 patients ayant nĂ©cessitĂ© une 2Ăšme cure de corticothĂ©rapie et un patient a nĂ©cessitĂ© un traitement immunosuppresseur par Rituximab avec bonne rĂ©ponse thĂ©rapeutique.

Conclusion :

L’OB est une complication potentiellement sĂ©vĂšre de la maladie de Basedow, elle peut altĂ©rer de façon significative la qualitĂ© de vie des patients, sa prise en charge nĂ©cessite une coopĂ©ration multidisciplinaire avec une totale adhĂ©sion du patient.

P-073

DYSPLASIE FIBREUSE DES OS APRES DEUX ANS DE TRAITEMENT, A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

Dr BOUHENACHE Kaouther

CHU Constantine - Service endocrinologie et diabétologie

Co-auteurs :
Pr KHENSAL Sabrina, Pr NOURI Nassim

CHU Constantine - Service endocrinologie et diabétologie

Introduction :

La dysplasie fibreuse des os est une maladie rare due Ă  une mutation du gĂšne GNAS touchant les cellules somatiques, Il s’agit d’une prolifĂ©ration au sein de l’os normal d’un tissu fibreux, cela entraĂźne des lĂ©sions ostĂ©olytiques bĂ©gnines, qui peuvent ĂȘtre asymptomiques ou allant jusqu’au les dĂ©formations et des fractures. Elle peut ĂȘtre isolĂ©e ou rentrant dans le cadre du syndrome de McCune Albright. La prise en charge par les Bisphosphonates a permis d’amĂ©liorer le pronostic de cette maladie

Observation :

Il s’agit d’une patiente ĂągĂ©e de 29 ans qui a prĂ©sentĂ© des douleurs du bassin d’apparition subaiguĂ« avec une fracture du col de fĂ©mur, la TDM a objectivĂ© une dysplasie fibreuse de l’os touchant l’os iliaque et fĂ©mur droits, le diagnostic a Ă©tĂ© confirmĂ© par une biopsie osseuse, les explorations hormonales sont revenues normales suggĂ©rant une forme isolĂ©e non syndromique, on a dĂ©cidĂ© d’entamer le traitement par l’acide zolĂ©dronique (4mg IV tous les 06 mois pendant 02 ans), avec un apport adĂ©quat en calcium et en vitamine D , une DMO avant traitement Ă©tait en faveur d’un Z score de -4,3 / T score au niveau du fĂ©mur droit de -4 , la DMO post traitement a montrĂ© un Z score de 0,1, T score de 0,1 ,  marquant  une trĂšs bonne Ă©volution avec une disparition de la douleur est amĂ©lioration considĂ©rable dans la qualitĂ© de vie

Discussion :

La dysplasie fibreuse des os peut ĂȘtre trĂšs invalidante pour le patient, le diagnostic est suspectĂ© sur imagerie radiologique et confirmĂ© par biopsie osseuse, le traitement par Bisphosphonates associĂ© Ă  un apport calcique et vitamine D a permis d’amĂ©liorer la densitĂ© minĂ©rale chez cette patiente, de rĂ©duire le risque fracturaire et amĂ©liorer la qualitĂ© de vie

 

P-074

« CONTRIBUTION DES METHODES COMPLEMENTAIRES A LA GESTION DU DIABETE DE TYPE 2 CHEZ LA POPULATION MASCULINE DE TLEMCEN »

Auteur:

MELLAL AMAL

1- Doctorante en Nutrition et Santé, Département de Biologie, Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et de l'Univers, Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen, LAPRONA

Co-auteurs :
TARIK MMOHAMED CHAOUCHE, ADEL SIDI-YAKHLAF, RHYM KHIAT

- Professeur, Chef du Département de Biologie, Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et de l'Univers, Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen, LAPRONA 3- Docteur en Anthropologie Biologique, Laboratoire Population et développement durable en Algérie, Faculté des sciences humaines et sociales Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen 4- Hématologue, immunologiste Laboratoire d'analyses médicales, Tlemcen

Résumé :

Introduction : Le diabÚte de type 2 est une maladie chronique en forte progression, souvent associée à des complications sévÚres. Face aux limites des traitements classiques, de nombreux patients se tournent vers des approches complémentaires comme les compléments alimentaires et la phytothérapie.

MĂ©thodes : une Ă©tude observationnelle a Ă©tĂ© menĂ©e auprĂšs de 133 patients diabĂ©tiques de la wilaya de Tlemcen. L’objectif Ă©tait d’évaluer l’usage de produits naturels et leur impact sur le contrĂŽle glycĂ©mique sur une pĂ©riode de six mois.

RĂ©sultats : les analyses n’ont montrĂ© aucune amĂ©lioration significative du taux de glycĂ©mie chez les participants, malgrĂ© l’utilisation de ces approches complĂ©mentaires.

Discussion / Conclusion : Ces rĂ©sultats, bien que dĂ©cevants, rappellent la nĂ©cessitĂ© d’études cliniques rigoureuses pour valider l’efficacitĂ© de ces pratiques. Une Ă©valuation fondĂ©e sur des preuves est essentielle avant toute recommandation thĂ©rapeutique.

Mots-clés : diabÚte de type 2, phytothérapie, compléments alimentaires, approches complémentaires, glycémie.

Bibliographies :

  • Javed Butler, James L. Januzzi, Julio Rosenstock 1 Aug 2020 2020-Diabetes, Obesity and Metabolism.
  • Izzah Zahra Nasrudin, Nur Wahida Zulkifli, 30 Jun 2024 – International Journal of Pharmaceuticals, Nutraceuticals and Cosmetic Science.
  • Karen Pilkington, Elizabeth Stenhouse, Graham Kirkwood 1 sep. 2007 – Practical Diabetes International.
  • Richard Aguilar 1 Jun 2012 – Journal of Family Practice.

 

 

P-075

LES MONITEURS DE GLYCEMIE EN CONTINU : UN OEIL SUR LA BIOLOGIE.

Auteur:

BOUTEBBA Meriem

Laboratoire de biochimie, Etablissement hospitalier spécialisé Clinique d'Urologie, Néphrologie et Transplantation Rénale Daksi, Constantine

Co-auteurs :
BOUMAOUCHE.N

Laboratoire de biochimie, Etablissement hospitalier spécialisé Clinique d'Urologie, Néphrologie et Transplantation Rénale Daksi, Constantine

Introduction: La technologie nous procure des inventions qui facilitent la tĂąche d’autosurveillance de la glycĂ©mie qui reste trĂšs difficile et astreignante pour le malade et les personnels de santĂ© : des capteurs mesurant la concentration de glucose en continu qui sont pratiquement commercialisĂ©s en AlgĂ©rie appelĂ©s les CGMs (Moniteurs de GlycĂ©mie en Continu).

Ce travail va présenter les CGMs de point de vue biologique.

MĂ©thodes : Une synthĂšse de plusieurs Ă©tudes de mĂ©ta-analyse dĂ©montrant l’efficacitĂ© des CGMs ainsi que diffĂ©rentes Ă©tudes portantes sur leurs modes de fonctionnement, leurs performances analytiques ainsi que leurs intĂ©rĂȘts et limites est prĂ©sentĂ©s dans ce travail.

Résultats: Ce systÚme se compose généralement de: (a) un capteur qui mesure le glucose interstitiel.(b) Un transmetteur attaché au capteur pour transférer les données au (c) récepteur qui affiche le résultat. Notant que plusieurs marques de CGM se retrouvent sur le marché algérien ont prouvé leurs performance et efficacités dans la gestion de diabÚte.

Conclusion: La rĂ©ussite du premier CGM commercialisĂ© en 2004 a permis d’optimiser davantage ce dernier pour une meilleure performance analytique et technique. La maĂźtrise de la technique et la connaissance des performances de ces derniers par les pharmaciens et les mĂ©decins traitants est une obligation afin d'assurer une meilleure interprĂ©tation des rĂ©sultats et leurs validations

P-076

PRISE EN CHARGE DIÉTÉTIQUE D’UN PATIENT DIABÉTIQUE TRAITÉ PAR LA POMPE À INSULINE

Auteur:

farhi mouhab

maison diabétique biskra

PRISE EN CHARGE DIÉTÉTIQUE D’UN PATIENT DIABÉTIQUE TRAITÉ PAR LA POMPE À INSULINE

Objectif :

DĂ©crire la stratĂ©gie de prise en charge diĂ©tĂ©tique d’un patient diabĂ©tique de type 1 sous pompe Ă  insuline, en mettant l’accent sur l’adaptation de l’alimentation Ă  la perfusion continue d’insuline.

Matériel et Méthodes :

Il s’agit d’une observation clinique menĂ©e chez un patient diabĂ©tique de type 1, ĂągĂ© de 24 ans, traitĂ© par pompe Ă  insuline depuis 2 ans. Une Ă©valuation nutritionnelle complĂšte a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e, incluant un rappel alimentaire de 24 h, le calcul des besoins Ă©nergĂ©tiques et glucidiques, ainsi qu’une analyse de l’équilibre glycĂ©mique Ă  l’aide du lecteur en continu. L’éducation thĂ©rapeutique portait sur le comptage des glucides, la gestion des repas, des collations, et de l’activitĂ© physique.

Résultats :

L’approche personnalisĂ©e a permis une amĂ©lioration notable de l’équilibre glycĂ©mique (HbA1c passant de 9,5 % Ă  7,1 % en 3 mois), avec rĂ©duction des hypoglycĂ©mies postprandiales. Le patient a maĂźtrisĂ© le comptage des glucides et a su ajuster ses bolus d'insuline en fonction des repas et de l’activitĂ© physique. Une meilleure qualitĂ© de vie a Ă©tĂ© rapportĂ©e, avec diminution de la variabilitĂ© glycĂ©mique et amĂ©lioration de l’autonomie.

Discussion :

La pompe Ă  insuline permet une grande flexibilitĂ© alimentaire, mais nĂ©cessite une Ă©ducation diĂ©tĂ©tique rigoureuse. Le rĂŽle du diĂ©tĂ©ticien est essentiel pour enseigner le comptage des glucides, l’adaptation des doses d’insuline et la gestion des situations particuliĂšres. Une prise en charge individualisĂ©e et continue amĂ©liore le contrĂŽle glycĂ©mique et l’adhĂ©sion thĂ©rapeutique.

Bibliographie :

  1. Fédération Française des Diabétiques. Alimentation et pompe à insuline, 2021.
    2. American Diabetes Association. Standards of Medical Care in Diabetes, 2024.
    3. Haute AutoritĂ© de SantĂ©. Éducation thĂ©rapeutique du patient diabĂ©tique, 2023.

 

P-077

ADOLESCENT DIABÉTIQUE DE TYPE 1 FACE AUX COMPLICATIONS CHRONIQUES : À PROPOS D’UN CAS

Auteur:

BENFERHAT SHAHRAZADE

Service de diabĂštologie-endocrinologie CHU Abdelkader hassani de Sidi bel abbes

Co-auteurs :
KAMEL ATTOUYA, HADJ HABIB MOHAMED

Service de diabĂštologie-endocrinologie CHU Abdelkader hassani de Sidi bel abbes

Introduction                                                                                                                                                                                                                                                Le diabĂšte de type 1 chez les adolescents peut entraĂźner des complications vasculaires chroniques, notamment la nĂ©phropathie diabĂ©tique, la rĂ©tinopathie, la neuropathie et les maladies macrovasculaires, dues Ă  une hyperglycĂ©mie prolongĂ©e.                                                                                                                            MatĂ©riels et MĂ©thodes                                                                                                                                                                                                                                Rayane ĂągĂ© de 18 ans lycien, non assurĂ© aux antĂ©cĂ©dents personnels diabĂšte de type 1 depuis l’ñge de 12ans sous basal bolus et un asthme bronchique depuis mai 2025 prĂ©sente un dĂ©sĂ©quilibre chronique du diabĂšte suite Ă  une inobservance thĂ©rapeutique consulte Ă  notre niveau pour des troubles sensitifs subjectifs Ă  type de fourmillements, et de brĂ»lures en gants et en chaussette.                                                                                                                                                            RĂ©sultats                                                                                                                                                                                                                                                   Poids : 51kg, Taille :1,63cm, IMC : 19,19kg/m2, TT : 75cm, GĂ J :  1,98g/l, HbA1c :  9,12%, UrĂ©e :  0,20g/l, crĂ©atinine : 8,02 mg/l, clairance de la crĂ©atinine : 142,54ml/mn, CRP : 13,2mg/l, FNS normal et une ACR Ă  86,10mg/g; VIT D Ă  99,50ng/ml, l’électrophorĂšse capillaire des protĂ©ines objectif un profil d’une rĂ©action inflammatoire chronique Ă©volutive ; FO : rĂ©tinopathie diabĂ©tique non prolifĂ©rante modĂ©rĂ©e. L’ENMG des membres infĂ©rieurs retrouve des signes en faveur d’une polyneuropathie sensitivo motrice bilatĂ©ral et symĂ©trique de type axonal (neuropathie diabĂ©tique).                                                                      Discussion                                                                                                                                                                                                                                          L’HbA1c, la durĂ©e de diabĂšte plus longue, l’ñge plus avancĂ©, la pubertĂ© sont des facteurs de risque bien connus de complications vasculaires. Les Ă©tudes contemporaines de suivi Ă  long terme corroborent l’importance d’atteindre les objectifs glycĂ©miques comme facteur dĂ©cisif dans les complications vasculaires chez les jeunes diabĂ©tiques de type1.                                                                                                                                                                                              Conclusion                                                                                                                                                                                                                                            Les adolescents diabĂ©tiques doivent bĂ©nĂ©ficier d’une Ă©ducation et d’un traitement intensifs pour prĂ©venir ou retarder l’apparition et la progression des complications vasculaires ainsi l’atteinte des objectifs glycĂ©miques rĂ©duira ce risque;                                                                                                                        RĂ©fĂ©rence                                                                                                                                                                                                                            BJORNSTAD, Petter, DART, Allison, DONAGHUE, Kim C., et al. ISPAD clinical practice consensus guidelines 2022: microvascular and macrovascular complications in children and adolescents with diabetes. 2022.

 

P-078

SUBCUTANEOUS INSULIN RESISTANCE ( DRIASM SYNDROME)

Auteur:

kheloui Massintha

résidente CHU Tizi Ouzou service d'endocrinologie diabétologie

Co-auteurs :
Dr Said. Si Ahmed, Dr Hassina.Touat, Pr Aisha .Bouzid

service d'endocrinologie diabétologie CHU TIZI OUZOU

 

SUBCUTANEOUS INSULIN RESISTANCE ( DRIASM SYNDROME) : A CASE REPORT.

Dr M. Kheloui, Dr S. Si Ahmed, Dr H.Touat, Pr A .Bouzid.

Department of Endocrinology and Diabetology, Tizi Ouzou University Hospital.

 

Introduction: Insulin resistance refers to a decreased cellular response to this hormone. A rare form, with only about 30 cases described in the literature, known as subcutaneous insulin resistance, is characterized by the ineffectiveness of subcutaneous or intramuscular insulin injections, while intravenous administration remains partially effective. This phenotype has led to the proposal of the term “Diabetes with Resistance to Insulin Administered Subcutaneously or Intramuscularly” (DRIASM). The underlying mechanisms are poorly understood, and management remains complex.

Observation: We report the case of a 27-year-old patient with type1 diabetes since the age of 13, complicated by diabetic nephropathy and painful diabetic neuropathy. He presented with severe glycemic imbalance, with capillary blood glucose levels reaching up to 5 g/L and an HbA1c around 10%, despite receiving subcutaneous insulin doses exceeding 3 IU/kg/day, along with multiple hospitalizations for diabetic ketosis.

Clinical examination revealed a normoweight patient without classical signs of insulin resistance. Given the poor response to subcutaneous insulin, selective resistance to this route was suspected. Three comparative tests (subcutaneous, intramuscular, intravenous) demonstrated better glycemic and insulinemic responses via intramuscular and intravenous routes.

In the absence of any identifiable physiological or pathological cause, the diagnosis of DRIASM syndrome was established.

Conclusion: To date, no official guidelines exist for the management of this syndrome. The reference treatment remains intraperitoneal insulin pump therapy, or even pancreatic transplantation. Other options such as aprotinin and various inhibitors have also been proposed. Due to the unavailability of these treatments in our country, the patient was temporarily managed with intramuscular insulin during hospitalization, followed by a basal-bolus regimen upon discharge.

Keywords: DRIASM syndrome, intramuscular insulin, intraperitonial insulin pump.

 

 

P-079

Maladie de Von-Hipple lindeau importance de la surveillance : a propos d'un cas

Auteur:

Dr A.Aissani

CHU Constantine Service d'endocrinologie

Co-auteurs :
Dr A.Boukri Pr S.Khensal Pr N.Nouri

CHU Constantine Service d'endocrinologie

P-080

MALADIE DE BASEDOW SUR LOBE UNIQUE : ASPECT SCINTIGRAPHIQUE ET ATTITUDE THERAPEUTIQUE. A PROPOS DE 02 CAS

Auteur:

KHENNICHE ALI

Service de mĂ©decine nuclĂ©aire et d’imagerie molĂ©culaire, HĂŽpital Central de l’ArmĂ©e Mohammed SeghirNakkache

Co-auteurs :
Ghennam B , Medjaher M

Service de mĂ©decine nuclĂ©aire et d’imagerie molĂ©culaire, HĂŽpital Central de l’ArmĂ©e Mohammed SeghirNakkache

MALADIE DE BASEDOW SUR LOBE UNIQUE : ASPECT SCINTIGRAPHIQUE ET ATTITUDE THERAPEUTIQUE. A PROPOS DE 02 CAS

Auteurs: KHENNICHE ALI (Dr), Ghennam B (Dr), Medjaher M (Pr)

Service de mĂ©decine nuclĂ©aire et d’imagerie molĂ©culaire, HĂŽpital Central de l’ArmĂ©e Mohammed SeghirNakkache

 

Introduction :

Les malformations thyroĂŻdiennes telles que l’agĂ©nĂ©sie d’un lobe ou de l’isthme sont rares et dues Ă  des anomalies de dĂ©veloppement embryologique de la glande thyroĂŻde. TrĂšs peu de cas ont Ă©tĂ© rapportĂ© dans la littĂ©rature.

La Lobo-isthmectomie est gĂ©nĂ©ralement rĂ©alisĂ©e en extemporanĂ© ou en face d’un nodule en cas de lobe controlatĂ©ral indemne.

Observation :

Nous rapportons le cas de deux patients, adressĂ©sĂ  notre service pour traitement radical Ă  l’iode 131 d’une maladie de basedow ayantun critĂšre en commun : un lobe thyroĂŻdien unique ; qui constitue une entitĂ© rare.

Premier patient : ĂągĂ© de 26 ans,aux ATCD d’agĂ©nĂ©sie congĂ©nitale du lobe droit thyroĂŻdien, suivi pour hyperthyroĂŻdie. Echographie cervicale :absence de visualisation dulobe droit ;lobe gauche : modĂ©rĂ©ment hypertrophiĂ©hyper vascularisĂ©. Scintigraphie thyroĂŻdienne: lobe gauche hypercaptant, lobe droit non visualisĂ©.

A 20 mois post-irathérapie le patient a présenté une réponse satisfaisante ne nécessitant pas un traitement substitutif.

DeuxiÚme patient :ùgé de 42 ans, ayant subi une lobo-isthmectomie thyroïdienne pour un gros nodule droit bénin.Développe 4ans aprÚs ; une maladie de basedow sur le lobe restant.Echographie cervicale: lobe gauche hypertrophié hyper vascularisé. Scintigraphie                     thyroïdienne : lobe gauche hypercaptant.

A à 6 mois post-irathérapie le patient a présenté une hypothyroïdie nécessitant un traitement substitutif.

Discussion :

Le lobe thyroïdien unique (congénital / post-chirurgie) reste sujette à plusieurs pathologies ; dont la maladie de basedow.

La maladie de basedow demeurel’étiologie la plus frĂ©quente des hyperthyroĂŻdies. Son traitement fait appel aux antithyroĂŻdiens de synthĂšse cependant le recours Ă  une thĂ©rapeutique radicale agressive tel la chirurgie ou non agressive tel l’iode 131 n’est pas rare.

La mĂ©decine nuclĂ©aire prouve son intĂ©rĂȘt diagnostique et thĂ©rapeutique par la totalisation isotopique dans cette situation.

P-081

ASSOCIATION MALADIE D’OPPENHEIM URBACH ET DIABETE DE TYPE 1 : À PROPOS DE DEUX CAS ET REVUE DE LITTERATURE

Auteur:

S.BENFERHAT

Service de pĂ©diatrie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Co-auteurs :
M. Touhami (2), N. Djoudi(1), C. Latroch (3), F.-Z. Serradji (3), K. Bouziane-Nedjadi(3)

(1) HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran, (2) Association d’Aide aux Enfants Atteints de DiabĂšte, (3) Service de PĂ©diatrie «C » CHU. ORAN.

Introduction

La maladie d’Oppenheim-Urbach (nĂ©crobiose lipoĂŻdique) est une affection cutanĂ©e chronique et rare, rapportĂ©e chez 0,3 Ă  1,2 % des diabĂ©tiques, caractĂ©risĂ©e par la prĂ©sence de « granulomes nĂ©crobiotiques »

Observation

Nous rapportons le cas de deux patientes ayant présenté une nécrobiose lipoïdique

Premier cas:Patiente ĂągĂ©e de 26 ans connue diabĂ©tique type 1 depuis l’ñge de 13ans aux antĂ©cĂ©dents de malformations congĂ©nitales,prĂ©sente depuis 6 ans au niveau de la face antĂ©rieure de la jambe droite de plaques Ă©rythĂ©mateuses bien circonscrites avec un centre jaunĂątre atrophiques et asymptomatique.

DeuxiĂšme cas:Patiente ĂągĂ©e de 23 ans diabĂ©tique type 1 depuis l’ñge de 2 ans sans autre ATCD,prĂ©sente depuis l’ñge de 13 ans au niveau des deux jambes des lĂ©sions Ă  type de petites papules s’élargissant progressivement formant des plaques bien circonscrites asymptomatiques avec une bordure violacĂ©e et un centre jaune-brun atrophique.

Le diagnostic de nécrobiose lipoïdique a été retenu. Une corticothérapie locale a été prescrite chez nos patientes.

L'Ă©volution a Ă©tĂ© marquĂ©e par la persistance des lĂ©sions compliquĂ©es avec apparition d’ulcĂ©rations chez la premiĂšre patiente d’oĂč l’indication d’une prise en charge psychologique.

Une corticothérapie locale a été prescrite chez notre patiente. L'évolution a été marquée par la persistance des lésions

Discussion

La nĂ©crobiose lipoĂŻdique est une affection cutanĂ©e rare mais potentiellement invalidante.  Bien que bĂ©nigne, sa prise en charge est complexe. Le suivi et le traitement Ă  long terme peuvent ĂȘtre contraignants pour le patient, en termes de coĂ»ts, de temps et d’observance de traitement avec un impact nĂ©gatif sur la qualitĂ© de vie d’oĂč la nĂ©cessite d’un soutien psychologique adaptĂ©.

Références

  1. Peyrí J, Moreno A, Marcoval J.— Necrobiosis lipoidica. Semin Cutan Med Surg, 2007, 26, 87-89.
  2. Ghazarian D, Al Habeeb A.— Necrobiotic lesions of the skin , an approach and review of the literature. Diag Histopathol, 2009, 15, 186-194.

 

P-082

ASSOCIATION DIABETE DE TYPE 1 ET DEFICIT EN HORMONE DE CROISSANCE : À PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S.BENFERHAT

Service de pĂ©diatrie. HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Co-auteurs :
M. Touhami (2), N. Djoudi(1), C. Latroch(3), F.-Z. Serradji(3), K. Bouziane-Nedjadi(3)

(1) HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran, (2) Association d’Aide aux Enfants Atteints de DiabĂšte, (3) Service de PĂ©diatrie «C » CHU. ORAN.

Introduction :

 

Le retard de croissance staturopondĂ©ral, motif de plus en plus frĂ©quent en endocrinologie pĂ©diatrique est d’étiologie diverses. Le diabĂšte de type 1 est l’une de ces Ă©tiologies, cependant, son existence n’exclue pas d’autres pathologies tel que le dĂ©ficit en GH (GHD)

 

Observation :

 

Un garçon ĂągĂ© de 13 ans issu de parents d’ñge moyen non consanguin sans ATCD particulier suivi Ă  notre niveau pour un DT1 depuis l’ñge de 8 ans, dĂ©sĂ©quilibrĂ© avec une HbA1c Ă  10 % et chez qui l’examen clinique retrouve un retard statural et pubertaire avec une MPE lĂ©gĂšre selon Gomez.

Apres Ă©quilibre glycĂ©mique, des examens complĂ©mentaires ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans le but de l’investigation du retard de croissance et pubertaire Ă  savoir : un bilan thyroĂŻdien revenu normal ; un retard d’ñge osseux. Test de stimulation de la GH objectivant L’IGF1 Ă©tait basse l’enfant un dĂ©ficit complet en GH avec IGF1 basse. IRM cĂ©rĂ©brale Ă©tait sans anomalie

Un traitement par la GH a Ă©tĂ© instaurĂ©, l’évolution fut marquĂ©e par un gain statural ; une reprise de la croissance pubertaire ; un diabĂšte plus au moins Ă©quilibrĂ© (un lĂ©ger Ă©cart de rĂ©gime)

Discussion

Le diabĂšte sucrĂ© est l’une des Ă©tiologies de retard de croissance statural, sa dĂ©couverte n’exclue pas un GHD associĂ© surtout en prĂ©sence d’autres Ă©lĂ©ments Ă©vocateurs, cependant l’exploration reste difficile, l’obtention d’un Ă©quilibre glycĂ©mique avant le test, le choix du test, la surveillance de la sensibilitĂ© Ă  l’insuline au cours du test demeurent de vĂ©ritables problĂšmes d’ordre pratique.

Références

1.GH Research Society. Consensus guidelines for the diagnosis and treatment of growth hormone (GH) deficiency in chilhood and adolescence: summary statement of the GH Research Society. J Clin Endocrinol Metab 2000;85:3990-3

2.Donaghue KC, Kordonouri O, Chan A, Silink M. Secular trends in growth in diabetes: are we winning? Arch Dis Child. 2003;88:151–154

 

 

 

 

P-083

MALADIE D’OLLIER SIMULANT DES MÉTASTASES OSSEUSES : CONTRIBUTION DE LA SCINTIGRAPHIE OSSEUSE COUPLÉE AU SPECT/CT À L’ORIENTATION DIAGNOSTIQUE

Auteur:

ADIB MAHMOUD ABDELAZIZ

HÎpital centrale d armée ; service de médecine nucléaire

Co-auteurs :
Zaroud Oussama; Laadjal salah eddine, Mdjaher Meriem

HÎpital centrale d armée ; service de médecine nucléaire

Introduction :
La maladie d’Ollier, ou enchondromatose multiple, est une dysplasie osseuse rare caractĂ©risĂ©e par une prolifĂ©ration asymĂ©trique de lĂ©sions cartilagineuses intra-osseuses. Son diagnostic diffĂ©rentiel peut poser problĂšme, notamment avec des lĂ©sions osseuses secondaires, en particulier en prĂ©sence de lĂ©sions multiples Ă  imagerie atypique. Nous rapportons un cas illustrant l’apport de la scintigraphie osseuse couplĂ©e au SPECT/CT dans l’orientation diagnostique.

Observation :
Il s’agit d’une patiente de 5 ans, en bon Ă©tat gĂ©nĂ©ral, consultant pour une boiterie gauche. L’examen clinique retrouvait un membre infĂ©rieur gauche plus court que le droit. Une IRM rĂ©alisĂ©e auparavant montrait des lĂ©sions ostĂ©olytiques multiples du membre infĂ©rieur gauche, Ă©voquant des localisations secondaires osseuses. Une scintigraphie osseuse au 99mTc-HMDP a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e, rĂ©vĂ©lant des foyers d’hypofixation multiples au niveau des deux membres infĂ©rieurs et du bassin. Le SPECT/CT couplĂ© montrait des lĂ©sions hypodenses par rapport au tissu osseux adjacent, sans condensation osseuse associĂ©e, soulevant un doute sur l’origine mĂ©tastatique de ces lĂ©sions. Le diagnostic final a Ă©tĂ© confirmĂ© par Ă©tude anatomopathologique, concluant Ă  une maladie d’Ollier.

Discussion :
La maladie d’Ollier peut simuler des lĂ©sions osseuses secondaires sur le plan radiologique. NĂ©anmoins, la scintigraphie osseuse couplĂ©e au SPECT/CT permet d’affiner le diagnostic en mettant en Ă©vidence des lĂ©sions hypofixantes, en rapport avec la faible minĂ©ralisation des enchondromes. L’apport du SPECT/CT est dĂ©terminant pour caractĂ©riser la densitĂ© des lĂ©sions et orienter vers une Ă©tiologie bĂ©nigne. L’histologie reste nĂ©anmoins l’examen de certitude.

Bibliographie :

  1. Verdegaal SHM, et al. Ollier disease: a systematic review. Clin Orthop Relat Res. 2011;469(9):2611-2622.

  2. Mendez AA, et al. Imaging of cartilage tumors. Semin Musculoskelet Radiol. 2013;17(3):211-222.

P-084

CATARACTE DIABETIQUE AIGUË IRREVERSIBLE CHEZ UNE JEUNE ADOLESCENTE : A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S.BENFERHAT

Service de pĂ©diatrie.HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Co-auteurs :
M. Touhami(2), N. Djoudi(1), C. Latroch(3), F.-Z. Serradji(3), K. Bouziane-Nedjadi(3)

(1) HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran, (2) Association d’Aide aux Enfants Atteints de DiabĂšte, (3) Service de PĂ©diatrie «C » CHU. ORAN.

Introduction

Le diabĂšte, maladie mĂ©tabolique qui a de multiples incidences sur le plan ophtalmologique, notamment au niveau rĂ©tinien et cristallinien. Cependant, , une baisse brutale de l’acuitĂ© visuelle chez un  diabĂ©tique est rarement causĂ©e par une cataracte.

Observations

Adolescente, ĂągĂ©e de 14 ans, sans ATCD particuliers hormis un diabĂšte de type 1 diagnostiquĂ© Ă  l’ñge de 8 ans. Consulte pour une chute brusque de l’acuitĂ© visuelle Ă  gauche.  L’examen de l’acuitĂ© visuelle Ă©tait Ă  7/10e Ă  droite et effondrĂ©e Ă  gauche « voit bouger la main ». L’examen en lampe Ă  fente montra une cataracte corticale postĂ©rieure de l’Ɠil gauche. Par ailleurs, le tonus oculaire Ă©tait normal des deux cĂŽtĂ©s, ainsi que le fond d’Ɠil. Les examens biologiques mettaient en Ă©vidence une hĂ©moglobine glyquĂ©e (HbA1c) Ă©levĂ©e Ă  17,89 %. Une phacoĂ©mulsification avec mise en place d’un implant de chambre postĂ©rieure fut rĂ©alisĂ©e Ă  gauche. La meilleure acuitĂ© visuelle postopĂ©ratoire Ă©tait de 10/10e.

Discussion

La cataracte aiguĂ« est une cause rare de baisse d’acuitĂ© visuelle brutale chez le patient diabĂ©tique, contrairement aux complications de la rĂ©tinopathie diabĂ©tique et Ă  la maculopathie diabĂ©tique. Deux hypothĂšses sont suggĂ©rĂ©es pour expliquer la physiopathologie de ces cataractes liĂ©es Ă  l’hyperglycĂ©mie et l’hypoglycĂ©mie.

Des analyses biochimiques du cristallin extrait et de l’humeur aqueuse pourraient ĂȘtre d’une aide prĂ©cieuse dans la comprĂ©hension de la physiopathologie de la cataracte aiguĂ« du patient diabĂ©tique. Ceci aurait des implications importantes : d’abord, proposer chez les jeunes patients diabĂ©tiques ayant une cataracte dĂ©butante un traitement mĂ©dical avec des cibles glycĂ©miques nouvelles avant de proposer un traitement chirurgical.

Références

1.Hegde KR, Varma SD. Combination of glycemic and oxidative stress in lens: implications in augmentation of cataract formation in diabetes. Free radical research 2005;39:513—7.

2.Awan A, Saboor T, Buchanan LM. Acute irreversible diabetic cataract in adolescence: a case report. Eye 2006;20:398—400.

 

 

P-085

Effet de la mycophĂ©nolate mofĂ©til ( MMF) sur l’éxophtalmie Basdowienne sĂ©vĂšre postirathĂ©rapie ? Ă  propos de deux cas

Auteur:

Touaz sabrina

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’oran

Co-auteurs :
R.Longo,N.Djoudi,I.ounezar,S.Belhadj

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’oran

Introduction :

l’orbitopathie basedowienne est une atteinte auto-immune des tissus orbitaire , polymorphe et complexe pouvant ĂȘtre aggravĂ© par une ira- thĂ©rapie .

L’observation:

Nous rapportons les cas de deux patients ĂągĂ©s de 39 ans et 42 ans prĂ©sentant une exophtalmie basedowienne de 22 mm et 24 mm selon l’ophtalmomĂ©tre de HERTEL , accompagnĂ©e de signes inflammatoires avec atteinte oculomotrice , classĂ©e 6/10 et 8/10 selon le score de MOURITS ; modĂ©rĂ©e Ă  sĂ©vĂšre selon la classification d’EUGOGO .

Sur le plan thyroĂŻdien l’évolution est favorable aprĂšs une irathĂ©rapie et chirurgie ( un patient prĂ©sente un carcinome papillaire thyroĂŻdien ) suivie d’une ira thĂ©rapie , cependant l’exophtalmie est toujours Ă©volutive malgrĂ© les bolus de corticoĂŻdes, raison pour laquelle on a pensĂ© Ă  l’utilisation de le MMF .

Discussion :

Nous essayons Ă  travers cette observation de constater l’effet de le mycophĂ©nolate mofĂ©til  à titre d’un comprimĂ© par jour pendant 24 semaines sur l’exophtalmie basedowienne modĂ©rĂ© Ă  sĂ©vĂšre ( en dehors d’une urgence visuelle imposant la chirurgie de dĂ©compression )  en association avec des bolus de corticoĂŻdes  pour un effet synergique anti-inflammatoire.

l’orbitopathie basedowienne est une pathologie complexe pouvant entraĂźner une dĂ©gradation importante de la qualitĂ© de vie et dont l’évolution est difficile Ă  prĂ©voir, pendant la phase active de la maladie , les phĂ©nomĂšnes inflammatoires peuvent rĂ©gresser en rĂ©ponse Ă  un traitement immunomodulateur ,une bonne connaissance de la symptomatologie et des signes cliniques est nĂ©cessaire afin d’organiser au mieux la prise en charge.

Conclusion :

l’enjeu est d’offrir aux patients un suivi spĂ©cialisĂ© afin qu’ils puissent bĂ©nĂ©ficier dans un dĂ©lai appropriĂ© de la meilleure solution thĂ©rapeutique, pour cela, une coopĂ©ration Ă©troite entre endocrinologue et ophtalmologue doit ĂȘtre instituĂ©e, Enfin, des voies de recherche restent Ă  explorer pour mieux apprĂ©hender la physiopathologie de cette pathologie complexe et espĂ©rer des progrĂšs thĂ©rapeutiques.

P-087

Stratification du risque de rechute des corticosurrénalomes localisés opérés sous mitotane ! à propos de deux cas .

Auteur:

Touaz sabrina

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’oran

Co-auteurs :
I.Ounzar , R.longo ,N.djoudi , S.belhad

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’oran

Introduction :

le coticosurrĂ©nalome  ( CCS) est une tumeur primitive maligne  rare  , pratiquement sporadique  exceptionnellement congĂ©nital ( Beckwith-wiedemann) et ou hĂ©rĂ©ditaire (syndrome de li-fraumeni , MEN1,syndrome de Gardner , syndrome de Lynch ), dĂ©fini par un score de Weiss >3 , les circonstances de dĂ©couverte sont l’hypersĂ©cretion hormonale,le syndrome tumoral,incidentalome ,rarement syndrome paranĂ©oplasique, exceptionnellement l’évaluation d’une maladie gĂ©nĂ©tique .

Observation :

K.N femme de 58 ans , mĂšre de 04 enfants, hypertendue sous Exval 160 mg/10 mg depuis 5 ans , au antĂ©cĂ©dent de syndrome de bertolotti , sa fille est suivie pour une leucĂ©mie myĂ©loĂŻde chronique  et le patient  T.M ĂągĂ© de 42 ans  les deux suivis  à notre  niveau pour un carcinome corticosurrĂ©nalien dĂ©couvert Ă  l’occasion d’un syndrome tumorale abdominal pour la premiĂšre patiente et par un syndrome de Cushing patent pour le deuxiĂšme patient. Le bilan d’extension TDM TAP   et le PET Ct ne rĂ©vĂšle pas de localisations secondaires .
OpĂ©rĂ©s il y’a un an et dont l’ aspect histopathologique  est en faveur d’un  CCS  T3N1M0 stade 3 , le score de WEISS a 07 et 06 et le ki 67 Ă  30 et 40  % , R0 .
les deux patients mis sous mitotane   adjuvant  ( associĂ© Ă  l’hydrocortisone) suivi d’une chimioradiotherapie   Vue le risque Ă©levĂ© de rĂ©cidive .

Discussion :

la durée du traitement  par mitotane recommandée : au moins 2 ans car la fréquence des récidives est trÚs importante pendant cette période .

les patients opĂ©rĂ©s d’un CCS doivent ĂȘtre suivis Ă  vie avec un bilan hormonal, morphologique complet .

les meilleures chances de guérison sont obtenues par une résection complÚte dans les CCS localisées .
la gravité de ce cancer tient aussi sa rareté, sa prise en charge optimale passe par des équipes pluridisciplinaire expérimentées au sein du réseau national  COMÈTE .

 

P-089

Stratification du risque de rechute des corticosurrénalomes localisés opérés ! à propos de deux cas

Auteur:

Touaz sabrina

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’oran

Co-auteurs :
I.Ounzar , R.longo ,N.djoudi , S.belhad

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’oran

Introduction :

le coticosurrĂ©nalome  ( CCS) est une tumeur primitive maligne  rare  , pratiquement sporadique  exceptionnellement congĂ©nital ( Beckwith-wiedemann) et ou hĂ©rĂ©ditaire (syndrome de li-fraumeni , MEN1,syndrome de Gardner , syndrome de Lynch ), dĂ©fini par un score de Weiss >3 , les circonstances de dĂ©couverte sont l’hypersĂ©cretion hormonale,le syndrome tumoral,incidentalome ,rarement syndrome paranĂ©oplasique, exceptionnellement l’évaluation d’une maladie gĂ©nĂ©tique .

Observation :

K.N femme de 58 ans , mĂšre de 04 enfants, hypertendue sous Exval 160 mg/10 mg depuis 5 ans , au antĂ©cĂ©dent de syndrome de bertolotti , sa fille est suivie pour une leucĂ©mie myĂ©loĂŻde chronique  et le patient  T.M ĂągĂ© de 42 ans  les deux suivis  à notre  niveau pour un carcinome corticosurrĂ©nalien dĂ©couvert Ă  l’occasion d’un syndrome tumorale abdominal pour la premiĂšre patiente et par un syndrome de Cushing patent pour le deuxiĂšme patient. Le bilan d’extension TDM TAP   et le PET Ct ne rĂ©vĂšle pas de localisations secondaires .
OpĂ©rĂ©s il y’a un an et dont l’ aspect histopathologique  est en faveur d’un  CCS  T3N1M0 stade 3 , le score de WEISS a 07 et 06 et le ki 67 Ă  30 et 40  % , R0 .
les deux patients mis sous mitotane   adjuvant  ( associĂ© Ă  l’hydrocortisone) suivi d’une chimioradiotherapie   Vue le risque Ă©levĂ© de rĂ©cidive .

Discussion :

la durée du traitement  par mitotane recommandée : au moins 2 ans car la fréquence des récidives est trÚs importante pendant cette période .

les patients opĂ©rĂ©s d’un CCS doivent ĂȘtre suivis Ă  vie avec un bilan hormonal, morphologique complet .

les meilleures chances de guérison sont obtenues par une résection complÚte dans les CCS localisées .
la gravité de ce cancer tient aussi sa rareté, sa prise en charge optimale passe par des équipes pluridisciplinaire expérimentées au sein du réseau national  COMÈTE .

 

P-090

HYPERPARATHYROÏDIE PRIMAIRE : ASPECTS ÉPIDÉMIOLOGIQUES, CLINIQUES ET THÉRAPEUTIQUES – EXPÉRIENCE DU CHU DE TIZI OUZOU

Auteur:

Dr T. Saib

service d'endocrinologie diabétologie du CHU de Tizi Ouzou

Co-auteurs :
Dr Y. Rahem, Dr L. Benzegane, Dr I. Boukellal, Dr S. Si Ahmed, Pr A. Bouzid

service d'endocrinologie diabétologie du CHU de Tizi Ouzou

Introduction
L’hyperparathyroĂŻdie primaire (HPTP) est une pathologie endocrinienne caractĂ©risĂ©e par une sĂ©crĂ©tion excessive et autonome de parathormone, le plus souvent liĂ©e Ă  un adĂ©nome parathyroĂŻdien. Cette affection reprĂ©sente la principale cause d’hypercalcĂ©mie chez l’adulte. L’objectif de cette Ă©tude est de dĂ©crire les aspects Ă©pidĂ©miologiques, cliniques, biologiques et thĂ©rapeutiques de l’HPTP dans la wilaya de Tizi Ouzou (TO).
Matériels et Méthodes
Il s'agit d'une Ă©tude rĂ©trospective descriptive menĂ©e sur une pĂ©riode de 19 ans, de janvier 2000 Ă  dĂ©cembre 2019, incluant 35 patients suivis pour HPTP au sein du service d’endocrinologie-diabĂ©tologie du CHU de TO. Les donnĂ©es ont Ă©tĂ© collectĂ©es Ă  partir des registres du service et des dossiers mĂ©dicaux des patients.
Résultats
La population étudiée était majoritairement féminine (84%), avec une nette prédominance dans la tranche d'ùge de 60 à 70 ans.
L’hypertension artĂ©rielle et les lithiases rĂ©nales Ă©taient les antĂ©cĂ©dents personnels les plus frĂ©quemment retrouvĂ©s (40%).
L’hyperparathyroĂŻdie primaire Ă©tait symptomatique chez prĂšs de la moitiĂ© des patients, se rĂ©vĂ©lant principalement par des coliques nĂ©phrĂ©tiques (69%).
Biologiquement, les formes hypercalcémiantes représentaient la majorité des cas (71%), avec une calcémie dépassant 120 mg/L chez 2/3des patients concernés. La PTH était élevée chez la majorité des patients (86%).
L’échographie cervicale retrouvait un adĂ©nome unique dans la plupart des cas (46%).
La prise en charge associait un traitement médical de l'hypercalcémie, suivi d'une chirurgie parathyroïdienne.
Conclusion
L’hyperparathyroĂŻdie primaire dans notre sĂ©rie touche prĂ©fĂ©rentiellement les femmes ĂągĂ©es et se manifeste souvent par des complications lithiasiques. L’échographie cervicale est un outil important de localisation prĂ©opĂ©ratoire, s’inscrivant dans une approche diagnostique multimodale. La chirurgie parathyroĂŻdienne demeure le traitement curatif de rĂ©fĂ©rence.

P-091

DIFFICULTE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE D’UN COMPLEXE DE CARNEY REVELE PAR UN SYNDROME DE CUSHING ACTH INDEPENDANT, A PROPOS D’UN CAS.

Auteur:

BENZEGANE LITICIA

CHU TIZI OUZOU SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE DIABETOLOGIE

Co-auteurs :
RAHEM YACINE, HEDDADI YOUSRA, TOUAT HASSINA, BOUZID AICHA

CHU TIZI OUZOU SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE ET DIABETOLOGIE

Introduction:
Le complexe de Carney (CC) est un syndrome rare, autosomique dominant, de type néoplasie multiple. Il se caractérise par une lentiginose péri-orificielle, des myxomes de différentes localisations (dont cardiaques) et diverses tumeurs endocriniennes. Parmi elles, la maladie nodulaire surrénalienne pigmentée primaire (PPNAD) qui est une manifestation fréquente pouvant entraßner un syndrome de Cushing non ACTH dépendant.

Observation:
Nous rapportons le cas d’une patiente de 24 ans prĂ©sentant une obĂ©sitĂ© facio-tronculaire, une amĂ©norrhĂ©e secondaire, un diabĂšte et une ostĂ©oporose.

L’examen physique objective des lentigines multiples au niveau des lĂšvres, de la rĂ©gion pĂ©ri-orbitaire et conjonctivale.

Le bilan hormonal révélait un hypercortisolisme ACTH-indépendant.

Le scanner abdomino-pelvien montrait un nodule surrénalien gauche de 11 mm à faible densité.

Une surrénalectomie gauche par voie laparoscopique a été réalisée.

L’examen anatomopathologique confirmait une PPNAD, validant le diagnostic d’un complexe de Carney avec deux critùres majeurs.

AprÚs la chirurgie, on note la reprise des cycles menstruels, une amélioration du contrÎle glycémique et de la densité osseuse.

Cependant, un syndrome de cushing infraclinique persiste, imposant une surveillance rapprochée et une éventuelle intervention complémentaire.

Discussion:
Le complexe de Carney, souvent associé à la la maladie nodulaire surrénalienne pigmentée primaire (PPNAD) , constitue une cause rare mais importante du syndrome de Cushing.

Le diagnostic est souvent difficile en raison de signes cliniques discrets et d’imagerie peu spĂ©cifique.

Ce cas illustre la difficulté du diagnostic et la complexité de la prise en charge du syndrome de Cushing lié au complexe de Carney, nécessitant une approche multidisciplinaire individualisée, un suivi à long terme, et éventuellement un conseil génétique avec recherche de mutation du gÚne PRKAR1A.

Mots-clés: PPNAD, Complexe de Carney, syndrome de Cushing,PRKAR1A.

P-092

HYPERPARATHYROÏDIE PRIMAIRE REVELEE PAR UNE CHUTE CHEZ UNE PATIENTE AGEE : PENSER AU METABOLISME PHOSPHOCALCIQUE

Auteur:

SIHEM BENSALEM

Hopital militaire régional universitaire de Constantine Unité d'endocrinologie- service de Médecine interne

Co-auteurs :
Khodja Amina, Braham Akram, Djoher Djoumena

Hopital militaire régional universitaire de Constantine- Unté d'endocrinologie- Service de Médecinz interne

Introduction :

L’hyperparathyroĂŻdie primaire (HPTP) est une cause frĂ©quente d’hypercalcĂ©mie, souvent mĂ©connue chez le sujet ĂągĂ© en raison de manifestations cliniques atypiques ou pauci-symptomatiques.

Observation :

Madame C.A, 84 ans, sans antĂ©cĂ©dents particuliers, consulte au niveau des urgences aprĂšs une chute compliquĂ©e d’une fracture du col fĂ©moral droit. L’examen clinique retrouve une patiente avec Ă©tat gĂ©nĂ©ral moyen et dĂ©shydratĂ©e. Le bilan biologique montre une hypercalcĂ©mie Ă  2,95 mmol/L , une PTH Ă©levĂ©e Ă  145 pg/mL et une hypophosphorĂ©mie. La 25(OH) vitamine D est basse (14 ng/mL). La patiente a Ă©tĂ© orientĂ©e Ă  notre niveau ou une Ă©chographie cervicale a Ă©tĂ© demandĂ©e mettant  en Ă©vidence un adĂ©nome parathyroĂŻdien unique. Le diagnostic d’HPTP est retenu.

Discussion :

Chez les personnes ĂągĂ©es, l’HPTP peut se prĂ©senter sous forme de manifestations non spĂ©cifiques. Le diagnostic repose sur l’association d’une hypercalcĂ©mie et d’une Ă©lĂ©vation inappropriĂ©e de la PTH. La chirurgie parathyroĂŻdienne reste le traitement curatif, mais son indication doit ĂȘtre discutĂ©e au cas par cas. Une prise en charge mĂ©dicale peut ĂȘtre envisagĂ©e en alternative ou en prĂ©paration Ă  l’intervention.

Conclusion :

Le diagnostic prĂ©coce de l’HPTP est essentiel, notamment face Ă  des chutes ou des fractures inexpliquĂ©es. Un bilan phosphocalcique simple peut orienter le diagnostic et Ă©viter des complications sĂ©vĂšres.

Références bibliographiques :

1- Primary hyperparathyroidism: new concepts in clinical, densitometric and biochemical features.2023;293(4):388–407.

2- Management of primary hyperparathyroidism: the 2022 International Guidelines.

P-093

GANGLIONEUROME SURRENALIEN : PRISE EN CHARGE D'UNE TUMEUR RARE, A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S. BOULKADID

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

Co-auteurs :
CE Mouats (Dr), N Nouri (Pr)

Service d’Endocrinologie - DiabĂ©tologie, CHU Benbadis, Constantine

Introduction :
Les ganglioneuromes sont des tumeurs rares, bĂ©nignes et bien diffĂ©renciĂ©es de la crĂȘte neurale, issues des cellules ganglionnaires sympathiques. Leur prĂ©sentation peut ĂȘtre similaire Ă  celle d'autres tumeurs surrĂ©naliennes, ce qui complique le diagnostic prĂ©opĂ©ratoire.

Observation :
Patiente B.N, 24 ans, ayant des antĂ©cĂ©dents d’une hypertension artĂ©rielle depuis 4 ans associĂ©e Ă  une cardiomyopathie dilatĂ©e en cours d’exploration, sous traitement. En exploration de son HTA et cardiopathie : Un scanner abdominal a rĂ©vĂ©lĂ© une volumineuse masse surrĂ©nalienne droite de 50x30x59 mm. Les dĂ©rivĂ©s mĂ©hoxylĂ©s sanguins Ă©taient normaux, et le reste du bilan de sĂ©crĂ©tions surrĂ©naliennes Ă©tait nĂ©gatif.
Les caractĂ©ristiques d'imagerie de cette masse Ă©taient prĂ©occupantes pour une tumeur maligne, notamment l’absence de composante graisseuse Ă  l’IRM abdominale et la prise de contraste hĂ©tĂ©rogĂšne, sans signes d’infiltration d’organes de voisinage.
La patiente a subi une surrénalectomie droite ouverte, sans complications per-opératoires, avec bonne suites post-opératoires.
L'anatomopathologie a rĂ©vĂ©lĂ© prolifĂ©ration tumorale bĂ©nigne d’origine mĂ©senchymateuse bien limitĂ©e par une capsule fibreuse, faite d’un fond fibrillaire Schwannien, au sein duquel, on retrouve de rares cellules ganglionnaires rĂ©pondant Ă  ganglioneurome de la surrĂ©nale droite.

Conclusion :
Les ganglioneuromes surrĂ©naliens constituent un diagnostic diffĂ©rentiel rare, mais important, Ă  envisager chez les patients prĂ©sentant des masses surrĂ©naliennes et une hypertension secondaire. Bien que la tomodensitomĂ©trie avec injection de produit de contraste ait une importance diagnostique, elle n'est pas spĂ©cifique. Le diagnostic final repose donc toujours sur l'histologie. De plus, il est crucial d'ĂȘtre conscient des complications potentielles, telles qu'une compression de l'artĂšre rĂ©nale entraĂźnant une hypertension artĂ©rielle, qui peuvent impacter la prise en charge et l'Ă©volution du patient.

P-094

Tumeurs brunes révélant une hyperparathyroidie primaire

Auteur:

Amalou lidia

HĂŽpital centrale de l’armĂ©e Mohamed sghir Nekkache

Co-auteurs :
Katia benabdelatif, Brahim bouneb abdelghafour, Dahmani Mehdi, Meriem Bensalah

HĂŽpital centrale de l’armĂ©e Mohamed sghir Nekkache

Tumeurs brunes révélant une hyperparathyroïdie primaire :

à propos de deux cas et revue de littérature.

L.Amalou , K.Benabdelatif , M.Dahmani , A. Brahim Bounab, M.Bensalah

Service d’endocrinologie de l’hĂŽpital central de l’armĂ©e

Introduction :

Les tumeurs brunes (TB) sont une complication exceptionnelle de l’hyperparathyroĂŻdie primaire (HPTP). Elles surviennent dans 5 Ă  15 %. Elle rĂ©sulte dans 80% des cas d’un adĂ©nome parathyroĂŻdien. Les siĂšges les plus frĂ©quents des TB sont le pelvis, les clavicules et les extrĂ©mitĂ©s. Leur prĂ©sentation radiologique peut ĂȘtre trompeuse mimant principalement la nĂ©oplasie osseuse. En cas de doute diagnostique, la biopsie de la lĂ©sion peut ĂȘtre nĂ©cessaire.

Nous rapportons le cas de deux patientes atteintes d’une HPTP dont le mode de rĂ©vĂ©lation Ă©tait des tumeurs brunes Ă©parses.

 

Observation 1 :

Patiente ĂągĂ©e de 55 ans, suivie en orthopĂ©die pour lĂ©sion ostĂ©olytique soufflante de 50 mm au niveau du tibia associĂ©e Ă  des lĂ©sions au niveau du bassin et des cĂŽtes. Une nĂ©oplasie maligne hĂ©matologique a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e. La biopsie osseuse retrouve l’aspect d’un kyste fibro-osseux Ă  cellules gĂ©antes. Le bilan biologique retrouve une hypercalcĂ©mie Ă  3,05 mmol/l avec une PTH Ă©levĂ©e Ă  951,2 pg/ml. L’exploration morphologique retrouve un adĂ©nome parathyroĂŻdien de 34x18 mm.

 

Observation 2 :

Patiente ĂągĂ©e de 58 ans prĂ©sente une masse osseuse au niveau du palais. La biopsie retrouve une tumeur Ă  cellules gĂ©antes. Le bilan biologique retrouve une hypercalcĂ©mie Ă  3,27 mmol/l, une hypophosphorĂ©mie Ă  0,5 mmol/l en regard d’une PTH Ă©levĂ©e Ă  1169 pg/ml. L’exploration morphologique retrouve un adĂ©nome parathyroĂŻdien retro-thyroĂŻdien gauche de 31x20x12 mm.

 

Discussion : Ces deux cas viennent enrichir le spectre des cas rapportĂ©s dans la littĂ©rature de tumeurs brunes rĂ©vĂ©lant une HPTP. L’absence de fixation Ă  la scintigraphie au MIBI des lĂ©sions bien que possible nous a posĂ© un problĂšme de diagnostic diffĂ©rentiel avec d’éventuelles tumeurs primitives osseuses. L’étude anatomopathologique a confirmĂ© ces TB. La prise en charge repose sur le traitement chirurgical de l’adĂ©nome parathyroĂŻdien. Les tumeurs brunes peuvent rĂ©gresser ou persister aprĂšs l’exĂ©rĂšse de la lĂ©sion parathyroĂŻdienne.

P-095

DIABETIC FOOT: EXPERIENCE OF THE ENDOCRINOLOGY-DIABETOLOGY DEPARTMENT (2019–2024)

Auteur:

si ahmed said

UNIVERSITY HOSPITAL CENTER OF TIZI-OUZOU/ ENDOCRINOLOGY-DIABETOLOGY DEPARTMENT

Co-auteurs :
kheloui Massintha , Touat Hassina , Messad Hakima , Bouzid Aicha

UNIVERSITY HOSPITAL CENTER OF TIZI-OUZOU/ ENDOCRINOLOGY-DIABETOLOGY DEPARTMENT , EPIDEMIOLOGY DEPARTMENT

UNIVERSITY HOSPITAL CENTER OF TIZI-OUZOU
DIABETIC FOOT: EXPERIENCE OF THE ENDOCRINOLOGY-DIABETOLOGY DEPARTMENT (2019–2024)
Dr S. Si Ahmed – M. Kheloui – Dr H. Touat – DR  H. Messad – Pr A. Bouzid

Objective
To evaluate the management of diabetic foot cases, focusing on epidemiological, clinical, and outcome-related aspects.

Materials and Methods
A retrospective descriptive study was conducted using medical records of patients hospitalized for diabetic foot complications between 2019 and 2024 in the Endocrinology-Diabetology Department of the University Hospital Center of Tizi-Ouzou.

Results
A total of 241 cases were recorded, representing 11% of all hospital admissions in the department. The majority of patients were male (78%), with an average age of 60.7 years. Type 2 diabetes was predominant (83%), with poor glycemic control (mean HbA1c: 9.9%). A previous history of foot lesions was noted in 38% of patients. Fifty-eight patients presented with neuro-ischemic foot. The most common trigger was the use of inappropriate footwear. The predominant lesions were wet gangrene and plantar neurotrophic ulcers.

The average hospital stay was 32 days. Amputation was necessary in 36% of cases, of which 56% were major (above-the-ankle) amputations.

Discussion
Diabetic foot remains a common cause of hospitalization in diabetology. Its management is complex, resource-intensive, and requires a multidisciplinary team. This study underscores the severity and burden of diabetic foot in our setting and highlights the urgent need for preventive strategies, early diagnosis, and coordinated care. As a major public health issue, diabetic foot significantly impacts patient quality of life and healthcare systems.

 

P-097

Hyperémesis gravidarum: à propos de 6 cas

Auteur:

Derbal D

Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

Co-auteurs :
Bekhouche A , Chaouki D

Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

L'hyperĂ©mesis gravidique (HG) est une forme grave de l’hyperthyroĂŻdie gestationnelle. Actuellement, il n'existe pas de consensus sur des critĂšres diagnostiques spĂ©cifiques. Sa prise en charge thĂ©rapeutique reste

difficile avec un impact significatif sur la qualité de vie des parturientes.

L’objectif de notre travail est de dĂ©terminer les aspects cliniques, biologiques, hormonaux, Ă©volutifs et thĂ©rapeutiques des hyperĂ©mesis gravidiques.

Notre Ă©tude prospective a concernĂ© 06 patientes prĂ©sentant un hyperĂ©mesis gravidarum qui ont toutes bĂ©nĂ©ficiĂ© d’explorations clinico-biologiques, hormonales et d’une prise en charge thĂ©rapeutique.

Ces patientes (Ăąge mĂ©dian = 29 ans) ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es Ă  un Ăąge gestationnel mĂ©dian de 11 semaines d’amĂ©norrhĂ©e. Le motif de consultation prĂ©dominant est le tableau digestif fait essentiellement de vomissements incoercibles. L’examen clinique Ă  l’admission retrouve un tableau de thyrotoxicose sans orbitopathie, sans goitre avec une perte pondĂ©rale. L’état gĂ©nĂ©ral est altĂ©rĂ© avec des signes cliniques de dĂ©shydratation mixte, des vomissements itĂ©ratifs chez toutes les patientes. Le bilan initial objective une hyperthyroĂŻdie franche (TSHus mĂ©diane = 0,014mUI/l, FT4 mĂ©diane = 29 ng/l) avec des anticorps anti-TPO et des TSI nĂ©gatifs. L’échographie cervicale n’objective pas anomalies chez toutes les gestantes. Le bilan hĂ©patique est perturbĂ© avec des troubles hydro Ă©lectrolytiques dans 30 % des cas.

Sur le plan thĂ©rapeutique toutes les patientes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une rĂ©hydratation parentĂ©rale, d’un traitement symptomatique (antiĂ©mĂ©tique), d’un bĂȘtabloqueur (Propranolol) avec retour Ă  l’euthyroĂŻdie clinico-biologique. NĂ©anmoins, nous avons recensĂ© un cas d’encĂ©phalite de wernick qui a rĂ©pondu favorablement aux bolus de thiamine associĂ© Ă  des polyvitamines B6B12. La persistance de l’ataxie cĂ©rĂ©belleuse chez cette patiente a nĂ©cessitĂ© un relai par la thiamine par voie orale en ambulatoire (300 mg/j).

L'hyperĂ©mesis gravidique est une pathologie rare d’étiopathogĂ©nie multifactorielle qui est susceptible parfois de mettre en jeu le pronostic vital. Une approche thĂ©rapeutique multimodale prĂ©coce est primordiale.

P-098

DIABETES INSIPIDUS REVEALING A RARE NEUROHYPOPHYSIS TUMOR: A PITUICYTOMA

Auteur:

Dr Idir BOUKELLAL

CHU de Tizi-ouzou, Service d'endocrinologie et diabétologie

Co-auteurs :
Dr Hassina TOUAT, Pr Aicha BOUZID

CHU de Tizi-ouzou, Service d'endocrinologie et diabétologie

DIABETES INSIPIDUS REVEALING A RARE NEUROHYPOPHYSIS TUMOR: A PITUICYTOMA

Dr I. BOUKELLAL, Dr H. TOUAT, Pr A. BOUZID.

Endocrinology and diabetology department_ Tizi-Ouzou University Hospital.

Introduction: Pituicytomas are exceedingly rare neuroendocrine tumors in the sellar or suprasellar regions, originating from neurohypophysis or infundibulum, with fewer than 200 cases reported to date. Clinical symptomatology is similar to other sellar lesions with less frequency for diabetes insipidus. Management of pituicytoma remains a controversial issue due to its rarity and lack of large series of cases describing tumor evolution.

Observation: We report the case of a 43-year-old woman who has been presenting with symptoms suggestive of diabetes insipidus. A hypothalamic-pituitary magnetic resonance imaging was performed, revealing a tumor formation developing in the posterior pituitary, measuring 10 mm in its longest axis, consistent with a pituicytoma. Upon clinical evaluation, the patient’s ophthalmic examination was unremarkable, and the hormonal workup showed no significant abnormalities, apart from a mild elevation in prolactin levels.The patient started medical treatment with oral desmopressin at a dose of 60 micrograms per day and responded well, with marked regression of the polyuria-polydipsia syndrome.

Discussion: To date, the management of pituicytomas lacks well-established guidelines. The treatment of choice for large pituicytomas is surgery, which should be as complete as possible. Preoperative embolization is sometimes necessary due to the highly vascular nature of these tumors. The use of adjuvant radiotherapy remains debated, as most post-pituitary tumors are known to grow slowly. For small tumors, therapeutic abstention may be recommended, provided that lifelong radiological monitoring is ensured.

Conclusion: In view of the current absence of codified protocols for the management of this pathology; in our case, the absence of tumor aggressiveness as well as control of clinical signs, a conservative approach with surveillance was favored over surgical intervention.

Keywords: pituicytoma, neurohypophysis, diabetes insipidus.

 

 

 

P-099

EFFICACITE ET SECURITE DE LA POMPE A INSULINE CHEZ LE JEUNE ENFANT ATTEINT DE DIABETE DE TYPE 1 : ETUDE RETROSPECTIVE

Auteur:

BENSALEM SIHEM

HOPITAL MILITAIRE régional univeristaire de Constantine, Unité d'endocrinologie, service de Médecine interne

Co-auteurs :
Khodja Amina, Djoher Djoumena, Braham Akram

Hopital militaire régional universitaire de constantine , unité d'endocrinologie , service de médecine interne

Introduction :

La prise en charge du diabĂšte de type 1 chez l’enfant repose sur une insulinothĂ©rapie intensive. Cette derniĂšre vise Ă  maintenir un Ă©quilibre glycĂ©mique optimal tout en rĂ©duisant le risque d’hypoglycĂ©mies. L’utilisation de la pompe Ă  insuline reprĂ©sente une alternative de plus en plus rĂ©pandue aux injections multiples.

Objectif :

Évaluer l’impact de la pompe Ă  insuline sur le contrĂŽle glycĂ©mique, la variabilitĂ© glycĂ©mique, les hypoglycĂ©mies, les hyperglycĂ©mies postprandiales, la satisfaction des familles et la prise pondĂ©rale pondĂ©rale.

Méthodes :

Dix enfants (ĂągĂ©s de 6 Ă  14 ans) atteints de diabĂšte de type 1 ont Ă©tĂ© suivis sur une pĂ©riode de 5 ans aprĂšs initiation de la pompe Ă  insuline. Les paramĂštres Ă©tudiĂ©s comprenaient l’HbA1c, la frĂ©quence des hypoglycĂ©mies, les hyperglycĂ©mies postprandiales, la variabilitĂ© glycĂ©mique, la prise de poids et la flexibilitĂ© alimentaire. La satisfaction parentale a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e Ă  l’aide d’un questionnaire.

Résultats :

Une amĂ©lioration  du contrĂŽle glycĂ©mique a Ă©tĂ© observĂ©e, avec une rĂ©duction significative de l’HbA1c. Les hypoglycĂ©mies et les pics postprandiaux ont nettement diminuĂ©, de mĂȘme que la variabilitĂ© glycĂ©mique. Aucun enfant n’a prĂ©sentĂ© de prise de poids excessive. Les familles ont exprimĂ© une grande satisfaction, notamment en ce qui concerne la flexibilitĂ© des repas et la rĂ©duction de la charge mentale liĂ©e Ă  la gestion du diabĂšte.

Discussion :

Notre premiĂšre expĂ©rience de la pompe Ă  insuline chez l’enfant a montrĂ© des rĂ©sultats trĂšs encourageants, tant sur le plan mĂ©tabolique que sur le vĂ©cu des familles. 

Conclusion :

La pompe à insuline constitue une option thérapeutique efficace chez les enfants diabétiques de type 1. Elle permet une meilleure maßtrise glycémique tout en améliorant la qualité de vie, justifiant son intégration précoce dans la stratégie de prise en charge.

Références bibliographiques :

Use of insulin pump therapy in children Pediatric Diabetes.2016

P-100

Quels sont les facteurs prĂ©dictifs d’une HGPO pathologique au 2Ăšme trimestre de la grossess chez les patientes atteintes d’un diabĂšte gestationnel prĂ©coce.

Auteur:

Amina KHELLAF

11. FacultĂ© de mĂ©decine d’Alger, UniversitĂ© des sciences de la santĂ©, Alger, AlgĂ©rie , 2 Service d'endocrinologie diabĂ©tologie CHU Benimessous, Alger

Co-auteurs :
Khawla Boumaraf 1,3 , Nabyla Feghoul 1,4, Samia Achir 1,2

1. FacultĂ© de mĂ©decine d’Alger, UniversitĂ© des sciences de la santĂ©, Alger, AlgĂ©rie 2. Service d’Endocrinologie-diabĂ©tologie, CHU BĂ©ni Messous, Alger, AlgĂ©rie 3. Service d’épidĂ©miologie et mĂ©decine prĂ©ventive CHU BĂ©ni Messous, Alger, AlgĂ©rie. 4. Service de gynĂ©cologie obstĂ©trique, EPH ZĂ©ralda, Alger, AlgĂ©rie.

Introduction : Le diabÚte gestationnel (DG) précoce diagnostiqué au 1er trimestre (T1) est une entité controversée. Certaines patientes ayant un DG découvert au T1 ont une HGPO normale au 2Úme trimestre (T2). Notre objectif était de déterminer les facteurs prédictifs de la persistance des troubles de la tolérance glucidique au T2, et de définir le seuil de la glycémie au premier trimestre le plus prédictif des troubles de la tolérance glucidique.

Matériel et méthode

Dans cette Ă©tude descriptive, nous avons inclus toutes les parturientes sans antĂ©cĂ©dent de diabĂšte, prĂ©sentant une glycĂ©mie Ă  jeun au T1 comprise entre 0,92 et 1,25gr/l , HGPO a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e entre 24 et 28 SA. Les donnĂ©es ont Ă©tĂ© analysĂ©es Ă  l’aide du logiciel SPSS v22, afin de mener une rĂ©gression logistique binaire et une analyse ROC.

Résultats

Parmi les 212 parturientes consultantes, 47,6% soit 101 patientes ont eu une HGPO normale au T2 contre cent onze (52,4%) d’HGPO pathologiques. En analyse multivariĂ©e, l’IMC ≄ 25Kg/mÂČ (ORa = 2,30) et la prĂ©sence d’ATCD de macrosomie antĂ©rieure Ă  cette grossesse (ORa = 2,316) Ă©taient des facteurs prĂ©dictifs indĂ©pendamment liĂ©s au DG du T2. L'analyse ROC a rĂ©vĂ©lĂ© un seuil de glycĂ©mie Ă  jeun de 94,5 mg/dL avec une sensibilitĂ© de 93,7% et une spĂ©cificitĂ© de 14,9 % pour prĂ©dire le diabĂšte gestationnel au T2.

Conclusion :

Le seuil glycĂ©mique de 92mg/dl semble ĂȘtre le plus appropriĂ© pour prĂ©dire une HGPO pathologique au T2, mais cela se fait au dĂ©pend de la spĂ©cificitĂ©, d’oĂč le nombre Ă©levĂ© de patientes avec HGPO normale. L’identification de patientes les plus susceptibles de garder des troubles de la tolĂ©rance glucidique au T2 devrait donc se baser sur la prĂ©sence de facteurs de risque et non pas sur le seuil glycĂ©mique.

P-101

Évaluation du dĂ©pistage de l’hypothyroĂŻdie au cours de la grossesse

Auteur:

Amina KHELLAF

Service d'endocrinologie diabétologie CHU Benimessous

Co-auteurs :
Nabyla Feghoul 2, Samia Achir 1

1 : Service d’Endocrinologie-diabĂ©tologie, CHU Benimessous, Alger, AlgĂ©rie. 2 : Service de gynĂ©cologie obstĂ©trique EPH ZĂ©ralda, Alger, AlgĂ©rie.

 

Introduction : la prĂ©valence de l’hypothyroĂŻdie au cours de la grossesse est estimĂ©e entre 2 et 3%. L’impact sur le fƓtus et le nouveau-nĂ© des carences en hormones thyroĂŻdiennes maternelles peut ĂȘtre grave. Ceci justifie la reconnaissance et la prise en charge thĂ©rapeutique prĂ©coces des hypothyroĂŻdies maternelles. Un dĂ©pistage ciblĂ© chez les gestantes prĂ©sentant des facteurs de risque (FDR) d’hypothyroĂŻdie est recommandĂ© dĂšs le dĂ©but de la grossesse.

 

MatĂ©riel et mĂ©thode : Ă©tude transversale, observationnelle. Dont l’objectif est d’évaluer les pratiques concernant le dĂ©pistage de l’hypothyroĂŻdie au cours de la grossesse. Les gestantes consultant au delĂ  de 14 SA ont Ă©tĂ© interrogĂ©es sur la rĂ©alisation ou non d’un bilan thyroĂŻdien au cours du premier trimestre, les rĂ©sultats de ce dernier si fait et la mise en route ou non d’un traitement substitutif. Les facteurs de risques d’hypothyroĂŻdie ont Ă©tĂ© recherchĂ©s.

Résultats :

111 patientes incluses.

64 avaient au moins un FDR, parmi lesquelles 12 patientes (18%) n’ont pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un dosage de la TSH. 48 patientes avec FDR ont eu un bilan thyroĂŻdien retrouvant une TSH >4mUI/l chez 11 d’entre elles, dont 2 n’ont pas Ă©tĂ© traitĂ©es par Levothyroxine.

47 patientes n’avaient aucun FDR, 26 ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un dosage de la TSH, revenu Ă©levĂ© chez 2 patientes mises sous traitement.

Conclusion : On note que les recommandations concernant le dĂ©pistage de l’hypothyroĂŻdie au cours de la grossesse restent imparfaitement appliquĂ©es. Un nombre non nĂ©gligeable de patientes avec FDR ne bĂ©nĂ©ficient pas du dĂ©pistage de l’hypothyroĂŻdie et certaines patientes avec des TSH Ă©levĂ©es ne sont pas mises sous traitement.

 

P-102

Les paragangliomes : Des tumeurs rares au parcours complexe

Auteur:

Bendaas R, Zemiri M, Chaouki D

Service d’Endocrinologie & Maladies mĂ©taboliques, CHU de Batna – AlgĂ©rie

Co-auteurs :
Bendaas Rania, Zemiri Maroua , Chaouki Dallel

Service d’Endocrinologie & Maladies mĂ©taboliques, CHU de Batna – AlgĂ©rie

Les paragangliomes : Des tumeurs rares au parcours complexe 

Bendaas R, Zemiri M, Chaouki D

Service d’Endocrinologie & Maladies mĂ©taboliques, CHU de Batna – AlgĂ©rie

 

Les paragangliomes (PG) sont des tumeurs neuroendocrines rares, se développant à partir des ganglions sympathiques ou parasympathiques. Leur présentation clinique est variable conduisant souvent à des errements diagnostiques et à une prise en charge tardive.

Notre objectif est de déterminer les aspects clinico-biologiques et radiologiques des paragangliomes.

Notre Ă©tude rĂ©trospective (Janvier 2004 – Mai 2025) a concernĂ© 91 patients prĂ©sentant un paragangliome qui ont tous bĂ©nĂ©ficiĂ© d’explorations biologiques (dosage des mĂ©tanĂ©phrines plasmatiques et/ou urinaires) et radiologiques (TDM et/ou IRM + scintigraphie Ă  la MIBG).

L’ñge mĂ©dian est de 48 ans (extrĂȘmes : 14 – 67) avec prĂ©pondĂ©rance fĂ©minine (sex-ratio = 5F/1H). Le tableau clinique y est parfois caractĂ©ristique avec une triade de MĂ©nard constatĂ©e dans 86 %. L’HTA est permanente (79 %) et rĂ©sistante Ă  la bithĂ©rapie (56%) et/ou Ă  la trithĂ©rapie (18 %).

La dĂ©couverte Ă©tait incidentale : lors d’une imagerie cervicale et/ou abdomino-pelvienne (n=14) ou d’un dĂ©pistage gĂ©nĂ©tique (n=3) pour une forme familiale de phĂ©ochrmocytome.

Les dosages urinaires et/ou plasmatiques des mĂ©tanĂ©phrines ont permis le diagnostic positif (94%). La TDM cervico-thoraco-abdominopelvienne et/ou la scintigraphie Ă  la MIBG ont confirmĂ© le diagnostic et prĂ©cisĂ© le siĂšge des lĂ©sions : extra-surrĂ©nalien : glomus carotidien, (n=4), prĂ©-aortique (n=2), paravertĂ©bral (n=1) , surrĂ©nalien unilatĂ©ral (n=70). La bilatĂ©ralitĂ© du phĂ©ochromocytome (n=7) est l’apanage exclusif d’une forme familiale sur 3 gĂ©nĂ©rations.

Les endocrinopathies concomitantes objectivées sont : hyperthyroïdies (n=15), syndrome de Sipple (n=5), corticosurrénalome (n=2).

AprĂšs cure chirurgicale, l’examen anatomo-pathologique a corroborĂ© la bĂ©nignitĂ© (96%). Le suivi longitudinal (1-18 ans) a montrĂ© 80 guĂ©risons,4 rĂ©cidives (forme familiale) et 7 perdus de vue.

L’absence de laboratoire de biologie molĂ©culaire et d’imagerie trĂšs performante incitent Ă  une analyse minutieuse des investigations radio-biologiques disponibles (voire leur rĂ©pĂ©tition), particuliĂšrement dans les formes familiales et/ou pauci-symptomatiques.

P-103

Corticosurrénalome malin : Un défi diagnostic et thérapeutique

Auteur:

Messous Chahrazed, Chaouki Dalel

service d'endocrinologie et Maladies métaboliques CHU Batna-Algérie

Co-auteurs :
Messous Chahrazed, Chaouki Dalel

service d'endocrinologie et Maladies métaboliques CHU Batna-Algérie

Le corticosurrĂ©nalome (CS) est une tumeur rare Ă  potentiel de malignitĂ© trĂšs Ă©levĂ©. Le tableau clinique est d’installation rapide, mais peut ĂȘtre paucisymptomatique, parfois.

Notre objectif est de déterminer les aspects cliniques, hormonaux, radiologiques et thérapeutiques dans les corticosurrénalomes.

Notre Ă©tude rĂ©trospective (Janvier 2023 – Mai 2025) a concernĂ© 03 patients prĂ©sentant un CS qui ont tous bĂ©nĂ©ficiĂ© d’explorations clinico-biologiques, radiologiques et d’une prise en charge thĂ©rapeutique.

L’ñge mĂ©dian est de 48 ans (extrĂȘmes=42-64) avec un sex-ratio = 2F/1H. Les principales circonstances de dĂ©couvertes sont : la pesanteur abdominale (n=1) ; les Ă©pigastralgies (n=1) et les malaises avec sueurs profuses (n=1). Le motif d’hospitalisation chez tous les patients est l’individualisation Ă  l’imagerie (TDM et/ou IRM) d’un processus expansif isolĂ© rĂ©tropĂ©ritonĂ©al d’origine surrĂ©nalienne probable.

L’examen clinique a rĂ©vĂ©lĂ© l’existence d’une masse palpable dure indolore (n=2) ; un hirsutisme d’apparition rĂ©cente et d’aggravation rapide avec acnĂ© (n=1). Le bilan hormonal a confirmĂ© l’hypersĂ©crĂ©tion des stĂ©roĂŻdes (cortisol, testostĂ©rone, SDHEA) et l’augmentation de la mĂ©thyl dopamine urinaire dans un cas. A l’imagerie, la TDM abdominale met en Ă©vidence : une masse surrĂ©nalienne dĂ©passant 4 cm (n=2), hĂ©tĂ©rogĂšne avec des zones de nĂ©crose (n=1) ; des mĂ©tastases osseuses (n=1) et hĂ©patique (n=1). Le traitement proposĂ© est : la chirurgie (n=2), la chimiothĂ©rapie (n=1) et nous avons

déploré 02 décÚs avant toute prise en charge chirurgicale.

Notre travail confirme l’absence de parallĂ©lisme entre le volume tumoral et le syndrome endocrinien. Le corticosurrĂ©nalome est de diagnostic souvent tardif, peut ĂȘtre infraclinique. Il nĂ©cessite une prise en charge spĂ©cialisĂ©e multidisciplinaire et un suivi longitudinal appropriĂ©.

P-104

Profil Ă©pidĂ©miologique, clinique et thĂ©rapeutique de l’acromĂ©galie : Ă  propos de 20 cas

Auteur:

Dr YOUSRA HADDADI

service de diabétologie endocrinologie et maladie métabolique CHU TIZI OUZOU

Co-auteurs :
Pr AICHA BOUZID Dr YACINE RAHEM Dr HASSINA TOUAT Dr KENZA HELAL

service de diabétologie endocrinologie et maladie métabolique CHU TIZI OUZOU

Profil Ă©pidĂ©miologique, clinique et thĂ©rapeutique de l’acromĂ©galie : Ă  propos de 20 cas

Introduction

L’acromĂ©galie est une pathologie endocrinienne rare, caractĂ©risĂ©e par une hypersĂ©crĂ©tion de GH, souvent secondaire Ă  un adĂ©nome hypophysaire. Son incidence est estimĂ©e Ă  3-4 nouveaux cas par million d’habitants par an ,diagnostiquĂ©e entre 40 et 50 ans.

Méthode

Ă©tude descriptive rĂ©trospective sur 20 cas d’acromĂ©galie, hospitalisĂ©s ou suivis en consultation au service d’endocrinologie du CHU de Tizi Ouzou. L’objectif Ă©tait d’analyser les caractĂ©ristiques Ă©pidĂ©miologiques, les modalitĂ©s diagnostiques et les stratĂ©gies thĂ©rapeutiques associĂ©es Ă  cette pathologie .

Résultats

L’étude a rĂ©vĂ©lĂ© une rĂ©partition Ă©quilibrĂ©e de l’acromĂ©galie entre les sexes, avec une prĂ©dominance dans la tranche d’ñge de 37 Ă  51 ans et un Ăąge moyen de 38,6 ans. L’étiologie principale Ă©tait un macro-adĂ©nome hypophysaire, reprĂ©sentant 90 % des cas. Au moment du diagnostic, les complications cardiaques Ă©taient les plus frĂ©quentes (55 %), tandis que les complications vasculaires et les lithiases rĂ©nales Ă©taient rares (2 %).

La majoritĂ© des patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une chirurgie hypophysaire isolĂ© ou combinĂ© a un traitement mĂ©dical.  70 % des patient Ă©taient en rĂ©mission complĂšte a an de suivi ; cependant la maladie restĂ©e Ă©volutive.

Conclusion

Cette étude a permis de mettre de prĂ©ciser les particularitĂ©s Ă©pidĂ©miologiques , diagnostiques et thĂ©rapeutiques de l’acromĂ©galie. Elle souligne l’importance de renforcer les efforts pour optimiser la prise en charge de cette pathologie complexe.

 

P-105

Complication ophtalmologique rare de l’acromĂ©galie : A propos d’un cas .

Auteur:

Dr Ch . Djelti

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

Co-auteurs :
Loudjedi Lotfi - Khelil NEH

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

INTRODUCTION :
L’acromĂ©galie est une affection endocrinienne rare secondaire a une hypersĂ©crĂ©tion d’hormone de croissance, le plus souvent due Ă  un adĂ©nome hypophysaire incluant des manifestations ophtalmologiques liĂ©s Ă  la compression du chiasma optique par effet de masse. Une exploration ophtalmologique ciblĂ©e s’avĂšre essentielle pour Ă©valuer l’atteinte visuelle et orienter la prise en charge thĂ©rapeutique Or, l’accĂšs Ă  ces explorations peut ĂȘtre difficile , notamment en cas de pathologies ophtalmologiques responsable des altĂ©rations biomĂ©canique de la cornĂ©e tel que le kĂ©ratocĂŽne
OBSERVATION
Patiente ĂągĂ©e de 43 ans prĂ©sentant une acromĂ©galie en rapport avec un macro adĂ©nome de 29 x 21 x 37mm, chez qui un kĂ©ratocĂŽne bilatĂ©ral stade avancĂ© rĂ©cemment diagnostiquĂ© lors de l’examen ophtalmologique prĂ© thĂ©rapeutique . la dĂ©formation cornĂ©enne a significativement limitĂ© la rĂ©alisation d’un champ visuel classique, nĂ©cessitant le recours au champ visuel automatisĂ© et le potentiel Ă©voquĂ© visuel comme alternative pour mener le pronostique visuel. La patiente a bĂ©nĂ©ficie d’une exĂ©rĂšse sub totale de la tumeur par voie endo nasal .Sur le plan optique l’adaptions des lentilles sclĂ©rale a permis une amĂ©lioration notable de la qualitĂ© visuelle facilitant le suivi en post opĂ©ratoire .
CONCLUSION
Les complication ophtalmologique rare de l’acromĂ©galie comme le kĂ©ratocĂŽne peuvent compromettre l’évaluation visuelle nĂ©cessitant un suivi ophtalmologique rigoureux en prĂ© et post opĂ©ratoire avec prise en charge multidisciplinaire
Mots clés : Acromégalie-trouble de la réfraction- pronostic visuel- suivi.

P-106

DEFICIT ISOLÉ EN HORMONE DE CROISSANCE (GH) ET DYSGYNÉSIE DU CORPS CALLEUX « A PROPOS D’UN CAS »

Auteur:

Benchikh Réda

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

Co-auteurs :
Dr Loudjedi Lotfi , Pr Khelil NEH

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

ABSTRACT :

Le retard statural est l’un des motifs les plus frĂ©quents de consultation en endocrinologie pĂ©diatrique, alors que le dĂ©ficit en hormone de croissance (GH) ne reprĂ©sente qu’environ 20 % des causes de petite taille.

Dans de trĂšs rares cas, ce dĂ©ficit hormonal s’associe Ă  une dysgĂ©nĂ©sie du corps calleux, qui demeure nĂ©anmoins l’une des malformations cĂ©rĂ©brales les plus frĂ©quentes, avec une incidence estimĂ©e entre 0,5 et 70 pour 10 000 dans la population gĂ©nĂ©rale.

Cette association peut s’intĂšgre dans un contexte gĂ©nĂ©tique, impliquant des mutations affectant des gĂšnes codant pour des facteurs de transcription, dont le rĂŽle est essentiel au cours de l’ontogenĂšse hypophysaire. De plus, ces anomalies gĂ©nĂ©tiques peuvent ĂȘtre responsables de syndromes polymalformatifs extra hypophysaires, tels que la dysplasie septo-optique, laquelle peut inclure une dysgĂ©nĂ©sie du corps calleux.

 

Nous rapportons le cas d’un adolescent de 15 ans, suivi pour un retard statural secondaire Ă  un dĂ©ficit isolĂ© en GH, l’examen du patient ne retrouve aucune malformation cliniquement Ă©vidente et chez qui l’IRM hypothalamo-hypophysaire a rĂ©vĂ©lĂ© une dysgĂ©nĂ©sie du corps calleux ainsi qu’un aspect quadrangulaire des carrefours ventriculaires, sans anomalie de la tige pituitaire ou de l’hypophyse.

 

Cette observation souligne l’importance du dĂ©velopper le diagnostic gĂ©nĂ©tique ce qui peut aider le clinicien Ă  intervenir avant l’apparition d’autres dĂ©ficits hypophysaires, et Ă  rechercher d’éventuelles malformations extra hypophysaires associĂ©es.

 

Mots-clĂ©s : DĂ©ficit en GH – DysgĂ©nĂ©sie de corps calleux – Retard statural

P-107

APOPLÉXIE HYPOPHYSAIRE A PROPOS DE SIX OBSERVATIONS

Auteur:

Zekri Sara

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

Co-auteurs :
Dr Djelti.Chems eddine, Dr Zouani Rafah, Dr Armouche Hala, Pr Khelil NEH, Dr Loudjedi Lotfi, Dr Baghdad Fatéma

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

Introduction :  L’apoplexie hypophysaire est une pathologie polymorphe, pouvant se prĂ©senter sous forme d’urgence mĂ©dico-chirurgicale ou de maniĂšre plus discrĂšte. Sa faible frĂ©quence et la diversitĂ© de ses manifestations justifient l’intĂ©rĂȘt d’études descriptives pour amĂ©liorer la comprĂ©hension de ses diffĂ©rentes expressions, ainsi que les modalitĂ©s de prise en charge.

Patients et mĂ©thode : Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective descriptive avec recrutement exhaustif. Les aspects cliniques, biologique, radiologiques, thĂ©rapeutiques et Ă©volutifs ont Ă©tĂ© analysĂ©s.

RĂ©sultats : Six cas d’apoplexie hypophysaire ont Ă©tĂ© recensĂ©s : 4 femmes (66,7 %) et 2 hommes (33,3 %), ĂągĂ©s de 29 Ă  70 ans (Ăąge moyen de 46,2 ans). Des cĂ©phalĂ©es intenses et des troubles visuels de gravitĂ© variable Ă©taient prĂ©sents chez 4 patients (66,7 %). Tous les patients prĂ©sentaient un ou plusieurs dĂ©ficits hormonaux, dont un cas de panhypopituitarisme (16,7 %). L’apoplexie est survenue sur un macroprolactinome dans 3 cas (50 %), sur un adĂ©nome non fonctionnel dans 1 cas (16,7 %), au troisiĂšme trimestre de la grossesse dans 1 cas (16,7 %) et en post-partum immĂ©diat dans 1 cas (16,7 %). L’IRM hypophysaire Ă©tait Ă©vocatrice dans tous les cas. Une seule patiente (16,7 %) a nĂ©cessitĂ© une prise en charge mĂ©dico-chirurgicale en urgence. L’évolution visuelle Ă©tait variable, et aucune dĂ©ficience hormonale n’a rĂ©gressĂ©e au cours du suivi.

Conclusion : L’apoplexie hypophysaire impose une prise en charge multidisciplinaire. La crĂ©ation de registres cliniques est essentielle pour mieux caractĂ©riser les cas, optimiser les dĂ©cisions thĂ©rapeutiques et assurer un suivi Ă  long terme.

Mot clés : apoplexie hypophysaire, polymorphisme clinique, diversité étiologique.

 

P-108

L'APOPLEXIE HYPOPHYSAIRE GRAVIDIQUE SUR HYPOPHYSE SAINE: A PROPOS D'UN CAS

Auteur:

Zouani Rafah

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

Co-auteurs :
Khelil NEH

Service d'Endocrinologie - Diabétologie CHU Tlemcen

Introduction :

L'apoplexie hypophysaire est une urgence neuro-endocrinienne rare, avec une prévalence estimée à 1/10 000 grossesses à terme, survenant en moyenne à 24 semaines de gestation.

Elle correspond Ă  une hĂ©morragie ou un infarctus aigu de l’hypophyse, causant une expansion rapide du contenu de la selle turcique. Elle se manifeste classiquement par des cĂ©phalĂ©es, troubles visuels et hypopituitarisme. Souvent associĂ©e Ă  un adĂ©nome, elle peut survenir sans lĂ©sion visible, notamment durant la grossesse. Certains  facteurs favorisants ont Ă©tĂ© incriminĂ©s tels que le diabĂšte, l' hypertension, les troubles hĂ©morragiques et les anticoagulants.

Observation :

Nous rapportons le cas d’une Patiente de 29 ans, DT1 depuis 10 ans sous insulinothĂ©rapie , hospitalisĂ©e Ă  35 SA pour cĂ©phalĂ©es, photophobie, vomissements. Un scanner cĂ©rĂ©bral rĂ©alisĂ© est revenu normal. L’évolution a Ă©tĂ© marquĂ© par une mort fƓtale in utero.

L’IRM cĂ©rĂ©brale a permis le diagnostic d'une apoplexie hypophysaire sans adĂ©nome et le bilan hormonal montre une insuffisance antĂ©hypophysaire globale nĂ©cessitant un traitement substitutif par hydrocortisone, lĂ©vothyroxine et estroprogestatifs.

 conclusion :

Ce cas illustre la difficultĂ© diagnostique de l'apoplexie en l'absence de lĂ©sion hypophysaire tumoral prĂ©-Ă©xistante . La grossesse induit une hyperplasie physiologique hypophysaire augmentant le risque d’apoplexie sans adĂ©nome.

Le diabÚte pourrait favoriser ce risque via une microangiopathie ou un stress métabolique.

L’IRM est l’examen clĂ© permettant de distinguer cette entitĂ© d’autre urgences obstĂ©tricales. Par ailleurs, une prise en charge rapide conditionne le pronostic materno-fƓtal.

P-109

SILENCE TUMORAL, FUREUR HORMONALE : A PROPOS D’UN CAS DE PHEOCHROMICYTOME SUR UNE NEUROFIBROMATOSE TYPE 1.

Auteur:

Dr Mokrane Amel

Service d'Endocrinologie et Diabetologie ; CHU Beni Messous

Co-auteurs :
Dr Amrouche Zahra , Dr Khellaf Amina ,Pr Achir Samia

Service d'Endocrinologie et Diabetologie ; CHU Beni Messous

SILENCE TUMORAL, FUREUR HORMONALE : A PROPOS D’UN CAS DE PHEOCHROMICYTOME  SUR UNE NEUROFIBROMATOSE TYPE 1.

Dr A. Mokrane ;Dr Z. Amrouche ;Dr A. Khellaf ; S. Achir

Service d’endocrinologie-DiabĂ©tologie, CHU Beni Messous

Introduction :

La neurofibromatose de type1 (NF1) ,maladie autosomique dominante prédisposant à des tumeurs multiples, coexiste avec des affections endocriniennes  dont le phéochromocytome qui survient dans  0,5 à 5 % des cas.

Observation :

Nous rapportons le cas d’un patient de 49 ans, porteur de NF1, prĂ©sentant des taches cafĂ©s au lait avec neurofibromes cutanĂ©s ;admis pour prise en charge d’un incidentalome surrĂ©nalien,L’imagerie faite devant une douleur thoracique ,a mis en Ă©vidence deux masses surrĂ©naliennes gauches bien limitĂ©es (54 et 31 mm), Ă  densitĂ© spontanĂ©e ≈30 UH et washout absolu et relatif  de 19 % et 11 % respectivement, Ă  l’examen clinique ,la triade de Menard Ă©tait prĂ©sente, sur le plan  biologique  MĂ©tanĂ©phrines et NormĂ©tanĂ©phrines sont  à  54 *N , 4,9*N respectivement. Une surrĂ©nalectomie gauche  a Ă©tĂ© indiquĂ©e .l’aspect immunohistochimique Ă  L’ Ă©tude anatomocytopathologique ,revenue en faveur d’un phĂ©ochromocytome .

Discussion :

Le phĂ©ochromocytome associĂ© Ă  la NF1 prĂ©sente souvent un tableau atypique, Asymptomatique dans 80% des cas a et dans plus de la moitiĂ© des cas non sĂ©crĂ©tants. Lorsqu’ils sont sĂ©crĂ©tants, ils sont le plus souvent asymptomatique ; Cette observation souligne la nĂ©cessitĂ© d’une vigilance clinique et radiologique dans la NF1, mĂȘme en l’absence de symptĂŽmes typiques d’hypercatĂ©cholaminergie . Une approche multidisciplinaire individualisĂ©e est essentielle.

 

Bibliographie :

-Fertitta L, Wolkenstein P. Neurofibromatose de type 1 : des avancées récentes. La Rev Prat. 2025 Mar 24. Disponible sur : https://www.larevuedupraticien.fr

-Haute Autorité de Santé. Protocole national de diagnostic et de soins : Neurofibromatose de type 1. 2021. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2022-07/pndsnf1final.pdf

P-110

Facteurs prĂ©dictifs d’échec de l’irathĂ©rapie dans la maladie de Basedow : ExpĂ©rience du service d’endocrinologie de l’hĂŽpital central de l’armĂ©e.

Auteur:

S. Semrouni

Hopital central de l'armée

Co-auteurs :
H.Brahimi. O.Amiar A. Bouchenna B. Ghenam A. Boumesbah  A. Khelladi M.Medjaher M.Bensalah

Service d'endocrinologie HCA, Service de médecine nucléaire HCA

Introduction :
La maladie de Basedow est une cause majeure d’hyperthyroĂŻdie auto-immune. Le traitement par irathĂ©rapie reprĂ©sente une option radicale frĂ©quemment utilisĂ©e, bien qu’elle puisse ĂȘtre associĂ©e Ă  des Ă©checs thĂ©rapeutiques dans certaines situations cliniques.

Objectif :
Identifier les facteurs cliniques, biologiques et morphologiques prĂ©dictifs d’échec du traitement par irathĂ©rapie chez les patients atteints de la maladie de Basedow hospitalisĂ©s au niveau du service d’endocrinologie de l’HĂŽpital Central de l’ArmĂ©e entre 2017 et 2023.

Méthodes :
Étude rĂ©trospective descriptive portant sur 143 patients. Les donnĂ©es recueillies incluaient les antĂ©cĂ©dents auto-immuns, les caractĂ©ristiques cliniques (thyrotoxicose, goitre, orbitopathie), biologiques (TSH, FT4, TRAK, ATPO), Ă©chographiques et scintigraphiques. Une rĂ©gression logistique a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour identifier les facteurs associĂ©s Ă  l’échec de l’irathĂ©rapie.

Résultats :
L’irathĂ©rapie a Ă©tĂ© utilisĂ©e chez 72,7 % des patients, avec une dose moyenne administrĂ©e de 12,6 mCi. Une seconde cure a Ă©tĂ© nĂ©cessaire dans 18,6 % des cas. Le dĂ©lai moyen d’apparition de l’hypothyroĂŻdie post-thĂ©rapeutique Ă©tait de 3 mois. Les facteurs significativement associĂ©s Ă  l’échec de l’irathĂ©rapie Ă©taient : Le sexe masculin, la sĂ©vĂ©ritĂ© de la thyrotoxicose (FT4 > 70 pmol/L ), un volume thyroĂŻdien Ă©levĂ© (> 50 cc).

Conclusion :
L’irathĂ©rapie constitue une stratĂ©gie thĂ©rapeutique efficace dans la majoritĂ© des cas. Toutefois, certains facteurs tels que le sexe masculin, la sĂ©vĂ©ritĂ© biologique de l’hyperthyroĂŻdie et la taille importante du goitre doivent alerter les cliniciens sur un risque accru d’échec, nĂ©cessitant un suivi rapprochĂ© et Ă©ventuellement une seconde cure ou une alternative chirurgicale.

 

P-111

SYNDROME DE MCCUNE ALBRIGHT, A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

MOUATS Chems Eddine

CHU Constantine, Service d'Endocrinologie - Diabétologie

Co-auteurs :
BOULKADID Soumia, KHENSAL Sabrina, NOURI Nassim

CHU Constantine, Service d'Endocrinologie - Diabétologie

Introduction :

Le syndrome de McCune Albright est une entitĂ© rare, due Ă  une mutation somatique activatrice de gĂšne GNAS. Il se caractĂ©rise classiquement par une triade de signes: dysplasie fibreuse des os, taches cafĂ©-au-lait sur la peau, et troubles endocriniens d’hypersĂ©crĂ©tion. L’expression clinique est trĂšs variable d’un individu Ă  l’autre, en fonction du moment oĂč la mutation est survenue au cours du dĂ©veloppement embryonnaire. La prise en charge est multidisciplinaire visant Ă  traiter les symptĂŽmes et prĂ©venir les complications.

 

Observation

Il s’agit de la fille A.I., vue Ă  8 ans pour hyperthyroĂŻdie pĂ©riphĂ©rique.

Avec des antĂ©cĂ©dents de fractures pathologiques multiples des membres et d’une inĂ©galitĂ© des membres infĂ©rieurs suggĂ©rant une dysplasie fibreuse osseuse, elle prĂ©sente Ă  l’examen des taches cafĂ© au lait en carte gĂ©ographique dĂ©chiquetĂ©es, respectant la ligne mĂ©diane, localisĂ©es Ă  gauche du visage au sommet des fesses.

Sur le plan pubertaire, la patiente est au stade Tanner 2 Ă  8 ans, avec antĂ©cĂ©dents de deux saignements gĂ©nitaux, un kyste ovarien et une ligne de vacuitĂ© Ă  l’échographie. L’exploration hormonale montre une pubertĂ© prĂ©coce pĂ©riphĂ©rique : Ɠstradiol Ă©levĂ© (62 pg/ml), gonadotrophines freinĂ©es.

Le diagnostic de syndrome de McCune-Albright est retenu devant ce tableau clinico-biologique.

Elle a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une thyroĂŻdectomie totale, d’une correction chirurgicale de l’inĂ©galitĂ© des membres, et d’un traitement par LĂ©trozole (inhibiteur de l’aromatase) pour la pubertĂ©.

Le suivi sur deux ans (ùge actuel : 10 ans) montre une stabilité pubertaire sans saignements, avec une hypothyroïdie et une hypocalcémie post-chirurgicales bien contrÎlées sous traitement.

 

Discussion

Le syndrome de McCune-Albright est une affection complexe, dont la prĂ©sentation clinique peut varier considĂ©rablement selon les individus. Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif Ă  ce jour, une prise en charge adaptĂ©e et multidisciplinaire permet d’amĂ©liorer la qualitĂ© de vie des patients et de limiter les complications.

P-114

TERIPARATIDE dans l’hypoparathyroĂŻdie rĂ©fractaire post-opĂ©ratoire d’une chirurgie parathyroĂŻdienne Ÿ chez un patient atteint de NEM1 : A propos d’un cas et revue de littĂ©rature.

Auteur:

L.Boussis

Service d'endocrinologie , Hopital central de l'armée

Co-auteurs :
K.Benabdelatif1 , M.Dahmani1, Ranai2, Belatataf2, M.Bensalah2

1 Service d’endocrinologie , Hopital central de l’armĂ©e 2 Service de chirurgie gĂ©nĂ©rale B , Hopital central de l’armĂ©e

Introduction

La nĂ©oplasie endocrine multiple de type 1 (NEM1) est une maladie gĂ©nĂ©tique rare caractĂ©risĂ©e par l'association d’une hyperparathyroĂŻdie primaire (HPTP), de tumeurs neuroendocrines (TNE) et d’un adĂ©nome hypophysaire. L’HPTP est la premiĂšre manifestation clinique et nĂ©cessite une chirurgie parathyroĂŻdienne Ÿ exposant au risque d’hypoparathyroĂŻdie postopĂ©ratoire, dont la gestion reprĂ©sente un vĂ©ritable dĂ©fi pour le praticien.

Observation

Nous rapportons le cas d’un patient ĂągĂ© de 39 ans, suivi pour NEM1 associant une HPTP en rapport avec quatre adĂ©nomes parathyroĂŻdiens, un gastrinome ; des TNE pulmonaires et un adĂ©nome hypophysaire. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une para thyroĂŻdectomie 3/4 avec thymectomie, compliquĂ©e d'une hypoparathyroĂŻdie postopĂ©ratoire Ă©voluant rapidement vers un hungry bone syndrome (HBS), avec une calcĂ©mie totale Ă  1,26 mmol/L, un calcium ionisĂ© Ă  0.25 mmol/l, une calciurie nulle, et PTH normale Ă  17 pg/ml. La gestion a nĂ©cessitĂ© une supplĂ©mentation progressive et importante en calcium oral jusqu’à 10.5 g/j, alfacalcidol (4 ”g/j), et calcitriol (0,75 ”g/j) associĂ© Ă  un traitement par voie parentĂ©rale  apportant 2gr de calcium/j. Devant la persistance de l’hypocalcĂ©mie, un traitement par TERIPARATIDE 20 ”g deux fois par jour a Ă©tĂ© instaurĂ©, permettant une normalisation progressive de la calcĂ©mie atteignant 2.05 mmol/l avec sevrage de la supplĂ©mentation calcique en IV. L’évaluation Ă  6 mois post-opĂ©ratoire sous 04 gr de calcium, alfacalcidol 1 ”g/j et calcitriol 0,75 ”g/j, retrouve des taux de calcĂ©mies limites infĂ©rieures Ă  1.99 mmol/l sans manifestations cliniques.

Conclusion

L’hypoparathyroĂŻdie postopĂ©ratoire reste une complication redoutable de la chirurgie parathyroĂŻdienne dans la NEM1. Sa sĂ©vĂ©ritĂ© est exacerbĂ©e en cas de HBS, par dĂ©minĂ©ralisation osseuse massive liĂ©e Ă  la suppression brutale de la PTH. Le recours Ă  la tĂ©riparatide, analogue recombinant de la PTH (1-34), permet une restauration rapide de l’équilibre phosphocalcique en stimulant l’ostĂ©oformation  . Cette stratĂ©gie reprĂ©sente une alternative efficace en cas d’échec de la supplĂ©mentation conventionnelle.

P-115

IRRADIES A PLUS DE 1000 mCi : PROFIL ET DEVENIR DES PATIENTS ATTEINTS DE CANCER THYROIDIEN DIFFERENCIE

Auteur:

L.Boussis

Service d'endocrinologie , Hopital central de l'armée

Co-auteurs :
A.Bouchenna1 , B.Ghennam2 , A.Tibouk3 ,W.Khenenou1, Medjaher2, M.Bensaleh1

1 Service d’endocrinologie , Hopital central de l’armĂ©e 2 Service de mĂ©decine nuclĂ©aire , Hopital central de l’armĂ©e 3 Service d’anatomo - pathologie , Hopita militaire d’Oran

Introduction

L'irathĂ©rapie constitue une pierre angulaire du traitement des cancers diffĂ©renciĂ©s de la thyroĂŻde (CDT) Ă  risque Ă©levĂ©. Toutefois, chez certains patients, la rĂ©ponse peut ĂȘtre incomplĂšte, imposant des cures iteratives. Le dĂ©passement du seuil de 1000mCi soulĂšve la question du bĂ©nĂ©fice risque . Notre objectif est de dĂ©crire les caractĂ©ristiques cliniques, Ă©volutives et thĂ©rapeutiques de patients atteints de CDT ayant reçu une dose cumulĂ©e >1000 mCi d’iode131.

Materiel et méthode

Un total de 6patients suivis dans le service d’endocrinologie de l’HĂŽpital Central de l’ArmĂ©e, atteints de CDT et ayant reçu un cumul d’irathĂ©rapie >1000mCi.

Resultat

Des 6 patients 5 femmes et un homme, Ăąge moyen de 64,5 ans, classĂ© Ă  haut risque selon ATA2015, mĂ©tastatiques: osseuses dans les six cas, pulmonaires dans deux cas, ganglionnaires dans trois cas, et cĂ©rĂ©brales dans un cas. Le taux de thyroglobuline initial Ă©tait supĂ©rieur Ă  500 ng/mL chez cinq patients. Tous ont reçu entre 1000 et 1300 mCi d’iode 131, rĂ©partis sur six Ă  huit cures. L’évolution biologique a montrĂ© la baisse progressive de la thyroglobuline jusqu’à moins 100ng/ml chez 4patients ,avec diminution des foyers d’hyperfixation Ă  la scintigraphie post-thĂ©rapeutique. Le caractĂšre rĂ©fractaire a Ă©tĂ© retenu chez 4patients.

Discussion conclusion

La poursuite de l’irathĂ©rapie au-delĂ  de 600mCi reste controversĂ©e. L’analyse de notre sĂ©rie montre que malgrĂ© une dĂ©croissance partielle de la Tg, la fixation persiste dans la majoritĂ© des cas, tĂ©moignant d’une activitĂ© rĂ©siduelle. La tolĂ©rance clinique à ces doses cumulĂ©es a Ă©tĂ© acceptable, mais le bĂ©nĂ©fice oncologique reste limitĂ©. La dĂ©tection prĂ©coce du statut rĂ©fractaire, l’accĂšs aux thĂ©rapies ciblĂ©es et une prise en charge multidisciplinaire sont crucials pour optimiser le pronostic.

 

P-116

HYPOPLASIE HYPOPHYSAIRE REVELANT UN SYNDROME DE TURNER MOSAÏQUE : A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

BERKOUNE.F

Service de médecine, hÎpital mÚre-enfants de l'armée

Co-auteurs :
TAAZIBT.A (1), BENSALAH.M (2), CHANEGRIHA.M (1).

(1) Service de médecine, hÎpital mÚre-enfants de l'armée. (2) Service endocrinologie, hÎpital central de l'armée.

Introduction :

Le syndrome de Turner (ST) est une anomalie chromosomique caractĂ©risĂ©e par la perte totale ou partielle d’un chromosome X, responsable d’un retard staturo-pubertaire (RSP) secondaire Ă  une rĂ©sistance Ă  l’hormone de croissance (GH). Le dĂ©ficit en GH avec atteinte hypophysaire n’est pas habituel.

 

Observation :

Nous rapportons le cas d’une patiente suivie depuis l’ñge de 9 ans pour un RSP sĂ©vĂšre (-3DS). Le caryotype constitutionnel initial a montrĂ© une formule 46XX. Deux tests de stimulation (glucagon et insuline) ont objectivĂ© un dĂ©ficit partiel en GH. L’IRM cĂ©rĂ©brale a montrĂ© une hypoplasie hypophysaire. La patiente a Ă©tĂ© mise sous GH (0,035 mg/kg/j). À 11 ans, une insuffisance corticotrope a Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e, ayant nĂ©cessitĂ© un traitement par hydrocortisone. À 13 ans, un hypogonadisme hypergonadotrope a Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e, l’échographie pelvienne rĂ©vĂ©lant l’absence d’utĂ©rus et d’ovaires, L’IRM pelvienne a montrĂ© un utĂ©rus sans visualisation des ovaires. Le caryotype FISH a finalement confirmĂ© un syndrome de Turner mosaĂŻque Ă  36 %. La prise en charge a Ă©tĂ© adaptĂ©e : augmentation de la GH Ă  0,05 mg/kg/j, induction pubertaire, et accompagnement psychologique.

 

Discussion – Conclusion :

Le dĂ©ficit en GH chez les patientes atteintes de ST est rare et ne doit pas ĂȘtre attribuĂ© systĂ©matiquement Ă  une rĂ©sistance pĂ©riphĂ©rique. La coexistence d’un hypogonadisme, d’anomalies pelviennes et de troubles de croissance doit faire envisager un ST, mĂȘme en cas de caryotype initial normal. Le recours au caryotype FISH s’impose en cas de doute clinique. Ce cas souligne l’importance d’une approche multidisciplinaire et rigoureuse dans l’évaluation d’un retard staturo-pubertaire.

P-117

QUAND L’HYPERPLASIE DES SURRENALES PAR BLOC EN 11 BETA HYDROXYLASE SURPREND : 2 CAS D’HCS AVEC PERTE DE SEL

Auteur:

BERKOUNE Fatma

Service de médecine, hÎpital mÚre-enfants de l'armée

Co-auteurs :
TAAZIBT.Akli (1), BENSALAH.Meriem (2), CHANEGRIHA.Mounira (1).

(1) Service de médecine, hÎpital mÚre-enfants de l'armée. (2) Service endocrinologie, hÎpital central de l'armée.

Introduction

Le dĂ©ficit en 11ÎČ-hydroxylase, est la deuxiĂšme forme la plus frĂ©quente des hyperplasies congĂ©nitales des surrĂ©nales (HCS). Cette forme est souvent associĂ©e Ă  l'hypertension artĂ©rielle. Quelques rares cas rĂ©vĂ©lĂ©s par un syndrome de perte de sel ont Ă©tĂ© dĂ©crit.

 

Observation :

Patient 1 : ĂągĂ©e de 6 ans, suivie depuis la naissance pour anomalie de la diffĂ©renciation sexuelle, a prĂ©sentĂ© Ă  l’ñge de 3 semaines un syndrome de perte de sel mis sous hydrocortisone, fludrocortisone et NaCl. Le dĂ©ficit en 21OH a Ă©tĂ© initialement retenu. Une Ă©tude molĂ©culaire a mis en Ă©vidence une mutation sĂ©vĂšre Ă  l’état hĂ©tĂ©rozygote, ce qui apparaissait discordant avec le phĂ©notype observĂ©.

Une réévaluation hormonale aprĂšs sevrage du traitement a retrouvĂ© un composĂ© S Ă©levĂ© Ă  13,2 nmol/L. Ces rĂ©sultats ont permis de retenir le diagnostic dĂ©finitif d’HCS par dĂ©ficit en 11ÎČ-OH.

Patient 2 : ĂągĂ© de 16 mois, ayant prĂ©sentĂ© Ă  l’ñge de 3 semaines un syndrome de perte de sel. Le bilan retrouvait :

  • Un cortisol Ă  8 h Ă  115 nmol/L
  • Une ACTH Ă  2072 pg/mL.
  • 17-hydroxyprogestĂ©rone : 3,27 ng/mL

Nourrisson mis sous hydrocortisone, fludrocortisone et NaCl.

Le rĂ©sultat du composĂ© S, revenu secondairement Ă  5 ng/mL, a permis de confirmer le diagnostic d’HCS par bloc en 11ÎČOH.

 

Discussion

L’HCS par bloc en 11ÎČOH est Ă  l’origine d’une altĂ©ration de la synthĂšse du cortisol et de l’aldostĂ©rone, avec accumulation de composĂ© S et DOC. Ce dernier, a une activitĂ© minĂ©ralocorticoĂŻde pouvant entraĂźner une HTA.

NĂ©anmoins, certaines prĂ©sentations nĂ©onatales, peuvent associer un syndrome de perte de sel en lien avec un dĂ©ficit fonctionnel transitoire en minĂ©ralocorticoĂŻdes. Ce profil clinique peut alors imiter la forme classique du dĂ©ficit en 21-hydroxylase. Ce n’est qu’à la lumiĂšre du rĂ©sultat du composĂ© S Ă©levĂ© que le diagnostic dĂ©finitif d’HCS par bloc en 11ÎČOH a pu ĂȘtre retenu.

P-118

Adénomes parathyroïdiens de localisation intra-thyroïdienne : A propos de cinq cas.

Auteur:

Wiem Khenenou

HÎpital central de l'armée service d'endocrinologie

Co-auteurs :
Katia Benabdelatif, Brahim Ghanam, Mehdi Dahmani, Meriem Bensalah

HÎpital central de l'armée services d'endocrinologie et de médecine nucléaire

Adénomes parathyroïdiens de localisation intra-thyroïdienne :
A propos de cinq cas.
W.Khenenou, K.Benabdelatif, B.Ghanam, M.Dahmani,
M.Bensalah
Introduction :
Les adénomes parathyroïdiens intra thyroïdiens sont rares et représente 5% des adénomes
ectopiques. Cette localisation inhabituelle peut rendre le diagnostic plus compliqué.
Matériels et méthode :
Nous rapportons le cas de cinq patientes atteintes d’une hyperparathyroïdie primaire en rapport
avec des adénomes parathyroïdiens de localisation intra-thyroïdienne. Les caractéristiques
anamnestiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques sont évaluées.
Résultats :
L’ñge moyen au moment du diagnostic est de 69 ans [54-85]. Les antĂ©cĂ©dents personnels de
lithiases rénales sont retrouvés dans 80 % des cas. 60 % des patientes sont diabétiques et 40 %
prĂ©sentent une hypertension artĂ©rielle. Les explorations biologiques retrouvent un profil d’une
hyperparathyroĂŻdie primaire avec un taux de parathormone sanguine moyen Ă  1178.5 pg/ml
[500-2190], une calcémie sanguine moyenne à 3.11 mmol/l (2.71 - 3.64), une phosphatémie à
0.79 mmol/l (0.43 - 1.18), un taux d’albumine à 44 g/l, une 25 OH vitamine D à 21.5 ng/ml (19-
49.1) et une calciurie des 24 heures moyenne Ă  400 mg/24 heures. Sur le bilan morphologique,
l’échographie cervicale a permis de localiser des adĂ©nomes parathyroĂŻdiens intra thyroĂŻdien avec
une taille moyenne de 15.6 mm. Le dosage de la PTH in situ chez deux patientes a permis de
localiser ces adénomes chez les patientes avec discordance échographie scintigraphie.La
scintigraphie parathyroĂŻdienne a permis de localiser l’adĂ©nome parathyroĂŻdien chez O3 (60%) des
patientes. Une thyroïdectomie totale est réalisée chez 4 patientes et une hémityroidectomie
droite est rĂ©alisĂ©e chez une patiente. L’examen anatomopathologique confirme l’adĂ©nome
parathyroĂŻdien intra thyroĂŻdien. L’évolution est favorable chez quatre patientes. Une patiente a
prĂ©sentĂ© une rĂ©cidive controlatĂ©rale d’un adĂ©nome parathyroĂŻdien basi-inferieur droit.
Conclusion :
Les adénomes parathyroïdiens de localisation intra thyroïdienne sont rares. Ces cinq cas
viennent enrichir les données de la littérature concernant cette localisation ectopique. Leur
diagnostic repose sur l’individualisation de nodule intra thyroïdien en absence de localisation
habituelle avec une PTH in situ élevée avec ou sans concordance scintigraphique avec
confirmation antomo-pathologique.

P-119

Prise en charge des insulinomes dans le service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie du CHU Oran : Ă  propos de six cas

Auteur:

Safar I

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Merad MS, Tabache H, M, Benlahouel I, Benabadji N, Benzian Z,Faraoun F, Baghous H

Introduction :

L'insulinome est une tumeur neuroendocrine rare, dont l'incidence est estimée à 4 cas pour un million d'individus chaque année. Elles ont souvent de petites tailles, généralement bénignes et souvent sporadiques.

Patients et méthodes

Il s'agit d'une étude rétrospective concernant des patients porteurs d'un insulinome hospitalisés dans le service d'endocrinologie-diabétologie du CHU Oran sur une période de 4 ans.

Le but de ce travail est d’analyser les aspects cliniques, biologiques et morphologiques des insulinomes.

Résultats :

Nous rapportons le cas de 6 patients porteurs d’insulinome, un sexe-ratio de 1. L’ñge moyen au moment du diagnostic est de 41,8 ans. Il s’agissait de cas sporadiques avec une triade de Whipple positive dans tous les cas.

Le dĂ©lai moyen de diagnostic est de 3,6 ans. L'indice de masse corporelle moyen est de 28,5 kg/mÂČ avec une prise de poids moyenne de 9,4 kg par an. Le bilan biologique a confirmĂ© le diagnostic d'hyperinsulinisme endogĂšne avec peptide C et une insulinĂ©mie Ă©levĂ©e dans tous les cas, dont 4 sur une Ă©preuve de jeĂ»ne.

La tumeur Ă©tait visualisĂ©e dans 100 % des cas chez 5 malades, par Ă©cho-endoscopie (n=2), par IRM pancrĂ©atique (n=2) et par TDM abdominale (n=1). Pour le sixiĂšme malade, l’exploration morphologique est en cours.

Il s’agissait d’une tumeur unique dans 5 cas avec un diamĂštre < 20 mm. 3 cas se situent en position corporĂ©al et 2 en cas cĂ©phalique. L'Ă©nuclĂ©ation a pu ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans 2 cas.

Enfin, aucun cas ne s’intĂšgre dans la nĂ©oplasie endocrinienne multiple de type 1.

Conclusion :

Dans notre sĂ©rie, nous notons que les insulinomes sont des tumeurs de moins de 2 cm uniques et sporadiques, et que leur traitement repose essentiellement sur l’exĂ©rĂšse chirurgicale.

P-120

GYNECOMASTIE PROFIL DES PATIENTS : A PROPOS DE 10 CAS

Auteur:

Tabache H

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Merad MS, Saffar I, Benlahouel I, Benabadji N, Benzian Z, Faraoun F, Baghous H

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Introduction :
La gynĂ©comastie constitue la pathologie mammaire la plus frĂ©quente chez l’homme, engendrant souvent une gĂȘne psychologique importante.
Le but de notre travail est d’étudier le profil clinique, Ă©tiologique et thĂ©rapeutique des gynĂ©comasties prises en charge dans notre service.
Matériel et méthodes :
Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective sur 3 ans menĂ©e au service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie du CHU d’Oran portant sur 10 patients hospitalisĂ©s pour gynĂ©comastie.
Résultats :
L’ñge moyen est de 30,7 ans. La durĂ©e d’évolution moyenne est de 2,5 ans.
L’examen clinique retrouve une localisation bilatĂ©rale dans 70 % des cas. Aucun cas de galactorrhĂ©e provoquĂ©e n’est retrouvĂ©. Le micropĂ©nis est prĂ©sent chez 1 patient. 50 % des patients sont en surpoids ou obĂšses.
Le bilan biologique a rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence d’un hypogonadisme-hypergonadotrope chez 2 patients (20 %), dont un avec un syndrome de Klinefelter, et un hypogonadisme-hypogonadotrope chez 2 autres patients (20 %) avec visualisation d’un macroadĂ©nome hypophysaire Ă  l’IRM chez l’un d’eux.
Pour le reste du diagnostic étiologique ,La gynécomastie était secondaire à une cirrhose hépatique sous une spironolactone (10 %), de type pubertaire (10 %), de type sénile (10 %). Par ailleurs, une gynécomastie idiopathique a été retenue chez 30 % des cas, dont une associée à un syndrome de Poland.
Pour le traitement, 4 patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une chirurgie, 2 patients ont reçu un traitement mĂ©dical par les androgĂšnes, un arrĂȘt progressif de la spironolactone dans 1 cas et une rĂ©gression spontanĂ©e est survenue chez un malade. Enfin, 2 patients ont Ă©tĂ© perdus de vue.
Conclusion :
La gynĂ©comastie est souvent idiopathique ; cependant, elle peut constituer le mode de rĂ©vĂ©lation d’une pathologie sous-jacente. Toute gynĂ©comastie doit ĂȘtre explorĂ©e avec un bilan Ă©tiologique prĂ©cis incluant au minimum le dosage de la testostĂ©rone et de l’Ɠstradiol.

P-121

ÉVALUATION CLINIQUE, BIOLOGIQUE ET RADIOLOGIQUE DU SYNDROME DE CUSHING : ETUDE RETROSPECTIVE SUR 10 ANS

Auteur:

Riabi H

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Riabi H, Merad MS, , Benlahouel I, Benabadji N, Benzian Z, Faraoun F, Baghous H .

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Introduction

Le syndrome de Cushing est une affection rare responsable d'une morbidité significative, notamment métabolique, cardiovasculaire et ostéo-musculaire. Cette étude vise à analyser les caractéristiques cliniques, biologiques et radiologiques des patients atteints du syndrome de Cushing dans notre centre.

Matériels et méthodes

Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective menĂ©e sur une pĂ©riode de 10 annĂ©es, incluant 42 patients diagnostiquĂ©s avec un syndrome de Cushing. Le diagnostic a Ă©tĂ© posĂ© sur la base de critĂšres cliniques, hormonaux et radiologiques.

Résultats

Parmi les 42 patients inclus, l’ñge moyen est de 40,7 ans, avec une prĂ©dominance fĂ©minine (66,7 %). Les signes cliniques les plus frĂ©quents Ă©taient l’obĂ©sitĂ© facio-tronculaire dans 69 % des cas, l’érythrose faciale dans 50 % des cas et les vergetures pourpres dans 45,2 % des cas.

Le test de freinage minute était anormal dans 76 % des cas et le CLU élevé dans 60 % des cas.

Les formes ACTH-dépendantes représentent 50 % des cas, dominées par la maladie de Cushing hypophysaire. Les formes surrénaliennes (ACTH-indépendantes) représentent l'autre moitié.

L’imagerie a permis de localiser la lĂ©sion dans 69 % des cas, notamment en identifiant, parmi les formes ACTH-dĂ©pendantes, 4 macroadĂ©nomes hypophysaires et 5 microadĂ©nomes. Quatorze patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un traitement chirurgical : 9 cas de surrĂ©nalectomies unilatĂ©rales, 1 cas bilatĂ©ral, 3 cas de rĂ©section d'adĂ©nome hypophysaire et enfin 1 cas paranĂ©oplasique secondaire Ă  une masse thymique rĂ©sĂ©quĂ©e. Sur le plan mĂ©dical, 3 patients ont reçu de la cabergoline, 1 du mitotane et 6 patients du fluconazole.

Conclusion

Le diagnostic du syndrome de Cushing repose sur une démarche rigoureuse et pluridisciplinaire. Un diagnostic précoce reste essentiel pour limiter les complications à long terme.

Cette Ă©tude souligne l’importance d’une Ă©valuation complĂšte, notamment en cas de prĂ©sentation clinique atypique.

P-122

MÉTASTASES INHABITUELLES DES CARCINOMES DIFFÉRENCIÉS DE LA THYROÏDE

Auteur:

S. Semrouni

Service d’endocrinologie, hĂŽpital central de l’armĂ©e (HCA), AĂŻn Naadja, Alger, AlgĂ©rie

Co-auteurs :
A. Bouchenna 1, B. Ghennam 2, A. Tibouk 3, M. Medjaher 2, M. Bensalah 1

1 Service d’endocrinologie, hĂŽpital central de l’armĂ©e (HCA), AĂŻn Naadja, Alger, AlgĂ©rie 2 Service de mĂ©decine nuclĂ©aire, hĂŽpital central de l’armĂ©e (HCA), AĂŻn Naadja, Alger, AlgĂ©rie 3 Service d’anatomopathologie, hĂŽpital militaire rĂ©gional universitaire d’Oran (HMRUO), Oran, AlgĂ©rie

Introduction

Le carcinome diffĂ©renciĂ© de la thyroĂŻde (CPT) a gĂ©nĂ©ralement un excellent pronostic. Les mĂ©tastases Ă  distance sont rares et reprĂ©sentent la principale cause de mortalitĂ© spĂ©cifique Ă  la maladie. Les sites mĂ©tastatiques les plus frĂ©quemment touchĂ©s sont les poumons et l’os. L'atteinte d'autres sites est peu frĂ©quente et inhabituelle.

Notre objectif était de décrire leurs caractéristiques des métastases inhabituelles.

Matériels et Méthodes

Les informations cliniques de 51 patients atteints de carcinome diffĂ©renciĂ© de la thyroĂŻde mĂ©tastatique et suivis au niveau de notre consultation ont Ă©tĂ© analysĂ©es Ă  partir des dossiers des patients. Les patients prĂ©sentant des mĂ©tastases Ă  distance dans des sites autres que les poumons et/ou l’os ont Ă©tĂ© inclus.

Résultats et Discussion

Sur un total de 51 patients atteints de CPT métastatique, 11 patients (21%) présentaient des métastases inhabituelles.

La localisation la plus fréquente était les surrénales et le foie (30% chacun).

2 patients (18%) présentaient plus d'un foyer de métastases inhabituelles.

Le diagnostic des métastases a modifié l'approche thérapeutique chez 4 patients (36%).

Un traitement local (chirurgie et radiothérapie), a été administré à 4 patients.

3 patients ont reçu un traitement systémique par inhibiteurs de la tyrosine kinase.

AprÚs un suivi médian de 9 ans, 8 patients (72%) sont décédés.

Conclusion

La peau, le pancréas, les reins, les surrénales et le foie sont considérés comme des sites rares de métastases thyroïdiennes, avec un risque important d'erreur diagnostique et de retard thérapeutique.

Leur identification pourrait avoir un impact significatif sur la prise en charge des patients.

De futures études sont nécessaires pour établir un algorithme thérapeutique capable de promouvoir une prise en charge plus précise et définitive de ces atteintes rares.

P-123

PLACE DE LA RADIOTHÉRAPIE DANS LA PRISE EN CHARGE DU CARCINOME PARATHYROÏDIEN

Auteur:

S. Semrouni

Service d’endocrinologie, hĂŽpital central de l’armĂ©e (HCA), AĂŻn Naadja, Alger, AlgĂ©rie

Co-auteurs :
K. Benabdelatif 1, M. Dahmani 1, M. Bensalah 1

1 Service d’endocrinologie, hĂŽpital central de l’armĂ©e (HCA), AĂŻn Naadja, Alger, AlgĂ©rie

Introduction

Le carcinome parathyroĂŻdien est une cause exceptionnelle d’hyperparathyroĂŻdie primaire, reprĂ©sentant moins de 1 % des cas. C’est un vĂ©ritable challenge de diagnostic anatomopathologique. Le suivi au long cours est primordial Ă  la recherche d’éventuelles rĂ©cidives loco-rĂ©gionales qui caractĂ©risent son Ă©volution. Nous rapportons le cas d’un patient atteint d’un carcinome parathyroĂŻdien avec six rĂ©cidives locorĂ©gionales traitĂ© par chirurgie et radiothĂ©rapie externe.

Observation

Patient ĂągĂ© de 47 ans, connu depuis 2016 pour une hyperparathyroĂŻdie primaire hypercalcĂ©mique en rapport avec un adĂ©nome parathyroĂŻdien intra-thyroĂŻdien, ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une hĂ©mithyroĂŻdectomie gauche dont l’examen anatomopathologique conclut Ă  un carcinome parathyroĂŻdien.

Lors du suivi, le patient a présenté cinq récidives loco-régionales avec reprise chirurgicale en 2018, 2020, 2021, 2022 et 2023.

Il se présente en 2025 avec une hypercalcémie menaçante à 4,5 mmol/L sous Cinacalcet et Biphosphonates.

L’évaluation morphologique retrouve une 6Ăšme rĂ©cidive locale avec une mĂ©tastase ganglionnaire dont la PTH in situ revient supĂ©rieure Ă  5000 pg/mL dans le nodule et dans l’adĂ©nopathie cervicale. Le patient est opĂ©rĂ© avec Ă©chec chirurgical. Il est prĂ©sentĂ© en RCP. Un traitement par radiothĂ©rapie externe type IMRT + IGRT est indiquĂ©, cumulant une dose de 70 Gy Ă©talĂ©e sur deux mois.

La tolĂ©rance du traitement Ă©tait bonne et l’évolution retrouve une amĂ©lioration clinique avec une calcĂ©mie moyenne Ă  2,80 g/L.

L’évaluation morphologique sera rĂ©alisĂ©e Ă  3 mois.

Conclusion

La radiothĂ©rapie externe reprĂ©sente une approche thĂ©rapeutique intĂ©ressante chez les patients atteints d’un carcinome parathyroĂŻdien. L’ESMO met l’accent sur cette option thĂ©rapeutique qui est indiquĂ©e en cas de rĂ©cidive locorĂ©gionale et/ou d’hypercalcĂ©mie persistante. Ce cas clinique vient enrichir la littĂ©rature sur ce carcinome qui reste l’un des cancers les plus rares.

P-124

GIANT CYSTIC PARATHYROID ADENOMA: A CASE REPORT AND REVIEW OF THE LITERATURE.

Auteur:

S. Semrouni

Endocrinology Department, Central military hospital (HCA), Algiers, Algeria

Co-auteurs :
K. Benabdelatif 1, A. Boukli. H 1, F. Bendjebour 1, M. M’hammedi Bouzina 1, B. Ghennam 2, M. Bensalah 1

1 Endocrinology Department, Central military hospital (HCA), Algiers, Algeria 2 Nuclear Medicine Department, Central military hospital (HCA), Algiers, Algeria

Introduction

Giant cystic parathyroid adenomas are a rare clinical entity, accounting for approximately 5% of cervical masses. They most commonly result from cystic degeneration of a parathyroid adenoma. Diagnosis can be challenging due to the wide spectrum of clinical and radiological presentations, often mimicking thyroid lesions.

Case Presentation

We present the case of a 44-year-old male patient who was found to have a 90 mm nodular goiter on cervical ultrasound. During the preoperative assessment, asymptomatic hypercalcemia was detected at 3.34 mmol/L. Further laboratory evaluation revealed:

  • Elevated parathyroid hormone (PTH): 900 pg/mL
  • Low serum phosphate: 0.65 mmol/L
  • 25-OH Vitamin D: 23 ng/mL
  • 24-hour urinary calcium: 514 mg/day

Cervical ultrasound revealed a 90 mm left extrathyroidal mass and a 30 x 07 mm right-sided mass. Aspiration of both lesions yielded 70 cc of hematic fluid. In situ PTH measurement from both masses was significantly elevated (>5000 pg/mL). Parathyroid scintigraphy confirmed bilateral parathyroid uptake.

After multidisciplinary team discussion, the patient underwent bilateral parathyroid adenoma resection. Postoperative outcomes were favorable, with normalized serum calcium and a postoperative PTH level of 31.2 pg/mL. Histopathological analysis confirmed the parathyroid origin of both lesions.

Conclusion

Giant cystic parathyroid adenoma is an extremely rare, benign condition that may clinically mimic other cervical masses. This case adds to the limited literature on giant cystic parathyroid adenomas, highlighting their role as a rare presentation of asymptomatic primary hyperparathyroidism.

P-125

CORTICOSURRENALOME METASTATIQUE : A PROPOS DE 4 CAS

Auteur:

MS MERAD

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Merad M.S, Djebiha H, Ainkouir A, Bouteraa H, Riabi H,Benlahouel I, Benabadji N, Benzian Z, Faraoun F, Baghous H.

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Introduction :

Le corticosurrĂ©nalome reprĂ©sente moins de 0,1 % de l’ensemble des cancers. Un pic de frĂ©quence est observĂ© surtout chez l’adulte de 40 Ă  60 ans.

Des mĂ©tastases Ă  distance sont prĂ©sentes au diagnostic dans 30 Ă  50 % des cas. Le diagnostic est anatomopathologique, mais en pratique clinique, l’association d’une tumeur surrĂ©nalienne souvent volumineuse et d’une perturbation du profil stĂ©roĂŻdien est pathognomonique.

Patients et méthodes

Étude rĂ©trospective descriptive sur 4 patients prĂ©sentant un corticosurrĂ©nalome avec mĂ©tastase suivis dans le service d'endocrinologie-diabĂ©tologie du CHU Oran.

Résultats, il s'agissait de 2 hommes et de 2 femmes. L'ùge moyen au moment du diagnostic était de 49,3 ± 8,7 ans (les 2 femmes ont 37 ans et les 2 hommes ont 49 et 74 ans respectivement). Les circonstances de découverte étaient : un incidentalome surrénalien (n=1), des douleurs lombaires avec altération de l'état général (n=1), un syndrome de Cushing (n=1), des signes d'hyperandrogénie chez une patiente

Les différentes localisations des métastases sont hépatiques, pulmonaires et osseuses dans 2 cas, rénale, pulmonaire et pancréatique dans 1 cas et enfin osseuse et hépatique dans le dernier cas.

La taille tumorale moyenne : 75 ± 18,5 mm (des extrĂȘmes de 40 Ă  150 mm). Les 2 patientes ont subi une surrĂ©nalectomie et les 2 autres ont Ă©tĂ© mis sous mitotane. L’examen anatomopathologique des 2 piĂšces opĂ©ratoires Ă©tait en faveur d’un corticosurrĂ©nalome malin. Enfin, 3 patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une chimiothĂ©rapie, 2 en postopĂ©ratoire et 1 en palliatif.

L'évolution était fatale pour 1 patient. Le recul de suivi est actuellement de 2 à 3 ans avec surveillance des 2 malades opérés.

Conclusion

Nos cas illustrent le caractÚre agressif du corticosurrénalome malin et le pronostic sévÚre de cette affection notamment en cas de lésion initiale métastatique.

P-126

PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL MALIN DANS LE CONTEXTE D’UNE NEM 2

Auteur:

Kafi M

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Kafi M, Merad MS, Baghous H

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

INTRODUCTION

Le phéochromocytome est une tumeur rare. Dans la majorité des cas, l'atteinte surrénalienne se manifeste de maniÚre unilatérale. Dans 10 % des cas, elle est bilatérale, mais elle s'intÚgre dans le cadre d'une néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM 2).

Le phéochromocytome malin est une forme rare, représentant moins de 5 à 10 % des cas. Il se caractérise par la présence de localisations secondaires.

Nous rapportons un cas de phéochromocytome bilatéral dans un contexte évocateur de NEM2, avec des éléments suggérant une potentielle malignité.

OBSERVATION

Patient de 35 ans, sans antĂ©cĂ©dents pathologiques notables, adressĂ© pour prise en charge d’un carcinome mĂ©dullaire de la thyroĂŻde (CMT).

L’échographie cervicale retrouve un goitre multinodulaire classĂ© TI-RADS 5, avec des adĂ©nopathies bilatĂ©rales.

Le bilan biologique rĂ©vĂšle une calcitonine Ă  un niveau extrĂȘmement Ă©levĂ©, avec un taux de 12,470 pg/mL, et un ACE Ă  534 ng/mL (≈ 100 x N). La cytoponction confirme le diagnostic de CMT avec un stade Bethesda VI.

Le bilan d’extension par scanner thoraco-abdomino-pelvien rĂ©vĂ©lait deux masses surrĂ©naliennes bilatĂ©rales : Ă  gauche de 30 mm avec une densitĂ© spontanĂ©e de 44 UH ; Ă  droite, de 24 mm avec une densitĂ© spontanĂ©e de 34 UH. Le wash-out absolu et relatif sont trĂšs bas pour les 2 masses. Ce qui laisse prĂ©sager une malignitĂ©.

Le dosage des dérivés méthoxylés plasmatiques et urinaires confirme le diagnostic de phéochromocytome.

La scintigraphie MIBG et SPECT/CT retrouvent une hyperfixation bilatérale surrénalienne, associée à de multiples localisations ganglionnaires secondaires traduisant une atteinte métastatique multifocale.

Conclusion

Le phĂ©ochromocytome malin est rare dans le cadre du NEM2. Toutefois, sa recherche est essentielle chez tout patient porteur de CMT, afin d’assurer une prise en charge multidisciplinaire globale de la pathologie et de prĂ©venir les complications peropĂ©ratoires graves.

P-127

HYPERPARATHYROÏDIE AU COURS DE LA GROSSESSE

Auteur:

KHERKHAR MAROUA

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie. CHU Benbadis Constantine

Co-auteurs :
N. Nouri

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie. CHU Benbadis Constantine

 

Introduction

L’hyperparathyroĂŻdie pendant la grossesse est rare mais peut entraĂźner des complications maternelles et fƓtales graves. Le diagnostic est souvent difficile, les symptĂŽmes Ă©tant peu spĂ©cifiques. L’hypercalcĂ©mie maternelle non traitĂ©e peut provoquer des fausses couches, une prééclampsie ou une hyperparathyroĂŻdie nĂ©onatale. La prise en charge thĂ©rapeutique reste complexe et individualisĂ©e.

Observation

Patiente B.A, 40 ans, gestante de 24 SA, suivie pour une scoliose lombaire, a prĂ©sentĂ© une hypercalcĂ©mie dĂ©couverte fortuitement lors des consultations de suivi chez l’orthopĂ©diste. Le bilan initial a rĂ©vĂ©lĂ© une calcĂ©mie totale Ă  117 mg/L, une phosphorĂ©mie Ă  17,90 mg/L, une PTH Ă©levĂ©e Ă  420 pg/mL et une vitamine D Ă  23 ng/mL. L’échographie cervicale a mis en Ă©vidence une masse parathyroĂŻdienne droite mesurant 25 x 18 mm, Ă©voquant un adĂ©nome parathyroĂŻdien. Une prise en charge conservatrice a initialement Ă©tĂ© proposĂ©e par le gynĂ©cologue, reposant sur une surveillance rapprochĂ©e de la calcĂ©mie sous hydratation orale, avec discussion d’une chirurgie post-partum. Devant l’aggravation de l’hypercalcĂ©mie Ă  132 mg/L, la patiente a Ă©tĂ© admise dans notre service pour prĂ©paration Ă  une parathyroĂŻdectomie au 2ᔉ trimestre, pĂ©riode opĂ©ratoire optimale en cours de grossesse. L’intervention a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e au service ORL sous anesthĂ©sie locale. La PTH postopĂ©ratoire chute Ă  75 pg/ml et l’examen histologique est en faveur d’un adĂ©nome parathyroĂŻdien atypique, sans signes d’invasion capsulaire ou vasculaire, avec un index de prolifĂ©ration Ki67 Ă  1 %.

Discussion

Ce cas illustre l’importance d’adapter la prise en charge Ă  l’évolution biologique. La chirurgie au 2ᔉ trimestre, rĂ©alisĂ©e sous anesthĂ©sie locale, a permis une correction efficace de l’hypercalcĂ©mie sans complication. La coordination entre spĂ©cialistes a Ă©tĂ© dĂ©terminante pour assurer une prise en charge sĂ©curisĂ©e durant la grossesse.

P-128

DYNAMIQUE DES MARQUEURS THYROÏDIENS DURANT LA GROSSESSE : ANALYSE D'UNE COHORTE ALGEROISE.

Auteur:

HACIANE KHADIDJA

sercice hormonologie-EHS CPMC-Alger

Co-auteurs :
NASSIMA. KHADRAOUI (1), AMINE. KEMACHE (1.2), LAMIA. ABIB (1), ASMA. LAKHDARI (1), MERIEM ACHRAF. ELMAHDAOUI (1.2), NADIA. OULD BESSI (1.2), BELAID. AIT ABDELKADER (1.2).

(1) Laboratoire d'hormonologie, EHS Pierre et Marie Curie. (2) Laboratoire de recherche de cytogĂ©nĂ©tique et de gĂ©nĂ©tique oncologique. FacultĂ© de MĂ©decine d’Alger. UniversitĂ© d’Alger.

Introduction :  le fonctionnement thyroĂŻdien est profondĂ©ment modifiĂ© au cours de la grossesse. L’objectif de cette Ă©tude est de caractĂ©riser la dynamique des marqueurs thyroĂŻdiens chez une population algĂ©roise de femmes enceintes apparemment en bonne santĂ©.

MatĂ©riel et mĂ©thode :  Il s’agit d’une Ă©tude prospective, comparative observationnelle, sur une pĂ©riode allant du mois octobre2023 au mois de Mars 2024. Elle a inclus des femmes enceintes algĂ©roises, apparemment en bonne santĂ© et ne prĂ©sentant aucune pathologie thyroĂŻdienne, recrutĂ©es selon une stratĂ©gie multicentrique. Un bilan thyroĂŻdien (TSHus, FT3, FT4, anti-TPO, anti-TG) a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© pour chaque participante. Les logiciels statistiques qui ont Ă©tĂ©  utilisĂ©s MedCalc et SAS.

RĂ©sultats : 61 participantes   ont Ă©tĂ© retenu pour l’étude :20 en premier trimestre, 21 en deuxiĂšme trimestre, 20 en troisiĂšme trimestre. La moyenne d’ñge de ce groupe est de 31 ans.  La concentration moyenne de la TSH la plus faible a Ă©tĂ© observĂ© au cours de premier trimestre, suivie d’une augmentation aprĂšs le deuxiĂšme trimestre et le troisiĂšme trimestre. Les concentrations moyennes de FT4 observĂ©es Ă©taient de 12,16 ± 2,23 pmol/L au premier trimestre, 10,94 ± 1,66 pmol/L au deuxiĂ©me trimestre et 10,61 ± 1,69 pmol/L au troisiĂšme trimestre. . Le test ANOVA a rĂ©vĂ©lĂ© une diffĂ©rence significative entre ces groupes (p <0,001).  Concernant la FT3, les concentrations moyennes observĂ©es Ă©taient de 3,24 ± 0,52 pmol/L au premier trimestre, 2,85 ± 0.38 pmol/L au deuxiĂšme trimestre, et 2,66 ± 0.42 pmol/L au troisiĂšme trimestre.

Discussion : Nos résultats confirment   ceux d'autres auteurs selon lesquelles les concentrations hormonales thyroïdiennes varient de maniÚre significative au cours de la grossesse, avec des profils spécifiques à chaque trimestre. Ces adaptations physiologiques renforcent l'importance de recourir à des intervalles de référence gestationnels pour une interprétation biologique adéquate chez la femme enceinte.

P-129

Diabéte et grossesse : Un enjeux maternel et foetal

Auteur:

PR.DAMMEN DEBBIH

EPH IBN ZIRI BOLOUGHINE SERVICE DE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE

Co-auteurs :
TOUMI ZAKIA / BENAMAR RYM

EPH IBN ZIRI BOLOUGHINE SERVICE DE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE

Diabùte et grossesse : un enjeu maternel et fƓtal

INTRIDUCTION :

Le diabĂšte, qu’il soit prĂ©existant Ă  la grossesse  ou gestationnel, reprĂ©sente un facteur de risque majeur durant la grossesse, avec des rĂ©percussions possibles Ă  court et Ă  long terme pour la mĂšre et l’enfant. Une prise en charge prĂ©coce, multidisciplinaire et rigoureuse est essentielle pour amĂ©liorer le pronostic materno-fƓtal.

OBSERVVATION : 

Nous rapportons le cas de Mme K.KH, 41 ans, multipare, prĂ©sentant des antĂ©cĂ©dents de deux grossesses compliquĂ©es par un diabĂšte gestationnel non suivi, ayant conduit Ă  des macrosomies sĂ©vĂšres (jusqu’à 5500 g), malformations fƓtales (fente labio-palatine, CIA), et une absence de suivi post-partum.

La grossesse actuelle, non programmĂ©e et non suivie, rĂ©vĂšle Ă  31 SA une hyperglycĂ©mie sĂ©vĂšre (2,17 g/L) et une cĂ©tose diabĂ©tique Ă  32 SA (glycĂ©mie 3,19 g/L, cĂ©tonurie +++). L’instauration rapide d’une insulinothĂ©rapie et d’une rĂ©hydratation permet une stabilisation glycĂ©mique en 8 jours.

Le bilan maternel ne montre pas de complications organiques Ă©voluĂ©es. Sur le plan fƓtal, l’échographie rĂ©vĂšle un hydramnios sans macrosomie, mais une malformation cardiaque sĂ©vĂšre (communication atrioventriculaire complĂšte).

DISCUSSION :

Ce cas illustre les consĂ©quences d’un diabĂšte gestationnel mal contrĂŽlĂ©, notamment les complications aiguĂ«s maternelles et les anomalies fƓtales graves liĂ©es Ă  l’hyperglycĂ©mie durant la pĂ©riode d’organogenĂšse.

Les risques Ă  long terme sont Ă©galement importants : diabĂšte de type 2 et complications vasculaires chez la mĂšre, morbiditĂ© nĂ©onatale et risque mĂ©tabolique chez l’enfant.

Ce cas souligne l’importance de la planification des grossesses chez les patientes Ă  risque, du dĂ©pistage prĂ©coce, d’un suivi prĂ©natal intensif et d’un accompagnement post-partum pour prĂ©venir les rĂ©cidives et les complications.

P-130

MĂ©canismes neuroendocrines du syndrome de l’ovaire polykystique

Auteur:

Touaz sabrina

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’oran

Co-auteurs :
R.longo ,N,Djoudi ,Ouenzar ,

HĂŽpital militaire rĂ©gional d’Oran

Introduction:

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la cause la plus fréquente d'infertilité anovulatoire, touchant plus de 10 % des femmes dans le monde .d'autres répercussions sur la santé à long terme, y compris l'obésité, le diabÚte de type 2 et un risque accru de maladies cardiovascu-laires.

observation :  

Nous rapportons le cas de   05 patientes ùgées entre ( 15 et 26 ans) présentant de

l 'hyperandrogĂ©nie  ( hirsutisme modĂ©rĂ© surtout )ainsi que des niveaux Ă©levĂ©s de l'hormone Anti-mĂŒllerienne (amh)  et des impulsions de l'hormone hypophysaire, LH,  élevĂ©es .

discussion :

Cela suggÚre une augmentation de l'activité des neurones à GnRH dans l'hypothalamus. Cependant, les régulations possibles du SOPK à partir du systÚme nerveux central ou les interactions avec celui-ci sont largement inconnues.

les découvertes récente publiées et non publiées montrant que dans des modÚles ani-prédispose les descendants femelles à développer des caractéristiques reproductives et métaboliques typiques du syndrome. Cette présentation fournira des informations sur le rÎle central de l'axe neuroendocrinien dans le développement et le maintien des altérations reproductives et métaboliques associées au SOPK et mettra en évidence l'implication de populations neuronales et non neuro-distinctes dans l'étiologie de ce syndrome .

Le systÚme neuroendocrinien, qui comprend l'hypothalamus, l'hypophyse et les ovaires, joue un rÎle clé dans la régulation des hormones sexuelles.

Dans le SOPK, ce systĂšme peut ĂȘtre perturbĂ©, entraĂźnant une augmentation de la production de l'hormone lutĂ©inisante (LH) par l'hypophyse et une diminution de la production de l'hormone folliculo-stimulante (FSH). Cette perturbation peut empĂȘcher l'ovulation et provoquer des cycles menstruels irrĂ©guliers. 


conclusion :

Malgré les conséquences néfastes sur la santé des femmes, il n'existe aucun traitement curatif pour le SOPK, ce qui rend le développement d'options therapeutiques urgent.

Dans l'ensemble, ces travaux ont de répercussions majeures sur SOPK et offrent des bases pour de nouvelles perspectives thérapeutiques.

 

P-131

STATUT VITAMINIQUE D CHEZ LES ENFANTS CONSULTANT POUR RETARD DE CROISSANCE – A PROPOS DE 187 CAS

Auteur:

MOUATS Chems Eddine

CHU Constantine, Service d'Endocrinologie - Diabétologie

Co-auteurs :
BOULKADID Soumia, KHENSAL Sabrina, NOURI Nassim

CHU Constantine, Service d'Endocrinologie - Diabétologie

Introduction / Objectifs :

La vitamine D joue un rĂŽle essentiel dans la croissance osseuse et le mĂ©tabolisme phosphocalcique. Le retard de croissance (RCS) est un motif frĂ©quent de consultation, et l’exploration Ă©tiologique doit inclure une Ă©valuation du statut vitaminique D. Cette Ă©tude vise Ă  Ă©valuer le statut en vitamine D chez des enfants consultant pour retard de croissance.

 

Matériel et méthodes :

Etude rĂ©trospective sur la base de donnĂ©es de la consultation des retards de croissance au niveau du service d’endocrinologie CHU Constantine. 187 enfants ont fait le dosage de la vitamine D durant la derniĂšre annĂ©e et Ă©taient inclus.

Les taux étaient interprétés comme suit : <10 ng/ml (carence sévÚre), 10-20 ng/ml (carence), 20-30 ng/ml (insuffisance), 30-50 ng/ml (taux optimal), 50-100 ng/ml (Apport élevé), > 100 (intoxication à la vitamine D)

Population : Age 4-16 ans (moyenne 11 ans), sexe ratio 2:1

 

Résultats :

  • Parmi les 187 enfants, voici les rĂ©sultats :

2 enfants avec taux toxique (1.07%); 9 enfants avec apport élevé (4.81%); 59 enfants avec apport optimal (31.55%); 69 enfants avec insuffisance (36.9%); 41 enfants avec carence (21.93%) et 7 enfants en carence sévÚre (3.74%)

  • Les garçons avaient un taux optimal dans 33.33% des cas (taux sous-optimal dans 58% des cas), les filles avaient un taux optimal dans 28% des cas (taux sous-optimal dans 72% des cas).
  • Tous les taux Ă©levĂ©s et toxiques ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s chez les garçons.
  • Les enfants ayant un RCS sĂ©vĂšre avaient un taux optimal dans 29.73% des cas.

 

Discussion / Conclusion :

Les rĂ©sultats de notre Ă©tude ne montrent pas de relation entre la sĂ©vĂ©ritĂ© du RCS et le taux de vitamine D, cependant le dĂ©pistage du dĂ©ficit en vitamine D doit ĂȘtre prĂ©conisĂ© du fait de la frĂ©quence Ă©levĂ©e d’enfants en insuffisance ou carence dans les 2 sexes.

P-133

Complications cardio-métaboliques et articulaires des adénomes somatotropes dans une série mono centrique

Auteur:

Chikh Abderrahmane Henaa

Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Benchenine Nour El Imane, Faraoun Khadra, Baghous Houssem

Clinique LarribĂšre CHU Oran

Complications cardio-métaboliques et articulaires des adénomes somatotropes
dans une série mono centrique
Chikh Abderrahmane H, Benchenine NI, Faraoun K, Baghous H
Chu Oran, clinique LarribĂšre
Introduction/ Objectif
L’exposition chronique Ă  un hypersomatotropisme expose Ă  de multiples co-morbiditĂ©s, rarement
réversibles, qui peuvent aggraver le pronostic aussi bien fonctionnel que vital et altérer la qualité de
vie. Le but de notre travail est de répertorier les différentes complications de l'acromégalie au moment
du diagnostic.
Patients et méthodes
Etude transversale descriptive concernant 76 patients avec adénomes somatotropes suivis au service
d’Endocrinologie du CHU Oran.
Sont Ă©tudiĂ©s au cours de ce travail le Sex ratio H/F, l’ñge moyen au diagnostic pour tous les patients
et selon le sexe, la fréquence des adénomes hypophysaires selon leurs tailles, le délai de consultation
moyen, l’IMC moyen. Nous rĂ©pertoriions aussi les complications suivantes au diagnostic et au cours
du suivi : HTA et sa durĂ©e moyenne d’évolution, les cardiopathies avec ou sans arythmie, les troubles
du mĂ©tabolisme glucidique : diabĂšte sucrĂ© et sa durĂ©e moyenne d’évolution, l’intolĂ©rance aux
glucides, la dyslipidĂ©mie, l’arthropathie axiale la frĂ©quence du syndrome du canal carpien.
Conclusion
La frĂ©quence des complications au diagnostic reflĂšte la nĂ©cessitĂ© d’un diagnostic prĂ©coce de
l’acromĂ©galie et celle d’un contrĂŽle hormonal afin d’en amĂ©liorer le pronostic.

P-134

Syndrome HAIR-AN sévÚre avec résistance insulinique majeure : un défi clinique

Auteur:

K.F.BOUDJADAR

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie. CHU Benbadis Constantine

Co-auteurs :
N. Nouri

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie. CHU Benbadis Constantine

K.F. Boudjadar1, N. Nouri1,2

1Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie. CHU Benbadis Constantine

2Faculté de médecine, Université Constantine 3.

Syndrome HAIR-AN sévÚre avec résistance insulinique majeure : un défi clinique

Introduction :

Le syndrome HAIR-AN (HyperAndrogĂ©nie, InsulinorĂ©sistance, Acanthosis Nigricans) est une forme rare et sĂ©vĂšre de trouble mĂ©tabolique fĂ©minin, souvent considĂ©rĂ© comme un phĂ©notype extrĂȘme du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Il associe une hyperandrogĂ©nie clinique et/ou biologique, une insulino‑rĂ©sistance marquĂ©e souvent responsable d’un diabĂšte sucrĂ© difficile Ă  Ă©quilibrer, et des lĂ©sions cutanĂ©es caractĂ©ristiques.

Observation :

Nous rapportons le cas d’une patiente de 21 ans, obĂšse (IMC 39,5 kg/mÂČ), prĂ©sentant un diabĂšte sucrĂ© dĂ©couvert Ă  l’ñge de 17 ans, avec des troubles du cycle (spaniomĂ©norrhĂ©e) et un hirsutisme Ă©voluant parallĂšlement Ă  l’installation du diabĂšte. L’examen clinique retrouvait une acanthosis nigricans, un hirsutisme modĂ©rĂ© (score de Ferriman‑Gallwey : 11) et une obĂ©sitĂ© androĂŻde (Tour de taille : 118 cm). Le bilan Ă©tiologique Ă©liminait les autres causes d’hyperandrogĂ©nie, de diabĂšte secondaire et de nĂ©oplasie endocrine. La rĂ©sistance majeure aux traitements classiques (metformine, agonistes du GLP‑1, inhibiteurs de SGLT2, insuline) ainsi que les hypoglycĂ©mies sĂ©vĂšres observĂ©es compliquaient la prise en charge.

Discussion :

Ce cas illustre une forme sĂ©vĂšre et complĂšte de syndrome HAIR‑AN, avec une insulinorĂ©sistance marquĂ©e responsable d’un dĂ©sĂ©quilibre glycĂ©mique persistant. Le diagnostic diffĂ©rentiel avec un SOPK a Ă©tĂ© soigneusement explorĂ©. La prise en charge repose sur une approche pluridisciplinaire incluant correction des facteurs mĂ©taboliques, traitement de l’hyperandrogĂ©nie et soutien nutritionnel et psychologique.

Conclusion :

Le syndrome HAIR‑AN reste sous‑diagnostiquĂ©, notamment en prĂ©sence de tableaux cliniques complexes. Ce cas souligne l’importance d’un dĂ©pistage prĂ©coce et d’une prise en charge globale adaptĂ©e aux formes sĂ©vĂšres.

P-135

TUMEUR NEURO ENDOCRINE FUNDIQUE CHEZ UNE PATIENTE AVEC MALADIE DE BIERMER

Auteur:

Merad MS , Baghous H

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Rémini A , Chadli N

Service de chirurgie générale -EHU 1er Novembre 1954-Oran

INTRODUCTION

Les TNE (tumeurs neuroendocrines) du tube digestif sont des tumeurs rares reprĂ©sentant moins de 1 % de toutes les tumeurs digestives. On estime celle-ci Ă  environ 1000 nouveaux cas par an (incluant le pancrĂ©as), avec une incidence d’environ 0,4/100 000 pour les TNE de l’estomac.

Elles sont liĂ©es Ă  la prolifĂ©ration des cellules entĂ©rochromaffines like sous l’effet de l’hypergastrinĂ©mie liĂ©e Ă  une gastrite atrophique, principalement la maladie de Biermer.

OBSERVATION

Il s’agit d’une patiente de 33 ans aux antĂ©cĂ©dents personnels de maladie de Biermer et d’hypothyroĂŻdie sous traitement. Elle prĂ©sente des Ă©pigastralgies rĂ©cidivantes. Une fibroscopie Ɠso-gastro-duodĂ©nale identifie plusieurs polypes fundiques mesurant de 6 Ă  18 mm. Une biopsie conclut Ă  une TNE moyennement diffĂ©renciĂ©e de grade 2 sur gastrite fundique atrophique auto-immune de type A.

Le diagnostic immunohistochimique retrouve des AC anti-chromogranine et des AC anti-synaptophysine fortement positifs, avec un AC anti-KI 67 < 1 %, concluant Ă  une TNE fundique de grade 1.

Le bilan hormonal retrouve une gastrinémie à 4630 pg/ml (NL < 120 pg/ml) et une chromogranine A à 1146 ng/ml (NL < 108).

Un scanner thoraco-abdomino-pelvien visualise 8 lésions nodulaires gastriques bourgeonnantes de 8 à 28 mm avec infiltration pariétale et péri-gastrique proximale.

La malade est opĂ©rĂ©e au mois de mai 2025 par gastrectomie totale avec curage ganglionnaire de type D2. L'anapath identifie une TNE bien diffĂ©renciĂ©e grade 2 selon L'OMS 2019, classĂ©e pT1b N1 Mx selon le pTNM 2017 et la 8ᔉ classification de l'UICC.

CONCLUSION

 En cas de maladie de Biermer, l’apparition d’une TNE digestive n’est pas Ă  Ă©carter. La chromogranine A est le principal marqueur biochimique. Le bilan d’extension repose sur l’imagerie morphologique. Le traitement des TNE localisĂ©es repose sur la rĂ©section chirurgicale en fonction de la localisation et des facteurs d’agressivitĂ©.

P-136

PARALYSIE DU 3eme PAIRE CRANIENNE REVELANT UN HYPOPHYSITE

Auteur:

SAMEUR.K

SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE DIABETOLOGIE CHU CONSTANTINE

Co-auteurs :
OUTILI.I NOURI.N

SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE DIABETOLOGIE CHU CONSTANTINE

PARALYSIE DU 3Úme PAIRE CRANIENNE REVELANT UNE HYPOPHYSITE 

SAMEUR.K(1), OUTILI.I(1), NOURI.N(1)

SERVICE D’ENDOCRINOLOGIE DIABETOLOGIE CHU CONSTANTINE(1)

 

INTRODUCTION :

L’extension du sinus caverneux par les masses intrastellaires reste le plus souvent asymptomatique mais elle se manifester  par  une paralysie du 3ùme, 4ùme ou la 6ùme paire crñnienne.

La paralysie du 3Úme paire crùnienne est la paralysie la plus fréquente des nerfs crùniens constitue une véritable urgence diagnostique vu la variabilité des étiologies ainsi que leurs pronostics.

OBSERVATION :

Un patient B.F ĂągĂ© de 59 ans aux ATCDs de diabĂšte sous insuline basale et glimĂ©piride, dyslipidĂ©mie sous FĂ©nofibrate qui prĂ©sente un Ă©pisode de cĂ©phalĂ©es intenses, BAV Ă  gauche, strabisme divergeant fruste et ptosis, associĂ©s au dĂ©ficit corticotrope et thyrĂ©otrope substituĂ©s, l’imagerie hypophysaire  a objectivĂ©  une glande hypophyse globuleuse discrĂštement augmentĂ©e de taille de 1 cm de hauteur en hypersignal T1, en iso signal T2.

Une hypophysite a Ă©tĂ© suspectĂ©e, il a Ă©tĂ© traitĂ© par des bolus de Prednisolone en IVL pendant 3 semaines,  l’évolution Ă©tait favorable avec une  disparition du ptosis, du strabisme et  une amĂ©lioration de l’acuitĂ© visuelle ainsi qu’une normalisation de l’axe  thyrĂ©otrope, cependant  le dĂ©ficit corticotrope persiste. 06 mois plus tard, IRM a montrĂ© une rĂ©gression volumĂ©trique de la glande antĂ©hypophyse (6mm de hauteur) avec disparition de l’hypersignal en T1 et apparition de l’hypersignal en T2 , ce qui a confirmĂ© notre diagnostique d’hypophysite.

DISCUSSION ET CONCLUSION.

L’hypophysite est une pathologie rare, de symptomatologie clinique et radiologique non spĂ©cifique rendant son diagnostic difficile, le diagnostic de certitude est  histologique, sa prise en charge reste controversĂ©e. Aucune recommandation prĂ©cise n’a Ă©tĂ© Ă©crite compte tenu de la raretĂ© de la maladie, Les glucocorticoĂŻdes semblent efficaces lorsqu’ils sont administrĂ©s prĂ©cocement ainsi que d’autres traitements comme les immunosuppresseurs et la radiothĂ©rapie.

 

P-137

ASSOCIATION DIABETE TYPE 1 ET MALADIE DE BESNIER-BOECK-SCHAUMANN : À PROPOS D’UN CAS

Auteur:

S.BENFERHAT

Service de pédiatrie. HÎpital Régional Militaire Universitaire d'oran

Co-auteurs :
M. Touhami (2), N. Djoudi(1), C. Latroch(3), F.-Z. Serradji(3), K. Bouziane-Nedjadi(3)

(1) HĂŽpital RĂ©gional Militaire Universitaire, (2) Association d’Aide aux Enfants Atteints de DiabĂšte, (3) Service de PĂ©diatrie «C » CHU. ORAN

 

Introduction 

La sarcoĂŻdose ou maladie de Besnier-Boeck-Schaumann (BBS) est une maladie inflammatoire systĂ©mique de cause inconnue et d’évolution imprĂ©visible. Cette maladie peut s’associer Ă  plusieurs endocrinopathies. L’association entre sarcoĂŻdose et diabĂšte type 1 est rare

Observations

Nous reportons le cas d’une patiente ĂągĂ©e de 21 ans, diabĂ©tique depuis 14 ans sous schĂ©ma basal/bolus, bien Ă©quilibrĂ©e sans antĂ©cĂ©dents particuliers qui consulte  articulaires . L’examen clinique retrouve des ƓdĂšmes des chevilles et prĂ©sence de nodules sous cutanĂ©s rouges, chauds, douloureux des jambes. Une radiographie du thorax faite rĂ©vĂ©lant la prĂ©sence d’adĂ©nopathies mĂ©diastinales volumineuses limitĂ©es Ă  droite. Une biopsie faite avec Ă©tude microscopique objectivant un granulome sans nĂ©crose casĂ©euse. Le diagnostic de SarcoĂŻdose est retenu. Un traitement antalgique a Ă©tĂ© prescrit et un repos prĂ©conisĂ©. L’évolution fut favorable.

 

Discussion 

La sarcoïdose ou lymphogranulomatose bénigne (c'est-à-dire non cancéreux) est une maladie inflammatoire systémique de cause inconnue de cause inconnue. Elle atteint préférentiellement les poumons , mais peut atteindre n'importe quel autre organe, notamment la peau ou les ganglions lymphatiques . La sarcoïdose se manifeste par la présence de granulomes  inflammatoires , avec des conséquences variables selon les organes touchés.

La sarcoïdose peut guérir spontanément sauf chez environ 30 % des malades chez lesquels elle provoque des complications cardiaques et/ou respiratoires menaçantes en évoluant vers une fibrose , ce qui justifie un diagnostic précoce et un suivi régulier basés sur l'observation clinique, immunologique et radiologique.

Il n'existe pas à ce jour de traitement spécifique, et les indications pour commencer un traitement sont rares.

Références

1.« Sarcoidosis: A Clinical Overview from Symptoms to Diagnosis », Cells, vol. Volume 10,‎ 2021

2.Amira Benmelouka and al.  (2021): Association between sarcoidosis and diabetes mellitus: a systematic review and meta-analysis, Expert Review of Respiratory Medicine, DOI: 10.1080/17476348.2021.1932471

 

P-138

Adénome hypophysaire fonctionnel

Auteur:

Dr.Mammeri wissem

CHU batna,service d'endocrinologie diabétologie

Co-auteurs :
Pr.Chaouki Dalal

CHU batna, service d'endocrinologie diabétologie

Adénomes hypophysaires fonctionnels

Mammeri W, Chaouki D

Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

Les adĂ©nomes hypophysaires non fonctionnels (AHNF) sont caractĂ©risĂ©s par l’absence de sĂ©crĂ©tion hormonale biologiquement active. Ces tumeurs d’évolution lente sont souvent diagnostiquĂ©es Ă  un stade tardif, associĂ©es a des signes compressifs.

Notre objectif est de dĂ©terminer la frĂ©quence des adĂ©nomes hypophysaires non fonctionnels et d’apprĂ©cier les aspects clinico-biologiques, radiologiques et Ă©volutifs Ă©ventuels.

Notre Ă©tude rĂ©trospective descriptive menĂ©e de janvier 2020 Ă  avril 2025 a concernĂ© 27 patients prĂ©sentant un AHNF qui ont tous bĂ©nĂ©ficiĂ© d’explorations biologiques (hypophysiogramme) ; radiologiques (TDM et/ou IRM hypophysaire), d’une prise en charge neurochirurgicale , d’une Ă©tude anatomapathologique et/ou d’une immunohistochimie.

Dans notre travail, la frĂ©quence des AHNF est de 32,14 % (27 AHNF/84 adĂ©nomes hypophysaires). L’ñge mĂ©dian au diagnostic est de 48 ans (extrĂȘmes : 14 - 78) avec une lĂ©gĂšre prĂ©dominance fĂ©minine (52 %).

La symptomatologie est dominée par le syndrome tumoral (55,6 %), tandis que (44,4%) présentaient des signes cliniques liés à une insuffisance hormonale antéhypophysaire.

Les signes ophtalmologiques par ordre de frĂ©quence dĂ©croissante sont : troubles du champ visuel (74,1 %), une baisse de l’acuitĂ© visuelle (63 %), une pĂąleur papillaire (26 %), un ƓdĂšme papillaire (18,5 %) et une atteinte des nerfs oculomoteurs (7,4 %).

Le bilan hormonal a confirmĂ© l’existence d’une insuffisance gonadotrope (70.4%), une insuffisance corticotrope (66.6%), une insuffisance thyrĂ©otrope (48,1 %), une insuffisance somatotrope (40,7 %), et insuffisance lactotrope (11,1 %). L’hyperprolactinĂ©mie fonctionnelle et le diabĂšte inspide sont notĂ©s dans 55,6% et 11,1% respectivement.

À l’IRM, l’apoplexie hypophysaire a rĂ©vĂ©lĂ© le diagnostic chez 5 patients. L’extension suprasellaire et l’invasion du sinus caverneux sont observĂ©es dans 59,2 % des cas, avec une extension vers le sinus sphĂ©noĂŻdal chez 7 patients (26%).

La chirurgie par voie transsphĂ©noĂŻdale proposĂ©e chez 24 patients, n’a Ă©tĂ© possible que chez 10 d’entre-eux (8 exĂ©rĂšses totales et 2 exĂ©rĂšses partielles). L’étude anatomopathologique n’a pu ĂȘtre obtenue que chez 4 patients et a confirmĂ© l’existence d’un adĂ©nome gonadotrope (n=2), d’un mĂ©ningiome (n=1) et d’une hypophysite granulomateuse chronique (n=1).

Les AHNF restent des adĂ©nomes hypophysaires assez frĂ©quents. L’IRM reste l’examen clĂ© pour Ă©valuer l’extension tumorale. La chirurgie transsphĂ©noĂŻdale est le traitement de choix bien que l’exĂ©rĂšse complĂšte ne soit pas toujours possible s’il y a un envahissement des structures adjacentes. Finalement, l’analyse anatomopathologique permet de distinguer des diagnostics diffĂ©rentiels parfois inattendus.

 

 

P-139

Association entre le syndrome métabolique et les troubles du cycle menstruel chez la femme algérienne en ùge de procréer

Auteur:

REMINI Djida

Laboratoire d’endocrinologie, DĂ©partement de biologie et physiologie des organismes, FSB, USTHB, Alger, AlgĂ©rie

Co-auteurs :
Meskine D / Soltani Y

Service d’endocrinologie, EPH Bologhine Ibn Ziri, Alger, AlgĂ©rie / Laboratoire d’endocrinologie, DĂ©partement de biologie et physiologie des organismes, FSB, USTHB, Alger, AlgĂ©rie

Objectif: L’irrĂ©gularitĂ© menstruelle (IM) est frĂ©quente chez les femmes en Ăąge de procrĂ©er et pourrait reflĂ©ter un dĂ©sĂ©quilibre hormonal en lien avec un terrain mĂ©tabolique dĂ©favorable. Cette Ă©tude à pour objectif d’explorer l’association entre l’irrĂ©gularitĂ© du cycle menstruel, les marqueurs hormonaux de l’axe gonadique et le syndrome mĂ©tabolique (SM).

Patientes et mĂ©thodes: Un total de 164 femmes ĂągĂ©es de 18 Ă  45 ans ont Ă©tĂ© incluses, dont 54 prĂ©sentaient une IM et 110 un cycle rĂ©gulier. Le SM a Ă©tĂ© dĂ©fini selon les critĂšres du NCEP-ATPIII. Les paramĂštres cliniques (Age, tour de taille, pression artĂ©rielle systolique et diastolique) et biologiques (glycĂ©mie Ă  jeun, triglycĂ©rides, HDL-cholestĂ©rol, estradiol, progestĂ©rone, testostĂ©rone totale et SHBG) ont Ă©tĂ© mesurĂ©s chez toutes les participantes. L’analyse de la courbe ROC a permis d’évaluer la performance diagnostique des critĂšres du SM dans la prĂ©diction de l’IM. Une rĂ©gression logistique binaire a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour estimer les odds ratios (OR) et les intervalles de confiance Ă  95 %.

RĂ©sultats: Le SM Ă©tait significativement plus frĂ©quent chez les femmes prĂ©sentant une IM (59,3 %) que chez celles ayant un cycle rĂ©gulier (31,8 %). Le groupe IM+ prĂ©sentait un tour de taille, une pression artĂ©rielle, une glycĂ©mie, des triglycĂ©rides, de l’estradiol et de la testostĂ©rone plus Ă©levĂ©s, ainsi qu’un HDL-cholestĂ©rol, une progestĂ©rone et une SHBG significativement plus bas. Le tour de taille s’est rĂ©vĂ©lĂ© ĂȘtre le paramĂštre le plus discriminant pour identifier l’IM (AUC = 0,71, p<0.001 ;  OR = 2,66, p=0,04).

Conclusion : L’irrĂ©gularitĂ© menstruelle est associĂ©e au syndrome mĂ©tabolique et Ă  un profil hormonal altĂ©rĂ©. Le tour de taille apparaĂźt comme un indicateur clĂ©, soulignant l’intĂ©rĂȘt d’un dĂ©pistage cardiomĂ©tabolique chez les femmes prĂ©sentant des cycles irrĂ©guliers.

P-140

La cardiothyréose dans le contexte de thyroïdite : à propos de 2 cas

Auteur:

Benchenine N

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Merad MS, Benzian Z, Baghous H.

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Introduction :

La cardiothyrĂ©ose est une complication majeure de l’hyperthyroĂŻdie pouvant la rĂ©vĂ©ler ou survenir aprĂšs le diagnostic de celle-ci.

Elle est cause d’insuffisance cardiaque et d’arythmies mettant en jeu le pronostic vital des patients.

Nous rapportons 2 cas de cardiothyréose se révélant dans le cadre de thyroïdite.

Observation 01 :

Un homme ĂągĂ© de 56 ans avec antĂ©cĂ©dent de cardiopathie ischĂ©mique stentĂ©e, avec actuellement une dyspnĂ©e et une fatigue intense, des signes de thyrotoxicose sans goitre ni signes d’orbitopathie basedowienne. L’échocardiogramme retrouve une insuffisance cardiaque Ă  fraction rĂ©duite FE Ă  30 %. On a une notion de syndrome grippal avec douleur cervicale, il y a 1 mois de cela.

La CRP est positive, le bilan thyroĂŻdien confirme l’hyperthyroĂŻdie avec TRAK nĂ©gatifs, anticorps anti-TPO nĂ©gatifs, anticorps anti-Tg positifs. Une scintigraphie revenue blanche Ă©voque une thyroĂŻdite subaiguĂ« de DE QUERVAIN.

Le traitement est en cours par corticothérapie à base de prednisolone 0,5 mg/kg/j (il présente un thrombus infra VG contre-indiquant les AINS).

Observation 02 :

Un homme ùgé de 46 ans sans aucun antécédent particulier qui présente une ACFA à 120 bat/min avec insuffisance cardiaque FE 35 %.

L’examen clinique retrouve des signes de thyrotoxicose sans goitre ni signes d’orbitopathie de basedowienne.

Le bilan biologique confirme l’hyperthyroĂŻdie. Les TRAK sont nĂ©gatifs, les anticorps anti-TPO et anti-Tg sont eux positifs. L’échographie thyroĂŻdienne visualise un kyste thyroĂŻdien sur les stigmates de thyroĂŻdite.

Le patient est mis sous carbimazole 10 mg/j, B Bloquant et repos, l’évolution clinique et biologique est bonne avec normalisation de la FT4 et de la TSH aprĂšs 1 mois et demi de traitement et stabilisation de son insuffisance cardiaque.

 

Conclusion :

La cardiothyrĂ©ose est une complication rare de la thyroĂŻdite, mais peut ĂȘtre grave. Les complications cardiaques sont d’autant plus sĂ©vĂšres que le traitement est retardĂ© ou insuffisant.

P-142

ADRENAL MASSES: EPIDEMIOLOGICAL, RADIOLOGICAL AND THERAPEUTIC FEATURES – EXPERIENCE OF TIZI OUZOU UNIVERSITY HOSPITAL

Auteur:

Liticia BENZEGANE

CHU TIZI OUZOU SERVICE DE DIABETOLOGIE ET D'ENDOCRINOLOGIE

Co-auteurs :
SAIB TASSADIT,HADDADI YOUSRA,TOUAT HASSINA,KHELOUI MASSINTHA,BOUZID AICHA

CHU TIZI OUZOU SERVICE DE DIABETOLOGIE ET D'ENDOCRINOLOGIE

Objective:

Adrenal masses are becoming an increasingly frequent reason for consultation in endocrinology, particularly due to advances in modern imaging. The aim of this study was to describe the epidemiological, radiological, and therapeutic characteristics of adrenal masses managed in our department.

Materials and Methods:

This was a retrospective descriptive study conducted over a five-year period, from January 2019 to December 2024, including 128 patients followed for adrenal masses in the department of Endocrinology and Diabetology at Tizi Ouzou University Hospital. Clinical, biological, radiological, and therapeutic data were collected from medical records and departmental registries.

Results:

The study population was predominantly female (62.5%) with a mean age of 51 years. Adrenal incidentalomas were the most common mode of discovery (60.2%), followed by resistant hypertension (13.3%) and hypokalemia (9.4%). A history of hypertension and diabetes was found in 57.5% and 21.1% of patients, respectively. The most frequent diagnoses were non-functioning adenomas (27.3%), primary hyperaldosteronism (20.4%), and mild autonomous cortisol secretion adenoma (15.6%). Imaging suggested a benign appearance in 65.6% of cases. Management included surgery in 39% of cases, surveillance in 35.1%, and medical treatment in 11.7%. Outcomes showed complete remission in 28.1% of patients, stable disease in 45.3%, and death in 2.3% of cases.

Discussion:

Often discovered incidentally, adrenal masses require a multidisciplinary assessment to differentiate benign lesions from those needing specific management. Surgery remains the gold standard for curative treatment in functional or suspicious cases.

Keywords: Adrenal masses, Imaging, Incidentaloma, Non-functioning adenomas, Hyperaldosteronism, Surgery.

P-143

Tissu thyroĂŻdien ectopique avec thyroĂŻde normale

Auteur:

Dr karoune Rania

Service d'endocrinologie CHU batna

Co-auteurs :
Pr Chaouki dalel

Service d'endocrinologie CHU batna

Tissu thyroïdien ectopique avec thyroïde normale : un duo inattendu
Karoune R ; Chaouki D
Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

L’ectopie thyroĂŻdienne est une anomalie rare, inhĂ©rente Ă  un dĂ©faut de migration de la glande thyroĂŻde lors de son dĂ©veloppement embryonnaire. L’association d’une ectopie thyroĂŻdienne et d’une thyroĂŻde en position cervicale antĂ©rieure normale est exceptionnelle.
Nous rapportons le cas d’une patiente prĂ©sentant un tissu thyroĂŻdien multi-nodulaire de localisation basi-cervicale avec une glande thyroĂŻde normalement dĂ©veloppĂ©e.
C’est une patiente ĂągĂ©e de 61 ans aux antĂ©cĂ©dents d’hĂ©mi thyroĂŻdectomie droite indiquĂ©e il y a 19 ans pour un nodule thyroĂŻdien suspect. Le compte rendu anatomopathologique Ă©tait en faveur de sa nature bĂ©nigne. Elle est suivie Ă  notre consultation depuis 2023 pour un DT2 et des nodules thyroĂŻdiens lobaires gauches classĂ©s EU-TIRADS 3.
Actuellement en euthyroĂŻdie clinique, elle rapporte la notion d’une gĂšne cervicale sans signes de compression. A la palpation, la loge thyroĂŻdienne droite est vide avec un lobe thyroĂŻdien gauche palpable de surface irrĂ©guliĂšre par la prĂ©sence de multiples petits nodules.
Le bilan thyroĂŻdien confirme l’euthyroĂŻdie biologique (TSH = 1,56 ”U/ml ; FT4 = 14,6 pmol/l; Anti TPO = 5 U/l). L’échographie cervicale initiale a objectivĂ© une loge thyroĂŻdienne droite vide avec un lobe gauche de 8,2 ml , d’échostructure hĂ©tĂ©rogĂšne avec de multiples nodules iso-Ă©chogĂšnes , ovalaires Ă  contours rĂ©guliers , avasculaires , dont 3 basi-lobaires effleurant le bord supĂ©rieur de la clavicule, kystisĂ©s mesurant 31x28mm ,25x14mm et 21x12mm et 2 mĂ©dio-lobaires kystisĂ©s de 8x6 mm.
Une 2Ă©me Ă©chographie thyroĂŻdienne a confirmĂ© la lobectomie droite totale et a rĂ©vĂ©lĂ© l’existence d’un goitre aux dĂ©pends du lobe gauche multinodulaire avec des nodules kystisĂ©s par endroits classĂ©s EU-TIRADS 3, dont 3 basi-lobaires sus-claviculaires correspondant Ă  un tissu thyroĂŻdien ectopique.
A la TDM cervico-thoracique le lobe thyroĂŻdien gauche est trĂšs hĂ©tĂ©rogĂšne avec de multiples petits nodules ne dĂ©passant pas 2 cm pour le plus volumineux avec visualisation d’un nodule du mĂ©diastin antĂ©ro-supĂ©rieur indĂ©pendant de la glande thyroĂŻde faisant discuter beaucoup plus un adĂ©nome parathyroĂŻdien qu’une adĂ©nomĂ©galie. Eu Ă©gard Ă  cette discordance radiologique, la scintigraphie au Tc99-MIBI a corroborĂ©e l’absence d’un adĂ©nome parathyroĂŻdien et a confirmĂ© l’existence d’un tissu ectopique fixant le Tc99 , en regard de l’image mĂ©diastinale supĂ©rieure gauche dĂ©crite Ă  la TDM.
Notre cas rĂ©vĂšle la coexistence d’une ectopie thyroĂŻdienne et d’une glande thyroĂŻde eutopique fonctionnelle qui n’a Ă©tĂ© qu’exceptionnellement rapportĂ©e. Cette raretĂ© souligne l’importance de signaler de tels cas pour enrichir la littĂ©rature mĂ©dicale et mieux comprendre les anomalies de la migration thyroĂŻdienne lors du dĂ©veloppement embryonnaire.

P-146

Neurofibromatose de type 1 : A propos de 4 cas

Auteur:

Bekhouche A, Haffas S, Chaouki D

Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

Co-auteurs :
Bekhouche Amel, Haffas Selsabil, Chaouki Dalal

Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

 

La neurofibromatose de type 1 (NF1), ou maladie de Von Recklinghausen est une maladie génétique rare à transmission autosomique dominante.

Notre objectif est de préciser les manifestations endocriniennes et extra endocriniennes objectivées dans cette neurofibromatose de type 1.

Notre Ă©tude rĂ©trospective (Janvier 2020– Mai 2025) a concernĂ© 04 patients prĂ©sentant une NF1 qui ont tous bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un examen clinique minutieux, d’explorations biologiques (mĂ©tanĂ©phrines plasmatiques et/ou urinaires, FT4, TSH, thyrocalcitonine, bilan phosphocalcique, PTH), d’un bilan ophtalmologique complet et des explorations radiologiques.

L’ñge mĂ©dian est de 30 ans (extrĂȘmes= 17 – 70) avec une prĂ©dominance fĂ©minine (75 %), une consanguinitĂ© parentale est retrouvĂ©e dans Ÿ des cas. Les motifs de consultation en endocrinologie sont dominĂ©s par le retard de croissance, l’hyperprolactinĂ©mie avec ou sans galactorrhĂ©e, le goitre multinodulaire et le diabĂšte type 2.

Les taches cafĂ© au lait, les neurofibromes, les lentigines et des troubles de l’apprentissage sont prĂ©sents chez tous les patients, lors de l’examen clinique.

Les nodules de Lisch, la dysplasie osseuse et la petite taille sont notĂ©s dans ÂŒ des cas. Le tableau douloureux est prĂ©pondĂ©rant fait essentiellement de cĂ©phalĂ©es, de douleurs rattachĂ©es aux neurofibromes, aux arthralgies et aux lombosciatalgies.

Dans le cadre des associations syndromiques, la recherche du phéochromocytome est négative, néanmoins une hyperparathyroïdie primaire et un cancer médullaire de la thyroïde sont découverts.

Dans notre étude, les signes classiques de la NF1 sont présents avec des fréquences comparables aux grandes séries colligées. Malheureusement, le diagnostic était tardif (30 ans en moyenne) et les douleurs non spécifiques sont le maßtre symptÎme signalé, avec une relative méconnaissance de leur fréquence réelle dans la littérature.

Des campagnes d’information sont souhaitables pour un dĂ©pistage plus prĂ©coce et une collaboration multidisciplinaire indispensables pour permettre le diagnostic des complications parfois invalidantes.

 

P-147

AgĂ©nĂ©sie thyroĂŻdienne : A propos d’un cas

Auteur:

Haffas S, Chaouki D

Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

Co-auteurs :
Haffas Selsabil, Chaouki Dalal

Service d'Endocrinologie & Maladies Métaboliques, CHU Batna ; Algérie

L’agĂ©nĂ©sie thyroĂŻdienne ou l’athyrĂ©ose complĂšte est une cause rare d’hypothyroĂŻdie congĂ©nitale. Elle nĂ©cessite un dĂ©pistage prĂ©coce afin d’éviter les consĂ©quences graves sur le dĂ©veloppement statural et neurologique de l’enfant.

Nous rapportons le cas de Melle B Hassiba , ĂągĂ©e de 24 ans aux antĂ©cĂ©dents personnels de DT1 diagnostiquĂ© Ă  l’ñge de 12 ans et d’une hypothyroĂŻdie primaire traitĂ©e depuis l'Ăąge de 1 an (d’étiologie non dĂ©terminĂ©e) sous 125 ug/j de Levothyroxine.

Elle est hospitalisĂ©e dans notre service pour la prise en charge d’une cĂ©tose diabĂ©tique. L’examen somatique est sans anomalies (Taille = 1,57 m , BMI = 21,56 kg/m2) , hormis les signes digestifs rattachĂ©s Ă  sa cĂ©tose diabĂ©tique.

L’examen clinique objective des signes d’hypothyroĂŻdie congĂ©nitale classique avec un retard mental, trouble du comportement, lenteur de la parole et de l’idĂ©ation. A la palpation cervicale on retrouve une loge thyroĂŻdienne vide. Le bilan thyroĂŻdien confirme l’euthyroĂŻdie sous une dose substitutive de 125 ”g/j (FT4 = 12,65 pmol/l, TSH = 0.9 ”U/ml). L’échographie thyroĂŻdienne confirme le diagnostic d’agĂ©nĂ©sie thyroĂŻdienne et la scintigraphie au Tc99 met en Ă©vidence une cartographie blanche sans individualisation de tissu thyroĂŻdien ectopique Ă©ventuel.

Chez notre patiente, le retard mental et les anomalies du dĂ©veloppement neurosensoriel paraissent irrĂ©versibles en dĂ©pit du traitement substitutif prescrit. Par ailleurs, cette hormonothĂ©rapie n’a Ă©tĂ© instaurĂ©e que tardivement (au-delĂ  de la 1Ăšre annĂ©e de vie).

L’incidence de l’agĂ©nĂ©sie thyroĂŻdienne est mal connue, mais elle est considĂ©rĂ©e comme exceptionnelle. Son pronostic est variable, il dĂ©pend essentiellement de la prĂ©cocitĂ© du diagnostic, de la sĂ©vĂ©ritĂ© de l’hypothyroĂŻdie et de l’adĂ©quation thĂ©rapeutique.

Seul le dĂ©pistage nĂ©onatal (non systĂ©matique dans notre pays) permet un diagnostic et un traitement substitutif prĂ©coces qui contribueront Ă  attĂ©nuer les effets dĂ©lĂ©tĂšres de l’hypothyroxinĂ©mie Ă  long terme.

 

P-148

INCIDENTALOMES SURRENALIENS : NE PAS PASSER A COTE D’UNE TUMEUR SECRETANTE OU MALIGNE.

Auteur:

REDHOUANE LONGO

Unité de Diabétologie, HÎpital Militraire Régional Universitaire d'Oran

Co-auteurs :
Mourad BENRABAH, Mounia GHARNOUTI, Abdenour BOURIHANE, Sabrina TOUAZ, Souhila BOUAMOUD, Ismahane TARGUI

Introduction :

L’incidentalome surrĂ©nalien dĂ©signe une masse surrĂ©nalienne dĂ©couverte fortuitement lors d’un examen d’imagerie abdominale. Ceci exclut les lĂ©sions dĂ©couvertes intentionnellement (bilan d’extension des cancers, bilan d’hypertension artĂ©rielle etc...). Le principal problĂšme est de reconnaitre les tumeurs qui auront un impact dĂ©lĂ©tĂšre sur le patient et qui justifient donc d’ĂȘtre enlevĂ©s chirurgicalement.

Matériel et Méthodes

Nous rapportons ici 03 cas :

N°1 : Patiente ùgé de 70 ans, une masse surrénalienne droite fut objectivée.

TDM : Masse à limite nette, contour régulier mesurant 24x17x20 mm.

Les dĂ©rivĂ©s mĂ©thoxylĂ©s urinaires des 24 h sont revenus normaux ; le freinage minute par la dexamĂ©thasone est positif ; et l’ionogramme est correct.

N°2 : Patiente ùgé de 46 ans, une masse surrénalienne droite est objectivée.

TDM : nodule de 11x09 mm avec une densité spontanée < à 10 UH.

N°3 : Patient ùgé de 41 ans, une masse surrénalienne gauche fut objectivée.

C’est une lĂ©sion indĂ©terminĂ©e, de 25x17 mm, DensitĂ© spontanĂ©e Ă  17 UH ; et un wash out Ă  33%.

Le freinage minute par la dexaméthasone est positif, les dérivés méthoxylés urinaires des 24 h (3 Ortho-méthyl-dopamine) sont revenus à 3 fois la normale.

Malade actuellement en cours de prise en charge d’un phĂ©ochromocytome Ă  dopamine.

Conclusion :

Le terme d’incidentalome surrĂ©nalien correspond Ă  une masse de la loge surrĂ©nalienne de dĂ©couverte fortuite lors d’un examen d’imagerie de la rĂ©gion rĂ©alisĂ©, a priori, pour une autre indication. La prĂ©valence varie de 1 Ă  4 %. La grande majoritĂ© de ces lĂ©sions sont des adĂ©nomes bĂ©nins non sĂ©crĂ©tants.

Mots clés :

Surrénales, sécrétion, tumeur maligne.

P-149

DEFICIT EN HORMONE DE CROISSANCE CHEZ L’ENFANT : UN DIAGNOSTIC PRECOCE POUR UNE PRISE EN CHARGE OPTIMALE.

Auteur:

Redhouane LONGO

UnitĂ© de DiabĂ©tologie, HĂŽpital Militaire RĂ©gional Universitaire d’Oran

Co-auteurs :
Mourad BENRABAH, Abdenour BOURIHANE, Mounia GHARNOUTI, Souhila BOUAMOUD, Sabrina TOUAZ, Ismahane TARGUI

Introduction :

La carence en hormone de croissance est le déficit en hormone hypophysaire le plus fréquent chez les enfants. Le diagnostic repose sur la mesure des taux des hormones hypophysaires. TDM ou IRM  détecte les anomalies structurelles de l'hypophyse. Le traitement comprend une hormonothérapie substitutive et l'élimination de toute tumeur causale.

Matériel et Méthodes :

Nous rapportons ici 03 cas :

N°1 : Patient ùgé de 14 ans, consulte pour retard staturopondéral.

Poids : 35,6 Kg ; Taille : 148 cm, GH : 0,2 mUI/l ; Test d’hypoglycĂ©mie sur GH : DĂ©ficit complet en hormone de croissance ; IRM : Sans anomalie.

N°2 : Patient ùgé de 05 ans, consulte pour retard statural.

Poids : 15,5 Kg ; Taille : 104 cm, GH : 0,7 mUI/l ; Test d’hypoglycĂ©mie sur GH : DĂ©ficit complet en hormone de croissance ; IRM : Sans anomalie.

N°3 : Patient ùgé de 17 ans, consulte pour retard staturopondéral plus un retard pubertaire.

Poids : 56,7 Kg ; Taille : 156 cm, Ăąge osseux : 13 ans, GH : 0,75 mUI/l ; Test d’hypoglycĂ©mie sur GH : dĂ©ficit complet en hormone de croissance ; IRM : Syndrome d’interruption de la tige pituitaire.

Tous les patients sont mis sous traitement substitutif.

Discussion-Conclusion :

Le dĂ©ficit en hormone de croissance se manifeste par un retard de croissance staturopondĂ©ral dit «harmonieux », une cause tumorale doit ĂȘtre Ă©cartĂ©e. Le recours au test dynamique en milieu hospitalier est nĂ©cessaire.

Une prise en charge précoce permet de rétablir une croissance staturale correcte, donc une meilleure réinsertion sociale.

Mots clés :

Déficit en hormone de croissance ; Retard statural ; Prise en charge précoce.

P-150

« CARENCE EN VITAMINE D DANS LA POPULATION FEMEININE DE LA WILAYA DE TLEMCEN : DONNEES D’UNE ENQUETE DE TERRAIN »

Auteur:

AMAL MELLAL

Faculté des SNV, laboratoire des Produits Naturels LA PRONA, Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen

Co-auteurs :
TM. CHAOUCHE, R.KHIAT, A. SIDI YEKHLAF

FacultĂ© des SNV, laboratoire des Produits Naturels LA PRONA, UniversitĂ© Abou Bekr Belkaid Tlemcen Wilaya, AlgĂ©rie 2-Laboratoire Population et dĂ©veloppement durable en AlgĂ©rie, FacultĂ© des sciences humaines et sociales, UniversitĂ© de Tlemcen, AlgĂ©rie 3-Laboratoire d’analyse Dr khiat Tlemcen AlgĂ©rie

Introduction

La carence en vitamine D est un problĂšme de santĂ© mondial, et mĂȘme dans les rĂ©gions oĂč l'exposition au soleil est abondante, la carence peut encore ĂȘtre prĂ©sente. Plusieurs facteurs peuvent contribuer Ă  cela, notamment le temps passĂ© Ă  l'intĂ©rieur, l'utilisation de crĂšme solaire, la pigmentation de la peau et d'autres facteurs environnementaux.

Les consĂ©quences de la carence en vitamine D peuvent ĂȘtre importantes, car cette vitamine est impliquĂ©e dans la santĂ© osseuse, la fonction immunitaire, la rĂ©gulation de l'inflammation et d'autres processus biologiques.

Objectif de l’étude

Évaluer la frĂ©quence de l’hypovitaminose D chez les femmes dans la rĂ©gion de Tlemcen.

Matériel et méthodes

Une enquĂȘte de prĂ©valence d’une hypovitaminose a inclus 148 femmes de 18 Ă  88 ans frĂ©quentant le laboratoire du Dr Khiat de mars 2023 Ă  aout 2023 pour un dosage de la 25 OH vitamine D sur une prescription mĂ©dicale ou auto-prescription de ce dosage sĂ©rique. Les valeurs seuils ont Ă©tĂ© dĂ©finies ainsi : dĂ©ficit < 20 ng/mL, insuffisance 20–29 ng/mL, normal 30–100 ng/mL.

Résultats et discussion

Nous avons observĂ© une prĂ©valence de 41,9 % d’hypovitaminose D, 23 % ont un taux de vitamine D insuffisant tandis que 35,1 % avaient un taux normal.

Le bilan phosphocalcique Ă©tait normal chez l’ensemble des femmes. Cette Ă©tude a mis en Ă©vidence que 57,7 % de ces femmes avaient reçu une supplĂ©mentation en vitamine dans les 3 mois prĂ©cĂ©dents.

Conclusion

Des taux de vitamine D infĂ©rieurs aux normes chez cette population, surtout chez les jeunes. Ces rĂ©sultats plaident pour une supplĂ©mentation systĂ©matique et une exposition au soleil sĂ»re, qui peut ĂȘtre cruciale pour lutter contre l'hypovitaminose D chez les femmes.

Mots clés : vitamine D, femmes, hypovitaminose

P-154

Profil épidémiologique, clinique et thérapeutique et évolutif de phéochromocytome : à propos de 16 cas

Auteur:

Dr HADDADI .Y

service d'endocrinologie et de diabétologie CHU TIZI OUZOU

Co-auteurs :
Pr aicha BOUZID Dr yacine RAHEM Dr hassina TOUAT

service d'endocrinologie et de diabétologie CHU TIZI OUZOU

Intoduction :

Le phĂ©ochromocytome est une tumeur rare, gĂ©nĂ©ralement bĂ©nigne, issue des cellules chromaffines de la mĂ©dullosurrĂ©nale. Il se manifeste classiquement par la triade de Menard : cĂ©phalĂ©es, sueurs et palpitations. Son diagnostic repose sur la mise en Ă©vidence d'une hypersĂ©crĂ©tion de catĂ©cholamines via les dosages des dĂ©rivĂ©s mĂ©thoxylĂ©s, complĂ©tĂ©e par l’imagerie. Le traitement repose sur une exĂ©rĂšse chirurgicale, souvent associĂ©e Ă  une Ă©volution favorable.

Méthode :

Ă©tude descriptive rĂ©trospective sur 16 cas de phĂ©ochromocytome , hospitalisĂ©s ou suivis en consultation au service d’endocrinologie du CHU de Tizi Ouzou. L’objectif Ă©tait d’analyser les caractĂ©ristiques Ă©pidĂ©miologiques, cliniques ; radiologiques et  thĂ©rapeutiques associĂ©es Ă  cette pathologie .

Résultats :

L’ñge moyen des patients Ă©tait de 52,02 ans , avec des extrĂȘmes allant de 37 Ă  76 ans. Les deux tiers des cas Ă©taient des femmes. Parmi les antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux, une HTA Ă©tait prĂ©sente chez 75 % des patients, tandis que 5 prĂ©sentaient un diabĂšte.

Le principal motif de consultation Ă©tait la dĂ©couverte fortuite d’un incidentalome surrĂ©nalien (8/16), suivi de l’HTA chez le sujet jeune. À l’examen clinique, des signes d’hypersĂ©crĂ©tion hormonale Ă©taient retrouvĂ©s chez 4 patients.

Sur le plan radiologique, une masse surrénalienne a été objectivée chez tous les patients, souvent localisée à droite avec une taille moyenne de 45,13 mm.

Le dosage des dérivés méthoxylés urinaires était demandé revenant  positif dans 87,5 % des cas .

Onze patients ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s. L’examen anatomopathologique a confirmĂ© le diagnostic chez 7 d’entre eux. Une rĂ©mission complĂšte a Ă©tĂ© obtenue chez 72 % des patients opĂ©rĂ©s.

Conclusion

Cette étude statistique met en évidence la diversité des présentations cliniques du phéochromocytome et l'importance du diagnostic précoce. Une prise en charge adaptée permet généralement une évolution favorable aprÚs traitement chirurgical.

P-155

Therapeutic Management of Conn’s Adenoma: A Retrospective Series of 16 Cases

Auteur:

Dr Idir BOUKELLAL

CHU de Tizi-Ouzou, service d'endocrinologie-Diabétologie

Co-auteurs :
Pr A.BOUZID, Dr Y.RAHEM, Dr H.TOUAT, Dr BENZEGANE, Dr T.SAIB, Dr Y.HADDADI

CHU de Tizi-Ouzou, service d'endocrinologie-Diabétologie

Introduction:
Conn’s adenoma is a benign, unilateral adrenal tumor causing autonomous aldosterone secretion. Though rare, it represents a potentially serious but curable cause of secondary arterial hypertension.

Methods:
We conducted a retrospective descriptive study of 16 cases of Conn’s adenoma managed between 2019 and 2024 in the Endocrinology Department of the University Hospital of Tizi-Ouzou. The study aimed to analyze the therapeutic characteristics of these cases.

Results:
The mean age of patients was 47.87 years (range: 34–73), with an equal sex distribution. Hypertension was present in 81.25% of cases, and 12.5% had associated diabetes. The main presenting symptom was resistant hypertension (43.75%), followed by hypokalemia. Clinical signs of hypokalemia were also observed in 43.75% of patients. The aldosterone-to-renin ratio was elevated (>64 pmol/mU). Imaging identified a right adrenal mass in 50% and a left-sided mass in the other 50%.

Adrenalectomy was performed in 6 patients (37.5%). Complete clinical remission was observed in 3 cases, and partial improvement in the remaining 3. Among the 10 non-operated patients, 7 received medical therapy with blood pressure stabilization in all 7. Three patients (18.75%) were lost to follow-up. Adrenal vein sampling was not performed in any case due to its unavailability at our institution.

Discussion and conclusion
Surgical treatment led to complete remission in 50% of operated cases, aligning with literature reports (30–60%). Medical therapy achieved blood pressure control in 43.75% of the cohort, supporting its use in selected cases. These findings highlight the importance of individualized management based on precise hormonal and radiological assessment.

P-156

EPIDEMIOLOGICAL, CLINICAL CHARACTERISTICS OF CONN’S ADENOMA: A RETROSPECTIVE ANALYSIS OF 16 CASES

Auteur:

Dr Idir BOUKELLAL

CHU de Tizi-Ouzou, service d'endocrinologie-Diabétologie

Co-auteurs :
Pr A.BOUZID, Dr Y.RAHEM, Dr H.TOUAT, Dr T.SAIB, Dr L.BENZEGANE

CHU de Tizi-Ouzou, service d'endocrinologie-Diabétologie

Introduction
Conn’s adenoma is a benign, unilateral adrenal tumor that autonomously secretes aldosterone. Although uncommon, it constitutes a potentially serious but curable cause of secondary arterial hypertension.

Methods
A retrospective descriptive study was conducted on 16 cases of Conn’s adenoma managed between 2019 and 2024 in the Department of Endocrinology at the University Hospital of Tizi-Ouzou. The objective was to describe the epidemiological, clinical, and radiological characteristics of the patients.

Results
The mean age of the patients was 47.87 years (range: 34–73), with an equal distribution between males and females. Arterial hypertension was present in 81.25% of cases, and 12.5% had associated type 2 diabetes. The most common reason for consultation was resistant hypertension (43.75%), followed by signs suggestive of hypokalemia, which were also found clinically in 43.75% of patients. Serum potassium levels were decreased in most cases, and the aldosterone-to-renin ratio (ARR) was elevated (>64 pmol/mU) in all patients, with a mean ARR of 187.13.

Imaging studies identified adrenal nodules on the right in 50% of cases and on the left in the remaining 50%. The mean lesion size was 20.31 mm. Unenhanced CT density was assessed in 11 patients and showed an average of 28.09 Hounsfield Units. Adrenal vein sampling (AVS) was not performed in any case due to its unavailability at our institution.

Discussion and conclusion

In our series, epidemiological, clinical, and radiological findings align with literature: typical age range, high prevalence of hypertension, and classic biochemical profiles. Unlike some studies showing female predominance, our cohort had equal sex distribution. AVS was not performed due to limited access, like reports from resource-limited centers.

P-157

diabĂšte et grossesse: impact du moment du diagnostic du diabĂšte gestationnel (prĂ©coce vs tardif) sur les complications fƓto-maternelles.

Auteur:

BEGGA Asma

Laboratoire d'Endocrinologie. FacultĂ© des Sciences Biologiques, USTHB, Alger, ALGÉRIE

Co-auteurs :
OUSLIMANI Yasmine, BOUCHOU Lynda, ZIANE Hadjer, AZZOUG Said

Laboratoire d'Endocrinologie. FacultĂ© des Sciences Biologiques, USTHB, Alger, ALGÉRIE / CHU MUSTAPHA service diabĂ©tologie

Objectif : L’objectif de cette Ă©tude est d’évaluer l’impact du moment du diagnostic prĂ©coce (avant 24 SA) ou tardif (aprĂšs 24 SA), sur l’apparition et la gravitĂ© des complications maternelles et nĂ©onatales.

Patientes et MĂ©thodes : La glycĂ©mie Ă  jeun, la glycĂ©mie postprandiale et le test d’hyperglycĂ©mie provoquĂ©e par voie orale ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s chez l’ensemble des patientes. Le diagnostic de DG a Ă©tĂ© posĂ© conformĂ©ment aux critĂšres de l’IADPSG. L’analyse des associations entre le moment du diagnostic du DG et les complications fƓto-maternelles a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  l’aide d’un modĂšle de rĂ©gression logistique.

RĂ©sultats : Dans une cohorte de 86 patientes, la prĂ©valence du DG prĂ©coce est de 67.44% et 32.55%, DG Tardif ĂągĂ©es de 21-43 ans. Une hyperglycĂ©mie Ă  jeun plus significativement Ă©levĂ©e vs DGT (1,03 ± 0,001,0,95 ± 0,001 g/L). Les taux moyens de glycĂ©mie postprandiale Ă©taient significativement plus Ă©levĂ©s dans le groupe DG tardif (1,47 ± 0,07, 1,32 ± 0,04 g/L, p = 0,02) vs le groupe DG prĂ©coce. Le DG tardif est notamment associĂ© Ă  un risque plus Ă©levĂ© d’hydramnios (OR = 4,58 ; IC95 % : 1,42–15,63 ; p = 0,01), de macrosomie fƓtale (OR = 5,09 ; IC95 % : 1,11–28,49 ; p = 0,04), de complications nĂ©onatales (OR = 2,12 ; IC95 % : 1,13–7,43 ; p = 0,03) et ATCD DT2 (OR = 6,18 ; IC95 % : 1,28-49,78 ; p = 0,04).

Discussion/Conclusion : Notre Ă©tude met en Ă©vidence l’impact du moment du diagnostic du diabĂšte gestationnel sur les issues maternelles et nĂ©onatales. Le DG tardif est associĂ© Ă  une hyperglycĂ©mie postprandiale plus importante et Ă  un risque accru de complications fƓto-maternelles et la prĂ©sence d’antĂ©cĂ©dents familiaux de diabĂšte. Ces rĂ©sultats soulignent l’importance d’un dĂ©pistage prĂ©coce du DG.

P-158

ADRENAL INCIDENTALOMAS: RETROSPECTIVE STUDY OF 75 CASES

Auteur:

Dr T. Saib

service d'endocrinologie diabétologie du CHU de Tizi Ouzou

Co-auteurs :
L. Benzegane, Dr Y. Haddadi, Pr A. Bouzid

service d'endocrinologie diabétologie du CHU de Tizi Ouzou

ADRENAL INCIDENTALOMAS: RETROSPECTIVE STUDY OF 75 CASES

Authors: Dr T. Saib,Dr L. Benzegane,Dr Y. Haddadi,Pr A. Bouzid

Affiliation: Department of Endocrinology and Diabetology,Tizi Ouzou University Hospital ,Algeria

Abstract

Introduction:

Adrenal incidentalomas (AI) are adrenal masses discovered unintentionally during imaging for unrelated reasons. The increasing use of imaging techniques has led to a rise in their detection.

Objective:

To describe the demographic, radiological, and therapeutic characteristics of patients with adrenal incidentalomas.

Methods:

We conducted a retrospective study of 75 patients diagnosed with adrenal incidentalomas. Data were analyzed according to age, sex, imaging modality, radiological characteristics, final diagnosis, and therapeutic management.

Results:

The cohort included 46 women (61.3%) and 29 men (38.7%), with a mean age of 55 years (range: 26–83). Most incidentalomas were discovered by CT scan (77.4%), followed by ultrasound (16%), MRI (5.3%), and PET scan (1.3%). The lesions were unilateral in 88% and bilateral in 12%. Radiological criteria were considered suspicious in 32% of cases. The most frequent diagnoses were non-secreting adenomas (34.7%), followed by subclinical cortisol-secreting adenomas (24%), pheochromocytomas (10.7%), and myelolipomas (8%). Other diagnoses included adrenocortical carcinoma, metastases, Conn’s adenoma, and hyperplasia. Management consisted of surveillance in 60%, surgery in 29.3%, and medical treatment in 10.7%.

Conclusion:

Adrenal incidentalomas are heterogeneous in nature, requiring a systematic diagnostic approach. While most are benign and non-functioning, a significant proportion may require surgery or medical therapy, underscoring the importance of individualized assessment.

Keywords:

Adrenal incidentaloma, subclinical cortisol-secreting adenomas, adrenal adenoma, adrenal imaging, endocrine tumors

P-160

ANOMALIES DU DÉVELOPPEMENT SEXUEL : ÉTUDE RÉTROSPECTIVE

Auteur:

ARKOUB Mohamed

EHS Pierre et Marie-Curie, service d'endocrinologie

Co-auteurs :
SAIGHI Majda, BOUDJEBEL Amira, BAZ Widad, MIMOUNI Safia

EHS Pierre et Marie-Curie, service d'endocrinologie

Introduction

Les anomalies du développement sexuel (ADS) correspondent à un développement atypique du sexe chromosomique, gonadique ou phénotypique. Cette étude a pour objectif de décrire les caractéristiques cliniques, paracliniques et thérapeutiques des ADS de notre service.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective descriptive sur 46 patients hospitalisĂ©s au service d’endocrinologie du CHU Pierre-et-Marie-Curie. Ont Ă©tĂ© analysĂ©s : les donnĂ©es cliniques, les antĂ©cĂ©dents, les bilans hormonaux et gĂ©nĂ©tiques, l’imagerie pelvienne et la stratĂ©gie thĂ©rapeutique adoptĂ©e.

Résultats

La sĂ©rie comprenait 28 patients 46XY, dix 46XX et huit Turner .L’ñge moyen au diagnostic Ă©tait de 4,18 ans chez les 46XY, de 9,83 ans chez les 46XX. La taille moyenne Ă©tait de −0,95 DS pour les 46XY et de +0,27 DS pour les 46XX.

Chez les 46XY, les anomalies les plus frĂ©quentes Ă©taient le micropĂ©nis, l’hypospadias et l’ectopie testiculaire. L’échographie a identifiĂ© 9 cas d’ectopie testiculaire, 3 testicules ascenseurs, 2 d’hypotrophie testiculaire et 3 de reliquats mĂŒllĂ©riens.

Chez les 46XX, sept prĂ©sentaient des signes de virilisation. L’échographie pelvienne objectivait la prĂ©sence d’organes gĂ©nitaux fĂ©minins dans 8 cas, un utĂ©rus hypoplasique dans 1 cas.

Chez les patientes atteintes du syndrome de Turner, les échographies montrent un utérus hypoplasique, petits ovaires, non visualisés ou présentant une dysgénésie.

L’étiologie la plus frĂ©quente chez les 46XY Ă©tait l’insensibilitĂ© partielle aux androgĂšnes, chez les 46XX le dĂ©ficit en 21-hydroxylase.

Un traitement chirurgical a été réalisé chez quinze 46XY et deux 46XX. Un traitement médical seul a concerné un 46XY et cinq 46XX. Une prise en charge combinée  a été mise en place chez huit 46XY et deux 46XX.

Conclusion

Les ADS constituent des entités rares et complexes, nécessitant une prise en charge multidisciplinaire avec un diagnostic étiologique précoce, une stratégie thérapeutique personnalisée et un accompagnement psychologique, notamment dans les contextes à ressources limitées.

P-161

Masses surrenaliennes bilatĂ©rales rĂ©vĂ©lant un syndrome de Cushing ACTH dĂ©pendant d’origine hypophysaire

Auteur:

Dr Helali

CHU Constantine , service endocrinologie diabetologie et maladie metabolique

Masses surrĂ©naliennes bilatĂ©rales rĂ©vĂ©lant un syndrome de Cushing ACTH-dĂ©pendant d’origine hypophysaire : Ă  propos d’un cas

Pr N.Nouri.  Dr Boukri.  Dr S.M.Helali

Introduction :

L’exploration d’un incidentalome surrĂ©nalien bilatĂ©ral impose une dĂ©marche rigoureuse permettant de distinguer les formes bĂ©nignes des entitĂ©s fonctionnelles potentiellement graves. Parmi elles, le syndrome de Cushing ACTH-dĂ©pendant reste un diagnostic complexe, surtout en cas d’atteinte bilatĂ©rale, mimant parfois un phĂ©ochromocytome.

Observation :

Nous rapportons le cas d’une patiente de 47 ans, hypertendue et diabĂ©tique de longue date, admise pour l’évaluation d’un incidentalome surrĂ©nalien bilatĂ©ral dĂ©couvert suite Ă  des douleurs lombaires. L’imagerie abdominale (uroscanner et IRM) a mis en Ă©vidence un volumineux kyste surrĂ©nalien gauche de 97 mm et une hypertrophie nodulaire de la surrĂ©nale droite. Devant l’aspect bilatĂ©ral, un phĂ©ochromocytome a Ă©tĂ© suspectĂ©. Le bilan hormonal a rĂ©vĂ©lĂ© un profil ACTH-dĂ©pendant sans Ă©lĂ©vation des catĂ©cholamines urinaires. Le cortisol basal Ă©tait Ă©levĂ©, avec perte du rythme nycthĂ©mĂ©ral et Ă©chappement au freinage minute. L’IRM hypothalamo-hypophysaire a mis en Ă©vidence un microadĂ©nome hypophysaire droit mesurant 8x6 mm, sans retentissement endocranien.

Discussion :

Cette prĂ©sentation inhabituelle associe une masse surrĂ©nalienne kystique et des nodules hyperplasiques dans un contexte d’ACTH Ă©levĂ©e, traduisant une stimulation bilatĂ©rale secondaire Ă  une production excessive d’ACTH d’origine hypophysaire. Le diagnostic final est celui d’un syndrome de Cushing ACTH-dĂ©pendant secondaire Ă  un microadĂ©nome hypophysaire sporadique. La stratĂ©gie thĂ©rapeutique a reposĂ© sur une exĂ©rĂšse transphĂ©noĂŻdale du microadĂ©nome, en premiĂšre intention, afin de traiter la cause de l’hypercortisolisme, suivie d’une surrĂ©nalectomie gauche pour retirer la masse kystique compressive.

P-162

Existe-t-il un lien entre retard pubertaire et syndrome d’allgrove? A propos d’un cas

Auteur:

Dr Helali

CHU Constantine, service d’endocrinologie et diabetologie et maladie metabolique

Existe-t-il un lien entre retard pubertaire et syndrome d’Allgrove ?

À propos d’un cas

Pr N.Nouri   Pr S.Khensal   Dr A.Boukri   Dr S.M.Helali

Introduction :

Le syndrome d’Allgrove (ou syndrome des 3A) associe alacrymie, achalasie et insuffisance surrĂ©nalienne. Il peut Ă©voluer vers une forme neurologique (4A) et s’accompagner de troubles du dĂ©veloppement. Le lien avec un retard pubertaire est encore peu Ă©tudiĂ©. Nous rapportons un cas oĂč l’absence de suivi endocrinien prĂ©coce a entraĂźnĂ© un dĂ©ficit pubertaire majeur, posant la question du rĂŽle de la mutation AAAS dans le dĂ©veloppement pubertaire.

Observation :

Garçon de 16 ans, suivi pour syndrome d’Allgrove depuis l’ñge de 2 ans (diagnostic clinique), opĂ©rĂ© d’une achalasie Ă  5 ans. Aucun suivi endocrinien n’a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© depuis. Il consulte pour retard staturo-pondĂ©ral et absence de dĂ©veloppement pubertaire. Taille : 146 cm (–3DS), poids : 34 kg (–4DS), micropĂ©nis (2 cm), stade Tanner G1P1 A1. Signes neurologiques associĂ©s : atrophie distale, ROT vifs, voix nasale. Bilan hormonal : hypogonadisme hypogonadotrope, dĂ©ficit partiel en GH, retard osseux de 4 ans. IRM hypophysaire sans anomalie. Bonne rĂ©ponse au traitement par androgĂšnes pour le micropĂ©nis et mise sous GH (gain statural de 8 cm en 1 an). PrĂ©vision d’induction pubertaire en cours.

Discussion :

Le retard pubertaire dans le syndrome d’Allgrove semble multifactoriel : malnutrition chronique liĂ©e Ă  l’achalasie, hypofonction gonadotrope centrale, et possible atteinte hypothalamo-hypophysaire liĂ©e Ă  la mutation AAAS. Celle-ci entraĂźne une altĂ©ration de la protĂ©ine ALADIN, impliquĂ©e dans la neurodĂ©gĂ©nĂ©rescence, ce qui pourrait affecter indirectement les axes endocriniens. Ce cas souligne l’importance d’un suivi endocrinien rigoureux chez les patients Allgrove, dĂšs l’enfance, notamment sur la croissance et la pubertĂ©, souvent nĂ©gligĂ©es.

P-163

CLINICOPATHOLOGICAL CHARACTERISTICS AND PROGNOSTIC FACTORS OF PitNET IN A SERIES OF 88 PATIENTS FROM A SINGLE INSTITUTION.

Auteur:

Dr H. Touat.

Endocrinology-Diabetology department,Tizi Ouzou University Hospital.

Co-auteurs :
Dr I. Boukellal, Dr H. Messad, Dr Y. Haddadi, Pr A. Bouzid.

Dr H. Messad, Epidemiology department,Tizi Ouzou University Hospital.

CLINICOPATHOLOGICAL CHARACTERISTICS AND PROGNOSTIC FACTORS OF PitNET IN A SERIES OF 88 PATIENTS FROM A SINGLE INSTITUTION.

Dr H. Touat1, Dr I. Boukellal1, Dr H. Messad2, Dr Y. Haddadi1, Pr A. Bouzid1. 1Endocrinology-Diabetology department, 2Epidemiology department, Tizi Ouzou University Hospital.

 

Objective: The 2022 WHO classification of pituitary neuroendocrine tumors (PitNET) proposed historadiological aggressiveness criteria as well as tumor subtypes at risk. The aim of this study is to describe the clinicopathological profile and evaluate the prognostic factors of patients with PitNET according to the different cytofunctional types.

 

Materials / patients and methods: This was a retrospective study of PitNET patients treated at Endocrinology department in Tizi-Ouzou University Hospital (Algeria), between 2019 and 2024. Clinical and paraclinical data were collected and processed using Microsoft Excel 2013 and IBM SPSS.

 

Results: A total of 88 PitNET patients with a median age of 43years and sex ratio of 1,09 were included. The common clinical manifestations were gonadotropic insufficiency (33,33%) and visual disturbances (31,82%). Imaging revealed macroadenomas in 78,41% and tumor invasion in 44,32% of cases.  Non-functioning adenomas were significantly more common in men (50% vs 32,6%, p=0.006).  There was no significant difference in tumor size according to the secretory types (p=0,063) nor for tumor invasion (p=0,510). 32 patients underwent trans-sphenoidal surgical intervention. The most prevalent immunohistochemical type was gonadotropic adenoma (31,25%) and a Ki67 ≄ 3% was found more in this type (25% vs 12,5% for corticotropic and 0% for somatotropic adenomas). The evolution during the follow-up was much more unfavorable for corticotropic adenomas (p=0,000).

 

Discussion: PitNET are often benign but can be invasive and/or aggressive. Their clinicopathological prognostic classification based on tumor size, the cytofunctional type and historadiological grade has prognostic and therapeutic value. In our study, corticotropic and non-functioning adenomas have a worse prognosis.

Keywords: PitNET, cytofunctional type, invasion, proliferation, prognostic.

P-164

PubertĂ© prĂ©coce centrale rĂ©vĂ©lant un astrocytome hypothalamo-hypophysaire : Ă  propos d’un cas et rĂ©flexion sur la prise en charge neurochirurgicale

Auteur:

Dr Helali

CHU Constantine, service endocrinologie et diabetologie et maladie métabolique

PubertĂ© prĂ©coce centrale rĂ©vĂ©lant un astrocytome hypothalamo-hypophysaire : Ă  propos d’un cas et rĂ©flexion sur la prise en charge neurochirurgicale

Pr N.Nouri     Pr S.Khensal   Dr S.M.Helali

Introduction :

Chez le garçon, la pubertĂ© prĂ©coce centrale (PPC) est rare et impose la recherche d’une cause organique, en particulier d’une tumeur du systĂšme hypothalamo-hypophysaire. Ce cas illustre la complexitĂ© diagnostique et thĂ©rapeutique d’un tel tableau, tout en soulevant une rĂ©flexion sur l’impact de la localisation tumorale sur l’axe gonadotrope et la pertinence du lieu de prise en charge neurochirurgicale.

Observation :

Un garçon de 6 ans prĂ©sente depuis plusieurs mois des cĂ©phalĂ©es paroxystiques, puis une accĂ©lĂ©ration du dĂ©veloppement pubertaire avec macro-orchidie, croissance staturale rapide, et avance de l’ñge osseux. Le bilan hormonal rĂ©vĂšle une activation prĂ©coce de l’axe gonadotrope. L’IRM cĂ©rĂ©brale met en Ă©vidence une masse supra-sellaire hĂ©tĂ©rogĂšne Ă  composante kystique, refoulant le chiasma optique et le troisiĂšme ventricule, Ă©voquant initialement un craniopharyngiome. Une intervention neurochirurgicale avec exĂ©rĂšse subtotale est rĂ©alisĂ©e en Belgique. L’évolution post-opĂ©ratoire est marquĂ©e par une cĂ©citĂ© unilatĂ©rale gauche, une insuffisance antĂ©hypophysaire globale et un syndrome hypothalamique. L’examen anatomopathologique conclut Ă  un astrocytome pilocytique.

Discussion :

L’astrocytome, tumeur gliale bĂ©nigne, peut perturber la rĂ©gulation neuroendocrinienne lorsqu’il siĂšge dans la rĂ©gion hypothalamo-hypophysaire. L’irritation des centres de contrĂŽle hypothalamiques expliquerait l’activation prĂ©maturĂ©e de la pubertĂ©. Ce cas met Ă©galement en lumiĂšre les risques fonctionnels liĂ©s Ă  une chirurgie agressive dans cette zone critique. La lourdeur des sĂ©quelles post-opĂ©ratoires interroge sur l’indication opĂ©ratoire et souligne que certaines Ă©quipes neurochirurgicales nationales, mieux sensibilisĂ©es Ă  ces enjeux, auraient pu envisager une approche plus conservatrice et potentiellement moins dĂ©lĂ©tĂšre.

 

P-165

Effets de l'obésité et du déséquilibre adiponectine/leptine sur la progression du cancer du sein invasif

Auteur:

R I . MEHAOUDI (a)

Equipe d'endocrinologie, laboratoire de biologie et physiologie des organismes, faculté des sciences biologiques, USTHB, 16111 Alger, Algérie

Co-auteurs :
Saida Adane (b), Abdelaziz Melboucy (c), Yacine Soltania(a)

a Équipe Endocrinologie, Laboratoire de Biologie et Physiologie des Organismes (FSB/USTHB) bHôpital central de l’armée Mohamed Seghir Nekkache, Service d’oncologie médicale c Clinique de Sénologie “Les Amandiers”, Tizi Ouzou

Objectif : Le cancer du sein demeure la principale cause de mortalitĂ© par cancer chez les femmes dans le monde. L’obĂ©sitĂ©, dont la prĂ©valence ne cesse d’augmenter, constitue un facteur de risque majeur pour le dĂ©veloppement et la progression tumorale. Le tissu adipeux mammaire, en tant qu’organe endocrine, sĂ©crĂšte des adipokines telles que la leptine et l’adiponectine, dont l’équilibre influence le comportement des cellules cancĂ©reuses. Cette Ă©tude, menĂ©e auprĂšs de jeunes femmes algĂ©riennes non mĂ©nopausĂ©es, vise Ă  Ă©valuer l’impact de l’obĂ©sitĂ©, des niveaux sĂ©riques de leptine, d’adiponectine et de leur ratio, comme biomarqueurs associĂ©s Ă  la progression et Ă  la prolifĂ©ration du cancer du sein.

MĂ©thodes : Dix-huit patientes non mĂ©nopausĂ©es ont Ă©tĂ© incluses, dont 9 atteintes de cancer du sein invasif et 9 prĂ©sentant des nodules bĂ©nins. Les concentrations des adipokines ont Ă©tĂ© mesurĂ©es par ELISA, avec l’obĂ©sitĂ© dĂ©finie selon l’indice de masse corporelle (IMC).

RĂ©sultats : Les patientes atteintes de cancer invasif prĂ©sentent une obĂ©sitĂ© lĂ©gĂšre (IMC moyen : 33,51 ± 1,41 kg/mÂČ) comparativement aux patientes ayant des nodules bĂ©nins (28,25 ± 1,08 kg/mÂČ). Elles prĂ©sentent Ă©galement une augmentation trĂšs significative des concentrations sĂ©riques de leptine, plus que doublĂ©es (+100,57 %), ainsi qu’une diminution de l’adiponectine (-27,94 %). En consĂ©quence, le ratio adiponectine/leptine est rĂ©duit de 53,60 % chez les patientes atteintes de cancer invasif par rapport Ă  celles prĂ©sentant des nodules bĂ©nins.

Conclusion : L’obĂ©sitĂ©, caractĂ©risĂ©e par une nette Ă©lĂ©vation de la leptine associĂ©e Ă  une diminution de l’adiponectine, ainsi qu’à un dĂ©sĂ©quilibre marquĂ© du ratio adiponectine/leptine, est fortement liĂ©e Ă  une progression accĂ©lĂ©rĂ©e et Ă  une Ă©volution vers des formes plus agressives du cancer du sein chez les femmes non mĂ©nopausĂ©es.
Mots clés : cancer du sein, obésité, IMC, leptine, adiponectine.

P-166

MÉTASTASE CÉRÉBRALE INAUGURALE RÉVÉLANT UNE TUMEUR NEUROENDOCRINE MÉTASTATIQUE AVEC MASSES SURRÉNALIENNES BILATÉRALES : À PROPOS D’UN CAS

Auteur:

SAIGHI Majda

EHS Pierre et Marie Curie, service d'endocrinologie

Co-auteurs :
ARKOUB Mohamed, HADJ ARAB.Samir, DJORANE Hiba, MIMOUNI Safia

EHS Pierre et Marie Curie, service d'endocrinologie

Introduction

Les tumeurs neuroendocrines (TNE) sont des tumeurs rares, dont l’expression clinique varie selon leur localisation et leur capacitĂ© sĂ©crĂ©toire. Leur rĂ©vĂ©lation par une mĂ©tastase cĂ©rĂ©brale est inhabituelle, reprĂ©sentant <1% des cas. Nous rapportons une prĂ©sentation atypique, rĂ©vĂ©lĂ©e par une lĂ©sion hĂ©morragique cĂ©rĂ©brale et des masses surrĂ©naliennes bilatĂ©rales.

Observation

M. T, 49 ans, sans antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux, a Ă©tĂ© admis pour trouble de la conscience. L’IRM rĂ©vĂ©lait un volumineux processus pariĂ©to-occipital gauche hĂ©morragique. L’exĂ©rĂšse chirurgicale (02/10/24) et l’étude anatomopathologique concluaient Ă  une TNE mĂ©tastatique (chromogranine A+, synaptophysine+, INSM1+, TTF1 hĂ©tĂ©rogĂšne, Ki67 = 9%). Le scanner TAP montrait deux masses surrĂ©naliennes >8 cm, une adĂ©nopathie hilaire gauche, une lĂ©sion lytique T4 et une thrombose azygos. Le bilan hormonal rĂ©vĂ©lait une insuffisance surrĂ©nalienne partielle, sans hypercorticisme ni hypersĂ©crĂ©tion androgĂ©nique. Chromogranine A Ă  73 ng/mL. L’Octreoscan Ă©tait nĂ©gatif, tandis que le Ga-DOTA-TOC montrait une expression somatostatinergique des surrĂ©nales, de la T4 et d’une tumeur du bloc duodĂ©no-pancrĂ©atique suspectĂ©e.
Pour la prise en charge, le patient a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une radiothĂ©rapie pour la localisation cĂ©rĂ©brale et d’un essai clinique par somatuline.

Discussion

Le caractĂšre bilatĂ©ral des masses surrĂ©naliennes sans hypersĂ©crĂ©tion fonctionnelle oriente vers une origine secondaire. L’absence de foyer primitif Ă©vident souligne l’apport de l’imagerie fonctionnelle (Ga-DOTA-TOC) dans l’identification d’un primitif probable gastro-entĂ©ro-pancrĂ©atique. Ce cas illustre les piĂšges diagnostiques des TNE Ă  primitif occulte.

Conclusion

La TNE doit ĂȘtre Ă©voquĂ©e devant toute mĂ©tastase cĂ©rĂ©brale sans primitif Ă©vident, en particulier associĂ©e Ă  des masses surrĂ©naliennes. L’approche multidisciplinaire et les outils d’imagerie nuclĂ©aire sont essentiels au diagnostic

P-167

Approche Éducative BasĂ©e sur l’ActivitĂ© Physique : Un Levier pour l’Équilibre GlycĂ©mique chez les DiabĂ©tiques.

Auteur:

AMAL MELLAL

1- Doctorante en Nutrition et Santé, Département de Biologie, Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et de l'Univers, Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen, LAPRONA

Co-auteurs :
TARIK MMOHAMED CHAOUCHE, ADEL SIDI-YAKHLAF, RHYM KHIAT

Professeur, Chef du Département de Biologie, Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et de l'Univers, Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen, LAPRONA 3- Docteur en Anthropologie Biologique, Laboratoire Population et développement durable en Algérie, Faculté des sciences humaines et sociales Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen 4- Hématologue, immunologiste Laboratoire d'analyses médicales, Tlemcen

Résumé :

L'activitĂ© physique reprĂ©sente un Ă©lĂ©ment clĂ© dans la prĂ©vention et la gestion du diabĂšte de type 2. Cependant, de nombreuses personnes atteintes de cette maladie chronique ne sont pas actives. L'entraĂźnement physique, souvent associĂ© Ă  des rĂšgles hygiĂ©no-diĂ©tĂ©tiques, a des effets bĂ©nĂ©fiques sur la prĂ©vention de l'apparition du DT2 et l'amĂ©lioration du contrĂŽle de la glycĂ©mie chez les personnes atteintes de prĂ©diabĂšte, tout en limitant les complications du diabĂšte. Cette Ă©tude vise principalement Ă  Ă©valuer l'impact de l'Ă©ducation thĂ©rapeutique, par le biais d’une activitĂ© physique rĂ©guliĂšre, sur l'Ă©quilibre glycĂ©mique de 130 personnes atteintes de diabĂšte dans la rĂ©gion de Tlemcen.

L'activité physique peut avoir un impact significatif sur l'équilibre glycémique, en particulier chez les personnes atteintes de diabÚte de type 2.

Les rĂ©sultats obtenus montrent que 40 % des diabĂ©tiques qui ont pratiquĂ© une AP intense voire modĂ©rĂ©e avaient amĂ©liorĂ© leur HbA1c Ă  ≀ 7 %.

Tandis que les personnes inactives ou sédentaires avaient des taux trÚs élevés d'HbA1c, ce qui peut engendrer des complications graves.

L'activité physique adaptée, associée à des mesures hygiéno-diététiques, constitue l'un des piliers de la prise en charge du diabÚte, en complément du traitement médicamenteux. Cependant, il est essentiel de maintenir un auto-contrÎle glycémique pour éviter l'hypoglycémie pendant l'exercice physique.

Mots clés : diabÚte, éducation thérapeutique, activité physique, équilibre glycémique.

Références bibliographiques

Aleksandra Kossakowska, Jakub Leicht, Aisha Hassan, Sara Hassan, Szymon Bienia, Wafa Al-Batool, Izabela Zarecka, Klaudia Konieczna 12 Dec  2024  - Quality in Sport  (Kazimierz Wielki University in Bydgoszcz)  - Vol. 35, pp 56403–

2- Jui-Hua Huang, Fu-Chou Cheng, Leilh-chingTsai, 1 Jul 2014- Journal of Diabetes Investigation

3- Rachna Arora, Samiksha M. Mane, Nikhil Bhagwat 12 Dec 2024-Indian Journal of Physiotherapy and Occupational Therapy—An International Journal

 

P-168

Hungry bone syndrome : Ă  propos de deux cas

Auteur:

S.AMMAM

Service d’endocrinologie, hĂŽpital central de l’armĂ©e (HCA )

Co-auteurs :
K.Benadelatif , M.Bensalah

Service d’endocrinologie, hĂŽpital central de l’armĂ©e (HCA)

Introduction :

Le Hungry Bone Syndrome ou le syndrome de l'os affamĂ© est une complication rare mais potentiellement grave de la chirurgie de l’hyperparathyroĂŻdie primaire .

Elle est marquĂ©e par une hypocalcĂ©mie profonde avec hypophosphorĂ©mie secondaire Ă  un afflux massif de calcium vers l’os. 

Observations :

1Ăšre observation

Patient Ăąge de 53 ans , aux antĂ©cĂ©dents de fractures osseuses et de lithiases rĂ©nales , opĂ©rĂ© avec succĂšs pour une hyperparathyroĂŻdie primaire hypercalcĂ©miante en rapport Ă  un adĂ©nome parathyroĂŻdien ectopique mĂ©diastinale antĂ©rieur de 40 mm ,compliquĂ© en post op immĂ©diat d’un hungry bone syndrome  avec une hypocalcĂ©mie Ă  1.75 mmol/l et une phosphorĂ©mie correcte Ă  0.87 mmol/l , PTH Ă  247 pg/ml ,  vitamine D  basse Ă  4.2 ng/ml . Une supplĂ©mentation en calcium (500 mg 3*/j ) et en vitamine D  a Ă©tĂ© faite et maintenue pendant 2 mois jusqu’à la normalisation de la calcĂ©mie

2Ăšme observation

Patiente ĂągĂ©e de 58 ans, aux antĂ©cĂ©dents de fractures pathologique de fĂ©mur et de l’humĂ©rus et de lithiases rĂ©nales bilatĂ©rales ,opĂ©rĂ©e pour une hyperparathyroĂŻdie primaire en rapport à  un adĂ©nome parathyroĂŻdien de 44 mm . CompliquĂ© en post opĂ©ratoire immĂ©diat d’un hungry bone syndrome avec une hypocalcĂ©mie Ă  1.88 mmol/l et une phosphorĂ©mie correcte Ă  1.09 mmol/let une PTH Ă©levĂ© Ă  164 pg/ml, vitamine D correcte Ă  33.2 ng/ml .ayant bĂ©nĂ©ficiĂ©e d’une supplĂ©mentation en calcium (500 mg 2*/j ) et en un alpha 1mg  2*/j .

 

Discussion :

Le diagnostic de HBS repose sur le dosage de la PTH, des PAL, de la phosphorémie, de la calciurie et la phosphaturie dont les valeurs permettent le diagnostic différentiel entre HBS et hypoparathyroïdie

 Les principaux facteurs favorisants son survenu, incluent une PTH trÚs élevée, une longue évolution, une carence en vitamine D, un adénome volumineux et un capital osseux altéré

 

Conclusion :

Le HBS est une complication redoutable mais elle reste rare, survenant en cas de remodelage osseux intense.

Son traitement, prolongé et difficile, repose sur une supplémentation majeure en calcium et en vitamine D.

P-169

QUAND L’AUTO-IMMUNITE THYROÏDIENNE BASCULE : DE LA THYROÏDITE DE HASHIMOTO A LA MALADIE DE BASEDOW

Auteur:

O.amiar

HÎpital militaire régional universitaire de Blida

Co-auteurs :
Dr A.DERROUICHE, Pr. R.BOUAKKAZ

service de médecine interne

INTRODUCTION :

La thyroĂŻdite de Hashimoto (TH) et la maladie de Basedow (MB) sont des maladies thyroĂŻdiennes auto-immunes (MAI) prĂ©sentant une physiopathologie diffĂ©rente et Ă©tant traditionnellement considĂ©rĂ©es comme deux entitĂ©s pathologiques distinctes. Des Ă©tudes plus rĂ©centes, en revanche, ont envisagĂ© l'hypothĂšse d'un continuum entre les deux pathologies. RĂ©cemment, il a Ă©tĂ© signalĂ© que la MB et la HT peuvent se succĂ©der chez les mĂȘmes individus en raison d'une conversion phĂ©notypique sĂ©quentielle ou vice versa. Nous prĂ©sentons ici un cas de thyroĂŻdite de Hashimoto, qui s'est transformĂ©e en maladie de basedow aprĂšs 8 ans d’hypothyroĂŻdie.

OBSERVATION :

Patiente ĂągĂ©e de 34 ans suivie depuis 8 ans pour hypothyroĂŻdie auto immune substituĂ©e par LĂ©vothyroxine. Elle se prĂ©sente un jour Ă  notre consultation avec un bilan en faveur d’une hyperthyroĂŻdie : TSH < 0.005 uui/ml et FT4 : 35 pmol/l  FT3 : 7.08 pmol.l et un bilan d’auto-immunitĂ© en faveur d’une maladie de basedow TRAK : 22.77 ui/l et anticorps anti TPO > 600 UI/ml, le bilan radiologique est Ă©vocateur de la maladie de basedow. La patiente a Ă©tĂ© mise sous antithyroĂŻdien de synthĂšse.

DISCUSSION :

Le passage d’une hypothyroĂŻdie auto-immune a une maladie de basedow est phĂ©nomĂšne rare qui est rarement dĂ©crite dans la littĂ©rature ; Plusieurs mĂ©canismes ont Ă©tĂ© proposĂ©s : une alternance entre les anticorps stimulants et bloquants observĂ©s au cours des dysthyroĂŻdies auto-immunes, et la guĂ©rison aprĂšs une lĂ©sion due Ă  une thyroĂŻdite de Hashimoto pourrait progressivement conduire Ă  une rĂ©ponse manifeste aux anticorps stimulant la thyroĂŻde.

Des études immunologiques et génétiques complémentaires sont nécessaires pour expliquer cette modification auto-immune inhabituelle évoquant un hyperfonctionnement de la glande.

 

P-170

Facteurs pathologiques et thérapeutiques associés à la survie globale dans le cancer du sein : analyse rétrospective de 319 cas

Auteur:

Tffahi Mohamed wassim

a Equipe d'endocrinologie, laboratoire de biologie et physiologie des organismes, faculté des sciences biologiques, USTHB, 16111 Alger, Algérie

Co-auteurs :
Mehaoudi Rym Ikram

a Equipe d'endocrinologie, laboratoire de biologie et physiologie des organismes, faculté des sciences biologiques, USTHB, 16111 Alger, Algérie

Objectif : Évaluer l’impact des caractĂ©ristiques histopathologiques des tumeurs mammaires et des traitements adjuvants (chimiothĂ©rapie et hormonothĂ©rapie) sur la survie globale des patientes atteintes de cancer du sein, dans une cohorte monocentrique rĂ©trospective.

MĂ©thodes : Il s'agit d'une Ă©tude rĂ©trospective portant sur 319 patientes atteintes d’un cancer du sein. Le rĂ©sultat principal est la survie globale (OS). La mĂ©thode de Kaplan-Meier a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour estimer les courbes de survie Ă  3 et 5 ans. Les groupes de patientes, classĂ©s selon les facteurs pronostiques, ont Ă©tĂ© comparĂ©s Ă  l'aide du test de log-rank.
Les caractĂ©ristiques tumorales ont Ă©tĂ© analysĂ©es par immunohistochimie, permettant la classification en sous-types molĂ©culaires. Une analyse comparative a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en fonction des modalitĂ©s thĂ©rapeutiques (chimiothĂ©rapie, hormonothĂ©rapie ou absence de traitement). Les analyses statistiques ont utilisĂ© les tests ChiÂČ, Student-t et la rĂ©gression logistique.

Résultats : La survie globale à 3 ans était de 45,4 %, et celle à 5 ans de 24,7 %. Le taux chute à 23,3 % chez les patientes au stade IV (p = 0,03). Chez celles ayant reçu chimiothérapie et hormonothérapie, la survie à 3 ans était significativement meilleure que chez les non traitées (p = 0,05).
La chimiothérapie seule était associée à une meilleure survie à 3 ans (p = 0,02) et plus encore à 1 an (p = 0,0003). Ces résultats confirment son efficacité à court et moyen terme, notamment dans les tumeurs agressives.

Conclusion : Les donnĂ©es confirment que la survie globale La survie est nettement rĂ©duite aux stades avancĂ©s. Toutefois, l’administration de la chimiothĂ©rapie, est associĂ©e Ă  une amĂ©lioration significative de la survie. Ces rĂ©sultats soulignent la nĂ©cessitĂ© d'une stratification thĂ©rapeutique rigoureuse fondĂ©e sur le profil tumoral et le stade, ainsi qu’un recours prĂ©coce aux traitements adjuvants, essentiels au pronostic des formes agressives.

P-171

QUAND L’AUTO-IMMUNITE THYROÏDIENNE BASCULE : DE LA THYROÏDITE DE HASHIMOTO A LA MALADIE DE BASEDOW

Auteur:

OUMEIMA AMIAR

HÎpital militaire régional universitaire de Blida

Co-auteurs :
Dr Amel DERROUICHE, Pr. Rachid BOUAKKAZ

HÎpital militaire régional universitaire de Blida (HMRUB)

INTRODUCTION :

La thyroĂŻdite de Hashimoto (TH) et la maladie de Basedow (MB) sont des maladies thyroĂŻdiennes auto-immunes (MAI) prĂ©sentant une physiopathologie diffĂ©rente et Ă©tant traditionnellement considĂ©rĂ©es comme deux entitĂ©s pathologiques distinctes. Des Ă©tudes plus rĂ©centes, en revanche, ont envisagĂ© l'hypothĂšse d'un continuum entre les deux pathologies. RĂ©cemment, il a Ă©tĂ© signalĂ© que la MB et la HT peuvent se succĂ©der chez les mĂȘmes individus en raison d'une conversion phĂ©notypique sĂ©quentielle ou vice versa. Nous prĂ©sentons ici un cas de thyroĂŻdite de Hashimoto, qui s'est transformĂ©e en maladie de basedow aprĂšs 8 ans d’hypothyroĂŻdie.

OBSERVATION :

Patiente ĂągĂ©e de 34 ans suivie depuis 8 ans pour hypothyroĂŻdie auto immune substituĂ©e par LĂ©vothyroxine. Elle se prĂ©sente un jour Ă  notre consultation avec un bilan en faveur d’une hyperthyroĂŻdie : TSH < 0.005 uui/ml et FT4 : 35 pmol/l  FT3 : 7.08 pmol.l et un bilan d’auto-immunitĂ© en faveur d’une maladie de basedow TRAK : 22.77 ui/l et anticorps anti TPO > 600 UI/ml, le bilan radiologique est Ă©vocateur de la maladie de basedow. La patiente a Ă©tĂ© mise sous antithyroĂŻdien de synthĂšse.

DISCUSSION :

Le passage d’une hypothyroĂŻdie auto-immune a une maladie de basedow est phĂ©nomĂšne rare qui est rarement dĂ©crite dans la littĂ©rature ; Plusieurs mĂ©canismes ont Ă©tĂ© proposĂ©s : une alternance entre les anticorps stimulants et bloquants observĂ©s au cours des dysthyroĂŻdies auto-immunes, et la guĂ©rison aprĂšs une lĂ©sion due Ă  une thyroĂŻdite de Hashimoto pourrait progressivement conduire Ă  une rĂ©ponse manifeste aux anticorps stimulant la thyroĂŻde.

Des études immunologiques et génétiques complémentaires sont nécessaires pour expliquer cette modification auto-immune inhabituelle .

 

P-173

Lymphome thyroidien : A propos de quatre cas

Auteur:

DR W.Mokhtari

HÎpital central de l'armée .

Co-auteurs :
A.Bouchenna ,B.Ghenam ,A.Tibouk,K.Benabdelatif,M.Bensalah.

Introduction :

Le lymphome thyroĂŻdien est une forme rare de lymphome non hodgkinien (LNH). Il reprĂ©sente moins de 2 à 5 % des cancers de la thyroĂŻde. Il est l‘apanage du sujet ĂągĂ©. Le lymphome diffus Ă  grandes cellules B est le plus frĂ©quent et souvent associĂ©e Ă  la thyroĂŻdite d’Hashimoto.

MĂ©thode : Nous rapportons l’expĂ©rience du service d’endocrinologie de l’hĂŽpital central de l’armĂ©e, de 4patients atteints de lymphome non hodgkinien.

Résultats :

Il s’agit de 2hommes et 2femmes, L’ñge mĂ©dian au moment du diagnostic est de 62ans [44- 78ans]. Le diagnostic a Ă©tĂ© posĂ© sur biopsie thyroĂŻdienne chez 3 patients et biopsie d’adĂ©nopathie chez un patient, l'immunomarquage a conclu dans tous les cas Ă  un lymphome malin non hodgkinien Ă  grande cellule de B. La thyroĂŻdite est prĂ©sente chez 03 patients. Une patiente prĂ©sentait une deuxiĂšme localisation osseuse. Concernant le traitement : un patient a Ă©tĂ© trachĂ©otomisĂ©, 3 patients ont reçu une chimiothĂ©rapie Ă  base de RCHOP. La survie mĂ©diane des patients est de 11 mois.

Discussion :

Le lymphome primitif de la thyroĂŻde est une tumeur maligne trĂšs rare, touchant le plus souvent la femme. L'association lymphome thyroĂŻdien primitif de la thyroĂŻde et thyroĂŻdite chronique est bien connue. Il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© que la stimulation antigĂ©nique chronique des lymphocytes pourrait conduire Ă  une diffĂ©renciation maligne. Le diagnostic est basĂ© sur l’étude anatomopathologique aprĂšs la rĂ©alisation d’une biopsie. Le traitement dĂ©pend du type histologique et des mĂ©tastases, il repose essentiellement sur une polychimiothĂ©rapie type RCHOP. L’évolution est souvent favorable avec une survie Ă  5 de 70 Ă  80%.

Conclusion :

Le lymphome thyroĂŻdien doit ĂȘtre Ă©voquĂ© devant tout goitre augmentant rapidement du volume. Un diagnostic rapide permet une prise en charge adĂ©quate et prĂ©coce. Leur pronostic est gĂ©nĂ©ralement favorable dans les stades localisĂ©s.

P-174

MICRO ADENOME THYREOTROPE : A PROPOS D'UN CAS

Auteur:

TOUAZ S

Unités d'endocrinologie et diabétologie, service de médecine interne. HÎpital militaire régional universitaire d'Oran

Co-auteurs :
Djoudi N, Belhadj S, Yahi A, Ouanezar I, Longo R.

Unités d'endocrinologie et diabétologie, service de médecine interne. HÎpital militaire régional universitaire d'Oran

Introduction:

Les adĂ©nomes thyrĂ©otropes sont des tumeurs rares, reprĂ©sentant 0,5 Ă  3 % des adĂ©nomes hypophysaires. Ils rĂ©sultent d’une prolifĂ©ration monoclonale des cellules thyrĂ©otropes de l’hypophyse. Ces adĂ©nomes sont gĂ©nĂ©ralement de grande taille et invasifs ; les formes micro adĂ©nomateuses ne reprĂ©sentent qu’environ 10 % des cas dans les sĂ©ries les plus importantes.[1][2]

Observation :

Nous rapportons le cas d’un patient de 46 ans, prĂ©sentant des signes modĂ©rĂ©s d’hyperthyroĂŻdie. Le bilan biologique a rĂ©vĂ©lĂ© de maniĂšre rĂ©pĂ©tĂ©e une TSH inappropriĂ©e Ă  4,5 mUI/L associĂ©e Ă  une Ă©lĂ©vation de la FT4 Ă  37 pmol/L ( 12-22). L’enquĂȘte familiale, incluant les apparentĂ©s au premier degrĂ© (parents, enfants, fratrie), n’a mis en Ă©vidence aucune anomalie du bilan thyroĂŻdien. Le taux de SHBG Ă©tait Ă©levĂ©. L’IRM hypothalamo-hypophysaire a objectivĂ© un micro adĂ©nome de 7 x 4 mm. Le reste des explorations hormonales Ă©tait sans particularitĂ©.

Un traitement par analogues de la somatostatine a Ă©tĂ© instaurĂ© en prĂ©opĂ©ratoire, permettant le retour Ă  l’euthyroĂŻdie en attendant la prise en charge chirurgicale.

Discussion :

Le diagnostic des hyperthyroĂŻdies Ă  TSH inappropriĂ©e repose essentiellement sur la distinction entre adĂ©nome thyrĂ©otrope et syndrome de rĂ©sistance aux hormones thyroĂŻdiennes. La dĂ©couverte d’un macro adĂ©nome oriente gĂ©nĂ©ralement le diagnostic en faveur d’un adĂ©nome thyrĂ©otrope. En revanche, la raretĂ© extrĂȘme des formes micro adĂ©nomateuses rend ce diagnostic plus difficile et impose une Ă©valuation rigoureuse.

En l’absence d’exploration gĂ©nĂ©tique disponible pour exclure une rĂ©sistance hormonale, le diagnostic repose alors sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques et radiologiques cohĂ©rents. Dans le cas prĂ©sent, l’ensemble de ces Ă©lĂ©ments a permis de conforter le diagnostic d’adĂ©nome thyrĂ©otrope malgrĂ© son caractĂšre inhabituellement discret Ă  l’imagerie.

P-175

Leucodystrophie 4H . À propos d’un cas.

Auteur:

Sellami.Youcef

Hopital Bologhine Ibn Ziri

Co-auteurs :
Bessaid.Khadidja Azzouz.Malha

Hopital Bologhine Ibn Ziri

Introduction
La leucodystrophie 4H est une maladie génétique autosomique récessive causée par des mutations bialléliques des gÚnes POLR3A, POLR3B, POLR1C ou POLR3K. Elle se caractérise classiquement par une triade : hypomyélinisation, hypodentie et hypogonadisme hypogonadotrope. Les atteintes endocriniennes, bien que reconnues, demeurent peu explorées et souvent sous-diagnostiquées.

Observation
Il s’agit d’une patiente de 21 ans, sans antĂ©cĂ©dents particuliers, issue d’un mariage consanguin de second degrĂ©, adressĂ©e pour exploration d’une amĂ©norrhĂ©e primaire. Cliniquement, elle Ă©tait normopondĂ©rale, au stade pubertaire S3P2A2 selon Tanner, prĂ©sentant une myopie corrigĂ©e sans anomalies dentaires ni signes neurologiques ou d’hypertension intracrĂąnienne. Le bilan hormonal montrait un hypogonadisme hypogonadotrope isolĂ© : Ɠstradiol Ă  18,16 pg/mL (N : 12,5–165), FSH Ă  1,61 mUI/mL (N : 3,5–12,5), LH Ă  0,64 mUI/mL (N : 2,4–12,6). L’IRM cĂ©rĂ©brale rĂ©vĂ©lait une atrophie hypophysaire (2 mm) avec arachnoĂŻdocĂšle intra-sellaire, ainsi qu’un hypersignal FLAIR pĂ©riventriculaire bilatĂ©ral en ailes de papillon, sans caractĂšre expansif, Ă©vocateur d’une leucodystrophie. Un traitement substitutif par valĂ©rate d’Ɠstradiol (1 mg/j) a Ă©tĂ© instaurĂ©. L’évolution a Ă©tĂ© favorable avec un passage au stade S4P2A2 de Tanner et une mĂ©narche au bout de cinq mois. Une Ă©tude gĂ©nĂ©tique est en cours.

Discussion
Ce cas souligne l’importance de rechercher une atteinte endocrinienne dans les leucodystrophies, en particulier devant un hypogonadisme hypogonadotrope isolĂ©. Une Ă©valuation clinique, hormonale et neuroradiologique ciblĂ©e permet une orientation diagnostique prĂ©coce, mĂȘme avant confirmation gĂ©nĂ©tique.

P-176

ASSOCIATION DE SARCOIDOSE SYSTEMIQUE ET HYPOPARATHYROIDIE PRIMAIRE : À PROPOS D’UN CAS

Auteur:

Arridji Ahlem

CHU Constantine service d'endocrinologie-diabétologie

Co-auteurs :
Chems Mouats , S Benmouhamed , N Nouri

CHU Constantine service d'endocrinologie-diabétologie

Introduction

L’hypoparathyroĂŻdie, complication endocrinienne peu frĂ©quente, peut poser un rĂ©el dĂ©fi thĂ©rapeutique lorsqu’elle coexiste avec une maladie inflammatoire systĂ©mique telle que la sarcoĂŻdose. Rarement localisĂ©e Ă  la thyroĂŻde, cette derniĂšre peut toutefois induire une hypoparathyroĂŻdie par infiltration granulomateuse ou perturber le mĂ©tabolisme calcique via le traitement corticoĂŻde. Nous rapportons ici un cas illustrant les dĂ©fis diagnostiques et thĂ©rapeutiques posĂ©s par cette association.

Observation

Patiente H.W, ĂągĂ©e de 61 ans, aux ATCDs de ThyroĂŻdectomie totale en 2023, avec confirmation de sarcoĂŻdose thyroĂŻdienne par analyse anatomopathologique (confirmĂ©e par deux relectures) ; DiabĂšte sucrĂ© de type 2, traitĂ© par metformine ; SarcoĂŻdose systĂ©mique, diagnostiquĂ©e en aoĂ»t 2024 traitĂ©e par prednisone Ă  25 mg/jour   qui prĂ©sente rĂ©cemment des crampes musculaires ; des paresthĂ©sies au niveau des membres, motivant la rĂ©alisation d’un bilan phosphocalcique plasmatique et urinaire. La PTH est à 13,4 pg/ml, hypocalcĂ©mie (65 mg/l), hypophosphatĂ©mie (45 mg/l) et une calciurie (178,35 mg/24h), hypomagnĂ©sĂ©mie (18 mg/l) ; Vit D (28 ng/ml). L’hypocalcĂ©mie est non corrigĂ©e malgrĂ© la charge calcique IV. La patiente est mise sous traitement vitamino-calcique 3g de calcium et 2 ”g de l’un alpha.

Discussion et conclusion

La sarcoĂŻdose peut ĂȘtre Ă  la fois une cause et une complication de l'hypoparathyroĂŻdie soit par l’Infiltration granulomateuse des glandes parathyroĂŻdes, ou Le traitement de la sarcoĂŻdose par les corticostĂ©roĂŻdes, peut Ă©galement influencer le mĂ©tabolisme du calcium, compliquant davantage la gestion de l'hypoparathyroĂŻdie .La coexistence de ces deux affections peut masquer ou modifier les manifestations cliniques et biologiques typiques de chacune ; La prise en charge dans ce cas est complexe et nĂ©cessite une approche multidisciplinaire .

P-177

Tumeur neuroendocrine digestive et néoplasie papillaire de la thyroïde

Auteur:

Mehannek zahia

Hopital central de l'armée

Co-auteurs :
Bouchenna Amira, Benabdellatif Katia, Benfiala Mouna, Bensalah Meriem

Hopital central de l'armée

Les tumeurs neuroendocrines sont des nĂ©oplasies rares et hĂ©tĂ©rogĂšnes pouvant se dĂ©velopper dont divers organes, elles prennent souvent naissance dans le tractus gastro-entĂ©ro-pancrĂ©atique (GEP). Le carcinome papilaire de la thyroide (CPT) en revanche, est le cancer thyroĂŻdien le plus frĂ©quent . La coexistence de ces deux entitĂ©s chez un mĂȘme patient est exceptionnelle (un seul cas publiĂ© dans la littĂ©rature) et pose un dĂ©fi diagnostique et thĂ©rapeutique.

Nous rapportons le cas d’une patiente O.H de 79 ans suivie pour une tumeur neuroendocrine ilĂ©ale compliquĂ©e de mĂ©tastases hĂ©patiques, chez qui un carcinome papillaire de thyroĂŻde a Ă©tĂ© dĂ©couvert de maniĂšre fortuite lors du bilan d’extension. Le diagnostic a Ă©tĂ© confirmĂ© par l’histopathologie. Un traitement multimodal a Ă©tĂ© entrepris combinant une thyroidectomie totale avec curage central, et une IrathĂ©rapie.

Ce cas illustre l’importance d’un bilan exhaustif chez les patients porteurs de tumeurs rares, ainsi que la complexitĂ© de la prise en charge en prĂ©sence de pathologies nĂ©oplasiques concomitantes . Il soulĂšve Ă©galement des questions sur une Ă©ventuelle prĂ©disposition gĂ©nĂ©tique ou syndromique nĂ©cessitant un suivi multidisciplinaire et une investigation gĂ©nĂ©tique Ă©ventuelle.

 

P-178

Collision rare :Tumeur neuroendocrine digestive et néoplasie papillaire de la thyroïde.

Auteur:

Mehannek Zahia

Hopital central de l'armée

Co-auteurs :
Bouchenna Amira, Benabdellatif Katia, Benfiala Mouna, Bensalah Meriem

Hopital central de l'armée

Les tumeurs neuroendocrines sont des nĂ©oplasies rares et hĂ©tĂ©rogĂšnes pouvant se dĂ©velopper dont divers organes, elles prennent souvent naissance dans le tractus gastro-entĂ©ro-pancrĂ©atique (GEP). Le carcinome papilaire de la thyroide (CPT) en revanche, est le cancer thyroĂŻdien le plus frĂ©quent . La coexistence de ces deux entitĂ©s chez un mĂȘme patient est exceptionnelle (un seul cas publiĂ© dans la littĂ©rature) et pose un dĂ©fi diagnostique et thĂ©rapeutique.

Nous rapportons le cas d’une patiente O.H de 79 ans suivie pour une tumeur neuroendocrine ilĂ©ale compliquĂ©e de mĂ©tastases hĂ©patiques, chez qui un carcinome papillaire de thyroĂŻde a Ă©tĂ© dĂ©couvert de maniĂšre fortuite lors du bilan d’extension. Le diagnostic a Ă©tĂ© confirmĂ© par l’histopathologie. Un traitement multimodal a Ă©tĂ© entrepris combinant une thyroidectomie totale avec curage central, et une IrathĂ©rapie.

Ce cas illustre l’importance d’un bilan exhaustif chez les patients porteurs de tumeurs rares, ainsi que la complexitĂ© de la prise en charge en prĂ©sence de pathologies nĂ©oplasiques concomitantes .

Il soulÚve également des questions sur une éventuelle prédisposition génétique ou syndromique nécessitant un suivi multidisciplinaire et une investigation génétique éventuelle.

P-179

Un retard de croissance staturo-pondérale révÚle un syndrome neurofibromatose type 1-Noonan

Auteur:

LAIB Soumia

CHU Batna, service d'endocrinologie

 Le syndrome neurofibromatose type 1-Noonan (NFNS) est une pathologie autosomique dominante rare associant des signes caractĂ©ristiques de la neurofibromatose et du syndrome de Noonan. Le diagnostic peut ĂȘtre difficile et doit ĂȘtre complĂ©tĂ© par test gĂ©nĂ©tique.

Nous rapportons le cas d’un enfant ĂągĂ© de 17ans adressĂ© pour l’évaluation d’un retard de croissance staturo-pondĂ©ral. Il est issu d’un mariage consanguin, accouchement par voie basse Ă  terme.

L’examen clinique objectivait un poids 32 kg, une taille de 149cm, les deux <3DS .L'Ăąge osseux Ă©tait de 12 .il n’y avait pas de dĂ©formations osseuses .Il prĂ©sentait un syndrome dysmorphique Ă©voquant (NS)  sans retentissement cardiaque . L’association de plus de 6 taches cafĂ© au lait , des lentigines axillaires, 2 neurofibromes plexiformes des racines C8 et S1 et un neurofibrome cutanĂ© sur  le bras gauche Ă©tait en faveur de la NF1.Son dĂ©veloppement pubertaire Ă©tait classĂ© G4P2.

lebilan biologique objectivait des IGF1  bas ( 54 ,52 ng/ml), Le pic de la GH aprĂšs test d’ hypoglycĂ©mie insulinique Ă©tait de14 .2 ng/ml . Le reste de l’ hypophysiogramme et du bilan lĂ©sionnel Ă©tait normal.

Le NS et la NF1 sont des RASopathies résultants de mutations diverses de gÚnes différents.

Le retard de croissance staturale avec ou sans dĂ©ficit en GH reprĂ©sente une manifestation de la NFNS, mais il est rarement rĂ©vĂ©lateur. Son mĂ©canisme n’est pas clair, mais pourrait ĂȘtre en rapport avec la rĂ©duction de la taille de l’hypophyse ou l’association d’une masse suprasellaire. Et il peut ĂȘtre prĂ©sent en l’absence de toute lĂ©sion intracrĂąnienne.

Aucune recommandation concernant le  traitement par GH recombinante chez les patients avec  NFNS. Son utilisation peut favoriser la croissance des neurofibromes plexiformes.

Notre cas souligne l’importance de la dĂ©tection des manifestations cliniques du NFNS1 Ă  l’enfance, ce qui nĂ©cessite un suivi multidisciplinaire  à long terme.

P-180

Morbidité de la reprise chirurgicale du compartiment central du cou, pour récidive/persistance d'un carcinome papillaire de la thyroïde.

Auteur:

Zakia HATTOU

EHS centre Pierre et Marie Curie; service de chirurgie oncologique A

Co-auteurs :
Fella HASBELLAOUI*; Safia MIMOUNI*; Kamel BENTABAK**

EHS Centre Pierre et Marie Curie; * service d'endocrinologie; ** service de chirurgie oncologique A

Abstract :

Introduction :

La chirurgie reprĂ©sente l’arme thĂ©rapeutique de choix, chez les patients porteurs d’une rĂ©cidive ou persistance d’un carcinome papillaire de la thyroĂŻde, dans le compartiment central du cou et ne prĂ©sentant pas de mĂ©tastases Ă  distance. Cependant elle n’est pas dĂ©nuĂ©e de risque de morbiditĂ©, mais les donnĂ©es Ă  ce sujet sont rares et hĂ©tĂ©rogĂšnes dans la littĂ©rature. L’objectif de cette Ă©tude est d’évaluer la morbiditĂ© de la reprise chirurgicale des rĂ©cidives ou persistances d’un carcinome papillaire de la thyroĂŻde, dans le secteur central.

Méthode :

Il s’agit d’une Ă©tude prospective, uni centrique de type observationnelle, Ă©talĂ©e sur une pĂ©riode de 36 mois, de mars 2021 Ă  mars 2024. Nous avons analysĂ© la morbiditĂ© postopĂ©ratoire, chez des patients porteurs d’une rĂ©cidive ou persistance d’un carcinome papillaire de la thyroĂŻde, aprĂšs reprise chirurgicale du compartiment central du cou. L’analyse statistique a portĂ© essentiellement sur la morbiditĂ© globale, l’hypocalcĂ©mie, la paralysie des nerfs laryngĂ©s infĂ©rieurs, la lymphorĂ©e et l’hĂ©morragie postopĂ©ratoire.

Résultats :

Cinquante-cinq patients ont Ă©tĂ© inclus dans l’étude. Une reprise chirurgicale du compartiment central du cou a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour tous les patients. Un curage central ipsilatĂ©ral a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© dans 31 cas (56,36%) et un curage central bilatĂ©ral dans 24 cas (43,64%), associĂ©e Ă  un curage jugulo-carotidien dans 67,3% des cas. L’ñge moyen des patients Ă©tait de 42,51±12,16 ans. Une nette prĂ©dominance fĂ©minine a Ă©tĂ© observĂ©e, avec 43 femmes (78.2%) et 12 hommes (21.8%). Douze patients ont prĂ©sentĂ© une dysphonie avec un examen des cordes vocales normal. Neuf ont prĂ©sentĂ© une paralysie des cordes vocales, dont un de façon bilatĂ©rale. Une hypocalcĂ©mie a Ă©tĂ© observĂ©e chez 8 (15,4%) des 52 patients ne prĂ©sentant pas d’hypocalcĂ©mie dĂ©finitive en rapport avec la chirurgie primaire. Deux patients ont Ă©tĂ© repris pour hĂ©matome. Quatre patients ont prĂ©sentĂ© une lymphorĂ©e dont un a nĂ©cessitĂ© un traitement chirurgical. Cette morbiditĂ©, particuliĂšrement la lymphorĂ©e a Ă©tĂ© Ă  l’origine d’une prolongation de la durĂ©e de sĂ©jours hospitalier de façon significative. À six mois 4/9 (7,27%) patients prĂ©sentaient toujours une paralysie du nerf laryngĂ© infĂ©rieur dont un de façon bilatĂ©rale et deux (3,7%) patients nĂ©cessitaient toujours une supplĂ©mentation en calcium. Du tissu parathyroĂŻdien a Ă©tĂ© objectivĂ© sur 16 (29.1%) spĂ©cimens, dont deux glandes parathyroĂŻdes infiltrĂ©es. En analyse univariĂ©e, la prĂ©sence d’un reliquat parenchymateux et la taille tumorale > 15mm sont des facteurs prĂ©dictifs de paralysie du nerf laryngĂ© infĂ©rieur en postopĂ©ratoire. À six mois et en analyse de rĂ©gression logistique binaire, seule la taille tumorale >15mm, est retenue comme facteur prĂ©dictif indĂ©pendant de paralysie du nerf laryngĂ© infĂ©rieur. L’ñge ≄55 ans et le nombre de chirurgies antĂ©rieures ≄2 sont des facteurs prĂ©dictifs de la survenue d’une lymphorĂ©e en analyse univariĂ©e. En analyse de rĂ©gression logistique binaire, aucun des deux facteurs n’est retenu comme facteur de risque indĂ©pendant.

Conclusion :

L’indication du traitement chirurgical pour les rĂ©cidives/persistances dans le compartiment central, d’un carcinome papillaire de la thyroĂŻde, nĂ©cessite une concertation multidisciplinaire et l’intervention de chirurgiens experts. Une taille tumorale >15 mm augmente le risque de paralysie du nerf laryngĂ© infĂ©rieur. En raison de la prĂ©dominance des persistances par rapport aux rĂ©cidives, il serait recommandĂ© d’éviter les persistances tumorales, en confiant les carcinomes papillaires de la thyroĂŻde Ă  risque Ă©levĂ© et intermĂ©diaire, Ă  des Ă©quipes expĂ©rimentĂ©es et en rĂ©alisant un curage central prophylactique chez des patients sĂ©lectionnĂ©s, aprĂšs discussion en rĂ©union de concertation pluridisciplinaire.

 

 

 

P-181

Suspected Noonan Syndrome

Auteur:

Selma Baitiche

Service d'endocrinologie ,CPMC

Co-auteurs :
Syrine Bentaleb

Pr Kesri ( cheffe d'unité) ,Pr Mimouni ( chef service du service endocrinologie ,cpmc)

 

Suspected Noonan Syndrome in a Child with Bilateral Cryptorchidism and Growth Delay: A Case Report

S. BAITICHE, S. BENTALEB, N. KESRI, S. MIMOUNI

Department of endocrinology Pierre and Marie Curie center, Algiers

Introduction:

Noonan syndrome is a genetic disorder characterized by distinctive facial features, congenital heart defects, growth retardation, and other multisystem anomalies. Early recognition is crucial for appropriate management and genetic counseling. This case report presents a child with multiple congenital anomalies and developmental delays, in whom Noonan syndrome was clinically suspected.

Observation:

We report the case of Chih Adem, a 9-year-and-7-month-old boy admitted for evaluation of growth delay and bilateral cryptorchidism. His medical history included an atrial septal defect (ASD) repaired at age 5, and bilateral horseshoe kidneys with ureteropelvic junction obstruction, corrected at age 3. Developmentally, he has psychomotor delay and learning difficulties.

On examination, he presented with proportionate short stature (−2.5 SD), delayed bone age (6 years vs. chronological age of 9.5), and characteristic facial dysmorphisms: epicanthus, mild hypertelorism, downward-slanting palpebral fissures, low-set ears, and a broad forehead. He also had pectus carinatum, a small penis (−2 SD in length), and an empty scrotum bilaterally (Tanner stage P1). MRI identified the right testis in the inguinal canal; the left testis was not visualized. Hormonal analysis revealed growth hormone deficiency. Vanishing testis syndrome was excluded.

Based on clinical criteria, the patient met two major features (growth retardation and pectus carinatum) and several minor features (facial dysmorphism, ASD, intellectual delay, bilateral cryptorchidism), supporting a diagnosis of Noonan syndrome.

Conclusion:

This case underscores the importance of considering syndromic causes in children with complex congenital and developmental abnormalities. The combination of cardiac, renal, endocrine, craniofacial, and genital findings strongly suggests Noonan syndrome. Genetic testing is recommended for confirmation, along with multidisciplinary care for comprehensive management.

P-182

Adénomes parathyroïdiens: Deux cas cliniques avec caractéristiques suspects de malignité.

Auteur:

IL.ALIM

clinique debussy

Co-auteurs :
R.HACHLAF ,H.BENDID,R.MERAD,C.CHEKMAN.

clinique Debussy, CPMC"c"

Les adénomes parathyroïdiens sont des tumeurs bénignes de la glande parathyroïde qui provoquent une hyperparathyroïdie. Cependant, dans de rares cas, ces adénomes peuvent présenter des caractéristiques suspectes de malignité.

Nous présentons ici deux cas d'adénome parathyroïdien chez des patients qui ont soulevé des inquiétudes quant à leur nature potentiellement maligne.

Dans notre étude, nous avons examiné les dossiers médicaux de deux patients présentant des adénomes parathyroïdiens suspectés de malignité. Les patients ont été évalués à l'aide de l'imagerie( échographies cervicale / Scintigraphie thyroïdienne) , des marqueurs biologiques (PTH, Bilan phosphocalcique , thyroglobuline ) et des biopsies avec cytoponction  pour confirmer le diagnostic. Les prélÚvements histopathologiques ont révélé des caractéristiques morphologiques et immuno- histochimiques inhabituelles, telles qu'une prolifération cellulaire anormale et une invasion tissulaire, suggérant une tumeur parathyroïdienne maligne .

La discussion de ces cas souligne en (RCP ), l'importance d'une approche multidisciplinaire dans l'évaluation des adénomes parathyroïdiens suspects de malignité. Les options de traitement pour ces cas complexes avaient été soigneusement examinées, en tenant compte du risque de récidive et de métastases. Nous avons procédé a une adénectomie par cervicotomie pour nos deux patients les suites opératoires immédiates fut simples ,patients sorties au 1er jour post-opératoire sans incidents (cliniques ,biologiques ).

Un follow up  Ă©troit Ă  long terme a Ă©té  assurer pour une prise en charge appropriĂ©e de ces patients oĂč l'Ă©tude anatomopathologique ainsi que l'immuno- histochimie avaient  confirmer  le caractĂšre malin des lĂ©sions

En conclusion, ces deux cas d'adénome parathyroïdien suspect de malignité mettent en lumiÚre les défis diagnostiques et thérapeutiques associés à cette pathologie rare. Une meilleure compréhension de la biologie et de la prise en charge de ces tumeurs est nécessaire pour améliorer les résultats cliniques des patients atteints d'adénomes parathyroïdiens à risque de malignité.

P-183

PHEOCHROMOCYTOME ASSOCIE A UN SYNDROME DE LERICHE : UN DEFI MULTIDISCIPLINAIRE

Auteur:

ARKOUB Mohamed

Service d'endocrinologie, Centre Pierre et Marie Curie

Co-auteurs :
MEZIANI Nabila, LOUNIS Radhia, Mimouni Safia

Service d'endocrinologie, Centre Pierre et Marie Curie

Introduction : Le phĂ©ochromocytome est une tumeur rare, souvent dĂ©couverte fortuitement, dont la prise en charge peut ĂȘtre compliquĂ©e en cas de pathologies vasculaires associĂ©es.

Observation : M. X, 49 ans, diabĂ©tique de type 2 sous insulinothĂ©rapie depuis 14 ans et hypertendu sous valsartan/amlodipine, suivi pour claudication intermittente stade IIb liĂ©e Ă  une occlusion aortique sous‑rĂ©nale et iliaque bilatĂ©rale compatible avec un syndrome de Leriche. Une masse surrĂ©nalienne gauche de 37×28×42 mm Ă  rehaussement artĂ©riel intense en pĂ©riphĂ©rie est identifiĂ©e de maniĂšre fortuite par angio-scanner ans le cadre de l’exploration de son AOMI.

Sur le plan clinique, on trouve un patient en maigreur, avec amaigrissement rĂ©cent, une triade de MĂ©nard incomplĂšte avec palpitations paroxystiques, cĂ©phalĂ©es intermittentes, sans sueurs associĂ©es, une anorexie, des chiffres tensionnels contrĂŽlĂ©s sous traitement, une claudication intermittente IIb de Leriche, des paresthĂ©sies des membres infĂ©rieurs. On note l’absence de signes cliniques pouvant Ă©voquer une autre hypersĂ©crĂ©tion surrĂ©nalienne, de syndrome tumoral intra-abdominal, ou de maladie gĂ©nĂ©tique associĂ©e.
Sur le plan biologique, on objective une hypersécrétion de noradrénaline à 7* la normale.
Sur le plan morphologique, on objective une occlusion aortique sous‑rĂ©nale avec repermĂ©abilisation collatĂ©rale, stĂ©nose rĂ©nale droite subocclusive et tumeur surrĂ©nalienne de 35*34*47 mm bien limitĂ©e, hypervascularisĂ©e (wash‑out absolu 47 %, relatif 35 %).

La dĂ©cision thĂ©rapeutique aprĂšs concertation entre chirurgie vasculaire, endocrinologie et anesthĂ©sie a Ă©tĂ© la chirurgie par laparotomie aprĂšs prĂ©paration mĂ©dicale par alpha et bĂȘta-bloquants.
Les dĂ©rivĂ©s mĂ©thoxylĂ©s urinaires post‑opĂ©ratoires sont nĂ©gatifs, avec amĂ©lioration des chiffres tensionnels et disparition des signes catĂ©cholaminergiques.

Discussion: Cette association rare de phĂ©ochromocytome et de syndrome de Leriche, dĂ©crit ici pour la premiĂšre fois, illustre l’importance d’un diagnostic hormonal systĂ©matique devant toute masse surrĂ©nalienne, mĂȘme fortuite, et la nĂ©cessitĂ© d’une coordination multidisciplinaire pour optimiser la prise en charge et le pronostic cardio-vasculaire dans notre association

P-184

Dysphonie post-thyroïdectomie : penser au-delà du nerf récurrent

Auteur:

Razika Hachlaf

centre Pierre et Marie Curie

Co-auteurs :
Hani Bendib,Nabil djellali,Rachida Merad,Chemseddine Chakman

centre Pierre et Marie Curie

 

Introduction :
La chirurgie thyroĂŻdienne est une intervention bien codifiĂ©e, mais non exempte de complications, notamment la dysphonie et l’hypoparathyroĂŻdie. Si les paralysies du nerf laryngĂ© infĂ©rieur (nerf rĂ©current) reprĂ©sentent la cause la plus frĂ©quente de dysphonie post-opĂ©ratoire par immobilitĂ© des cordes vocales, d'autres mĂ©canismes, moins connus, peuvent ĂȘtre en cause. Des facteurs mĂ©caniques, cicatriciels, inflammatoires ou post-traumatiques peuvent altĂ©rer la mobilitĂ© des articulations cricoarytĂ©noĂŻdiennes, siĂšge d’insertion des cordes vocales.

Observation clinique :
Nous rapportons le cas d'une patiente de 38 ans, opĂ©rĂ©e pour un goitre multinodulaire par thyroĂŻdectomie totale. En post-opĂ©ratoire, elle prĂ©sente une dysphonie persistante. L’examen nasofibroscopique met en Ă©vidence une mobilitĂ© conservĂ©e des cordes vocales, mais suggĂšre une luxation arytĂ©noĂŻdienne, probablement secondaire Ă  l’intubation orotrachĂ©ale. La patiente a Ă©tĂ© adressĂ©e dans un service ORL spĂ©cialisĂ© pour prise en charge.

Discussion :
Ce cas illustre l’importance d’un diagnostic diffĂ©rentiel rigoureux devant une dysphonie post-thyroĂŻdectomie, surtout en l'absence de paralysie rĂ©currentielle. La luxation arytĂ©noĂŻdienne est une cause rare mais documentĂ©e, souvent associĂ©e Ă  des traumatismes laryngĂ©s liĂ©s Ă  l’intubation. Le diagnostic repose sur la nasofibroscopie associĂ©e Ă  une Ă©valuation laryngologique experte. Le traitement peut aller de la rééducation orthophonique Ă  une prise en charge chirurgicale.

Conclusion :
Toute dysphonie post-thyroĂŻdectomie doit faire l’objet d’un bilan ORL systĂ©matique incluant une nasofibroscopie. La comprĂ©hension des causes non neurologiques est essentielle pour Ă©viter les erreurs de diagnostic. La prĂ©vention passe par une intubation atraumatique, une technique opĂ©ratoire rigoureuse et une collaboration Ă©troite entre chirurgiens et ORL.

Mots-clés : thyroïdectomie, dysphonie, luxation aryténoïdienne, intubation, paralysie laryngée

P-185

Aspects cliniques diagnostiques ,et thérapeutique des tumeurs surrénaliennes

Auteur:

Dr Salma Baitiche ,Dr Amira Bournissa ,Dr Nada Mouissi

Endocrinologie ,CPMC

Co-auteurs :
Pr N.Kesri, Pr S Mimouni

Service d'endocrinologie, CPMC

Introduction :
Les tumeurs surrĂ©naliennes constituent un motif frĂ©quent de consultation endocrinologique, souvent dĂ©couvertes de maniĂšre fortuite lors d’un bilan radiologique. Face Ă  la diversitĂ© Ă©tiologique et au potentiel de sĂ©crĂ©tion hormonale de ces lĂ©sions, une Ă©valuation multidisciplinaire s’avĂšre indispensable. L’objectif de cette Ă©tude est de dĂ©crire les profils clinique, biologique, radiologique et thĂ©rapeutique des patients pris en charge pour tumeur surrĂ©nalienne au Centre Pierre et Marie Curie d’Alger.

Méthodes :
Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective descriptive incluant 37 patients suivis pour tumeur surrĂ©nalienne entre janvier et dĂ©cembre 2024. Les donnĂ©es cliniques, biologiques, morphologiques et thĂ©rapeutiques ont Ă©tĂ© extraites des dossiers mĂ©dicaux hospitaliers, puis analysĂ©es de façon descriptive.

Résultats :
L’ñge moyen des patients Ă©tait de 40 ans (extrĂȘmes : XX–XX ans), avec une lĂ©gĂšre prĂ©dominance masculine (51,4 %). Des antĂ©cĂ©dents d’hypertension artĂ©rielle (HTA) ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s chez 70 % des patients, dont 77,3 % recevaient un traitement par antagonistes des rĂ©cepteurs de l’angiotensine II (ARA2). Dans 22,7 % des cas, l’HTA Ă©voluait depuis plus de 4 ans.
Dans 56,8 % des cas, la dĂ©couverte de la masse surrĂ©nalienne Ă©tait fortuite, dans le cadre du bilan Ă©tiologique d’une HTA. Cliniquement, une HTA Ă©tait objectivĂ©e dans la mĂȘme proportion, associĂ©e Ă  une hypokaliĂ©mie dans 22 % des cas, Ă©voquant une possible hyperaldostĂ©ronisme primaire.
Sur le plan biologique, le test de freinage à faible dose à la dexaméthasone était positif dans 85,7 % des cas, traduisant une sécrétion autonome de cortisol. En revanche, les dosages des dérivés catécholaminergiques (métanéphrines, normétanéphrines urinaires) étaient négatifs dans 83,8 % des cas, et le rapport aldostérone/rénine était normal dans 40 % des cas, suggérant l'absence d'hyperaldostéronisme biologique dans une proportion notable de patients.
L’imagerie morphologique, essentiellement par tomodensitomĂ©trie, montrait un adĂ©nome surrĂ©nalien dans 54,5 % des cas, unilatĂ©ral dans 85,7 %, avec un diamĂštre infĂ©rieur Ă  4 cm dans 76,5 % des cas.
Le diagnostic final retenu Ă©tait celui de tumeur non sĂ©crĂ©tante dans 24,3 % des cas. Aucune extension loco-rĂ©gionale ni signe de malignitĂ© radiologique n’a Ă©tĂ© retrouvĂ©e dans cette sĂ©rie. Une prise en charge chirurgicale par surrĂ©nalectomie a Ă©tĂ© proposĂ©e dans 54 % des cas, motivĂ©e par des critĂšres morphologiques (taille, densitĂ©, croissance) ou une incertitude hormonale persistante.

Conclusion :
L’hypertension artĂ©rielle demeure Ă  la fois un mode rĂ©vĂ©lateur frĂ©quent et une manifestation clinique prĂ©dominante des tumeurs surrĂ©naliennes. La majoritĂ© des lĂ©sions observĂ©es sont des adĂ©nomes unilatĂ©raux de petite taille, le plus souvent Ă  profil de sĂ©crĂ©tion discrĂšte ou silencieuse. Le test de freinage est un outil essentiel dans l’évaluation fonctionnelle. MalgrĂ© l’absence de critĂšres de malignitĂ© dans de nombreux cas, le recours Ă  la chirurgie reste frĂ©quent dans notre pratique, illustrant les limites actuelles de la prise en charge non invasive, notamment en contexte d’incertitude diagnostique.
Mots-clés : tumeur surrénalienne, adénome, hypertension artérielle, test de freinage, sécrétion subclinique, surrénalectomie

P-187

APPORT DE LA CYTOLOGIE DANS LE DIAGNOSTIC DU CARCINOME PAPILLAIRE DE LA THYROÏDE, SOUS TYPE A CELLULES HAUTES (TALL CELLS) : A PROPOS DE DEUX CAS

Auteur:

H.LOUNIS

Service De Biologie Cellulaire Spécialité Histologie Embryologie Et Génétique Cliniques, CHU Nefissa Hamoud

Co-auteurs :
H. YAHIA

Service De Biologie Cellulaire Spécialité Histologie Embryologie Et Génétique Cliniques, CHU Nefissa Hamoud

Introduction : Le carcinome papillaire de la thyroĂŻde (CPT) est le cancer thyroĂŻdien diffĂ©renciĂ© le plus frĂ©quent. Parmi ses variantes, le sous-type tall cells, bien que peu courant, prĂ©sente un comportement histologique agressif avec un fort risque de rĂ©cidive, d’envahissement loco-rĂ©gional et de mĂ©tastases. Le diagnostic peut ĂȘtre envisagĂ© par cytologie si les caractĂ©ristiques morphologiques sont correctement identifiĂ©es.

Observations : Deux cas de nodules thyroĂŻdiens classĂ©s TIRADS 5 ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s. Les patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une cytoponction avec frottis colorĂ©s au May-GrĂŒnwald-Giemsa. Ceux-ci rĂ©vĂšlent une substance colloĂŻde atypique et une cellularitĂ© variable formĂ©e de thyrĂ©ocytes en structures folliculaires ou microfolliculaires. Les cellules, polygonales Ă  allongĂ©es, possĂšdent des noyaux hypertrophiĂ©s et chevauchĂ©s, une chromatine hĂ©tĂ©rogĂšne, et de multiples pseudo-inclusions intranuclĂ©aires Ă©voquant des “bulles de savon”. Une tuberculose ganglionnaire a Ă©tĂ© identifiĂ©e chez l’un des cas. L’examen histologique a confirmĂ©, pour les deux patients, la variante tall cells du CPT. 

Discussion : Une cytologie rigoureuse permet d’orienter vers le sous-type tall cells. La prĂ©sence de cellules hautes au cytoplasme Ă©osinophile, de pseudo-inclusions frĂ©quentes et d'atypies marquĂ©es constitue un faisceau Ă©vocateur. Cette variante est souvent liĂ©e Ă  la mutation BRAF V600E, corrĂ©lĂ©e Ă  un mauvais pronostic. La reconnaissance prĂ©coce permet une prise en charge chirurgicale adaptĂ©e et un suivi oncologique intensifiĂ©. 

Mots clés : Tall cells, carcinome papillaire, thyroïde, cytologie, ponction, pseudo-inclusions

Références :

Ali SZ, VanderLaan PA. The Bethesda System for Reporting Thyroid Cytopathology: Definitions, Criteria, and Explanatory Notes. 3rd ed. Cham: Springer; 2023.

Kini S. Thyroid cytopathology an atlas and text .first edLipincott Williams and wilkins 2008

P-188

CARCINOME MEDULLAIRE DE LA THYROÏDE AVEC METASTASE GANGLIONNAIRE : A PROPOS D’UN CAS

Auteur:

BOUYAHIA

Service De Biologie Cellulaire Spécialité Histologie Embryologie Et Génétique Cliniques, CHU Nefissa Hamoud

Co-auteurs :
H. YAHIA

Service De Biologie Cellulaire Spécialité Histologie Embryologie Et Génétique Cliniques, CHU Nefissa Hamoud

Introduction : Le carcinome médullaire de la thyroïde (CMT) est une tumeur neuroendocrine rare, représentant 1 à 2 % des cancers thyroïdiens. Issu des cellules parafolliculaires C sécrétrices de thyrocalcitonine, il peut se manifester par des signes systémiques inhabituels.

Objectif : Cette observation met en lumiĂšre l’importance de la cytoponction et du dosage de la thyrocalcitonine face Ă  des symptĂŽmes non spĂ©cifiques, en particulier digestifs.

MatĂ©riel et mĂ©thodes : Nous rapportons le cas d’un patient de 84 ans, sans antĂ©cĂ©dents, prĂ©sentant des diarrhĂ©es chroniques rĂ©sistantes aux traitements et un amaigrissement marquĂ©. Le dosage des ACE Ă©tait Ă  84 ”g/L. Une coloscopie a rĂ©vĂ©lĂ© un polype tubulo-villeux bĂ©nin. Une Ă©chographie cervicale a identifiĂ© un nodule thyroĂŻdien postĂ©ro-infĂ©rieur droit classĂ© TIRADS 5, avec des adĂ©nopathies latĂ©rocervicales droites (secteurs II, III, IV). Une cytoponction Ă©choguidĂ©e a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur le nodule et les adĂ©nopathies. L’analyse cytologique a conclu Ă  un CMT avec mĂ©tastases ganglionnaires. Le dosage de la thyrocalcitonine sĂ©rique s’est rĂ©vĂ©lĂ© fortement Ă©levĂ© Ă  10 200 pg/mL.

Conclusion : Ce cas illustre la prĂ©sentation clinique atypique du CMT, oĂč la diarrhĂ©e peut ĂȘtre le symptĂŽme inaugural liĂ© Ă  la sĂ©crĂ©tion de peptides hormonaux. Le diagnostic repose sur une combinaison d’exploration clinique rigoureuse, de cytologie prĂ©cise et de dosage hormonal ciblĂ©. La reconnaissance prĂ©coce permet une prise en charge adaptĂ©e et amĂ©liore le pronostic.

Mots clés : Carcinome médullaire, thyroïde, cytologie, thyrocalcitonine, diarrhée, métastases ganglionnaires

Réferences :

Ali SZ, VanderLaan PA. The Bethesda System for Reporting Thyroid Cytopathology: Definitions, Criteria, and Explanatory Notes. 3rd ed. Cham: Springer; 2023.

Cochand-Priollet B. Medullary Carcinoma of Thyroid, Cytological Findings. In: Schmitt F, editor. Cytopathology. Encyclopedia of Pathology. Cham: Springer; 2017.

P-189

APPROCHE CYTOLOGIQUE DU NEOPLASME PARATHYROÏDIEN : EVALUATION DES CRITERES MORPHOLOGIQUES ET DU DOSAGE DE LA PTH IN SITU

Auteur:

I.AISSIOU

SERVICE HISTOLOGIE EMBRYOLOGIE ET GENETIQUE CLINIQUES, LABORATOIRE DE BIOLOGIE CELLULAIRE, UNITE DE CYTOPATHOLOGIE, CHU NEFISSA HAMOUD EX PARNET

Co-auteurs :
H.YAHIA [1], M.A.HIMEUR [2]

[1] SERVICE HISTOLOGIE EMBRYOLOGIE ET GENETIQUE CLINIQUES, LABORATOIRE DE BIOLOGIE CELLULAIRE, UNITE DE CYTOPATHOLOGIE, CHU NEFISSA HAMOUD EX PARNET [2] LABORATOIRE HORMONOLOGIE CPMC

Introduction Le nĂ©oplasme parathyroĂŻdien est une tumeur neuroendocrine rare, bĂ©nigne ou maligne, issue des cellules principales ou oxyphiles des glandes parathyroĂŻdes. Il se manifeste par une hyperproduction de l’hormone parathyroĂŻdienne (PTH), perturbant le mĂ©tabolisme du calcium. Le diagnostic cytologique reste complexe, mais l’ajout du dosage de la PTH in situ a considĂ©rablement amĂ©liorĂ© la dĂ©tection.

MĂ©thodes Une Ă©tude rĂ©trospective  a Ă©tĂ© menĂ©e de 2014 Ă  2024. Elle vise Ă  Ă©valuer la prĂ©cision de la cytologie par aspiration Ă  l’aiguille fine  sous Ă©chographie dans le diagnostic du nĂ©oplasme parathyroĂŻdien. Les frottis ont Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©s selon des critĂšres morphologiques prĂ©cis, avec dosage systĂ©matique de la PTH in situ pour affiner le diagnostic.

RĂ©sultats Parmi les 32 cas Ă©tudiĂ©s, 28 (87,5 %) ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme nĂ©oplasmes parathyroĂŻdiens en cytologie, dont 26 (81,2 %) avec PTH in situ positive. Deux cas correspondaient Ă  des carcinomes parathyroĂŻdiens, dont un avec atteinte ganglionnaire. Quatre cas (12,5 %) ont Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©s comme nĂ©oplasmes folliculaires (Bethesda IV) avec PTH in situ nĂ©gative. Les patients Ă©taient majoritairement des femmes (87,5 %) avec un Ăąge moyen de 50 ans. Les critĂšres cytologiques rĂ©currents incluent : noyaux nus (66 %), vacuoles pĂ©ri-nuclĂ©aires (56,25 %), petites cellules (53,12 %), architecture vĂ©siculaire (43,75 %) et fond hĂ©matique/adipeux (43,75 %). Tous les cas diagnostiquĂ©s en  cytologie et avec PTH positive ont Ă©tĂ© confirmĂ©s en histologie.

Discussion L’association de critĂšres cytomorphologiques et du dosage de la PTH in situ amĂ©liore nettement le diagnostic des lĂ©sions parathyroĂŻdiennes. Elle permet une dĂ©tection prĂ©coce, une meilleure orientation thĂ©rapeutique, et reflĂšte la montĂ©e en compĂ©tence des cytopathologistes ainsi que l’efficacitĂ© accrue de cette approche dans notre Ă©tablissement.

Mots Clés : Parathyroïde, néoplasme parathyroïdien, Adénome, PTH in situ

P-190

Aspects cliniques, diagnostiques et thérapeutiques des cancers différenciés de la thyroïde en 2024.

Auteur:

H. KAIDI

Service d’endocrinologie et maladies mĂ©taboliques. Centre Pierre et Marie Curie-Alger

Co-auteurs :
, N .SALAH AIECH.SAHRAOUI A ,F.HASBELLAOUI,O,BAZ, A.CHEHBOUN, M.BOUDISSA, S .HADJARAB, N .KESRI,N .MEZIANI ,S.MIMOUNI

Service d’endocrinologie et maladies mĂ©taboliques. Centre Pierre et Marie Curie-Alger

Introduction :

Le cancer papillaire de la thyroïde (CPT) constitue la forme la plus fréquente des cancers thyroïdiens.

Le pronostic est globalement bon et malgrĂ© l’incidence Ă©levĂ©e, la mortalitĂ© reste faible.

L’objectif  de l’étude est de dĂ©crire les caractĂ©ristiques Ă©pidĂ©miologiques, cliniques, cytologiques, chirurgicales et anatomopathologiques des patients suivis pour CPT dans notre service.

Matériels et méthodes :

Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective menĂ©e au sein du service d’endocrinologie sur une pĂ©riode de 12 mois , incluant   353  patients pris en charge pour cancer  diffĂ©renciĂ©.

Les donnĂ©es collectĂ©es comprenaient l’ñge, le sexe, les antĂ©cĂ©dents personnels et familiaux, les circonstances de dĂ©couverte, les rĂ©sultats de la cytoponction (selon la classification Bethesda), le type de chirurgie rĂ©alisĂ©e, et les donnĂ©es anatomopathologiques (type histologique, taille tumorale, multifocalitĂ©) , le stade TNM ainsi que le traitement complĂ©mentaire par irathĂ©rapie.

Résultats :

L’ñge moyen des patients Ă©tait de 41 ans, avec un Ăąge moyen au diagnostic de 40 ans.

Une prédominance féminine a été notée avec 86 % de femmes (sexe-ratio F/H = 6,21).

Les antécédents  familiaux de cancer thyroïdien étaient retrouvés dans 2 % des cas.

La circonstance de découverte la plus fréquente était fortuite radiologiquement   25,5 %.

La cytologie thyroïdienne était évocatrice de malignité (Bethesda V ) dans 26 % des cas.

Tous les patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une chirurgie : thyroĂŻdectomie totale (98 %),  avec un curage ganglionnaire dans 50 % des cas.

L’examen anatomopathologique a confirmĂ© le diagnostic de carcinome papillaire dans 92% des cas.

Le stade TNM retrouvé était : T1 (80 %), T2 (15 %), T3 (5 %), avec atteinte ganglionnaire (N1) dans 34 %, et présence de métastases (M1) dans 0 % des cas.

L’ irathĂ©rapie a Ă©tait indiquĂ©e dans   90 % des cas

Conclusion :

Le cancer papillaire de la thyroĂŻde atteint prĂ©fĂ©rentiellement la femme jeune, souvent dĂ©couvert fortuitement lors d’éxploration radiologique . La cytologie est un outil clĂ© dans la prise en charge. La chirurgie reste le traitement de rĂ©fĂ©rence, et le pronostic est gĂ©nĂ©ralement favorable, en particulier aux stades prĂ©coces.

P-191

DiabÚte néonatal permanent à propos d'un cas

Auteur:

D.Douiri

Service de Pédiatrie Bologhine Ibn Ziri Alger

Co-auteurs :
E.De Franco (2) , D Bekkat Berkani (1)

1.Service de Pédiatrie Bologhine Ibn Ziri Alger (ie). 2. University of Exeter College of Medicine and Health, Exeter (United Kingdom)

Introduction : Le diabÚte sucré néonatal est caractérisé par une hyperglycémie qui apparaßt au cours des six premiers mois de vie , il est lié à mutation monogénique 

Objectif: rapporter un cas de DiabĂšte nĂ©onatal permanent liĂ© Ă  une mutation peu frĂ©quente, celle du gĂȘne IER3IP1 

Cas clinique :

Nous rapportons le cas d'un nourrisson de 20 mois de sexe féminin originaire d'Algérie et y demeurant, née de parents non consanguin, 4eme d'une fratrie de 4.Née par césarienne à 36s. A la naissance: P=2100 g (< -1.62), Microcéphalie, PC= 27 cm(< - 4.41DS), T=46 cm (< - 1 DS). Apgar:10/10,dysmorphie: front étroit, narines antéversées, micrognatisme. hypertonie , convulsions cloniques aux membres supérieurs et  pédalage aux membres inferieurs. A 21 j a présenté une acidocétose diabétique et a été mise sous insuline

la patiente a présenté une encéphalopathie convulsivante nécessitant l'association de 3 antiépileptiques et un important retard des acquisitions psychomotrices

IRM cérébrale: Microcéphalie, lissencéphalie

Etudes gĂ©nĂ©tique: mutation homozygote pour le gĂȘne IER3IP1 pour notre patiente, Les parents sont tous les 2 hĂ©tĂ©rozygotes pour la mĂȘme mutation

Patiente décédée à l'ùge de 27 mois dans un tableau d'infection sévÚre à point de départ pulmonaire

Discussion: Le diabĂšte nĂ©onatal par mutation du gĂȘne IER3IP1 est rare, permanent, de transmission autosomique rĂ©cessive, il s'y associe une microcĂ©phalie, une encĂ©phalopathie convulsivante et un retard des acquisitions psychomotrices

Cette mutation entraßne une apoptose des cellules beta du pancréas et des cellules du cortex cérébral

Conclusion: Nous avons rapporté le cas d'un nourrisson de sexe féminin  portant une mutation du gÚne IER3IP1,décédée à l'ùge de 27 mois dans un tableau de septicémie

P-194

RESULTATS DE LA PRISE EN CHARGE DE L’ACROMEGALIE EXPERIENCE DU CPMC

Auteur:

M. Guettou

CPMC

Co-auteurs :
S.H.Arab ; N.Kesri ; N.Meziani ; S.Mimouni

CPMC

Introduction : L’acromĂ©galie est une maladie rare due Ă  une hypersĂ©crĂ©tion chronique d’hormone de croissance, le plus souvent secondaire Ă  un adĂ©nome hypophysaire. Le diagnostic est le plus souvent tardif, et la prise en charge reste complexe, nĂ©cessitant une approche multidisciplinaire. 

Objectif : DĂ©crire les caractĂ©ristiques cliniques, biologiques, et thĂ©rapeutiques des patients atteints d’acromĂ©galie pris en charge dans notre service, et discuter les perspectives d’optimisation thĂ©rapeutique. 

MĂ©thodes et matĂ©riels : Il s’agit d’une Ă©tude rĂ©trospective descriptive portant sur 63 patients atteints d’acromĂ©galie, suivis ou hospitalisĂ©s sur 03ans entre janvier 2022 et dĂ©cembre 2024. Les donnĂ©es cliniques, paracliniques et thĂ©rapeutiques ont Ă©tĂ© recueillies Ă  partir des dossiers mĂ©dicaux. 

RĂ©sultats : La population comprend 53,97 % de femmes et 46,03 % d’hommes, avec un Ăąge moyen de 41,9 ans au diagnostic. Le dĂ©lai moyen entre les premiers symptĂŽmes et le diagnostic est de 4 ans. Les modifications morphologiques sont prĂ©sentes chez 84,13 %, les cĂ©phalĂ©es chez 60,32 %, les sueurs excessives chez 49,21 % et les troubles visuels chez 42,86 %. L’IGF-1 moyen s’élĂšve Ă  774,6 ng/ml. Les macro-adĂ©nomes prĂ©dominent (84,21 %), avec une invasion du sinus caverneux dans 34,92 % des cas. La chirurgie est rĂ©alisĂ©e chez 77,78 % des patients, et 76,19 % nĂ©cessitent un traitement complĂ©mentaire (mĂ©dical seul dans 60,32 %, radio chirurgie associĂ©e dans 15,87 %). Une insuffisance antĂ©hypophysaire est prĂ©sente dans 55,56 % des cas. La rĂ©ponse thĂ©rapeutique est complĂšte chez 52,63 %, partielle chez 28,07 %, et nulle chez 19,30 % 

Conclusion: L’acromĂ©galie est caractĂ©risĂ©e par un diagnostic souvent retardĂ© et une prise en charge thĂ©rapeutique multiple. Une approche individualisĂ©e et multidisciplinaire reste essentielle pour optimiser le contrĂŽle hormonal et limiter les complications.

P-195

Cancer mĂ©dullaire de la thyroĂŻde : Aspects cliniques, paracliniques, thĂ©rapeutiques et pronostiques SĂ©rie du service d’endocrinologie du CPMC

Auteur:

Y. Sassi

Service d’endocrinologie et des maladies mĂ©taboliques Centre de Pierre et Marie Curie d’Alger

Co-auteurs :
Y. Hassini ; S. Ait Ourdja ; M. Boudissa ; S. Mimouni

Service d’endocrinologie et des maladies mĂ©taboliques Centre de Pierre et Marie Curie d’Alger

Introduction :

Le cancer mĂ©dullaire de la thyroĂŻde (CMT) est une tumeur rare d’origine parafolliculaire (cellules C), dont la prĂ©sentation est hĂ©tĂ©rogĂšne. L’étude globale de ses caractĂ©ristiques dans la population algĂ©rienne permettrait d’en amĂ©liorer la reconnaissance et d’optimiser sa prise en charge.

Objectifs :

Décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et pronostiques des patients atteints de CMT pris en charge dans notre service.

Méthodes :

Étude descriptive rĂ©trospective portant sur environ 300 dossiers de patients atteints de CMT, pris en charge au service d’endocrinologie de l’EHS Pierre et Marie Curie (CPMC) d’Alger. Les donnĂ©es collectĂ©es incluent : l’ñge, le sexe, l’origine gĂ©ographique, les antĂ©cĂ©dents personnels et familiaux, l’ñge au diagnostic, le mode de rĂ©vĂ©lation clinique, les dosages hormonaux (TSH, calcitonine, ACE), les examens d’imagerie, les rĂ©sultats cytologiques et histopathologiques, les analyses gĂ©nĂ©tiques si disponibles, les modalitĂ©s de traitement, les complications post-opĂ©ratoires, ainsi que les donnĂ©es de suivi et de pronostic.

Résultats :

L’analyse des donnĂ©es est en cours. Les rĂ©sultats dĂ©finitifs seront prĂ©sentĂ©s lors du congrĂšs.

Conclusion :

Cette étude devrait permettre une meilleure compréhension des caractéristiques du CMT dans notre population et contribuer à améliorer la prise en charge future.

P-196

PrĂ©valence et impact de la carence en vitamine D chez les patients atteints d’hyperparathyroĂŻdie primaire

Auteur:

R. BAZ

Service d’endocrinologie et de maladies mĂ©taboliques, Centre Pierre Marie Curie, Alger

Co-auteurs :
LM. BENSEMMANE , S. BELMAHDI, N. MEZIANI, S. HADJ ARAB, N. KESRI, S. MIMOUNI

Service d’endocrinologie et de maladies mĂ©taboliques, Centre Pierre Marie Curie, Alger

Introduction
La carence en vitamine D est frĂ©quente dans la population gĂ©nĂ©rale et peut s’associer Ă  l’hyperparathyroĂŻdie primaire (HPP) ; constituant un facteur confondant.

Objectif
DĂ©terminer la prĂ©valence de la carence en vitamine D chez les patients atteints d’HPP

Evaluer l’impact de la carence associĂ© Ă  HPP

Méthodes
Une Ă©tude rĂ©trospective descriptive menĂ©e sur trois ans, incluant 50 patients. Les critĂšres d’inclusion Ă©taient : un taux Ă©levĂ© de PTH, la prĂ©sence d’un adĂ©nome parathyroĂŻdien Ă  l’échographie et/ou la scintigraphie au MIBI, et l’absence d’insuffisance rĂ©nale chronique terminale. Le dĂ©ficit en vitamine D Ă©tait dĂ©finie par un taux de 25(OH)D < 30 ng/mL. Les donnĂ©es ont Ă©tĂ© traitĂ©es avec Google Sheets.

Résultats
Un sex-ratio de 9 :1 et un Ăąge moyen de 57 ans. L’HPP est dĂ©couverte fortuitement dans 82 % des cas. L’HPP avec carence  était normocalcĂ©mique dans 10% des cas, hypercalcĂ©mique dans  53 % et Ă  tendance hypercalcĂ©mique dans 36%. La moyenne de PTH Ă©tait de 282,69 pg/mL dans la population totale et de 331,84 pg/mL chez les patients carencĂ©s.

Les patients carencés en vitamine D représentent (76 %).

En comparant le retentissement dans le groupe non carencé vs le groupe carencé :

La densitĂ© minĂ©rale osseuse (DMO) moyenne Ă©tait (-2.78) vs (-2,61), l’ostĂ©oporose retrouvĂ©e dans 40% vs 55% des cas, et une lithiase urinaire 7% vs 30% des cas .

Conclusion
La carence en vitamine D est frĂ©quente dans l’HPP et associĂ©e Ă  une Ă©lĂ©vation plus marquĂ©e de la PTH, et un risque accru de lithiases urinaires.

Dans ce contexte, la prise en charge diagnostic et thĂ©rapeutique doit ĂȘtre affinĂ©e.

P-197

PREVALENCE DES TROUBLES THYROÏDIENS CHEZ LES PATIENTS DIABETIQUES DE TYPE 2

Auteur:

HANNOUS Idris

Service diabétologie (HCA)

Co-auteurs :
BOURRAHYA. M (2), SAF. R (2), SAIDI. B (2), MOKRANI. Z (2), AITABDERREHMANE. S (1)

(1) Service diabétologie (HCA) , (2) Facultés des sciences biologiques (USTHB)

Introduction
Le diabĂšte de type 2 (DT2) est souvent associĂ© Ă  des troubles endocriniens, notamment les dysfonctionnements thyroĂŻdiens. L’hypothyroĂŻdie, en particulier, peut aggraver le dĂ©sĂ©quilibre glycĂ©mique et augmenter le risque cardiovasculaire. Cette Ă©tude visait Ă  estimer la prĂ©valence des troubles thyroĂŻdiens et Ă  identifier les principaux facteurs associĂ©s dans une population diabĂ©tique de type 2.

Matériels et méthodes
Étude observationnelle transversale rĂ©alisĂ©e de fĂ©vrier Ă  juin 2025 au service de diabĂ©tologie de l’HCA. Cent patients DT2 ont Ă©tĂ© inclus. Les donnĂ©es sociodĂ©mographiques, cliniques, biologiques et liĂ©es au mode de vie ont Ă©tĂ© recueillies. Les analyses statistiques ont Ă©tĂ© effectuĂ©es avec SPSS v26.

Résultats
La prĂ©valence des troubles thyroĂŻdiens Ă©tait de 25 %, exclusivement des hypothyroĂŻdies. Les facteurs associĂ©s Ă©taient le sexe fĂ©minin, l’ñge avancĂ© (> 55 ans), la sĂ©dentaritĂ©, une alimentation dĂ©sĂ©quilibrĂ©e, une anciennetĂ© du diabĂšte > 10 ans et un mauvais contrĂŽle glycĂ©mique (HbA1c > 7 %). L’analyse multivariĂ©e a identifiĂ© la sĂ©dentaritĂ© comme facteur prĂ©dictif indĂ©pendant. Aucune association significative n’a Ă©tĂ© retrouvĂ©e avec l’hypertension, la dyslipidĂ©mie ou les complications vasculaires.

Discussion / Conclusion
Les troubles thyroïdiens sont fréquents chez les patients DT2 à Alger. Un dépistage régulier, ciblant particuliÚrement les patients à risque, est essentiel pour améliorer la prise en charge globale et prévenir les complications métaboliques et cardiovasculaires.

P-201

POLY MEDICATION ET PRESCRIPTIONS POTENTIELLEMENT INAPPROPRIEES CHEZ LES PATIENTS AGES DIABETIQUES : ETUDE PROSPECTIVE DANS UN CENTRE DE SOINS POUR LES DIABETIQUES.

Auteur:

M.Sakouhi

Faculté de médecine, UDL Sidi-Bel-AbbÚs.

Co-auteurs :
H. Belaroug , A. Brahmi

Faculté de médecine, UDL Sidi-Bel-AbbÚs.

Introduction :
La poly mĂ©dication est une problĂ©matique frĂ©quente et sous-estimĂ©e chez les personnes ĂągĂ©es vivant avec un diabĂšte de type 2. Sa prĂ©valence varie de 60 Ă  90 % selon les Ă©tudes, avec une exposition frĂ©quente Ă  des mĂ©dicaments potentiellement inappropriĂ©s (PIM). Cette situation accroĂźt le risque d’évĂ©nements indĂ©sirables et complique l’adhĂ©sion thĂ©rapeutique. L'Ă©valuation rĂ©guliĂšre des prescriptions, l'utilisation de critĂšres validĂ©s et les modĂšles de soins interprofessionnels, incluant les mĂ©decins et les pharmaciens, constituent des pistes d’amĂ©lioration prometteuses. Une adaptation individualisĂ©e des objectifs glycĂ©miques et la simplification des traitements sont Ă©galement recommandĂ©es. Une approche centrĂ©e sur la personne permet d’optimiser la balance bĂ©nĂ©fice/risque du traitement et d’amĂ©liorer la qualitĂ© de vie.
Matériels et méthodes : Dans ce contexte, une étude prospective est menée pour évaluer la fréquence des médicaments potentiellement inappropriés (MPI) prescrits chez les patients diabétiques ùgés au niveau de la maison des diabétiques à Sidi-Bel-AbbÚs. Sont inclus tous les diabétiques de 65 ans et plus poly pathologiques.

Résultats et discussion :
Notre Ă©tude prospective a portĂ© sur 261 patients diabĂ©tiques ĂągĂ©s de 65 ans et plus, suivis dans un centre spĂ©cialisĂ©. L’objectif Ă©tait d’évaluer la frĂ©quence des mĂ©dicaments potentiellement inappropriĂ©s (MPI) selon les critĂšres de Beers et STOPP/START. L’ñge moyen des patients Ă©tait de 74,2 ± 6 ans ; 52,5 % avaient plus de 75 ans, et la moyenne des pathologies associĂ©es Ă©tait de 3 ± 1. Un patient sur deux (50,6 %) prĂ©sentait au moins un MPI dans sa prescription.
Ces rĂ©sultats rejoignent ceux de grandes Ă©tudes internationales (OPERAM, PRIMA-eDS), qui soulignent l’impact dĂ©lĂ©tĂšre de la polymĂ©dication non ajustĂ©e chez les aĂźnĂ©s diabĂ©tiques. Les traitements hypoglycĂ©miants, notamment les sulfonylurĂ©es sont souvent poursuivis sans réévaluation, exposant Ă  des hypoglycĂ©mies sĂ©vĂšres.
L’individualisation des objectifs thĂ©rapeutiques, prenant en compte la fragilitĂ©, l’espĂ©rance de vie et l’autonomie du patient, est aujourd’hui une recommandation forte de l’American Diabetes Association [3] et de l’OMS. Humaniser la prescription, c’est rĂ©concilier sĂ©curitĂ© et qualitĂ© de vie.

Discussion :
Les rĂ©sultats de notre Ă©tude rĂ©vĂšlent que plus de 50 % des patients diabĂ©tiques ĂągĂ©s poly pathologiques reçoivent au moins un mĂ©dicament potentiellement inappropriĂ© (MPI), une donnĂ©e prĂ©occupante mais cohĂ©rente avec la littĂ©rature internationale. En effet, les critĂšres de Beers (American Geriatrics Society) et ceux du STOPP/START indiquent que 20 Ă  60 % des prescriptions chez les sujets ĂągĂ©s comportent un ou plusieurs MPI, en particulier chez les patients atteints de diabĂšte de type 2.

Le vieillissement biologique, les altĂ©rations de la fonction rĂ©nale et hĂ©patique, ainsi que la polypathologie frĂ©quente (moyenne de 3 ± 1 maladies dans notre cohorte) augmentent le risque iatrogĂšne, notamment avec les sulfonylurĂ©es, les inhibiteurs de l’ECA en cas d’insuffisance rĂ©nale, ou les benzodiazĂ©pines chez des patients fragiles.
Des Ă©tudes multicentriques menĂ©es en Europe ont confirmĂ© que la poly mĂ©dication chez les patients ĂągĂ©s diabĂ©tiques est associĂ©e Ă  une hausse significative des hospitalisations Ă©vitables. Dans notre Ă©tude, bien que les prescriptions soient souvent justifiĂ©es par les comorbiditĂ©s, l’absence de réévaluation rĂ©guliĂšre et le manque d’individualisation des objectifs thĂ©rapeutiques expliquent probablement la frĂ©quence Ă©levĂ©e des MPI.

Conclusion :
La poly mĂ©dication chez le patient ĂągĂ© diabĂ©tique n’est pas toujours Ă©vitable, mais doit ĂȘtre maĂźtrisĂ©e. Elle impose une approche gĂ©riatrique globale, centrĂ©e non pas uniquement sur la glycĂ©mie, mais sur le patient dans sa globalitĂ©.

P-202

CUSHING CHEZ L'ENFANT : UN DIAGNOSTIC RARE, DES ENJEUX MAJEURS

Auteur:

S. Bensalem

Hopital Militaire Régional Universitaire De Constantine

Co-auteurs :
A. Khodja, D. Djoher , A. Braham

Hopital militaire régional universitaire de Constantine

Introduction
Le syndrome de Cushing (CS) est une constellation de symptômes et de signes dus à une exposition prolongée à un excès d'hormones glucocorticoïdes. La cause la plus fréquente dans tous les groupes d'âge est l'utilisation par inadvertance de stéroïdes, c'est-à-dire un CS exogène. Quant à L'hypercortisolisme endogène peut être dépendant de l'hormone adrénocorticotrope (ACTH) ou indépendant.
Observation
Sachant que Le CS ACTH dépendant dans le groupe d'âge pédiatrique est le plus souvent dû à la maladie de Cushing (MC), cependant, nous définirons et classons les différentes étiologies chez les enfants et nous connaitrons les seuils du diagnostic biologique de même que les modalités thérapeutiques et de surveillance. Discussion :  L'enfance est marquĂ©e par la croissance et la pubertĂ©. L'hypercortisolisme pouvant avoir des effets nĂ©fastes sur la vie de l'enfant, son diagnostic et son traitement rapides sont absolument essentiels. Il existe des diffĂ©rences majeures entre la MC de l'enfant et celle de l'adulte. Cette pathologie pose des particularités clinique et thérapeutique au cours de la phase de transition. Chez l'adolescent et l'enfant, on retrouve des difficultés diagnostiques. Le tableau clinique est souvent atypique, ce qui peut induire un retard diagnostique. La derniĂšre dĂ©cennie a vu d'immenses changements dans les stratĂ©gies diagnostiques et thĂ©rapeutiques dans la gestion de la MC pĂ©diatrique.
Conclusion
Le CS est un problème rare dans la pratique endocrinienne pédiatrique. C'est une pathologie certe rare mais grave chez l'enfant et l'adolescent. grave par son retentissement physique et psychique et par ses complications. Sa gravité est encore plus importante durant la phase de transition. Références Bibliographiques 1- Cushing syndrome in paediatric population: who and how to screen – Journal of Endocrinological Investigation (2024) 2- Diagnostic and management challenges in paediatric Cushing's syndrome – Clinical Endocrinology (2023)

P-203

L’APPROCHE LATERALE « BACKDOOR » EN CHIRURGIE REDO DES CANCERS THYROÏDIENS : EFFICACITE ET SECURITE

Auteur:

H. oukrine

service de chirurgie oncologique "C" Debussy CPMC

Co-auteurs :
R. merad

service de chirurgie oncologique "C" Debussy CPMC

Abstract: Introduction :

La chirurgie thyroĂŻdienne est une procĂ©dure sĂ»re et maĂźtrisĂ©e, avec d’excellents rĂ©sultats chirurgicaux. Toutefois, cette sĂ©curitĂ© est remise en question en cas de rĂ©cidive de CPT. Les rĂ©interventions s’effectuent dans un contexte anatomique modifiĂ© par la chirurgie initiale exposant Ă  un risque Ă©levĂ© de complications. Le choix de l’abord chirurgical devient un enjeu majeur pour garantir une exĂ©rĂšse oncologique et une prĂ©servation des structures vitales. L’abord latĂ©ral est la technique la plus utilisĂ©e pour accĂ©der au compartiment central. L’objectif est de mettre en Ă©vidence ses avantages et de la comparer avec l’abord conventionnel.

Matériel et méthodes :

Nous avons menĂ© une Ă©tude prospective incluant 58 patients rĂ©opĂ©rĂ©s pour rĂ©cidive de CPT entre janvier 2021 et janvier 2024 au niveau du service de chirurgie oncologique « C » du centre Pierre et Marie Curie. Les paramĂštres Ă©valuĂ©s sont l’identification peropĂ©ratoire NLI des glandes parathyroĂŻdes, le nombre de ganglions retirĂ©s et infiltrĂ©s, l’hypoparathyroĂŻdie, la lĂ©sion du NLI et la rĂ©ponse thĂ©rapeutique. RĂ©sultats : Une identification fiable du NLI est retrouvĂ©e dans 81 % des cas et une prĂ©servation de plus de deux glandes parathyroĂŻdes chez 51,7 % des patients. Les taux d’hypoparathyroĂŻdie et de paralysie rĂ©currentielle permanentes observĂ©s sont de 5,2 % et 6,9 % respectivement. La rĂ©ponse thĂ©rapeutique est de 71 %.

Discussion :

L’abord latĂ©ral s’est rĂ©vĂ©lĂ© efficace, permettant une prĂ©servation des NLI et des parathyroĂŻdes. Les taux de complications observĂ©s sont comparables aux donnĂ©es de la littĂ©rature et infĂ©rieurs Ă  ceux de l’abord antĂ©rieur. Les rĂ©sultats oncologiques sont satisfaisants, reflet d’une rĂ©section complĂšte des lĂ©sions.

Conclusion :
L’abord latĂ©ral est une alternative sĂ»re et efficace en chirurgie redo de la thyroĂŻde. Il amĂ©liore l’exposition et l’exploration du compartiment central, rĂ©duit le risque de complications et amĂ©liore la rĂ©ponse thĂ©rapeutique. Mots clĂ©s : Abord latĂ©ral, RĂ©cidive CPT

P-204

ÉTUDE NATIONALE MULTICENTRIQUE SUR LE DEFICIT EN HORMONE DE CROISSANCE DE L'ENFANT ET DE L'ADULTE

Auteur:

F. Berkoune

Service de médecine, hÎpital mÚre-enfants de l'armée.

Co-auteurs :
Taazibt(1), Bensalah(2), Chanegriha(1).

(1) Service de médecine, hÎpital mÚre-enfants de l'armée. (2) Service endocrinologie, hÎpital central de l'armée.

Introduction Le dĂ©ficit en hormone de croissance (GHD) est une maladie oĂč la glande pituitaire ne produit pas suffisamment d'hormone de croissance. Cela entraĂźne une petite taille harmonieuse chez les enfants et des problĂšmes mĂ©taboliques chez les adultes. Le GHD peut ĂȘtre congĂ©nital ou acquis, isolĂ© ou associĂ© Ă  d’autres insuffisances hypophysaires. Le traitement vise Ă  compenser le manque d'hormone de croissance pour favoriser la croissance et amĂ©liorer la santĂ© mĂ©tabolique.

MatĂ©riel & MĂ©thode Une Ă©tude multicentrique rĂ©trospective incluant plusieurs centres d'AlgĂ©rie dont les patients suivis au niveau de service mĂ©decine de l’hĂŽpital mĂšre-enfants de l'armĂ©e, incluant tous les patients enfants et adultes prĂ©sentant un dĂ©ficit en hormone de croissance. Dans cette Ă©tude vont ĂȘtre analysĂ©s les critĂšres Ă©pidĂ©miologiques, cliniques, biologiques, radiologiques, thĂ©rapeutiques et Ă©volutives des malades prĂ©sentant un dĂ©ficit en hormone de croissance

P-205

COMPLEMENT ALIMENTAIRE, MICRONUTRIMENTS ET DIABETE : QUE DIT LA SCIENCE ?

Auteur:

MS. Merad

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Co-auteurs :
Baghous H

Service d’Endocrinologie-DiabĂ©tologie Clinique LarribĂšre CHU Oran

Au cours des deux derniÚres décennies, le nombre de personnes atteintes de diabÚte dans le monde a considérablement augmenté. Il a été observé que les personnes atteintes de diabÚte ont tendance à avoir des taux plus faibles de certaines vitamines antioxydantes, à savoir A, C et E. Cette diminution des taux de vitamines serait une conséquence de la nécessité de gérer le stress oxydatif causé par des problÚmes liés au métabolisme du glucose

Les complĂ©ments alimentaires (CA) connaissent un engouement certain aussi bien auprĂšs des bien-portants que des sujets atteints de maladies diverses — dont les maladies mĂ©taboliques — Ă  en juger par le nombre de produits disponibles en pharmacie, dans les rayons de parapharmacie ou sur la toile. ConsidĂ©rĂ©s comme des « denrĂ©es alimentaires ».

 

Ces cocktails de micronutriments ont vocation Ă  apporter sous une forme concentrĂ©e des nutriments non Ă©nergĂ©tiques pour corriger d’éventuelles (sub)carences secondaires Ă  une alimentation insuffisante ou dĂ©sĂ©quilibrĂ©e. N’étant pas des mĂ©dicaments, ils ne peuvent se prĂ©valoir d’aucun effet thĂ©rapeutique.

 

Les CA ont-ils une place dans la prévention ou le traitement du diabÚte ?

P-207

PSEUDO-PUBERTÉ PRÉCOCE RÉVÉLANT UN KYSTE OVARIEN AUTONOME: À PROPOS D’UN CAS

Auteur:

BARKAT LAMIA

Service de diabétologie, CHU MOHAMED LAMINE DEBAGHINE BAB EL OUED ALGER

Co-auteurs :
Dr Barkat L, Pr BouYoucef F, Dr Bettache , Pr Haddam A

Service de DiabĂ©tologie, UnitĂ© d’hospitalisation Femmes, Centre hospitalo universitaire Mohamed Lamine Debaghine, Alger.

Introduction:

La pubertĂ© prĂ©coce pĂ©riphĂ©rique chez la fille se dĂ©finit par le dĂ©veloppement, avant l'Ăąge de 8 ans, des caractĂšres sexuels secondaires, indĂ©pendamment de l’activation de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadotrope. Les kystes ovariens en sont une cause rare, et la majoritĂ© d'entre eux rĂ©gresse spontanĂ©ment justifiant une prise en charge conservatrice.

Observation:

Nous rapportons le cas d'une fillette ĂągĂ©e de 3 ans qui consultait pour un dĂ©veloppement mammaire prĂ©maturĂ©. L’examen retrouvait un stade de Tanner S3P1A1, des leucorrhĂ©es et une hypertrophie des petites lĂšvres sans signes d’hyperandrogĂ©nie ni accĂ©lĂ©ration de la maturation osseuse. Trois taches cafĂ© au lait infracentimĂ©triques ont Ă©tĂ© notĂ©es. Le bilan hormonal montrait une hypĂ©rƓstrogĂ©nie franche (123 pg/ml) avec gonadotrophines indĂ©tectables (LH <0.1mUI/ml, FSH <0.1 mUI/ml), et absence de rĂ©ponse au test au LHRH, confirmant l’origine pĂ©riphĂ©rique. L’échographie pelvienne rĂ©vĂ©lait un kyste ovarien gauche simple de 25 × 15,5 mm, avec signes d’imprĂ©gnation oestrogĂ©nique de l’utĂ©rus (taille Ă  46.6*15.5 mm). Les marqueurs tumoraux Ă©taient nĂ©gatifs.

Discussion:

Le diagnostic retenu est celui d’une pubertĂ© prĂ©coce pĂ©riphĂ©rique non Ă©volutive secondaire Ă  un kyste ovarien fonctionnel sĂ©crĂ©tant l’Ɠstradiol. la patiente est mise sous inhibiteurs de l'aromatase ( lĂ©trozole 2,5 mg/jour) et l'Ă©volution Ă©tait marquĂ©e par la disparition du kyste et la rĂ©gression des signes cliniques et biologiques aprĂšs trois mois. L’aspect des taches cafĂ© au lait n’évoque pas un syndrome de McCune-Albright, bien que celui-ci ne puisse ĂȘtre exclu car le kyste peut ĂȘtre rĂ©vĂ©lateur. La surveillance est nĂ©cessaire en raison du risque de rĂ©cidive, de progression vers une pubertĂ© prĂ©coce centrale  ou un syndrome de McCune-Albright (MCA).

Bibliographie:

  • Papanikolaou A, Michala L. Autonomous ovarian cysts in prepubertal girls. J Pediatr Adolesc Gynecol. 2015.

  • Heo S, Shim YS, Lee HS, Hwang JS. Peripheral precocious puberty due to ovarian cysts. Clin Endocrinol (Oxf). 2024.

 

 

 

P-208

Mediacalcosis in diabetes : A complication to not neglect

Auteur:

N. MADANI

Bab El Oued Teaching Hospital, Algiers, Algeria, Diabetic foot inpatient care unit, Department of Diabetology

Co-auteurs :
M. KESRAOUI, C. ZEMALI, R. ZERARKA, N. LAZRI.N, S. MAHGOUN, A.E.M. HADDAM

Bab El Oued Teaching Hospital, Algiers, Algeria, Diabetic foot inpatient care unit, Department of Diabetology

Introduction:

The mediacalcosis or medial arteriel calcification (MAC), represents a frequent complication of diabetes. MAC can be diagnosed clinically, by measuring the ankle-brachial index, and radiologically, through standard X-rays, arterial ultrasound, and leg CT scans. The severity of MAC is   associated to systemic and local complications (arterial occlusion and risk of amputation).

Objectives:

To describe the clinical and progression-related data of diabetic patients with MAC and diabetic foot ulcer (DFU) .

To determine the impact of MAC on prognosis of DFU.

Method:

We included patients with  DFU hospitalized  between 2021 and 2024.

We performed an arterial ultrasound and  measuring the ankle-brachial index in bed during hospitalization; we assessed their progression during hospitalization.

Results:

Of 120 hospitalized patients, 42.5% presented MAC, of which  92% had type 2 diabetes with a mean age of 60 years (range 35–84 years); and 41% had MAC associated to peripheral arterial disease (PAD). The youngest patients had type 1 diabetes (8%). 68% had severe DFU infection classified as grade 4 according to the Wagner classification. Upon admission,  74.5% of patients with MAC had diabetic retinopathy, while 80% had a long history of diabetes ( more than 10 years of evolution) with an average duration of diabetes of 18.5 years

The clinical evolution revealed: 0% major amputation, 49% underwent a minor amputation.

Conclusion:

MAC was found to be significantly associated with amputation in patients with DFUs in many studies (50% minor amputation in our study) and imparting significant morbidity and mortality.

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